Lire nos articles en différentes langues ici

                                    

La Banque mondiale a approuvé, ce jeudi, un prêt de l’Association Internationale de Développement (IDA) de 81 millions $ pour soutenir le secteur des transports au Rwanda, apprend-on, d’un communiqué de presse publié sur son site officiel.

Ces fonds permettront au pays de l’Afrique centrale de financer la phase rwandaise du programme de transport du lac Victoria (LVTP). Il s’agit d’un projet dont l’objectif est d’améliorer la sécurité et circulation des personnes, des biens et services le long du corridor régional de la frontière entre le Rwanda et la Tanzanie jusqu’au passage frontalier de Nemba et Rusizi.

« Le LVTP devrait offrir un meilleur accès aux communautés rurales vivant le long du corridor routier qui sont fortement dépendantes de l’agriculture et de l’élevage pour leur subsistance », a déclaré Muhammad Zulfiqar Ahmed, chef de l’équipe de la Banque mondiale chargée du projet. « Et en raison du mauvais état de ce réseau routier, les habitants sont occasionnellement coupés du reste du pays, en particulier pendant la saison des pluies », ajoute-il.

En outre, le projet devrait créer au moins 500 emplois permanents pour les associations communautaires locales grâce à des contrats pluriannuels dans le cadre de la maintenance périodique du réseau routier, souligne le communiqué.

Ce projet est le premier d’une série de trois projets du programme de transport du lac Victoria qui implique le Rwanda, la Tanzanie et l’Ouganda

Avec Agence Ecofin

                       

La stabilité économique de l’Afrique de l’Est semble avoir convaincu Volvo Trucks de renforcer sa présence économique dans la région. La filiale camions du constructeur suédois vient en effet d’annoncer la mise en place d’une unité d’assemblage dans la ville kenyane de Mombasa. Une implantation qui rentre dans la cadre d’une association conclue entre la multinationale et NECST Motors, un concessionnaire kenyan qui prévoit également la mise en place de 20 ateliers dans la région.

La filiale camions du constructeur automobile suédois Volvo, vient d'annoncer son intention de renforcer sa présence en Afrique de l'Est. Le premier objectif que s'est fixé le management de Volvo Trucks est d'augmenter sa part de marché au Kenya, en Ouganda et en Tanzanie de 2%, pour la faire passer de 16 à 18%. Une ambition confortée par la croissance économique de la région qui dépasse la moyenne du reste de l'Afrique subsaharienne.

Unité d'assemblage

Une volonté d'expansion qui s'est traduite sur le terrain par une association entre le géant suédois et le concessionnaire kenyan, NECST Motors, pour la mise en place de 20 ateliers dans la région. Un accord qui comporte également la construction d'un entrepôt de pièces détachées et l'installation d'une chaîne de montage des camions Volvo, dans la ville portuaire de Mombasa. Une annonce d'implantation industrielle de Volvo qui suit l'annonce de la création d'une unité d'assemblage de voitures en Inde.

Pour le management de Volvo Trucks, le Kenya a le potentiel pour atteindre les niveaux de production qu'enregistre la multinationale dans des pays comme le Maroc ou l'Afrique du Sud. Des ambitions confortées par les données de la Banque mondiale qui table sur une croissance kenyane de 5,3% pour cet exercice, contre une croissance moyenne de 2,6% prévue en Afrique subsaharienne. L'Ouganda et la Tanzanie devront enregistrés des taux de croissance respectives de 5 et 6,8% pour l'exercice 2017.

Le boom des infrastructures séduit Volvo

Des prévisions qui ont encouragé Volvo à revoir sa copie en Afrique de l'Est. La priorité donnée par les pays d'Afrique de l'Est aux investissements en infrastructures a fini par convaincre le constructeur suédois de mettre en place unité d'assemblage au Kenya. La recrudescence des chantiers publics et l'impact bénéfique qu'il devrait avoir sur la demande en véhicules poids lourds et appareils de chantiers conforte la possibilité pour le management de respecter les objectifs interne de ne pas passer au-dessous de la barre de 10% de parts de marchés.

Au niveau du marché kenyan, Volvo compte diversifier ses activités, pour ajouter les industries de la construction et sur l'exploitation minière à son offre, en plus du transport à distance qui a été jusqu'à aujourd'hui sa principale activité au Kenya. Les camions Volvo sont rappelons-le, assemblés dans 15 pays à travers le monde, pour des ventes ayant atteint 103.000 unités en 2016. Le constructeur suédois vient par ailleurs, de démarrer une réorganisation interne visant à réduire les dépenses annuelles de 1,1 milliards de dollars.

LT

                                 

"Les produits turcs se vendent, sont connus et appréciés. Ils sont d'aussi bonne qualité que les produits européens mais moins chères", indique l'ambassadeur de Turquie à Kigali, Mehmet Raif Karaca.

L'ambassadeur de Turquie à Kigali, Mehmet Raif Karaca a indiqué que le gouvernement rwandais offre des avantages et des réductions d'impôt importantes à ceux qui souhaitent investir dans le pays.

Dans un entretien accordé au correspondant de l'agence de presse turque Anadolu, Karaca a rappelé que 100 à 120 citoyens turcs vivent actuellement au Rwanda.

Précisant que l'Ambassade turque à Kigali a été inauguré en 2015, Karaca a poursuivi, "nous n'avons aucun problème d'ordre politique avec le Rwanda. Notre objectif principal est de développer nos relations économiques. L'industrie turque se développe et grandit. Notre action consiste à faire connaitre les produits turcs et rechercher les opportunités d'affaires pour nos investisseurs".

La société rwandaise est composée de trois ethnies différentes, les Tutsis, les Hutus et les Twas. Près d'un millions de personnes de l'ethnie des Tutsis furent massacrées à partir d'avril 1994, lors du génocide perpétré par les tenants du pouvoir de l'époque.

"Le Rwanda qui au départ, était une colonie Allemande, a été cédé à la Belgique après la première guerre mondiale par l'Allemagne en déroute" a-t-il précisé.

Karaca a expliqué que la Belgique, afin d'asseoir son emprise sur tous les pans de la société, avait placé au pouvoir les membres de l'ethnie Tutsi, pourtant minoritaire dans le pays.

Ainsi, les tentions entre ethnies ont débouché sur le génocide de 1994 a-t-il regretté, rappelant que le chef religieux des musulmans de l'époque avait demandé aux musulmans du pays de s'opposer au génocide.

"Les rues des quartiers où vivaient une majorité de musulmans étaient bloqués et les Tutsis qui se réfugiaient auprès des musulmans étaient protégés" a-t-il rappelé.

Ce positionnement des musulmans du pays a été salué par les dirigeants.

"Le chef de l'Etat rwandais, Paul Kagame éprouve une grande sympathie pour les musulmans et cela se sait, alors qu'il s'adresse avec des mots très durs à l'église catholique. Des photos montraient des prêtres armés et l'église avait livré ceux qui fuirent le génocide" a fait savoir Karaca.

C'est la communauté musulmane qui contrôle le secteur de la viande et de ses dérivés au Rwanda, a assuré Karaca, regrettant que le volume des échanges entre la Turquie et le Rwanda ne soit pas à la hauteur des possibilités.

"Seulement 10% des investissements étrangers dans le pays sont réalisés avec la Turquie et le montant des échanges s'élève actuellement à 30 millions de dollars" a-t-il relevé.

La compagnie aérienne turque, Turkish Airlines effectue des liaisons avec Kigali, chaque jour de la semaine.

"Les produits turcs se vendent, sont connus et appréciés. Ils sont d'aussi bonne qualité que les produits européens mais moins chères. (...) Nous avons des problèmes logistiques. Les produits transitent par Dubai. Cela augmente les coûts" a-t-il dit.

Karaca a déclaré que l'objectif du Rwanda est de devenir le Singapour de l'Afrique et qu'il s'agit d'un pays sûr.

"Le gouvernement rwandais offre des avantages et des réductions d'impôt importantes à ceux qui souhaitent investir dans le pays" a-t-il indiqué, ajoutant que les étrangers peuvent se balader dans les rues sans aucun problème, même après 22h le soir.

AA - KİGALİ - Ayvaz Colakoglu

Une sévère pénurie de carburants au Burundi affecte durement la vie quotidienne de la population et frappe de plein fouet l'économie de ce pays déjà affaiblie par une crise politique majeure depuis plus de deux ans.

Des centaines de voitures attendant un hypothétique approvisionnement devant une station-service fermée, des milliers de personnes qui patientent pendant des heures dans une gare routière où les bus se comptent sur les doigts de la main: ces scènes sont devenues monnaie courante à Bujumbura.

« Depuis des semaines, on ne trouve plus d’essence et quand il y en a, c’est le chaos total: on voit alors des centaines de voitures, de motos ou de gens avec des bidons s’agglutiner autour des pompes », décrit Gérard, un moto-taxi interrogé par l’AFP au téléphone.

« La vie est devenue un véritable calvaire », lance cet homme de 23 ans avant d’ajouter en kirundi, la langue nationale : « La barbe a recouvert la bouche » (« Ubwanwa bwarapfutse umunwa »), une expression signifiant que la situation va au-delà de tout ce qu’on peut imaginer.

Le gouvernement a récemment reconnu que la pénurie était due à un manque de devises étrangères. Les importations de carburants se font en dollars et le pays manque cruellement de billets verts, sur fond de sanctions économiques de l’UE et de ses pays membres, principaux bailleurs de fonds du pays.

Le gouvernement a annoncé mardi un rationnement journalier par véhicule, par exemple 30 litres pour un bus de transport.

Mais les stations sont le plus souvent à sec et pour continuer à tourner, les opérateurs de bus et de poids lourds se tournent vers le marché noir, où le litre se négocie désormais autour de 4 euros (8.000 Fbu), quatre fois le prix à la pompe. A l’intérieur du pays, certaines régions n’ont pas été approvisionnées depuis plus de deux mois.

La pénurie a entraîné une hausse généralisée des prix du transport, provoquant à son tour une augmentation vertigineuse des prix des denrées alimentaires.

– « A bout de souffle » –

Outre les dizaines de milliers de chauffeurs en tous genres (taxi, moto-taxi, poids lourds) directement touchés par la pénurie, celle-ci a quasiment mis à l’arrêt l’activité de très nombreux artisans – coiffeurs, mécaniciens, tôliers, petits commerçants – qui ne trouvent pas de mazout pour faire tourner leurs générateurs et donc leur outil de travail.

« Dans les quartiers populaires, on peut passer trois ou quatre jours sans électricité et si on en a enfin, c’est pour quelques heures », se lamente Didi, un coiffeur de 28 ans père de deux enfants.

« La situation est dramatique car on manque de tout dans ce pays. Il n’y pratiquement plus d’essence et de mazout, pas d’électricité, le transport des personnes et des produits vivriers est paralysé à travers tout le pays », énumère Gabriel Rufyiri, président de l’Olucome, principale organisation de lutte contre la corruption.

Les Burundais « ont perdu le goût du sucre » devenu « un produit de luxe » alors que le pays en a produit plus de 25.00 tonnes en 2016, mais « il est exporté clandestinement, notamment au Rwanda, par de hautes personnalités qui s’enrichissent outrageusement », dénonce-t-il.

Même la principale industrie du pays est touchée: les chaînes de production de la Brarudi (Brasserie et limonaderie du Burundi), le plus gros contribuable du pays, sont à l’arrêt plus de 12 heures par jour.

« L’Etat ne nous fournit pas assez d’électricité, on ne trouve plus assez de mazout pour faire fonctionner nos groupes ou d’essence pour ramener les bouteilles vides (consignées) éparpillées à travers le pays », explique un cadre de la société sous couvert d’anonymat, par craintes pour sa sécurité.

Le gouvernement du Burundi doit aujourd’hui près de 60 millions de dollars aux importateurs de produits pétroliers correspondant à plusieurs mois de consommation, selon l’Olucome et plusieurs sources administratives.

Et les observateurs se demandent désormais si le gouvernement va être en mesure de payer les fonctionnaires dans les mois qui viennent.

« Le pouvoir semblait tenir le coup malgré la crise et les sanctions de l’UE grâce notamment à une forte pression fiscale intérieure, mais il semble à bout de souffle aujourd?hui », a résumé pour l’AFP un économiste en poste à Bujumbura.

Jeune Afrique

                                                 

Dans une lettre ouverte  adressée le 4 mai au Président Joseph Kabila, cinquante-trois organisations de la société civile du Nord-Kivu appellent le chef de l’Etat à s’impliquer personnellement dans la crise qui oppose depuis quelques mois les exploitants miniers artisanaux à la société MPC/ALPHAMIN, sur le site minier de Bisié, en territoire de Walikale.

Environs 3500 creuseurs et exploitants artisanaux locaux veulent garantir leur avenir menacé depuis que le site de Bisié a été accordé à la société MPC/ALPHAMIN. Celle-ci doit y exécuter son projet d’exploitation industrielle du minerai d’étain, un investissement chiffré à 35 millions de dollars américains.

D’après ces cinquante-trois organisations, il est impérieux qu’un «dialogue» soit organisé entre les deux parties, pour éviter «des risques sérieux et évidents sur la sécurité dans la région des Grands- Lacs en général, et dans l’Est de la RDC en particulier».

«On ne voit pas d’autre issue favorable. Parce que si on utilisait la force, il est vrai qu’il y aura des conséquences fâcheuses, et sur la communauté locale, les exploitants miniers artisanaux et sur l’avenir de la société. Mais, avec le dialogue, nous pensons que c’est une solution durable qui protège des milliers des vies humaines», explique Prince Kihangi, secrétaire général du Bureau d’études et d’appui au développement du territoire de Walikale (BEDEWA).

A côté de ce problème lié à leur survie, plusieurs exploitants miniers continuent à réclamer la restitution par le gouvernement de 254 tonnes de minerais cassitérite, bloqués depuis décembre dans un dépôt à Njingala à Walikale sur ordre du gouvernement.

Ce dernier soupçonne que parmi ces minerais, certains seraient venus des sites non certifiés, donc, frappés d’interdiction d’exploitation par la loi Dodd Franck.  

R.O

Calendrier

« July 2018 »
Mon Tue Wed Thu Fri Sat Sun
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30 31