Lire nos articles en différentes langues ici

                                                                 

(Agence Ecofin) - Entre janvier et mars 2017, la RD Congo a produit 274 316 tonnes de cuivre, en hausse de 25% par rapport aux 219 009 tonnes produites au premier trimestre 2016. C’est ce que rapporte la Banque centrale du pays, qui rappelle, qu’à la même période, l’année dernière, la production chutait de 20% suite à la faiblesse des prix du métal.

La RD Congo commence ainsi bien l’année 2017, après avoir enregistré en 2016 une baisse de 995 805 tonnes à 986 582 tonnes de sa production de cuivre. Le pays espère atteindre en 2018, la barre des 1,5 million de tonnes, grâce à la reprise prévue des opérations au projet Katanga détenu par la filiale du géant suisse Glencore, Katanga Mining.

Le pays est le premier producteur de cuivre en Afrique. Les secteurs minier et pétrolier représentent environ 95% de ses recettes d’exportation.

Louis-Nino Kansoun

 

                       

Crise économique, pénuries alimentaires et flambée des prix de première nécessité accablent les travailleurs qui se plaignent de ne plus arriver à joindre les deux bouts.

Au Burundi, pays secoué depuis deux ans, par une grave crise politique et sécuritaire, la fête du travail n'a pas le même goût qu'ailleurs.

Crise économique, pénuries alimentaires et flambée des prix de première nécessité accablent les travailleurs qui se plaignent de ne plus arriver à joindre les deux bouts.

Les fonctionnaires de l'État, et les enseignants en particulier- 79% des salariés de la fonction publique- refusent de célébrer cette fête.

"Survivre dans ce pays où le coût de la vie ne cesse d'augmenter avec des salaires qui stagnent est devenu un vrai combat", témoigne dans une déclaration à Anadolu, Emmanuel Mashandari, président du Conseil national pour le personnel enseignant (CONAPES). " Et ça ne s'arrête pas là, aujourd'hui, les enseignants se voient obligés de cotiser pour la construction des écoles, des stades..", ajoute-t-il.

Le loyer, le prix des produits alimentaires, du transport... tout a doublé voire triplé, déplore-t-il.

Fait confirmé par la réalité sur les marchés où on trouve le kilo de riz à 1,6 dollars alors qu'il était à 0.7 dollars avant la crise déclenchée dès avril 2015, date à laquelle le président Pierre Nkurunziza avait officialisé sa candidature pour un troisième mandat jugé "non-constitutionnel" par l'opposition, la société civile et une partie de son propre camp.

Le prix de la farine de manioc est passé de 0,3 à 0,9 dollars le kilo, alors que celui du sucre a atteint les 2,5 dollars contre 0,4 avant la crise.

Les salaires sont restés inchangés, soit 30 dollars, le salaire moyen et 72 dollars pour un enseignant.

"Nous sommes les oubliés de la Fonction publique", lance Gaspard Nyandwi, un enseignant dans un lycée de la capitale Bujumbura.

Ce père de quatre enfants note, dans une déclaration à Anadolu, que subvenir aux besoins de sa famille relève désormais du miracle.

Pour Nyandwi, qui se dit obligé de recourir à sa banque pour une avance dès le 15 du mois, "la journée du 1er mai censée célébrer la valeur du travail et la dignité des travailleurs n'a plus de sens dans ces conditions".

"On ne fait que vivoter. Pour joindre les deux bouts, nous avons décidé de laisser de côté le sucre, la viande et bien d'autres denrées", déclare pour sa part Bède Bukuru, un autre enseignant.

"On nous demande d’être des modèles pour les enfants, de bien s’habiller... Comment le faire avec un salaire si modique ?", s’interroge-t-il, se désolant que le noble métier d'enseignant soit réduit à de telles considérations financières.

De leur côté, les jeunes recrutés voient l'avenir en noir et sans issue. "Fonder une famille avec un tel salaire est quasi impossible", lâche Isidore, un jeune enseignant dans un lycée de la capitale.

Face à une telle situation le président du CONAPES, plaide pour une nouvelle loi pour corriger les écarts énormes au niveau des salaires, citant à titre d'exemple les 1800 dollars perçu mensuellement par les députés.

yYvan Rukundo

Le Comité de sélection de The Africa Road Builders a décidé, récemment, de désigner les présidents Paul Kagame du Rwand et Macky Sall du Sénégal pour recevoir le Super Prix Grand Bâtisseur – Trophée Babacar Ndiaye, du nom de l’ancien président de la Banque africaine de développement (BAD, 1985-1995), nous apprend l’Aps.

Cette décision a été prise par le Comité de sélection de The Africa Road Builders le 18 avril, après plusieurs mois de travaux, explique dans un communiqué le président du Comité de sélection Adama Wade, directeur de publication du Magazine Financial Afrik.

Le Super Prix Grand Bâtisseur – Trophée Babacar Ndiaye sera remis lors de la prestigieuse cérémonie qui aura lieu à Ahmedabad (Inde), en marge des 52es Assemblées annuelles de la Banque Africaine de développement (BAD).

Le communiqué indique que le Comité de sélection, mis en mission par le Commissariat Général de The Africa Road Builders, ‘’a travaillé sur la base des rapports de médias et d’experts des questions liées aux routes, aux transports et au développement durable’’.

Il ajoute que les rapports utilisés, ‘’auxquels s’ajoute un sondage auprès de journalistes spécialistes des questions de développement, portent sur les cinq dernières années’’.

le président rwandais a été choisi notamment pour l’ordre et la propreté qui caractérisent les routes de la capitale Kigali, selon le comité soulignant que le président Macky Sall a été choisi notamment pour des projets d’envergure comme le TER (Train express Régional).

Il y a aussi le projet du nouveau pôle urbain de Diamniadio, ‘’avec une autoroute dont la forme et le mode de gestion sont déjà cités en exemple’’. ‘’Avec le nouveau pôle urbain, le TER qui doit circuler entre le centre-ville de Dakar et Diamniadio a tout son sens’’, estime le comité.

The Africa Road Builders est présenté comme ‘’une cérémonie de distinction des acteurs de la route et des transports en Afrique’’. Elle se déroule chaque année, en marge des Assemblées annuelles de la Banque Africaine de développement (BAD).

Elle vise à ‘’contribuer à promouvoir des routes et des transports modernes et performants pour une Afrique développée, une plus grande mobilité en Afrique (….)’’.

Senego

 

                                                     

(Agence Ecofin) - La Banque Africaine de Développement (BAD) souhaite engager 1,1 milliard $, pour contribuer à la lutte contre l’insécurité alimentaire et la malnutrition sévère, qui touchent actuellement 20 millions de personnes résidant dans des pays africains, comme Le Soudan du Sud, la Somalie, le nord du Nigeria, le Kenya, l'Ethiopie et l'Ouganda.

« La récente sécheresse et la famine auxquelles sont confrontés certains pays méritent une action rapide. La BAD prend des mesures et envisage de déployer 1,1 milliard de dollars, suite à l'approbation de son Conseil d'Administration, pour faire face à la crise, et veiller à ce que la sécheresse n'entraîne pas la famine », a déclaré le 26 avril 2017 Akinwumi Adesina, le président de cette institution, s'adressant aux membres de la commission de la coopération et du développement du parlement allemand.

Cette actions ponctuelles de l'institution multilatérale et régionale de financement du développement, vient s'ajouter à son engagement plus constant, d'investir 24 milliards $, pour l'amélioration de la production agricole et le développement de l'agro-industrie en Afrique, au cours des 10 prochaines années

Le 11 avril 2017 dernier, l'ONU sonnait encore l'alerte sur le risque de décès massif en raison de la famine dans plusieurs pays d'Afrique et au Yemen. L'instance internationale n'était parvenue qu'à récolter 980 millions $, soit seulement 1,1% du montant nécessaire pour répondre à la crise. L'apport de la BAD sera ainsi d'un grand secours.

Toutefois, le mode de l'intervention de la BAD devra encore être précisé. Toutes les situations qui sont décriées actuellement n'ont pas les mêmes causes. Le facteur commun de cette crise alimentaire est globalement la persistance des conflits armés, qui déplacent les populations loin de leurs terres. Mais il y a aussi des victimes de la sécheresse et des changements climatiques.

 

(Agence Ecofin) - En Tanzanie, l’embargo sur les exportations de minerais bruts a eu, au premier trimestre 2017, un impact négatif de 33 millions $ sur le flux de trésorerie d’Acacia Mining, le plus grand producteur d’or du pays. Les ventes de la société étaient inférieures de 34 926 oz à la production, et le coût global a été également négativement impacté.

Dans son bilan trimestriel où elle rapporte un bénéfice avant intérêts, impôts, dépréciation et amortissement de 82 millions $ (+25% par rapport au premier trimestre 2016), Acacia Mining déclare avoir continué normalement ses opérations minières. Elle a ainsi produit au total 219 670 onces entre janvier et mars (hausse de 15%) sur ses mines dans le pays. North Mara a livré 96 468 oz, Buzwagi 59 856 oz et Bulyanhulu 63346 oz.

Pour rappel, l’embargo qui porte sur l’or, le cuivre, le nickel et l’argent, a été imposé début mars par le gouvernement tanzanien afin de contraindre les compagnies minières à traiter leurs minerais à l’intérieur du pays. Le but final est de développer le secteur de la minéralurgie, créer de nouveaux emplois locaux et augmenter les revenus miniers.

Outre Acacia Mining, la Tanzanie accueille sur son territoire, des compagnies comme Kibo Mining, IMX Resources, Kibaran Resources ou encore Edenville Energy.

Journal Ukuri n°138

Calendrier

« November 2018 »
Mon Tue Wed Thu Fri Sat Sun
      1 2 3 4
5 6 7 8 9 10 11
12 13 14 15 16 17 18
19 20 21 22 23 24 25
26 27 28 29 30    

ACP-UE, dans la perspective d'un nouvel accord Post-Cotonou