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EAC : Vers une utilisation plus conséquente du textile de la sous-région

Alors que la grande partie du coton de l’EAC est exportée vers l’étranger (85% de la production), l’EABC souhaiterait que la balance soit équilibrée et que cette production  profite à l’industrie du textile et de la mode dans la sous-région. Une question qui sera étudiée lors de la 2ème conférence et exposition sur le commerce et l’entrepreneuriat en Afrique de l’Est, prévue du 14 au 16 novembre 2017 à Dar es-Salaam en Tanzanie

Avec seulement 15% de sa production disponible dans la sous-région, l’industrie du coton de l’EAC peine à être compétitive. Un faible rendement influencé par les politiques des producteurs qui sont plus tourné vers l’exportation de cette matière première vers les pays étrangers. Une balance équilibrée entre importation et exportation permettrait d’alimenter le marché est-africain du textile qui disposerait d’une base en matière première traité localement et abordable.

Pour Mme Lilian Awija, directrice exécutive de l’EABC, l’ajout de valeur dans l’industrie du coton et du textile en accessoires esthétiques innovants, en design d’intérieur et en mode peut créer plus d’opportunités d’emploi dans la CAE.

A l’occasion de la 2ème conférence et exposition sur le commerce et l’entrepreneuriat en Afrique de l’Est, qui se tiendra du 14 au 16 novembre 2017 à Dar es-Salaam, l’EABC compte mettre en place une plate-forme permettant de créer des synergies et des liens entre les industries locales du coton et du textile avec les fournisseurs locaux et les créateurs de mode afin de proposer un plan d’action décrivant les politiques et modalités pour promouvoir la performance, la productivité et la qualité du secteur.

Le but sera donc de créer un marché du textile compétitif porté par le secteur de la mode qui connait depuis quelques années une exposition mondiale.

 

Moïse MAZYAMBO (Akeza)

Economie : Le retour du courant électrique, une vraie bouffée d’air pour le commerce.nu

Cela faisait longtemps que Bujumbura n’avait pas con cela. Disposer du courant électrique durant toute une journée était devenu un luxe, un privilège offert à un certains quartier de la capitale. Une situation qui n’arrangeait pas le quotidien de nombreux commerçants  pour qui l’électricité était un outil indispensable. Le retour de celui-ci depuis la fin septembre a un impact très positif sur l’activité commercial de nombreuses personnes. Elles en témoignent.

« C’était devenu  difficile de tenir le salon ouvert toute la journée à cause du manque d’électricité. Et ce, même si l’on utilisait des batteries pour travailler. Maintenant avec le retour de l’électricité, je ne ferme plus. Je peux charger ma batterie et en cas de coupure, je l’utilise en attendant le rétablissement du courant. Ce qui d’habitude ne dure pas très longtemps »,nous dit Arsène, coiffeur.

Faire fonctionner une activité commerciale qui nécessite du courant électrique en permanence lorsque celui-ci se fait rare est un sacré challenge pour les commerçants. Le retour du courant électrique vient enlever une épine du pied de nombreuses personnes. C’est le cas d’Arsène, propriétaire de salon de coiffure à Kinanira, son activité économique vit les retombés de ce retour de l’électricité. Des retombés positifs qui ont un impact direct sur ses revenus.

« Pouvoir offrir à ces clients de la boissons froide à tout moment de la journée est l’un des points forts de mon travail. Quand on n’avait pas de courant, c’était difficile. La plus part du temps on avait que de la boisson chaude et certains clients préféraient ne rien boire. Ce qui n’arrangeait pas nos affaires. Des fois, faute de client je pouvais fermer tout un après-midi et rouvrir le soir lorsque le courant sera rétabli pour avoir de la boisson plus ou moins froide à offrir à mes clients. Aujourd’hui le problème ne se pose plus. J’ai constamment de la boisson froide et ça ne peut qu’arranger mes affaires. Vivement que cela dure », nous dit un propriétaire de kiosque dans le quartier asiatique.

Si le manque d’électricité a souvent pesé sur le quotidien de nombreux commerçant en ralentissant le rythme de leur travail, il a également apporté une charge supplémentaire en solution alternative pour certaines activités qui ne pouvait se passer de courant électrique. C’est le cas des bureautiques, boucherie, imprimerie, cyber café qui pour maintenir leurs activités devaient avoir recours à des groupes électrogènes ce qui portait un coup sur les finances.

Avec le retour de l’électricité, ce coût se voit aujourd’hui réduit. Une bouffée d’oxygène pour les propriétaires de secrétariat public et autres cyber café et de manière générale à tous ceux qui tiennent des commerces et qui sont heureux de pouvoir avoir de manière assez permanente de l’électricité. Pour la majorité de ces commerçants un seul souhait les anime : ils espèrent tous que cela ne soit pas un écran de fumé.

 

Moïse MAZYAMBO

 

                                                      

                                                        Geraldine Mukeshimana, la Ministère de l’Agriculture et des Ressources Animales (MINAGRI).

Le gouvernement rwandais a récemment imposé une interdiction sur les exportations de lait cru afin d’améliorer la performance du sous-secteur, rapporte The NewTimes. Cette restriction commerciale s’adresse principalement à quatre districts de la Province de l’Ouest en l’occurrence Rubavu, Rutsiro, Nyabihu et Ngororero dont les pratiques de collecte, de transport et de vente ne répondent pas aux lignes directrices prescrites par le Ministère de l’Agriculture et des Ressources Animales (MINAGRI).

D’après Geraldine Mukeshimana (photo), en charge du portefeuille, le lait ne sera désormais expédié que sous une forme transformée par des entités accréditées.

Par ailleurs indique la responsable, les exploitants achemineront leur production vers des centres de collecte, pour une livraison ultérieure aux usines de transformation et devront disposer d’une carte de prestation de service en plus du permis de transport qu’ils doivent recevoir du Ministère.

Pour rappel, le secteur laitier est une filière clé à l’économie rwandaise. Il contribue pour environ 15% à la formation du PIB agricole et à hauteur de 6% au PIB national d’après les données du MINAGRI. Le pays produit environ 445 millions de litres de lait frais par an.

Espoir Olodo

                                  

Proparco et FMO ont investi 30 millions d’euros à parts égales dans la Banque Populaire du Rwanda (BPR). Le montant accordé sous forme de prêt a été arrangé par l’institution française. Filiale du fonds Atlas Mara, la Banque Populaire du Rwanda, active dans l’accompagnement des PME, est la deuxième établissement bancaire du pays en termes de dépôts.

La cérémonie de signature du prêt est intervenu le 14 octobre à Washington en marge des assemblées générales du FMI et de la Banque Mondiale. Les échanges de documents ont été paraphés par d’une part Gregory Clemente, CEO de Proparco et son homologue Linda Broekhuizen du FMO. D’autre part, Atlas Mara était représenté par Sanjeev Anand, directeur général de la branche banque.

Financial Afrik

Le Burundi bénéficie d’une subvention de 24,9 millions $ du FIDA en faveur de l’inclusion financière agricole

(Agence Ecofin) - Le Fonds international de développement agricole (FIDA) a accordé au Burundi, une subvention de 24,9 millions $, au profit du Projet d'Appui à l'Inclusion Financière Agricole et Rurale du Burundi (PAIFAR-B).

L’accord de financement a été signé le 3 octobre dernier, par Gilbert Houngbo, président de l’institution et Phil Domitien Ndihokubwayo, ministre des Finances, du Budget et de la Privatisation.

D’une durée de 7 ans, ce projet a un coût global de 38,6 millions $ et entend promouvoir d’une part, un environnement local favorable à l’inclusion financière; d’autre part, il vise à rehausser le taux d’inclusion financière en milieu rural agricole et non agricole, grâce à un renforcement des capacités techniques et matérielles des Etablissements de microfinance (EMF).

Il devrait bénéficier à 99 200 ménages ruraux, répartis dans les 17 provinces que compte le pays.  

Pour rappel, le projet est cofinancé par le Gouvernement burundais et les bénéficiaires, respectivement à hauteur de 2,6 millions $ et 2,1 millions $. 

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