Lire nos articles en différentes langues ici

Alors que la compagnie aérienne nationale du Rwanda commençait à faire de plus en plus parler d’elle à l’international avec son ambitieux programme d’expansion, son patron vient d’être limogé à la surprise générale. Le gouvernement n’a pas encore expliqué les raisons de cette décision.

La nouvelle fait encore l'effet d'une bombe. Le PDG de RwandAir, John Mirenge, a été limogé, a annoncé le gouvernement après une réunion présidée par le président Paul Kagamé qui s'est tenue ce mercredi.

Pour l'heure, le gouvernement n'a donné aucune explication à cette décision. S'achèvent donc ainsi pour John Mirenge, sept années à la tête de la compagnie nationale rwandaise, lui qui y avait été nommé en 2010.

Chance Ndagano, nouvel homme fort...par intérim

Dans une note publiée hier, jeudi 6 avril, Kigali s'est juste contenté d'annoncer la nomination « par intérim » du colonel Chance Ndagano au poste de PDG de RwandAir, visiblement un « master » de l'aviation, puisqu'il exerce également en tant que vice-président de l'Autorité de l'aviation civile rwandaise.

Plusieurs autres nominations ont été annoncées, notamment celles d'un directeur général adjoint en charge des opérations, en la personne du lieutenant-colonel Sylvere Munyaneza, ainsi qu'un second directeur général adjoint chargé des affaires corporatives, Makolo Manzi.

Ces changements ont créé la surprise, car décidée au moment où RwandAir semble connaitre une expansion sans précédent. Annoncé en grande pompe, la compagnie nationale rwandaise a inauguré, mardi 5 avril, son premier vol entre Mombay (Inde) et Kigali. Le énième pas en avant pour ce transporteur aérien qui se veut une référence dans la sous-région est-africaine et qui multiplie les efforts dans ce sens.

Le désormais ex-patron de RwandAir, John Mirenge, était d'ailleurs connu pour être la locomotive de ce dynamisme avec, entre autres, le lancement de plusieurs nouvelles lignes vers l'Afrique et le reste du monde, le projet de construction d'un nouvel aéroport dont le besoin en financement a récemment poussé à l'introduction en bourse d'une banque étatique, le projet d'achat d'un nouveau Boeing, ou encore celui de desservir les Etats-Unis d'ici 2019. En attendant les éclaircissements de Kigali, spéculations et rumeurs vont bon train.

L'Afrique Tribune

(Agence Ecofin) - L’Afrique du Sud occupe la première position à l’échelle africaine dans le classement mondial de la compétitivité touristique publié le 6 avril par le Forum économique mondial (WEF).

La nation arc-en-ciel se place à la 53è position sur les 136 pays étudiés.

L’Ile Maurice (55è au plan mondial) arrive en deuxième position à l’échelle africaine, devant le Maroc (65è), l’Egypte (74è), le Kenya (80è), la Namibie (82è), le Cap Vert (83è), le Botswana (85è), la Tunisie (87è). La Tanzanie (91è à l’échelle mondiale) ferme le Top 10 africain.

(Voir le classement complet des pays africains couverts par l’étude ci-dessous)

Le classement mondial de la compétitivité touristique se base sur 16 critères dont la sécurité, la santé et l’hygiène, l’ouverture sur l’étranger, la valorisation des ressources naturelles, l'environnement durable, les ressources culturelles, le marketing touristique, le niveau des prix, les ressources humaines qualifiées, les infrastructures routières et aéroportuaires et les services touristiques.

A l’échelle planétaire, l'Espagne rafle la première place, toujours suivie de la France et de l'Allemagne. De manière générale, l'Asie remonte nettement dans le palmarès. Le Japon s'adjuge ainsi la 4e position (+5 en deux ans), devant le Royaume-Uni et les Etats-Unis. L'Italie occupe le 8e rang. La Chine se hisse à la 15e position (+2) et l'Inde à la 40e (+12).

Classement 2017 des 34 pays africains étudiés en matière de compétitivité touristique :

1-Afrique du Sud (53è à l’échelle mondiale)

2- Ile Maurice (55è)

3-Maroc (65è)

4-Egypte (74è)

5-Kenya (80è)

6-Namibie (82è)

7-Cap Vert (83è)

8-Botswana (85è)

9-Tunisie (87è)

10-Tanzanie (91è)

11-Rwanda (97è)

12-Ouganda (106è)

13-Zambie (108è)

14-Côte d’Ivoire (109è)

15-Sénégal (111è)

16-Gambie (112è)

17-Zimbabwe (114è)

18-Ethiopie (116è)

19-Algérie (118è)

20-Gabon (119è)

21-Ghana (120è)

22-Madagascar (121è)

23-Mozambique (122è)

24-Malawi (123è)

25-Cameroun (126è)

26-Bénin (127è)

27-Lesotho (128è)

28-Nigeria (129è)

29-Mali (130è)

30-Sierra Leone (131è)

31-Mauritanie (132è)

32-RD Congo (133è)

33-Burundi (134è)

34-Tchad (135è)

(Agence Ecofin) - Le taux de mise en pension de la Banque centrale du Rwanda est maintenu à 6,25%, une valeur qui a été fixée depuis décembre 2016, suite à une réduction de 25 points de base du taux. John Rwangombwa (photo), le gouverneur de l’institution, l’a précisé le mercredi dernier.

En réduisant ce taux, la banque escomptait soutenir le financement au secteur privé. Ce maintien reflète la stabilité des perspectives économiques et la maîtrise de l’inflation dans le pays.

Le mois dernier, l’institution a projeté pour 2017, une croissance économique de 6,3%, principalement portée par le développement des petits agriculteurs ainsi que des secteurs de la construction et des services. Elle a également annoncé que le taux d’inflation devrait se situer entre 4,5 et 5,5% cette année.

Cependant, l’accroissement de 12,7% du déficit commercial, au cours de ces deux derniers mois, exerce une pression supplémentaire sur le marché des devises extérieures. Aussi, le franc rwandais devrait-il connaitre une dépréciation d’environ 4% cette année, afin de favoriser les exportations.

(Agence Ecofin) - L’économie ougandaise devrait enregistrer une croissance économique de 5,5% durant l’exercice 2017-2018 (juillet 2017-juin 2018) contre une estimation de 4,5% au cours de l’actuel exercice et 4,8% durant l’exercice écoulé, a annoncé le Fonds monétaire international (FMI), le 5 avril.

«L’accélération prévue de la croissance économique découlera essentiellement des investissements publics dans les projets d’infrastructures et d’une reprise des prêts au secteur privé», a déclaré la représentante résidente du FMI en Ouganda, Clara Mira.

Les prévisions de croissance annoncées par le FMI sont inférieures à celles avancées récemment par le ministère des Finances ougandais qui table sur un taux de croissance situé entre 6 et 7%, au cours de l’exercice 2017-2018.

Selon ce même ministère, les investissements publics dans les projets d’infrastructures devraient augmenter de 11% durant le prochain exercice, à 4 000 milliards de shillings (1,1 milliard de dollars), soit 13% du total des dépenses publiques prévues.

«Les investissements dans les infrastructures, l’accroissement des exportations ainsi que les investissements dans le secteur des hydrocarbures et les progrès attendus en matière d'intégration régionale devraient contribuer à catapulter la croissance économique à plus de 6% à moyen terme.», a souligné Mme Mira.

Les compagnies pétrolières Tullow Oil, China National Offshore Oil Corp et Total sont en train de développer des gisements abritant des réserves de brut estimées à 6,5 milliards de barils. Le gouvernement ougandais estime que ces compagnies devraient investir 8 milliards de dollars dans le pays avant l’entrée en production des gisements, prévue en 2019.

Le président de la Configuration Burundi à la Commission de consolidation de la paix des Nations unies, Jürg Lauber, en visite au Burundi, a déclaré jeudi que la communauté internationale est prête à contribuer au développement du pays.

"Le rôle de la Confédération, c'est surtout d'être une plate-forme, un pont entre le gouvernement du Burundi et la communauté internationale qui est prête, qui est disponible et qui est intéressée par le sort du Burundi et pour contribuer au développement du pays", a déclaré à la presse M. Lauber, à l'issue d'une audience que le président burundais, Pierre Nkurunziza, venait de lui accorder.

M. Lauber a indiqué que les Nations unies sont très présentes au Burundi avec toute une équipe qui travaille dans des domaines prioritaires comme la santé publique, l'éducation et l'agriculture.

Selon lui, ce sont de ces domaines de coopération même qu'il a discuté avec le président burundais à côté des activités de la Configuration.

"On a discuté des mesures qu'on pourrait prendre pour développer davantage la coopération entre le Burundi et la coopération internationale", a fait savoir M. Lauber.

Les propos de M. Lauber interviennent au moment où certains des partenaires techniques et financiers du Burundi ont suspendu leurs aides directes au gouvernement du Burundi préférant les acheminer directement dans des projets qui bénéficient à la population.

C'est depuis que le pays est entré dans une crise politique en avril 2015 quand le président de la République Pierre Nkurunziza, élu en 2005 et réélu en 2010, a été proposé par son parti pour briguer un autre mandat.

Agence Xinhua

Journal Ukuri n°138

Calendrier

« November 2018 »
Mon Tue Wed Thu Fri Sat Sun
      1 2 3 4
5 6 7 8 9 10 11
12 13 14 15 16 17 18
19 20 21 22 23 24 25
26 27 28 29 30    

ACP-UE, dans la perspective d'un nouvel accord Post-Cotonou