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La banque mondiale a publié en ce mois de janvier le rapport des Perspectives Économiques Globales. Un document qui donne un aperçu des perspectives économiques mondiales pour l’année 2018 mais également – de manière plus avancé et selon les continents – pour les années 2019 et 2020. Tout cela accompagné de chiffres.

De premier abord, les nouvelles semblent être bonnes pour l’économie mondiale. En effet, selon la banque mondiale, la croissance économique mondiale va s’accélérer à 3,1 % en 2018 après avoir atteint un taux beaucoup plus élevé que prévu en 2017. Cependant, toujours selon la banque mondiale, cette reprise pourrait être de courte durée. « … A terme, le ralentissement de la croissance potentielle — qui mesure la vitesse à laquelle une économie peut progresser lorsque la main-d’œuvre et le capital sont pleinement employés — pourrait éroder les progrès enregistrés dans l’amélioration des niveaux de vie et la réduction de la pauvreté à travers le monde… », pouvait-on lire dans le communiqué publié par la banque mondiale sur son site internet.

En ce qui concerne le Burundi, l’année 2018 apporte de bonnes nouvelles pour ce qui est de la croissance. Après avoir connu 2 années où la croissance s’affichait en rouge (-3.9 en 2015 et -0.6 en 2016), 2017 aura été l’année de la reprise pour l’économie burundaise. Quoi que faible, l’économie a connu une croissance de 0,5% et connaitra un regain de 1% pour atteindre le 1,5% en 2018. Selon les chiffres de la banque mondiale, la croissance économique burundaise pourrait atteindre la barre de 2,5% d’ici à 2020.

De manière globale, cette relance économique – pour ce qui est de la zone d’Afrique Subsaharienne- est essentiellement dû à une modeste récupération en Angola, au Nigeria et en Afrique du Sud – les plus grandes économies de la région – supportée par une amélioration dans les prix des produits de base, des conditions de financement mondiales favorables, et un ralentissement de l’inflation qui a contribué à la hausse de la demande des ménages. Cependant, Jim Yong Kim, Président du Groupe de la Banque Mondiale exhorte les états à doubler de vigilance. « La reprise de la croissance mondiale est encourageante, mais l’heure n’est pas à l’autosatisfaction » a-t-il dit. Et d’ajouter « C’est une excellente occasion d’investir dans le capital humain et physique. Si les responsables politiques à travers le monde privilégient ces investissements essentiels, ils pourront améliorer la productivité nationale, accroître le taux d’activité et aider à réaliser le double objectif du Groupe : mettre fin à l’extrême pauvreté et promouvoir une prospérité partagée »

Ces perspectives de croissance apportent un nouveau souffle à l’économie locale et espérons-le permettront une relance effective de cette économie qui subit de nombreux remous depuis quelques années.

Akeza

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Les Présidents Paul KagamJoseph Pombe Magufuli ont décide ce dimanche à Isaka en Tanzanie de lancer la construction du chemin de fer Isaka-Kigali long de 400 Km.

Cet Accord a été conclu lors d’un déplacement d’un jour du Président Kagame en Tanzanie. Les travaux de construction de cette vie ferrée longue de 400 Km débuteront cette année.

«Nous voulons que les Ministres des Affaires étrangères de nos deux pays se rencontrent cette semaine et arrêtent les modalités de mise en place des fonds destinés à ce projet. Nous voulons que les travaux commencent immédiatement cette année, puisque les études sont déjà achevées», a indiqué le Président Magufuli.

Les deux pays sont prêts à solliciter un prêt pour la construction de cette route afin que la pierre de lancement des travaux soit posée cette année.

La Tanzanie a déjà commencé a construire cette voie en deux phases qui sont Dar-es-Salaam-Morogoro, 330 Km ; et Morogoro-Makutupora, 426 Km.

De son côté, le Présidente Kagame a exprimé sa gratitude à son homologue tanzanien pour son soutien lors de son élection à la tête de l’UA pour l’Année 2018. Il s’est réjoui de collaborer avec Magufuli et les autres Chefs d’Etats africains pour remplir sa mission.

Ce chemin de fer est vital pour le Rwanda qui n’a pas accès à la mer et qui fait transiter 70% de ses marchandises importés et exportés par ce corridor.

RNA

Si l’Afrique porte un véritable gisement en termes de ressources humaines à l’horizon 2050, pour l’heure, sa jeunesse est son talon d’Achille. En effet, les taux de chômage et de sous-emploi chez les jeunes africains sont des plus importants dans le monde et augmentent chaque année.

C’est que les systèmes éducatifs actuels du continent ne parviennent pas à fournir à ses jeunes des compétences adéquates, même au niveau le plus élémentaire. Ce n’est donc pas pour rien que la 6e édition des Dialogues des Atlantiques, qui poursuit ses travaux à Marrakech, a consacré toute une plénière à la thématique.

En pleine transition économique, l’Afrique se retrouve aujourd’hui dans une situation meilleure qu’elle ne l’était auparavant. «Mais cette situation est encore loin d’être idéale», comme l’ont rappelé les différents panélistes et participants à cette rencontre.
Pour des millions de jeunes Africains sans emploi, mais férus de technologie, la révolution numérique de l’Afrique présente d’énormes possibilités, encore faut-il préparer cette révolution technologique et en faire une priorité, insiste Assia Bensalah Alaoui, ambassadeur itinérant de S.M. Mohammed VI.

«Changer le discours africain passe par l’éducation et la communauté savante doit y être impliquée en amont et en aval», ajoute-t-elle. Pour Kassie Freeman, ancienne présidente de la Comparative International Education Society et actuellement présidente du consortium de la diaspora africaine, c’est de la responsabilité des agences gouvernementales et des politiques publiques que de combler le fossé numérique avec des stratégies pensées à long terme.

D’après les projections, le continent comptera en 2050 un tiers de la population jeune de la planète, contre un cinquième actuellement. Il importe donc d’adapter au contexte les politiques publiques axées sur la jeunesse. Pour Assia Bensalah Alaoui, il faut des ressources financières stables, de bons partenariats régionaux et internationaux ou encore faire appel à la diaspora comme ce fut le cas au Rwanda.

Ce pays a réussi, 20 ans après le génocide, à transformer totalement son système éducatif faisant le pari d’un avenir high-tech, grâce aux ingénieurs formés par les universités. Cependant, estime Silas Lwakabamba, ancien ministre de l’Education du Rwanda, «on ne peut faire l’économie d’un enseignement technique et professionnel de qualité. C’est le seul moyen d’absorber le chômage des jeunes».

Pour les intervenants, il est essentiel que les États africains aillent plus loin dans leur collaboration, car l'évolution économique, sociale et culturelle ne pourra se faire sans une réelle stratégie de collaboration entre pays africains.

Le visa, un instrument désuet

Si le capital humain est l’avenir de l’Afrique, le continent est en train d’assister à un drame qu’est l’immigration de ses jeunes. Pour juguler ce fléau, il faut instaurer une relation encore plus poussée entre le Nord et le Sud. Une collaboration qui irait en profondeur pour essayer de débloquer tout le potentiel économique de l’Afrique, et qui nécessiterait des fonds importants, insiste Miguel Angel Moratinos, ancien ministre espagnol des Affaires étrangères, qui a d’ailleurs fustigé le «visa» qu’il estime être «un instrument complètement désuet». Pour Moratinos, il s'agit d'un obstacle psychologique qui empêche de regarder les Africains autrement que comme des immigrants potentiels.

 

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Dans le souci de poser les bases d’un réel développement, les nouveaux investissements pour les infrastructures ont atteint $ 1,5 milliards et il faut citer ici la construction en cours du nouvel aéroport de Bugesera, selon le Président Paul Kagame.

«La construction de ce nouvel aéroport de Bugesera se poursuit bien. Des stratégies ont été aussi prises pour promouvoir le tourisme qui porte actuellement ses fruits. Au cours de cette année, le Rwanda a abrité 169 conférences internationales qui ont rapporté à nos hôtels et à nos avions qui ont eu à transporter beaucoup de visiteurs. A leur retour chez eux, ces derniers parlent de bons services dont ils ont bénéficié au Rwanda et ils deviennent nos meilleurs ambassadeurs. Il est important pour les Rwandais d’améliorer les services quand ils reçoivent les visiteurs», a-t-il indiqué.

Le Président rwandais a tenu ces propos lors de son message inaugural devant plus de trois mille participants alors qu’il ouvrait les travaux du 15ème Dialogue National et qu’il présentait aux Rwandais l’Etat de la Nation. 

Il a informé que le pays continue de s’affermir dans sa reconstruction sur la base de son unité déjà consolidée. Ce qui constitue une fierté méritée pour tous les Rwandais. C’est grâce à cet atout que les Rwandais peuvent mieux travailler, notamment sur certains aspects prioritaires qui ont permis de rehausser le pays, toujours selon le Président  Kagame. 

La conséquence est que les importations ont été réduites de 3%, tandis que la balance commerciale a été aussi réduite de 20%.  En même temps 8.000 nouveaux emplois ont été créés dans les industries cette année. Le commerce des mines a été renforcé grâce à la valeur ajoutée, et il a dépassé toutes nos exportations. Il a fait remarquer que l'électricité a augmenté parce que le Gouvernement a travaillé avec le Secteur Privé pour réduire les coûts. Les utilisateurs de l’énergie se sont accrus et ont réalisé plus. 

«Nous continuons des programmes pour que les ménages aient accès à l’énergie, toujours grâce au bon partenariat entre le Gouvernement et le Secteur Privé», a poursuivi le Chef de l’Etat.  

Le secteur de l’agri-élevage a atteint une croissance de 8 %.

Toujours en citant certaines réalisations atteintes ces derniers temps, le Président Kagame a dit que ce secteur de l’agri-élevage occupe une place importante dans l’économie nationale et qu’il a atteint une croissance de 8 %, malgré l’attaque des cultures par des vers et une sécheresse prolongée dans certaines parties du pays.

«Ce sont les efforts des habitants qui ont permis cette transformation. Je les remercie en les exhortant de continuer sur la lancée. Ils ont pu obtenir les intrants sans la corruption. L’irrigation des cultures a aidé dans la hausse de la production. Nous devons investir dans les semences pour rehausser la valeur et ne pas dépendre de l’extérieur. Il est encourageant de voir que nos enfants terminent leurs études tout en ayant initié leur business dans l’agriculture », s’est exprimé le Chef de l’Etat.

Il a estimé que le développement suit sont bon rythme normal. Ce qui n’empêche pas de s’interroger si le pays fournit le maximum de tous ses efforts ses capacités, en privilégiant d’atteindre les conditions de vie des Rwandais sans laisser personne derrière.

L’éducation à tous les niveaux constitue aussi une priorité. « Donner une bonne éducation de qualité adaptée aux temps actuels, voir si le pays fournit les connaissances, des capacités, et tout le nécessaire afin de propulser le pays en avant et bâtir une économie de qualité supérieure. Il nous faut voir si notre matériel d’appui à l’éducation est à jour. Nous avons fait face à beaucoup de problèmes, dont certains sont encore sans réponse Mais nous continuons à construire nos capacités  et à faire face aux problèmes qui surgissent. Tel est l’objectif que doit atteindre notre éducation », a souligné Paul Kagame. 

Le numéro un rwandais a rappelé que le pays continue à écrire et à préserver son histoire, en se complétant et en renforçant sa solidarité. «C’est bon de protéger nos acquis, de les sécuriser et de les rendre durables. Mais nous ne devons pas nous jeter la palme ou nous décourager. Il faut accélérer la vitesse et aller loin dans le développement. C’est quand on réalise plus qu’on se sent plus apaisé», a-t-il il encore dit.

Il a remercié les Rwandais et les institutions du pays pour les progrès atteints. Il a exprimé sa gratitude à l’institution de la santé des Rwandais pour ses bons résultats dans la lutte contre la malaria, le VIH/SIDA et beaucoup d’autres maladies contre la mère et l’enfant à la naissance. Sans une bonne santé, il est vrai qu’on ne peut rien atteindre.

Il a rappelé que ces bons résultats sont basés sur des volontaires qui rendent des services à tous les Rwandais. «Continuons toujours ces bons services dans la solidarité pour atteindre plus de performances», a-t-il exhorté. 

Le Président Kagame à remercié les Rwandais pour leur rôle en tout, notamment la sécurité. Il leur a demandé de bien travailler et de se préparer aux prochaines législatives, pour toujours le développement du pays et l’intérêt de chacun.

«Travaillons sur les bonnes politiques pour l’intérêt de tous les Rwandais, continuons à vivre solidaires et ensemble avec les pays voisins de la région et du continent, pour que nous puissions tous atteindre nos vœux», a conclu le Chef de l’Etat.

Notons que les délégations ministérielles du Congo, du Tchad, du Liberia, le Directeur Exécutif de l’ONUSIDA, et d’autres hôtes internationaux participent aux travaux du 15ème Dialogue National qui sera clôturé demain.

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(Agence Ecofin)--Dans une analyse de marché, Goldman Sachs recommande à Bharti Airtel de sortir des marchés du Kenya, du Rwanda et de la Tanzanie et de vendre ses tours télécoms dans cinq marchés non-rentables pour réduire ses charges et augmenter ses marges en Afrique. La banque d’investissement insiste sur une évidence à laquelle s’était déjà rendu Sunil Bharti Mittal, le président du groupe télécoms indien, en janvier 2017. Prenant part au World Economic Forum de Davos en Suisse, l’homme d’affaires avait dévoilé l’intention de la société de fusionner et de céder certains de ses actifs

Goldman Sachs insiste sur la sortie de Bharti Artel du Kenya, du Rwanda et de Tanzanie parce que ces trois marchés enregistrent les marges financières les plus faibles de toutes les filiales du groupe en Afrique. Des gouffres financiers en somme. La banque d’investissement souligne que c’est grâce à des cessions stratégiques engagées par le groupe en Afrique depuis 2015, d’une valeur de 3,3 milliards de dollars US, qu’il a pu aujourd’hui, réduire sa dette de près de 40%.

Cette réduction de la dette combinée à l’amélioration des marges du bénéfice avant intérêts, impôts, dépréciation et amortissement (Ebitda) a aidé la branche africaine de Bharti Airtel à enregistrer un profit positif au premier trimestre de l’année financière de 2018. Au 31 septembre dernier, Airtel Afrique a déclaré un profit de 48 millions de dollars US. L’année dernière, c’est 91 millions de dollars de perte que l’entreprise déclarait.

Goldman Sachs conseille aussi à Bharti Airtel une acquisition de 9Mobile au Nigeria. La banque explique qu’en additionnant simplement les parts de marché d’Airtel Nigeria et de 9Mobile, la part de marché fusionnée est légèrement plus grande que celle de l’actuel opérateur leader qu’est MTN Nigeria.

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