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La Banque islamique de développement va accorder 1,5 milliard $ à la Tunisie d’ici à 2020

Parmi les initiatives qu'elle lance pour tenter de résoudre la crise migratoire, l'Italie expérimente le partenariat public-privé en se tournant vers les entrepreneurs de la diaspora africaine afin qu'ils créent des emplois dans leurs pays d'origine.

"Les ressources de la diaspora africaine sont largement sous-estimées", estime Marco Santori, président de la Fondation Etimos, consortium financier établi en Italie, qui collecte de l’argent pour investir dans des pays en voie de développement.

"C'est un aspect qui a été négligé ces dernières années en raison de l'urgence des secours et de l'assistance à apporter aux migrants", a-t-il ajouté en présentant, mardi à Rome, le nouveau programme Migraventure porté par la Fondation Etimos et l'Organisation internationale pour les migrations (OIM).

Financé par le ministère italien des Affaires étrangères, l'initiative s'adresse aux entrepreneurs d'origine africaine installés en Italie et qui envisagent de créer une entreprise (ou d'en développer une qui existe déjà) dans leur pays d'origine.

"C'est un projet qui croit aux Africains qui croient en l'Afrique", a résumé Le Jeune Noubi, 31 ans, dont le projet d'entreprise aquacole au Cameroun est l'un des dix premiers à avoir été retenu par Migraventure. Son lancement est prévu le 1er janvier.

"Grâce au programme, j'ai pu réduire le niveau de mon apport personnel dans le projet et ainsi limiter les risques", a expliqué à l'AFP cet étudiant en 6e année de médecine à Florence qui confie n'avoir jamais vraiment eu l'intention de porter la blouse blanche.

"Vous savez, ce sont souvent les parents qui décident de votre orientation professionnelle, en tout cas cela a été mon cas. Or, je pense que l'Afrique a surtout besoin de d'emplois et développement économique", assure-t-il.

Autre projet validé, celui de Cheikh Diop qui souhaite créer une entreprise d'agriculture biologique au Sénégal, son village natal, après avoir mis sur pied une coopérative qui produit des yaourts bio à Rome.

- Une crèche à Lagos -

Ajibola Olwakemi Victoria, elle, est sur le point d'ouvrir une crèche pour les enfants de 3 mois à 5 ans, à Lagos, au Nigéria.

"Le pays est en forte croissance et les femmes qui travaillent sont obligées de quitter le marché du travail lorsqu'elles ont des enfants, il y a donc un réel besoin dans ce domaine", a-t-elle expliqué.

Quant à Pierre Sonna, arrivé en Italie en 2009 pour y suivre des études de cinéma, il ouvrira bientôt une école des métiers de l'audiovisuel à Douala, la capitale économique du Cameroum qui n'en possède pas.

"Le pays est en pleine transition entre l'analogique et le numérique, nous manquons de professionnels formés", a expliqué à l'AFP le jeune homme qui est déjà à la tête d'une petite société de production à Rome.

Sur une centaine de projets ayant répondu à un premier appel à candidatures du programme Migraventure, une dizaine (dont six au Cameroun) ont d'ores et déjà été retenus et leur financement validé.

"Ils recevront chacun une aide publique maximale de 30.000 euros pour un investissement moyen qui jusqu'ici atteint 57.000 euros par projet", explique Davide Libralesso, responsable des relations internationales à la Fondation Etimos.

Et si les quelques dizaines d'emplois attendus dans une première phase peuvent sembler une goutte d'eau comparé aux 280.000 migrants arrivés sur les côtes italiennes depuis le début 2016, les promoteurs de Migraventure répondent que "leur modèle a vocation a être dupliqué ailleurs".

"Le modèle de la PME italienne est le plus adapté à une telle expérience", a déclaré le vice-ministre des Affaires étrangères, Mario Giro, venu clore la présentation.

"Il est plus vulnérable aux aléas de l'économie mais il est politiquement plus viable et c'est le seul que nous puissions proposer à l'Afrique", a-t-il ajouté.

Il a aussi affirmé que l'Italie était le 1er investisseur européen en Afrique, avec 11,6 milliards d'euros en 2016, et le 3e dans le monde derrière la Chine (38,4 milliards) et les Emirats arabes unis (14,9 milliards).

http://www.afriqueexpansion.com

Le fonds MPEF IV accompagnera de grosses PME du Maroc, de la Tunisie, l’Algérie et l’Égypte.

La SFI (Société Financière Internationale) s’apprête à injecter quelque 15 millions d’euros (près de 165 millions de DH) dans un fonds d’investissement dédié à l’Afrique du Nord et dont le Maroc devra compter parmi les principaux bénéficiaires. En effet, cette filiale de la Banque mondiale n’attend que le feu vert de son conseil d’administration, prévu pour le 29 septembre 2017, pour devenir, au côté d’autres bailleurs de fonds multilatéraux, un actionnaire fondateur de Maghreb Private Equity Fund IV (MPEF IV), un véhicule d’investissement promu et géré par Afric Invest.

Doté d’un capital cible de 200 millions d’euros (plus de 2,2 milliards de DH), ce fonds généraliste interviendra dans tous secteurs confondus pour accompagner de grosses PME issus du Maroc, de la Tunisie, l’Algérie et l’Égypte dans leur développement local et régional. Pour ce qui est du Maroc, les investissements prévus oscilleront entre 50 millions de DH et 200 millions de DH, ce qui permet au gestionnaire qui fait partie des principaux acteurs du capital-investissement en Afrique de cibler des entreprises de différentes tailles avec une prédilection pour les grosses PME familiales (dont le chiffre d’affaires dépassent les 250 millions de DH). MPEF IV devra poursuivre ses investissements jusqu’en 2022 avant d’entamer une période de désinvestissement pendant laquelle  les fonds seront restitués aux actionnaires au fur et à mesure des cessions réalisées.

À travers ce nouveau concours, la SFI renouvèle son soutien à Afric Invest dont elle avait déjà accompagné les fonds mahrébins précédents (MPEF I, MPEF II et MPEF III). Des fonds qui ont opéré, plusieurs prises de participations au Maroc notamment dans le capital d’entités leaders dans leurs secteurs respectifs telles SJL (leader marocain du transport de marchandises), Matel-PC Market (qui a donné lieu par la suite à Disway, leader de la distribution IT au Maghreb), CMCP (leader marocain de l’emballage carton) ou Marwa (une belle sucess-story marocaines).

http://www.challenge.ma

                                    

Le Projet de Facilitation du Commerce dans la Région des Grands Lacs, le PFCGL, a été lancé en mai dernier pour faciliter le commerce transfrontalier à la douane communément  appelée ‘’ petite barrière ‘’ à Goma. Ce programme vise à favoriser les petits commerçants transfrontaliers, les douaniers et tous les passagers migrateurs  pour  leur faciliter la libre circulation et les opérations douanières. C’est le ministère du commerce extérieur qui pilote ce projet grâce à l’appui financier de la Banque Mondiale.   

Dès son lancement, la coordination provinciale du projet a dévoilé les étapes de ce projet : il consiste à  réaliser une planification d’infrastructure et  mettre en place le cabinet d’expertise pouvant mener des études environnementales  pour bien localiser l’espace pour lequel toutes les infrastructures seront construites au niveau de cette partie de la frontière. Suivra ensuite l’étape de recenser toutes les personnes affectées par le projet.   

‘’ L’objectif du projet, c’est de faciliter à toutes les mamans qui opèrent les petits commerces transfrontaliers. Vu la durée de temps qu`elles mettent pour traverser la douane, elles seront recensées et identifiées pour avoir accès au libre passage sans pour autant faire la queue à la barrière. La voie d’entrée et de sortie sera unique à la douane pour accroître aussi les recettes de l’état aux sein des services frontaliers » a fait savoir Martin WIJILOWU, Coordonnateur provincial du PFCGL.

 Les personnes affectées par le projet  ne sont que des populations locales qui habitent la zone cible du projet. Ces personnes seront indemnisées par le gouvernement congolais à la suite de leur délocalisation vers un autre site d’habitation avant toute mise en œuvre de ce programme.

Le CERF Burkina est un cabinet  recruté par le PFCGL, composé des experts Burkinabés déjà sur place œuvrant à l`instant à la barrière pour recenser  les  occupants de  cet espace visé.  Ce bureau pourra mener ses études dans environ 4 hectares  ciblés selon la cartographie du projet.  Son rôle consiste essentiellement à recenser les habitants  situés dans la zone cartographiée à fin de documenter  sur les valeurs intrinsèques et évaluer de leurs biens matériels  pour leur indemnisation.  ‘’L’étude consiste donc à recenser et évaluer tous les biens des populations qui habitent dans la zone du projet afin de proposer un document qui va permettre d’indemniser ces populations qui seront affectées par le projet », a expliqué  Adama ZARE, directeur technique au bureau d’étude CERF Burkina.

Les populations bénéficiaires de ce programme demeuraient cette zone dans le qui-vive après avoir été mis en garde du processus de leur délocalisation. Mais, au départ  ils n’avaient pas été ni notifiés ni promis d’aucune assistance et remboursement de leurs biens matériels.

Le gouvernement congolais est le bailleur indispensable pouvant assurer l’indemnisation de ces habitants.  Ces derniers exhortent le gouvernement à les traiter au même pied d’égalité que les autres dont leurs lopins de terres sont certifiés par des documents cadastraux. 

                               

‘’ Le message de réconfort que nous pouvons donner à notre population, c’est de rester calme. Car nous avons abouti à des bons résultats après nos pourparlers avec le gouvernement et la Banque Mondiale. Les choses sont sur la bonne voie, la population aura ce qu’elle réclame toujours », a déclaré Promesse KAVULIRENE, président du comité local des bénéficiaires du projet.

Le délégué de la Banque mondiale a formellement appuyé les doléances des populations civiles  habitant cette zone et leur a promis de plaider pour eux afin de considérer tous les bénéficiaires du projet au  même pied.

Cependant, il a fait appel à ces derniers d’accepter librement l’endroit où ils seront délocalisés. En contrepartie, ils seront indemnisés en compensation de leurs biens qu’ils auront perdu.

 ‘’ Nous, au niveau de la Banque mondiale, nous vous rassurons  que nous coopérons étroitement avec le gouvernement congolais. Il est constaté que nous sommes en possession de tous les éléments nécessaires pour en faire une histoire de succès pour ce projet. Par ricochet, nous avons un deuxième paquet de projet  pour améliorer les conditions de vie de populations dans le cadre de développement‘’, a indiqué le  directeur du département social et développement de la Banque Mondiale.

Signalons que ce projet vient à la suite du programme « dégagement de la zone neutre congolo-rwandaise » autrefois empruntée par la population.

Par Vivian Nzabarinda

Le Gouvernement égyptien a décidé d’investir 26 milliards de dollars dans le gaz et le raffinage pétrolier. L’investissement est ciblé sur un programme de développement de 12 projets gaziers et pétroliers devant permettre à l’Egypte d’atteindre l'autosuffisance en gaz dès 2020.

L'Egypte autosuffisante en gaz en 2020 ? C'est en tout cas ce que veulent croire les autorités du Caire qui ont décidé d'investir une vingtaine de milliards de dollars dans le secteur des hydrocarbures pour la mise en œuvre d'un programme de développement de 12 projets de production de gaz et de construction de huit raffineries pétrolières.

Dans une interview accordée au quotidien local, Daily News Egypt, le ministre égyptien en charge de l'Energie, Tarek El Molla, a affirmé que son gouvernement va mettre en place, dans les quatre années à venir, un programme de développement de champs de gaz naturel et la construction de raffineries de pétrole pour un coût global de 26 milliards de dollars.

D'une capacité de raffinage de 840.000 barils de pétrole par jour, selon les estimations de la compagnie pétrolière Britannique, BP, le pays des pharaons qui extrait son or noir dans le Golf de Suez et le long de ses rives, ne participerait qu'à hauteur de 0,8% dans la production mondiale de pétrole et 1,3% pour le gaz. Un paradoxe dans un pays riche en gaz de près de 95 millions habitants.

Redevenir exportateur de gaz

Pour corriger cette lacune, ce pays de l'Afrique du nord dont la production de gaz naturel a connu une dégradation forte (41 Mds m³ mi-2016), mise sur son potentiel gazier. Si le rythme de la production gazière égyptienne a timidement repris depuis, jusqu'à atteindre en mars 2017 prés de 46 Mds m³, Le Caire vise encore plus loin. En 2019, la production gazière du pays devrait fortement progresser et dès 2020, le pays qui exportait du gaz vers la Syrie et la Jordanie, il y a encore quelques années, devrait redevenir exportatrice et un acteur majeur du gaz naturel de qualité commerciale (GNL), dans la région, notamment avec l'entrée en exploitation du champ de Zohr, qui fait partie des trois projets qui devraient satisfaire à 100% la demande domestique égyptienne, dans les quatre années à venir, une fois à pleine puissance.

Selon le membre du gouvernement égyptien, les domaines gaziers du Zohr, de North Alexandria et de Nooros sont parmi les projets les plus importants qui augmenteront de 50% la production nationale courant 2018 et contribueront à l'autosuffisance en gaz de l'Egypte.

LT

                                 

Le Président Kagame s’est déclaré prêt à affronter les conséquences impliquées dans le bannissement des vêtements d’occasion, car d’après lui "le Rwanda n’allait pas revenir sur sa décision."

C’est après que le bureau du représentant américain au commerce, Robert Lighthizer, ait annoncé l’ouverture d’une révision sur l’éligibilité du Rwanda, de la Tanzanie et de l’Ouganda pour bénéficier des possibilités de l’AGOA (African Growth and Opportunity Act), dont l’exemption des droits de douane sur l’ensemble des produits en provenance du pays, en même temps qu’un accès préférentiel sur le marché américain.

Cette décision a été prise en fonction de la pétition déposée par l’association "Secondary Materials and Recycled Textiles Association" (SMART), après que les membres de la communauté de l’Afrique de l’Est aient décidé de bannir les vêtements d’occasion afin de promouvoir le secteur Industriel.

C’est alors qu’il venait de déposer sa candidature à la NEC, le Président Kagame, a annoncé à la presse que dans ce dilemme, le choix des Rwandais devait toujours passer avant tout.

“Si je décidais de mettre en place des programmes qui serviront à promouvoir le secteur industriel et que quelqu’un dit "Non, tu recevras des sanctions si tu le fais, car on s’est décidé que tu seras le dépotoir des vêtements d’occasion, pour pouvoir bénéficier de l’acte de l’AGOA", pertinemment, le résultat sera un conflit d’opinions.”, a constaté le Président Kagame

“C’est avec dignité qu’on affirmera "Le Rwanda appréciait l’acte de l’AGOA, mais promouvoir notre propre secteur industriel passe avant tout.", a-t-il fièrement déclaré

"On est confrontée à une situation où nous devons choisir entre devenir un destinataire de vêtements usagés, ou de cultiver notre propre secteur industriel. En ce qui me concerne, faire le choix est assez simple, on choisira ce dont les Rwandais ont besoin. Nous pourrions subir des conséquences. Mais même lorsqu’on est confronté à des choix difficiles, il y a toujours un moyen ”, a-t-il ajouté.

Le Président Kagame a aussi noté que ce ne serait pas la première fois que le Rwanda prendrait des décisions difficiles dans l’intérêt général des citoyens.

Les pays membres de l’EAC ont décidé d’éliminer progressivement l’importation de vêtements et de chaussures d’occasion dans la région de l’Afrique de l’Est, dans le but de booster le secteur Industriel de ladite région.

Dans le cadre de cette politique, l’année dernière, le Rwanda a augmenté les taxes sur les vêtements d’occasion de 0,2 $ à 2,5 $ par kilo, tandis que les taxes sur les chaussures d’occasion sont passées de 0,2 $ à 3 $ par kilo.

Par l’acte de l’AGOA, le Rwanda, la Tanzanie et l’Ouganda ont envoyé en Amérique, des produits avec une valeur de 33 millions de dollars en 2015, de 43 millions de dollars en 2016 ; alors que les produits envoyés par l’Amérique étaient de 257 millions de dollars en 2015 et de 281 millions de dollars en 2016.

IGIHE

Journal Ukuri n°138

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