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(Agence Ecofin) - Au Rwanda, le gouvernement espère que le secteur minier génère 400 millions $, d’ici 2018. C’est ce que rapporte New Times, relayant des propos de Francis Gatare, DG du Rwanda Mines Petroleum and Gas Board (RMPGB), qui indique que l’Etat, en partenariat avec l’association des compagnies minières, prévoit de doubler la production minérale dans les deux prochaines années.

Selon M. Gatare, les entités impliquées dans l’exploitation minière au Rwanda, devraient s’appuyer sur la reprise globale des prix des minéraux, et diversifier leurs productions pour «maximiser les gains».

Depuis le début de l’année, le prix de la cassitérite, qui affichait 13 000 $/tonne entre 2015 et 2016, a affiché une moyenne se situant entre 19 000 et 20 000 $/t. Quant au prix du wolfram, il a augmenté d’environ 40% et celui du coltan de 28 à 30%.

La chute mondiale des prix des matières premières a énormément marqué le Rwanda qui a vu la valeur de ses exportations de cassitérite, wolfram et coltan, baisser ces dernières années à 86,42 millions $ en 2016. En effet, les compagnies minières productrices ont arrêté d’injecter davantage de fonds dans les mines, ne tirant plus profit de leurs investissements.

Le Rwanda est le premier exportateur de coltan au monde.

                                                        

(Agence Ecofin) - Le groupe Nationwide Equipment, l’un des principaux fournisseurs américains de matériel agricole envisage de louer à court et moyen termes, du matériel agricole aux agriculteurs rwandais d’une valeur de 200 millions $.

Se confiant au site rwandais Newtimes, Ed Kostenski, fondateur et président de la compagnie, a indiqué que l’initiative vise à faciliter l’accès des agriculteurs aux machines de production afin de leur permettre d’accroître leur productivité et de stimuler la croissance du secteur agricole.

Concernant les modalités de la location, « aucun intérêt ne sera payé sur les équipements pour la première année », a expliqué le dirigeant qui précise que « les bénéficiaires paieront moins de 3% d’intérêt par an sur les cinq prochaines années ».

Pour rappel, le Rwanda veut faire passer son taux de mécanisation agricole à 25%, d’ici la fin de l’année prochaine. Le pays table également sur cette échéance, sur une croissance de 8,5% de son secteur agricole.

                                                                 

(Agence Ecofin) - Entre janvier et mars 2017, la RD Congo a produit 274 316 tonnes de cuivre, en hausse de 25% par rapport aux 219 009 tonnes produites au premier trimestre 2016. C’est ce que rapporte la Banque centrale du pays, qui rappelle, qu’à la même période, l’année dernière, la production chutait de 20% suite à la faiblesse des prix du métal.

La RD Congo commence ainsi bien l’année 2017, après avoir enregistré en 2016 une baisse de 995 805 tonnes à 986 582 tonnes de sa production de cuivre. Le pays espère atteindre en 2018, la barre des 1,5 million de tonnes, grâce à la reprise prévue des opérations au projet Katanga détenu par la filiale du géant suisse Glencore, Katanga Mining.

Le pays est le premier producteur de cuivre en Afrique. Les secteurs minier et pétrolier représentent environ 95% de ses recettes d’exportation.

Louis-Nino Kansoun

 

                                         

Le gouvernement rwandais vient d'importer 10 rhinocéros noirs de l'Afrique du Sud, afin de réintroduire cette espèce en voie d'extinction dans le parc national de l'Akagera. Estimée à 2 millions de dollars, l'opération vise à soutenir l'attractivité touristique du pays.

Pour appuyer le secteur touristique, le  gouvernement rwandais est prêt à consentir tout effort. Le pays vient en effet d'importer des rhinocéros noirs d'Afrique du Sud, destinés au Parc national de l'Akagera. A bord d'un avion qui a atterri à l'aéroport de Kigali cette semaine, le grand herbivore, une espèce en voie de disparition pour cause de braconnage, va enrichir le patrimoine du parc. Les autorités consacrent ainsi leurs promesses de réintroduire des espèces en voie d'extinction dans l'Akagera, un grand site de tourisme du pays. «Le retour du rhinocéros témoigne de l'engagement extraordinaire du Rwanda en faveur de la restauration et de la conservation de la diversité naturelle dans le parc de l'Akagera», s'est réjoui Peter Fearnhead, PDG d'African Parks qui gère le parc d'Akagera. D'après un communiqué d'African Parks, cette introduction de 10 rhinocéros n'est qu'une première partie du transfert. Une seconde population de rhinocéros noirs est attendue ce mois de mai. L'organisation «est en train de transférer depuis l'Afrique du Sud une population initiale d'environ 20 rhinocéros noirs dans le parc national de l'Akagera. Cet extraordinaire retour aura lieu au cours des deux premières semaines de mai», détaille le communiqué. Estimée à  2 millions de dollars, cette opération a pour objectif de soutenir encore plus l'attractivité du parc de l'Akagera.

Augmenter les recettes du secteur

 En 2016, le parc de l'Akagera a accueilli pas moins de 36 000 visiteurs. On peut donc comprendre l'effort du gouvernement pour en assurer la conservation. «Nous sommes parfaitement prêts à accueillir et à assurer la sécurité de ces rhinocéros au profit de notre industrie touristique et de la communauté en général», a déclaré Clare Akamanzi, responsable de l'Office rwandais du développement (RDB).

Ce n'est pas la première fois que le Rwanda importe des animaux sauvages pour ces parcs. En juillet 2015 déjà, sept lions avaient été transférés d'Afrique du Sud vers le parc national de l'Akagera, 15 ans après avoir disparu du Rwanda. Grâce à cette introduction, le parc dispose désormais des 5 espèces les plus rares qui intéressent les touristes, à savoir l'éléphant, le rhinocéros, le lion, le léopard et le buffle.

En 2013, le tourisme a généré 293,6 millions dollars au Rwanda, contre 281,8 millions de dollars en 2012. Le secteur, qui connaît une forte progression, est la  troisième source de recettes, après le café et le thé. Entre 2015 et 2016, les revenus touristiques du pays ont atteint 400 millions de dollars. Les divers parcs du pays y ont participé à hauteur de 60%.

LT

                       

Crise économique, pénuries alimentaires et flambée des prix de première nécessité accablent les travailleurs qui se plaignent de ne plus arriver à joindre les deux bouts.

Au Burundi, pays secoué depuis deux ans, par une grave crise politique et sécuritaire, la fête du travail n'a pas le même goût qu'ailleurs.

Crise économique, pénuries alimentaires et flambée des prix de première nécessité accablent les travailleurs qui se plaignent de ne plus arriver à joindre les deux bouts.

Les fonctionnaires de l'État, et les enseignants en particulier- 79% des salariés de la fonction publique- refusent de célébrer cette fête.

"Survivre dans ce pays où le coût de la vie ne cesse d'augmenter avec des salaires qui stagnent est devenu un vrai combat", témoigne dans une déclaration à Anadolu, Emmanuel Mashandari, président du Conseil national pour le personnel enseignant (CONAPES). " Et ça ne s'arrête pas là, aujourd'hui, les enseignants se voient obligés de cotiser pour la construction des écoles, des stades..", ajoute-t-il.

Le loyer, le prix des produits alimentaires, du transport... tout a doublé voire triplé, déplore-t-il.

Fait confirmé par la réalité sur les marchés où on trouve le kilo de riz à 1,6 dollars alors qu'il était à 0.7 dollars avant la crise déclenchée dès avril 2015, date à laquelle le président Pierre Nkurunziza avait officialisé sa candidature pour un troisième mandat jugé "non-constitutionnel" par l'opposition, la société civile et une partie de son propre camp.

Le prix de la farine de manioc est passé de 0,3 à 0,9 dollars le kilo, alors que celui du sucre a atteint les 2,5 dollars contre 0,4 avant la crise.

Les salaires sont restés inchangés, soit 30 dollars, le salaire moyen et 72 dollars pour un enseignant.

"Nous sommes les oubliés de la Fonction publique", lance Gaspard Nyandwi, un enseignant dans un lycée de la capitale Bujumbura.

Ce père de quatre enfants note, dans une déclaration à Anadolu, que subvenir aux besoins de sa famille relève désormais du miracle.

Pour Nyandwi, qui se dit obligé de recourir à sa banque pour une avance dès le 15 du mois, "la journée du 1er mai censée célébrer la valeur du travail et la dignité des travailleurs n'a plus de sens dans ces conditions".

"On ne fait que vivoter. Pour joindre les deux bouts, nous avons décidé de laisser de côté le sucre, la viande et bien d'autres denrées", déclare pour sa part Bède Bukuru, un autre enseignant.

"On nous demande d’être des modèles pour les enfants, de bien s’habiller... Comment le faire avec un salaire si modique ?", s’interroge-t-il, se désolant que le noble métier d'enseignant soit réduit à de telles considérations financières.

De leur côté, les jeunes recrutés voient l'avenir en noir et sans issue. "Fonder une famille avec un tel salaire est quasi impossible", lâche Isidore, un jeune enseignant dans un lycée de la capitale.

Face à une telle situation le président du CONAPES, plaide pour une nouvelle loi pour corriger les écarts énormes au niveau des salaires, citant à titre d'exemple les 1800 dollars perçu mensuellement par les députés.

yYvan Rukundo

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