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Le Comité de sélection de The Africa Road Builders a décidé, récemment, de désigner les présidents Paul Kagame du Rwand et Macky Sall du Sénégal pour recevoir le Super Prix Grand Bâtisseur – Trophée Babacar Ndiaye, du nom de l’ancien président de la Banque africaine de développement (BAD, 1985-1995), nous apprend l’Aps.

Cette décision a été prise par le Comité de sélection de The Africa Road Builders le 18 avril, après plusieurs mois de travaux, explique dans un communiqué le président du Comité de sélection Adama Wade, directeur de publication du Magazine Financial Afrik.

Le Super Prix Grand Bâtisseur – Trophée Babacar Ndiaye sera remis lors de la prestigieuse cérémonie qui aura lieu à Ahmedabad (Inde), en marge des 52es Assemblées annuelles de la Banque Africaine de développement (BAD).

Le communiqué indique que le Comité de sélection, mis en mission par le Commissariat Général de The Africa Road Builders, ‘’a travaillé sur la base des rapports de médias et d’experts des questions liées aux routes, aux transports et au développement durable’’.

Il ajoute que les rapports utilisés, ‘’auxquels s’ajoute un sondage auprès de journalistes spécialistes des questions de développement, portent sur les cinq dernières années’’.

le président rwandais a été choisi notamment pour l’ordre et la propreté qui caractérisent les routes de la capitale Kigali, selon le comité soulignant que le président Macky Sall a été choisi notamment pour des projets d’envergure comme le TER (Train express Régional).

Il y a aussi le projet du nouveau pôle urbain de Diamniadio, ‘’avec une autoroute dont la forme et le mode de gestion sont déjà cités en exemple’’. ‘’Avec le nouveau pôle urbain, le TER qui doit circuler entre le centre-ville de Dakar et Diamniadio a tout son sens’’, estime le comité.

The Africa Road Builders est présenté comme ‘’une cérémonie de distinction des acteurs de la route et des transports en Afrique’’. Elle se déroule chaque année, en marge des Assemblées annuelles de la Banque Africaine de développement (BAD).

Elle vise à ‘’contribuer à promouvoir des routes et des transports modernes et performants pour une Afrique développée, une plus grande mobilité en Afrique (….)’’.

Senego

 

(Agence Ecofin) - En Tanzanie, l’embargo sur les exportations de minerais bruts a eu, au premier trimestre 2017, un impact négatif de 33 millions $ sur le flux de trésorerie d’Acacia Mining, le plus grand producteur d’or du pays. Les ventes de la société étaient inférieures de 34 926 oz à la production, et le coût global a été également négativement impacté.

Dans son bilan trimestriel où elle rapporte un bénéfice avant intérêts, impôts, dépréciation et amortissement de 82 millions $ (+25% par rapport au premier trimestre 2016), Acacia Mining déclare avoir continué normalement ses opérations minières. Elle a ainsi produit au total 219 670 onces entre janvier et mars (hausse de 15%) sur ses mines dans le pays. North Mara a livré 96 468 oz, Buzwagi 59 856 oz et Bulyanhulu 63346 oz.

Pour rappel, l’embargo qui porte sur l’or, le cuivre, le nickel et l’argent, a été imposé début mars par le gouvernement tanzanien afin de contraindre les compagnies minières à traiter leurs minerais à l’intérieur du pays. Le but final est de développer le secteur de la minéralurgie, créer de nouveaux emplois locaux et augmenter les revenus miniers.

Outre Acacia Mining, la Tanzanie accueille sur son territoire, des compagnies comme Kibo Mining, IMX Resources, Kibaran Resources ou encore Edenville Energy.

(Agence Ecofin) - En 2016, la production mondiale de cuivre était de 20,16 millions de tonnes, soit une hausse de 1 million de tonnes (5,3%) par rapport à l’année précédente. C’est ce que rapporte Mining.com qui cite des données du dernier rapport de l’International Copper Study Group (ICSG), une organisation qui travaille pour plus de transparence dans le secteur du métal.

Selon le rapport, cette performance est principalement due à l’augmentation de 38% (650 000 tonnes de cuivre) de la production de concentré du Pérou, la hausse de la production au Canada, en Indonésie et aux Etats-Unis, ainsi qu’à l’extension de la capacité du Mexique.Toutefois, la croissance globale a été partiellement ralentie par la baisse de 3,8% de la production du Chili (premier producteur de cuivre au monde), ainsi qu’une diminution de 4,5% de la production de la RD Congo (premier producteur en Afrique).

Sur une base régionale, si les productions des continents américain et asiatique ont respectivement crû de 6% et 11,5%, celle de l’Afrique a baissé de 3,5%. Les résultats de l’Europe et de l’Océanie sont restés pratiquement constants. L’Afrique est donc le continent qui a le moins performé l’année dernière dans le secteur. Si lors de la publication du bilan annuel de la RD Congo (baisse de 995 805 t à 986 582t), la Banque centrale justifiait les résultats par la faiblesse des prix du métal, il faut également noter que les fréquents litiges observés ont leur part de responsabilité. Le dernier en date portait sur la mine Tenke Fungurume, l’affaire ayant duré plusieurs mois.

Avec la reprise du prix du cuivre, l’Afrique devra essayer de renverser la tendance négative dans les prochaines années. Si en RD Congo, l’objectif affiché pour 2018 est d’1,5 million de tonnes de production, en Zambie, on s’attend à une croissance de 5,5% de l’industrie minière entre 2017 et 2021. Les deux pays sont les plus grands producteurs de cuivre du continent.

Louis-Nino Kansoun

Alors qu’il prenait part au Forum Mo Ibrahim au Maroc, le président de la Banque Africaine de développement (BAD), Akinwumi Adesina, a affirmé que l’homme le plus riche d’Afrique, Aliko Dangote, sera le plus gros exportateur de riz à travers le monde en 2021.

Selon le président de la BAD, l’homme d’affaires avait planifié investir 300 millions de dollars dans la production et la transformation du riz au Nigeria, puis a révisé sa décision à la hausse trois mois après, promettant investir 1 milliard de dollars.

Par ailleurs, Mr Adesina s’est réjoui de cet investissement car ‘‘l’agriculture paie’‘.

Pour sa part, Aliko Dangote, dit être motivé par ‘‘l’intérêt qu’accorde le gouvernement (nigérian) à la production rizicole’‘, relève le site Vanguard.

En outre, il souhaite que l’importation des denrées alimentaires soit réduite afin qu’elles puissent être produites localement.

Le Nigeria consomme environ 6.5 millions de tonnes de riz chaque année, soit un coût de deux milliards de dollars.

Africa news

(Agence Ecofin) - L'incertitude liée aux politiques gouvernementales et le ralentissement du secteur privé sont les raisons évoquées par la Banque mondiale pour expliquer la régression de la croissance tanzanienne de 30 points de base, à 6,9% en 2016 contre 7,2% l'année précédente.

Si ce niveau d’activité reste encore soutenu par des investissements du gouvernement dans les grands projets, notamment le projet de chemin de fer Standard Gauge Railway, les incertitudes liées aux réformes lancées par le gouvernement du président John Magufuli (photo), surnommé «The Bulldozer» pour son style de gouvernance, nourrissent les craintes des investisseurs.

« Les ajustements politiques imprévisibles et réguliers pourraient fait planer un climat d’incertitude sur le secteur privé, et cette situation pourrait entraver les décisions d'investissement privé », a estimé la Banque mondiale. Selon l’institution, « le gouvernement devrait accorder plus d'attention aux conséquences de ses politiques sur le secteur privé et être plus convaincant. »

Reuters a indiqué qu’une forte baisse de la masse monétaire et une augmentation des créances irrécouvrables ont également entravé la croissance du crédit au secteur privé. Depuis son entrée en fonction en novembre 2015, Magufuli a, en effet, lancé une grande bataille contre l'évasion fiscale en visant certaines grandes entreprises.

Certains investisseurs étrangers affirment d’ailleurs qu'ils pourraient réduire leurs activités dans le pays en raison des exigences imposées aux entreprises, notamment la surtaxation. « Les signes négatifs du ressentiment des entreprises soulignent la nécessité pour le gouvernement de s'engager rapidement dans le dialogue public-privé pour améliorer le climat de l'investissement », a conclu la Banque.

 

Fiacre E. Kakpo

Journal Ukuri n°152

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