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Les prévisions 2017 sont prometteuses pour le « pays des mille collines ». Elles tablent sur une augmentation de 10% des recettes touristiques soit 40 millions de dollars de plus que l’année précédente. Deux locomotives soutenues par le gouvernement de Paul Kagamé tractent cette croissance du secteur touristique : la diversification de la faune sauvage mais aussi et surtout le tourisme des affaires. Les détails.

« Nous nous attendons à une augmentation des touristes venus au Rwanda cette année, avec plusieurs stratégies que nous avons mises en place ». Clare Akamanzi, la directrice générale du Rwanda Development Board (RDB) est très optimiste pour le secteur touristique. Selon des statistiques de son bureau, le Rwanda devrait générer 444 millions de dollars de recettes touristiques au cours de l'année 2017.

En comparaison, ce serait une hausse de 10% par rapport à 2016 où le tourisme avait rapporté 404 millions de dollars aux caisses de l'Etat. Ces prévisions sont portées par une révision à la hausse des tarifs des permis de trekking exclusivement réservés aux animaux sauvages comme par exemple les gorilles de montage.

Plus globalement, le « pays des mille collines » profite de la diversification de sa faune par l'introduction d'espèces devenues rares ou disparues de l'environnement du pays pour attirer les touristes. En plus des rhinocéros noirs réintégrés début mai dans l'écosystème, le Rwanda s'attèle à ce que sa faune soit repeuplée par les animaux dits du « Big five » pour enrichir la population dans les réserves. L'objectif est de mettre en avant la diversité de la faune du pays afin de promouvoir et organiser des safaris pour attirer les touristes internationaux.

Tourisme d'affaires ou l'arme de séduction du Rwanda

Mais l'arme de séduction touristique par excellence du Rwanda reste le tourisme d'affaires. Onzième au classement de la compétitivité touristique du Forum économique, le Rwanda est passé maître dans l'organisation des conférences internationales d'affaires. Il a été classé troisième pays africain en termes de capacité d'accueil des conférences internationales par le rapport 2016 de l'Association internationale de conférences et de Congrès (ICCA).

En 2016, l'organisation de tels événements a rapporté 47 millions de dollars de recettes au pays de Paul Kagamé. Le Rwanda Development Board espère qu'en 2017, le tourisme d'affaires générera 64 millions dollars pour le tourisme cette année. Le tourisme d'affaires devrait donc continuer à porter le développement du tourisme au pays des mille collines.

LT

                             

(Agence Ecofin) - Bank of Kigali, le groupe bancaire le plus important au Rwanda par le chiffre d'affaires et l'encours des actifs, réfléchit envisage une introduction croisée de ses actions sur les marchés financiers de Johannesburg, Nairobi ou Londres, a-t-on appris d'une information donnée par Bloomberg.

Selon Nathalie Mpaka, sa directrice financière, qui est citée par l'information, une décision définitive relativement à ce sujet sera prise vers la fin du mois de décembre 2017, et son orientation sera fonction du montant de capital à mobilier « Nous ne pouvons pas aller à Londres, si c'est juste pour mobilier 50 millions $ », a fait savoir Mme Mpaka. En cas de validation, le processus final ne devrait intervenir qu'en 2018.

Cette initiative découle selon les dirigeants de la banque, de l'appétit que manifeste des investisseurs internationaux pour entrer dans son capital, mais qui éprouvent des difficultés pour le faire via le Rwandan Stock Exchange où la banque est cotée, en raison de processus longs et contraignants.

La banque a déjà précisé, qu'elle n'était plus intéressé, par le rachet des actifs de Crane Bank en Ouganda. Mais elle pourrait avoir besoin de renforcer son capital, avec de nouveaux fonds propres, afin de faire face à la demande croissante de financements au Rwanda, un pays en plein essor économique.

En 2016, elle a prêté près de 479 millions $ à sa clientèle, dont 85,3% à destination des entreprises. Ce niveau de crédits accordés à l'économie rwandaise, porte à 30,1%, la moyenne de progression annuelle de cette activité de Bank of Kigali depuis 2012.

2016 a cependant été une année un peu difficile pour la banque, qui en est sortie avec un résultat net de 25,7 millions $, soit le niveau de marge nette le plus bas depuis 2013. Par ailleurs, on note aussi que, bien qu'en hausse, le volume des prêts accordées à l'économie a progressé de seulement 22,1% à la fin 2016 (contre une moyenne de 30%) entre 2012 et 2016).

                       

La stabilité économique de l’Afrique de l’Est semble avoir convaincu Volvo Trucks de renforcer sa présence économique dans la région. La filiale camions du constructeur suédois vient en effet d’annoncer la mise en place d’une unité d’assemblage dans la ville kenyane de Mombasa. Une implantation qui rentre dans la cadre d’une association conclue entre la multinationale et NECST Motors, un concessionnaire kenyan qui prévoit également la mise en place de 20 ateliers dans la région.

La filiale camions du constructeur automobile suédois Volvo, vient d'annoncer son intention de renforcer sa présence en Afrique de l'Est. Le premier objectif que s'est fixé le management de Volvo Trucks est d'augmenter sa part de marché au Kenya, en Ouganda et en Tanzanie de 2%, pour la faire passer de 16 à 18%. Une ambition confortée par la croissance économique de la région qui dépasse la moyenne du reste de l'Afrique subsaharienne.

Unité d'assemblage

Une volonté d'expansion qui s'est traduite sur le terrain par une association entre le géant suédois et le concessionnaire kenyan, NECST Motors, pour la mise en place de 20 ateliers dans la région. Un accord qui comporte également la construction d'un entrepôt de pièces détachées et l'installation d'une chaîne de montage des camions Volvo, dans la ville portuaire de Mombasa. Une annonce d'implantation industrielle de Volvo qui suit l'annonce de la création d'une unité d'assemblage de voitures en Inde.

Pour le management de Volvo Trucks, le Kenya a le potentiel pour atteindre les niveaux de production qu'enregistre la multinationale dans des pays comme le Maroc ou l'Afrique du Sud. Des ambitions confortées par les données de la Banque mondiale qui table sur une croissance kenyane de 5,3% pour cet exercice, contre une croissance moyenne de 2,6% prévue en Afrique subsaharienne. L'Ouganda et la Tanzanie devront enregistrés des taux de croissance respectives de 5 et 6,8% pour l'exercice 2017.

Le boom des infrastructures séduit Volvo

Des prévisions qui ont encouragé Volvo à revoir sa copie en Afrique de l'Est. La priorité donnée par les pays d'Afrique de l'Est aux investissements en infrastructures a fini par convaincre le constructeur suédois de mettre en place unité d'assemblage au Kenya. La recrudescence des chantiers publics et l'impact bénéfique qu'il devrait avoir sur la demande en véhicules poids lourds et appareils de chantiers conforte la possibilité pour le management de respecter les objectifs interne de ne pas passer au-dessous de la barre de 10% de parts de marchés.

Au niveau du marché kenyan, Volvo compte diversifier ses activités, pour ajouter les industries de la construction et sur l'exploitation minière à son offre, en plus du transport à distance qui a été jusqu'à aujourd'hui sa principale activité au Kenya. Les camions Volvo sont rappelons-le, assemblés dans 15 pays à travers le monde, pour des ventes ayant atteint 103.000 unités en 2016. Le constructeur suédois vient par ailleurs, de démarrer une réorganisation interne visant à réduire les dépenses annuelles de 1,1 milliards de dollars.

LT

                                    

La Banque mondiale a approuvé, ce jeudi, un prêt de l’Association Internationale de Développement (IDA) de 81 millions $ pour soutenir le secteur des transports au Rwanda, apprend-on, d’un communiqué de presse publié sur son site officiel.

Ces fonds permettront au pays de l’Afrique centrale de financer la phase rwandaise du programme de transport du lac Victoria (LVTP). Il s’agit d’un projet dont l’objectif est d’améliorer la sécurité et circulation des personnes, des biens et services le long du corridor régional de la frontière entre le Rwanda et la Tanzanie jusqu’au passage frontalier de Nemba et Rusizi.

« Le LVTP devrait offrir un meilleur accès aux communautés rurales vivant le long du corridor routier qui sont fortement dépendantes de l’agriculture et de l’élevage pour leur subsistance », a déclaré Muhammad Zulfiqar Ahmed, chef de l’équipe de la Banque mondiale chargée du projet. « Et en raison du mauvais état de ce réseau routier, les habitants sont occasionnellement coupés du reste du pays, en particulier pendant la saison des pluies », ajoute-il.

En outre, le projet devrait créer au moins 500 emplois permanents pour les associations communautaires locales grâce à des contrats pluriannuels dans le cadre de la maintenance périodique du réseau routier, souligne le communiqué.

Ce projet est le premier d’une série de trois projets du programme de transport du lac Victoria qui implique le Rwanda, la Tanzanie et l’Ouganda

Avec Agence Ecofin

Une sévère pénurie de carburants au Burundi affecte durement la vie quotidienne de la population et frappe de plein fouet l'économie de ce pays déjà affaiblie par une crise politique majeure depuis plus de deux ans.

Des centaines de voitures attendant un hypothétique approvisionnement devant une station-service fermée, des milliers de personnes qui patientent pendant des heures dans une gare routière où les bus se comptent sur les doigts de la main: ces scènes sont devenues monnaie courante à Bujumbura.

« Depuis des semaines, on ne trouve plus d’essence et quand il y en a, c’est le chaos total: on voit alors des centaines de voitures, de motos ou de gens avec des bidons s’agglutiner autour des pompes », décrit Gérard, un moto-taxi interrogé par l’AFP au téléphone.

« La vie est devenue un véritable calvaire », lance cet homme de 23 ans avant d’ajouter en kirundi, la langue nationale : « La barbe a recouvert la bouche » (« Ubwanwa bwarapfutse umunwa »), une expression signifiant que la situation va au-delà de tout ce qu’on peut imaginer.

Le gouvernement a récemment reconnu que la pénurie était due à un manque de devises étrangères. Les importations de carburants se font en dollars et le pays manque cruellement de billets verts, sur fond de sanctions économiques de l’UE et de ses pays membres, principaux bailleurs de fonds du pays.

Le gouvernement a annoncé mardi un rationnement journalier par véhicule, par exemple 30 litres pour un bus de transport.

Mais les stations sont le plus souvent à sec et pour continuer à tourner, les opérateurs de bus et de poids lourds se tournent vers le marché noir, où le litre se négocie désormais autour de 4 euros (8.000 Fbu), quatre fois le prix à la pompe. A l’intérieur du pays, certaines régions n’ont pas été approvisionnées depuis plus de deux mois.

La pénurie a entraîné une hausse généralisée des prix du transport, provoquant à son tour une augmentation vertigineuse des prix des denrées alimentaires.

– « A bout de souffle » –

Outre les dizaines de milliers de chauffeurs en tous genres (taxi, moto-taxi, poids lourds) directement touchés par la pénurie, celle-ci a quasiment mis à l’arrêt l’activité de très nombreux artisans – coiffeurs, mécaniciens, tôliers, petits commerçants – qui ne trouvent pas de mazout pour faire tourner leurs générateurs et donc leur outil de travail.

« Dans les quartiers populaires, on peut passer trois ou quatre jours sans électricité et si on en a enfin, c’est pour quelques heures », se lamente Didi, un coiffeur de 28 ans père de deux enfants.

« La situation est dramatique car on manque de tout dans ce pays. Il n’y pratiquement plus d’essence et de mazout, pas d’électricité, le transport des personnes et des produits vivriers est paralysé à travers tout le pays », énumère Gabriel Rufyiri, président de l’Olucome, principale organisation de lutte contre la corruption.

Les Burundais « ont perdu le goût du sucre » devenu « un produit de luxe » alors que le pays en a produit plus de 25.00 tonnes en 2016, mais « il est exporté clandestinement, notamment au Rwanda, par de hautes personnalités qui s’enrichissent outrageusement », dénonce-t-il.

Même la principale industrie du pays est touchée: les chaînes de production de la Brarudi (Brasserie et limonaderie du Burundi), le plus gros contribuable du pays, sont à l’arrêt plus de 12 heures par jour.

« L’Etat ne nous fournit pas assez d’électricité, on ne trouve plus assez de mazout pour faire fonctionner nos groupes ou d’essence pour ramener les bouteilles vides (consignées) éparpillées à travers le pays », explique un cadre de la société sous couvert d’anonymat, par craintes pour sa sécurité.

Le gouvernement du Burundi doit aujourd’hui près de 60 millions de dollars aux importateurs de produits pétroliers correspondant à plusieurs mois de consommation, selon l’Olucome et plusieurs sources administratives.

Et les observateurs se demandent désormais si le gouvernement va être en mesure de payer les fonctionnaires dans les mois qui viennent.

« Le pouvoir semblait tenir le coup malgré la crise et les sanctions de l’UE grâce notamment à une forte pression fiscale intérieure, mais il semble à bout de souffle aujourd?hui », a résumé pour l’AFP un économiste en poste à Bujumbura.

Jeune Afrique

Journal Ukuri n°138

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