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L’Ouganda va recourir à des experts étrangers pour former les acteurs de son industrie pétrolière

(Agence Ecofin) - En Ouganda, le président Yoweri Museveni (photo) a déclaré, lundi, que le gouvernement envisage de se tourner vers des experts étrangers pour former les acteurs de son industrie pétrolière. C’est ce qu’a rapporté l’Agence de presse latino-américaine Prensa Latina qui précise que la déclaration a été faite, lors d'un forum organisé par la Chambre ougandaise des mines et du pétrole. 

Selon le chef de l’Etat, cette option est envisagée, en raison du manque aigu de compétences locales dans l’ensemble des domaines du secteur pétrolier. Il a indiqué que des mesures seront rapidement prises dans ce sens, afin que les compétences puissent être disponibles dès 2020, année de lancement de la production pétrolière dans le pays. 

Depuis 2006, les réserves d’or noir découvertes dans le pays, équivalent à 6,5 milliards de barils et devraient constituer le moteur de l’économie en 2018.

Olivier de Souza

Ouganda : le secteur pétrolier sera le moteur de la croissance économique en 2018

(Agence Ecofin) - En Ouganda, les flux d’investissements directs étrangers, suite à l’attribution de blocs pétroliers et les investissements dans les projets de développement d’infrastructures de production et de transport de pétrole stimuleront l’économie ougandaise en 2018. C’est ce qu’indique le dernier rapport sur les perspectives économiques en Afrique de la Banque africaine de développement (BAD), publié mercredi.

Selon le document, la performance économique de l'Ouganda est restée globalement forte, malgré le récent ralentissement de la croissance du PIB qui devrait atteindre 5,9% en 2018, contre 4,8% en 2017 et 2,3% en 2016.

Ces résultats sont le fait d’une politique budgétaire expansionniste mais prudente qui vise à soutenir notamment les projets infrastructurels clés dans le transport du brut, tout en maitrisant les dépenses. A ce sujet, des efforts sont en cours pour concrétiser la réalisation de l’oléoduc qui transportera la production ougandaise vers le port tanzanien de Tanga. L’infrastructure aura une longueur de  445 km pour un coût de 3,5 milliards de dollars.

Selon des données fournies par le gouvernement en octobre dernier, le secteur devrait accueillir entre 15 et 20 milliards de dollars d’investissements, d’ici les 3 prochaines années. A côté de cela, de nombreux investisseurs continuent à exprimer leur intérêt pour les ressources en brut dont regorge le pays. Les derniers en date sont une délégation d’investisseurs britanniques.

Les perspectives sont telles que le FMI prévoit, qu’à son pic de production, à partir de 2020, date du début de la production, l’or noir contribuera pour 4% du PIB, chaque année.

e et 

Les Présidents Paul KagamJoseph Pombe Magufuli ont décide ce dimanche à Isaka en Tanzanie de lancer la construction du chemin de fer Isaka-Kigali long de 400 Km.

Cet Accord a été conclu lors d’un déplacement d’un jour du Président Kagame en Tanzanie. Les travaux de construction de cette vie ferrée longue de 400 Km débuteront cette année.

«Nous voulons que les Ministres des Affaires étrangères de nos deux pays se rencontrent cette semaine et arrêtent les modalités de mise en place des fonds destinés à ce projet. Nous voulons que les travaux commencent immédiatement cette année, puisque les études sont déjà achevées», a indiqué le Président Magufuli.

Les deux pays sont prêts à solliciter un prêt pour la construction de cette route afin que la pierre de lancement des travaux soit posée cette année.

La Tanzanie a déjà commencé a construire cette voie en deux phases qui sont Dar-es-Salaam-Morogoro, 330 Km ; et Morogoro-Makutupora, 426 Km.

De son côté, le Présidente Kagame a exprimé sa gratitude à son homologue tanzanien pour son soutien lors de son élection à la tête de l’UA pour l’Année 2018. Il s’est réjoui de collaborer avec Magufuli et les autres Chefs d’Etats africains pour remplir sa mission.

Ce chemin de fer est vital pour le Rwanda qui n’a pas accès à la mer et qui fait transiter 70% de ses marchandises importés et exportés par ce corridor.

RNA

La banque mondiale a publié en ce mois de janvier le rapport des Perspectives Économiques Globales. Un document qui donne un aperçu des perspectives économiques mondiales pour l’année 2018 mais également – de manière plus avancé et selon les continents – pour les années 2019 et 2020. Tout cela accompagné de chiffres.

De premier abord, les nouvelles semblent être bonnes pour l’économie mondiale. En effet, selon la banque mondiale, la croissance économique mondiale va s’accélérer à 3,1 % en 2018 après avoir atteint un taux beaucoup plus élevé que prévu en 2017. Cependant, toujours selon la banque mondiale, cette reprise pourrait être de courte durée. « … A terme, le ralentissement de la croissance potentielle — qui mesure la vitesse à laquelle une économie peut progresser lorsque la main-d’œuvre et le capital sont pleinement employés — pourrait éroder les progrès enregistrés dans l’amélioration des niveaux de vie et la réduction de la pauvreté à travers le monde… », pouvait-on lire dans le communiqué publié par la banque mondiale sur son site internet.

En ce qui concerne le Burundi, l’année 2018 apporte de bonnes nouvelles pour ce qui est de la croissance. Après avoir connu 2 années où la croissance s’affichait en rouge (-3.9 en 2015 et -0.6 en 2016), 2017 aura été l’année de la reprise pour l’économie burundaise. Quoi que faible, l’économie a connu une croissance de 0,5% et connaitra un regain de 1% pour atteindre le 1,5% en 2018. Selon les chiffres de la banque mondiale, la croissance économique burundaise pourrait atteindre la barre de 2,5% d’ici à 2020.

De manière globale, cette relance économique – pour ce qui est de la zone d’Afrique Subsaharienne- est essentiellement dû à une modeste récupération en Angola, au Nigeria et en Afrique du Sud – les plus grandes économies de la région – supportée par une amélioration dans les prix des produits de base, des conditions de financement mondiales favorables, et un ralentissement de l’inflation qui a contribué à la hausse de la demande des ménages. Cependant, Jim Yong Kim, Président du Groupe de la Banque Mondiale exhorte les états à doubler de vigilance. « La reprise de la croissance mondiale est encourageante, mais l’heure n’est pas à l’autosatisfaction » a-t-il dit. Et d’ajouter « C’est une excellente occasion d’investir dans le capital humain et physique. Si les responsables politiques à travers le monde privilégient ces investissements essentiels, ils pourront améliorer la productivité nationale, accroître le taux d’activité et aider à réaliser le double objectif du Groupe : mettre fin à l’extrême pauvreté et promouvoir une prospérité partagée »

Ces perspectives de croissance apportent un nouveau souffle à l’économie locale et espérons-le permettront une relance effective de cette économie qui subit de nombreux remous depuis quelques années.

Akeza

Dans le souci de poser les bases d’un réel développement, les nouveaux investissements pour les infrastructures ont atteint $ 1,5 milliards et il faut citer ici la construction en cours du nouvel aéroport de Bugesera, selon le Président Paul Kagame.

«La construction de ce nouvel aéroport de Bugesera se poursuit bien. Des stratégies ont été aussi prises pour promouvoir le tourisme qui porte actuellement ses fruits. Au cours de cette année, le Rwanda a abrité 169 conférences internationales qui ont rapporté à nos hôtels et à nos avions qui ont eu à transporter beaucoup de visiteurs. A leur retour chez eux, ces derniers parlent de bons services dont ils ont bénéficié au Rwanda et ils deviennent nos meilleurs ambassadeurs. Il est important pour les Rwandais d’améliorer les services quand ils reçoivent les visiteurs», a-t-il indiqué.

Le Président rwandais a tenu ces propos lors de son message inaugural devant plus de trois mille participants alors qu’il ouvrait les travaux du 15ème Dialogue National et qu’il présentait aux Rwandais l’Etat de la Nation. 

Il a informé que le pays continue de s’affermir dans sa reconstruction sur la base de son unité déjà consolidée. Ce qui constitue une fierté méritée pour tous les Rwandais. C’est grâce à cet atout que les Rwandais peuvent mieux travailler, notamment sur certains aspects prioritaires qui ont permis de rehausser le pays, toujours selon le Président  Kagame. 

La conséquence est que les importations ont été réduites de 3%, tandis que la balance commerciale a été aussi réduite de 20%.  En même temps 8.000 nouveaux emplois ont été créés dans les industries cette année. Le commerce des mines a été renforcé grâce à la valeur ajoutée, et il a dépassé toutes nos exportations. Il a fait remarquer que l'électricité a augmenté parce que le Gouvernement a travaillé avec le Secteur Privé pour réduire les coûts. Les utilisateurs de l’énergie se sont accrus et ont réalisé plus. 

«Nous continuons des programmes pour que les ménages aient accès à l’énergie, toujours grâce au bon partenariat entre le Gouvernement et le Secteur Privé», a poursuivi le Chef de l’Etat.  

Le secteur de l’agri-élevage a atteint une croissance de 8 %.

Toujours en citant certaines réalisations atteintes ces derniers temps, le Président Kagame a dit que ce secteur de l’agri-élevage occupe une place importante dans l’économie nationale et qu’il a atteint une croissance de 8 %, malgré l’attaque des cultures par des vers et une sécheresse prolongée dans certaines parties du pays.

«Ce sont les efforts des habitants qui ont permis cette transformation. Je les remercie en les exhortant de continuer sur la lancée. Ils ont pu obtenir les intrants sans la corruption. L’irrigation des cultures a aidé dans la hausse de la production. Nous devons investir dans les semences pour rehausser la valeur et ne pas dépendre de l’extérieur. Il est encourageant de voir que nos enfants terminent leurs études tout en ayant initié leur business dans l’agriculture », s’est exprimé le Chef de l’Etat.

Il a estimé que le développement suit sont bon rythme normal. Ce qui n’empêche pas de s’interroger si le pays fournit le maximum de tous ses efforts ses capacités, en privilégiant d’atteindre les conditions de vie des Rwandais sans laisser personne derrière.

L’éducation à tous les niveaux constitue aussi une priorité. « Donner une bonne éducation de qualité adaptée aux temps actuels, voir si le pays fournit les connaissances, des capacités, et tout le nécessaire afin de propulser le pays en avant et bâtir une économie de qualité supérieure. Il nous faut voir si notre matériel d’appui à l’éducation est à jour. Nous avons fait face à beaucoup de problèmes, dont certains sont encore sans réponse Mais nous continuons à construire nos capacités  et à faire face aux problèmes qui surgissent. Tel est l’objectif que doit atteindre notre éducation », a souligné Paul Kagame. 

Le numéro un rwandais a rappelé que le pays continue à écrire et à préserver son histoire, en se complétant et en renforçant sa solidarité. «C’est bon de protéger nos acquis, de les sécuriser et de les rendre durables. Mais nous ne devons pas nous jeter la palme ou nous décourager. Il faut accélérer la vitesse et aller loin dans le développement. C’est quand on réalise plus qu’on se sent plus apaisé», a-t-il il encore dit.

Il a remercié les Rwandais et les institutions du pays pour les progrès atteints. Il a exprimé sa gratitude à l’institution de la santé des Rwandais pour ses bons résultats dans la lutte contre la malaria, le VIH/SIDA et beaucoup d’autres maladies contre la mère et l’enfant à la naissance. Sans une bonne santé, il est vrai qu’on ne peut rien atteindre.

Il a rappelé que ces bons résultats sont basés sur des volontaires qui rendent des services à tous les Rwandais. «Continuons toujours ces bons services dans la solidarité pour atteindre plus de performances», a-t-il exhorté. 

Le Président Kagame à remercié les Rwandais pour leur rôle en tout, notamment la sécurité. Il leur a demandé de bien travailler et de se préparer aux prochaines législatives, pour toujours le développement du pays et l’intérêt de chacun.

«Travaillons sur les bonnes politiques pour l’intérêt de tous les Rwandais, continuons à vivre solidaires et ensemble avec les pays voisins de la région et du continent, pour que nous puissions tous atteindre nos vœux», a conclu le Chef de l’Etat.

Notons que les délégations ministérielles du Congo, du Tchad, du Liberia, le Directeur Exécutif de l’ONUSIDA, et d’autres hôtes internationaux participent aux travaux du 15ème Dialogue National qui sera clôturé demain.

RNA

Journal Ukuri n°138

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