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(Agence Ecofin) - L’Ouganda vient d’annoncer avoir sollicité de la Chine un prêt de 500 millions de $. Cette somme servira à la construction d’environ 600 km de routes à travers l’ouest du pays.

« Nous avons eu des contacts avec l’EximBank chinoise pour ce prêt. Actuellement nous recherchons un maître d’œuvre chinois, ce qui est la condition préalable à toute discussion sérieuse avec la banque », a déclaré Mark Ssali, responsable des affaires publiques et des entreprises à l’UNRA, la structure d'Etat en charge des routes.

Cette annonce intervient alors que l’exécutif est sous le feu des critiques en raison des lourds emprunts déjà contractés par le pays. Néanmoins, indiquent les experts, la construction de cette infrastructure s’avère stratégique dans un contexte où le pays a découvert des réserves de pétrole estimées à 6,5 milliards de barils le long de sa frontière avec la République démocratique du Congo. Alors que l’Ouganda veut débuter l’exploitation de cette ressource d’ici 2020, l’absence d’infrastructures dans cette région grève la réalisation de cette ambition.

Du côté du think thank Uganda Debt Network, on craint que cette addiction aux crédits chinois ne fasse retomber le pays dans les difficultés liées à une dette trop élevée, comme c’était le cas au milieu des années 2000. « Vu la hausse de la dette et le mauvais usage qui en est fait, il est fort possible que nous connaissions à nouveau les affres de l’endettement », a confié Julius Kapwepwe, directeur des programmes au sein du think thank, à Reuters.

Selon les données de la Banque centrale ougandaise, la dette du pays est passée de 3,8 milliards de $ en juin 2013 à 10,3 milliards de $ en mai dernier.

Aaron Akinocho

Les autorités Zambiennes ont annoncé mardi qu'elles étaient sur le point de découvrir du pétrole au Nord du pays après plusieurs années de prospection. S'agit-il d'une bonne nouvelle qui annonce la fin de la dépendance du pays aux importations d'hydrocarbures ?

La Zambie est sur le point de découvrir du pétrole et du gaz naturel après plusieurs années de prospection laborieuse et goûteuse même si pour l'heure la date et le lieu du premier jaillissement de l'or noir en terre zambienne ne sont pas encore précisés. Les travaux d'exploration menés dans les provinces de Luapula et du Nord dans les blocs 31 et 54, qui s'étendent de l'Est de l'Afrique jusqu'au Kenya, en Tanzanie et en Zambie à travers du lac Tanganiyka, puis se dirigent vers le lac Mweru situé dans la province de Luapula près de la République démocratique du Congo, ont révélé la présence d'hydrocarbures, a déclaré mardi le ministre Zambien des Mines, Christopher Yaluma, à l'agence chinoise de presse, sans s'attarder sur les détails de cette découverte.

La Zambie, très dépendante des importations de brut

Le potentiel du gaz et du pétrole découvert n'est pas encore révélé mais dans moins de trois semaines, selon la même source, les résultats d'une étude d'évaluation de l'impact environnemental, déjà menée sur lesdites provinces seront communiqués. Pour rappel, le gouvernement Zambien avait commencé les travaux de prospection de pétrole depuis plusieurs années, notamment en 2014, avec un optimisme de plus de 60%, suite à la découverte de l'or noir en Ouganda le long de la Vallée du Rift, qui traverse la Zambie. Plus de cinq licences ont été accordées à des compagnies pétrolière étrangères dans différentes régions du pays d'Afrique australe.

Les besoins de la Zambie en pétrole s'élèvent à plus de 500 000 tonnes par mois pour une consommation quotidienne moyenne de l'essence à 1,11 millions de litres, 2,28 millions de litres de diesel et 50 000 litres de kérosène. Pour s'approvisionner correctement, le pays dispose de sa propre raffinerie, "Indeni Petroleum", mais doit importer du brut des pays exportateurs établis comme l'Iran, l'Arabie Saoudite et de quelques voisins Africains. Selon le système d'approvisionnement, les produits pétroliers sont transportés du port tanzanien de Dar-es-Salaam par les oléoducs Tanzanie-Zambie de Mafuta (TAZAMA), fournisseur à l'unique raffinerie de pétrole du pays. Le pétrole raffiné est ensuite distribué et commercialisé par les compagnies de marketing de pétrole dans diverses parties du pays.

LT

(Agence Ecofin) - Au Rwanda, le Conseil national des exportations agricoles (NAEB) a annoncé une hausse de 64 % du prix minimum garanti aux caféiculteurs. Le prix du kilogramme de café est désormais de 246 francs rwandais (Rwf) contre 150 Rwf, appliqué précédemment.

D’après Pie Ntwari, responsable de la communication et des relations publiques de la NAEB, cette révision à la hausse, décidée par l’exécutif rwandais, devrait permettre de stimuler les producteurs et, par ricochet, d’augmenter la production.

Outre le volume, cette revalorisation des prix au producteur permettra, selon le dirigeant, d’améliorer la qualité du café produit, le long de la chaîne d’approvisionnement.

Pour rappel, 400 000 producteurs rwandais sont impliqués dans la culture du café. Le pays des mille collines a produit 22 000 tonnes de café en 2016 et expédié 18 600 tonnes de café pour des recettes de l’ordre de 58,5 millions $. Les principaux pays destinataires du café rwandais sont la Suisse, le Royaume-Uni, les USA et l’Afrique du Sud.

Par ailleurs, le pays prévoit de tirer 66,3 millions $ des exportations de café, lors de la saison 2016/2017.

(Agence Ecofin) - Le marché africain de la télévision payante est suffisamment grand pour être étudié par la société Dataxis, spécialiste mondial de l’analyse des données dans les secteurs des médias, des télécommunications et des technologies. En Afrique, la télévision payante a généré jusqu’à 4,4 milliards $ en 2016. Dataxis projette que le marché atteindra 6 milliards $, d’ici 2021.

Dataxis a lancé un nouveau service qui prend en compte les statistiques trimestrielles sur la rémunération et la distribution de plus de 1 000 chaînes Tv actives dans la région Afrique. Soit 25% de chaînes généralistes, 19% dédiées aux films et fictions, enfin 9% spécialisées dans le sport.

La bonne santé du secteur est due à l’accroissement sans cesse du nombre d’abonnés sur le continent. En 2016, ils ont augmenté d’environ 2 millions pour que le chiffre global continental s’élève à 18,7 millions. Le marché sera davantage boosté avec le passage à la Télévision numérique terrestre. Selon la société, l’Afrique devrait achever sa migration numérique, d’ici 2021.

Le principal opérateur du marché est le géant sud-africain Naspers via sa société MultiChoice qui détient 56% des parts. Ensuite arrivent le groupe français Canal+ (environ 15%) et le Chinois StarTimes (9%).

Toutefois, la donne est en train de changer et la concurrence s’accroît, explique Pascal Orhan, analyste en chef chez Dataxis : « L’opérateur satellitaire MultiChoice a joué un rôle clé dans le marché de la télévision payante en Afrique anglophone depuis son lancement. Cependant cette configuration va changer avec le nouvel entrant de l'année, Econet Media/Kwesé, et les nouveaux déploiements de StarTimes ».

Les opérateurs comme Naspers, Canal+ et StarTimes sont d’autant plus importants qu’ils sont les propriétaires de 18% des chaînes payantes sur le continent. Les trois quarts de celles-ci sont spécialisés dans le cinéma, la fiction et le sport.

A côté de la télévision payante, la Vidéo à la demande progresse aussi sur le continent depuis le lancement des services de ShowMax appartenant à Naspers, et l’arrivée de l’Américain Netflix, leader mondial.

Assongmo Necdem

(Agence Ecofin) - La banque rwandaise Bank of Kigali a annoncé, dans un communiqué rendu public le 8 mars, avoir réalisé un bénéfice avant impôt de 30 milliards de francs (37,04 millions de dollars) en 2016, en hausse de 16,5% par rapport à 2015.

Le revenu net d'intérêts de la banque cotée sur le Rwanda Stock Exchange a atteint à 21,2 milliards de francs l’an passé contre 17,5 milliards un an auparavant.

Première banque rwandaise en termes des actifs, Bank of Kigali entend verser des dividendes d'une valeur de 8,3 milliards de francs, soit environ 12,3 francs par action.

A noter que cet établissement détient une part de marché de plus de 32 %.

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