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Le fournisseur national d'électricité en République démocratique du Congo a averti à Kinshasa qu'il devrait réduire à "près de la moitié" sa production si la baisse du niveau des eaux du fleuve Congo continuait.

"Si la tendance actuelle en pluviométrie ne s'améliore pas, Snel (Société nationale d'électricité) sera contrainte de limiter le fonctionnement de ses machines", a déclaré à l'AFP Médard Kitakani, porte-parole de cette société au capital détenu par l'État congolais.

"La perte de production pourrait se situe entre 350 et 400 mégawatts selon nos propres estimations alors que la production actuelle oscille autour de 900 mégawatts", a ajouté M. Kitakani. "Si la tendance à la baisse des eaux persiste, Snel perdra un peu moins de la moitié de sa production", a-t-il dit.

L'essentiel de la production en RDC est réalisée par deux centrales hydroélectriques vieillissantes situées sur le Congo, à 260 km en aval de Kinshasa, à côté d'une dizaine d'autres petites centrales disséminées à travers le pays.

"Dans l'ensemble du réseau, il a été enregistré un déficit de pluviométrie en amont de Kinshasa avec comme conséquence des eaux qui ont baissé de moitié comparé à la même période l'année dernière", a expliqué Cédric Tshumbu, un responsable de la société assurant la surveillance et l'entretien des cours d'eau de RDC.

"Tout dépend de la météo. La situation pourrait s'améliorer d'ici le mois de mai lors de la grande saison des pluies", a-t-il toutefois ajouté.

La RDC est classée parmi les États africains disposant d'un faible taux de desserte en électricité qui varie entre 9 et 15% pour ses 70 millions d'habitants malgré un important potentiel hydroélectrique non exploité.

Avec AFP

Alors qu'il marche dans les rues de Kigali, Henri Nyakarundi est frustré de ne pas pouvoir charger son téléphone. Cinq ans plus tard, il revient de son pays avec une invention : un kiosque solaire permettant de recharger son téléphone et de se connecter à l'internet, autogéré par un entrepreneur.

Henri Nyakarundi est né au Rwanda en 1978. Après le génocide, sa famille part s'installer au Burundi en 1996. Il n'y restera qu'une année, avant de partir faire ses études d'informatique aux Etats-Unis, dans une université de Géorgie.

Quand il revient à Kigali pour la deuxième fois de sa vie en 2008, il n'en revient toujours pas. "Tout le monde avait un portable dans la main", se rappelle-t-il, étonné d'un tel changement depuis sa dernière visite, sept ans plus tôt. "Mais je n'avais nulle part pour charger mon portable comme j'en avais envie".

"Les études, c'était très important pour ma famille, et je me rappelle que l'entrepreneuriat n'était pas très bien vu donc on poussait à faire des études et acquérir un bagage intellectuel", se remémore-t-il.

"Mais j'ai toujours eu le goût de l'entrepreneuriat".

Un modèle du kiosque solaire inventé par Henry Nyakarundi.

Un modèle du kiosque solaire inventé par Henry Nyakarundi.

 

"J'étais naïf sur le processus"

Quand il revient à Kigali, une idée lui trotte dans la tête. Est-ce qu'il existerait un objet qui permettrait de charger son portable dans la rue ? Après de vaines recherches, il commence à imaginer un objet, qui deviendra quatre ans plus tard le kiosque à énergie solaire.

Il crée alors le projet Ared (African renewable energy distributor) et se lance dans la course aux investisseurs.

"Au début, j'ai été naïf sur le processus, ça a été extrêmement difficile car il faut un capital énorme et une bonne expertise!", assure Henri.

"Ça a finalement pris trois années pour développer le concept", explique l'inventeur. Entre 2010 et 2013, il réussit à réunir pas loin de 500 000 dollars pour lancer la fabrication.

Un kiosque solaire à Kigali, au Rwanda, le 14 février 2017.

Un kiosque solaire à Kigali, au Rwanda, le 14 février 2017.

 

Une invention pour lutter contre le chômage

Après avoir trouvé l'utilité de l'objet, Henry souhaitait aussi rendre : "Nous sommes une entreprise sociale ; nous souhaitions combattre le chômage des jeunes et des handicapés" avec un concept qui utilise des énergies renouvelables.

Pour Henri, le micro-entrepreneuriat est la solution face au chômage au Rwanda. L'Ared recrute et forme les futurs gérants qui doivent s'acquitter d'environ 50 dollars pour les hommes, 25 dollars pour les femmes, pour commencer à exploiter le kiosque.

Ils peuvent offrir le chargement de 30 téléphones à la fois, et tous les bénéfices leur sont propres. D'autres services sont également proposés : paiement de factures, des impôts et un accès à l'intranet pour consulter ses e-mails.

 
 

 

Les kiosques offrent aussi l'accès aux informations et à la radio.

De son côté, l'Ared tente de monétiser grâce à de la publicité installée sur les kiosques. Pour l'instant, 25 kiosques sont présents au Rwanda.

Le plus important pour Henri Nyakarundi, est que l'invention soit " un modèle qui a un impact social".

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L’Etat s’apprête à céder ses participations dans le capital d’I&M Bank. Le produit de la vente sera directement réinvesti dans la construction d’un nouvel aéroport. Un deal pensé par Kigali pour renforcer son leadership sous-régional sur le marché de l’aérien.

Le Rwanda ne cesse d'avancer ses pions pour remporter le pari de devenir un incontournable sur le plan économique à travers le continent. En témoigne encore la dernière décision du gouvernement : vendre ses participations dans le capital d'I&M Bank Rwanda, parmi les plus importantes institutions bancaires du pays pour financer son projet de nouvel aéroport. L'annonce vient d'être faite par Claver Gatete, ministre des Finances et de la Planification économique.

En effet, Kigali va céder ses 99 030 300 actions, soit 19,61% du capital de la banque via une introduction en bourse (IPO) qui aura lieu le 14 février prochain. Cette opération qui marquera la cotation en bourse de cette filiale rwandaise du groupe bancaire kenyan I&M Bank, qui fait partie des plus importantes du pays, désignée en 2014 par le magazine Global Finance, meilleure banque des marchés émergents. Elle sera la quatrième société locale inscrite à la jeune Rwanda Stock Exchange, après la banque sera la quatrième société locale à la Bourse, à la suite de la Banque de Kigali, Bralirwa et Crystal Telecom.

« Le gouvernement attend 11,5 milliards RWF de la vente de sa participation dans I&M Bank Rwanda. L'argent sera investi dans les capitaux propres initiaux de l'aéroport de Bugesera », a déclaré Claver Gatete.

L'objectif de Kigali : améliorer la compétitivité du Rwanda en tant que plaque tournante du marché sous-régional de l'aérien. Le projet de construction de l'aéroport de Bugesera, une ville située à 25 Km de Kigali, rentre en effet dans la cadre des Visions 2020 et 2050 du gouvernement visant doper la performance de ce pays d'Afrique de l'Est dans tous les secteurs de l'économie et dans lequel l'aérien occupe une place prépondérante. La dynamique de développement dans laquelle évolue la compagnie aérienne nationale, RwandAir, -avec notamment ses nouvelles dessertes en Afrique de l'Ouest ou en Amérique- en témoigne de la détermination des autorités.

Et le projet de construction du nouvel aéroport de Bugesera avance bien. Le gouvernement a signé, en septembre dernier, un contrat avec la société portugaise Mota-Engil Africa qui en sera le maitre d'œuvre. Pour un coût total de 800 millions de dollars, il sera financé en partie par la firme portugaise à hauteur de 418 millions de dollars. Les travaux de la première phase comprenant un terminal d'emballement et passager 4,2 km, devrait démarrer en juin 2017 pour être opérationnelle d'ici la fin de 2018.

La Tribune Afrique

(Agence Ecofin) - Pour des scientifiques de l'Institut royal belge des sciences naturelles, la production prochaine de pétrole dans le lac Tanganyika revêt un caractère dangereux pour l’environnement et les communautés riveraines. Ils l’ont fait savoir dans un rapport publié dans la célèbre revue scientifique SCIENCE, dans un article intitulé ‘’les périls de l’extraction du pétrole dans le lac Tanganyika’’.

L’étude a été réalisée en s’appuyant sur la pollution qui a résulté de l’exploitation de l’or noir dans le Delta du Niger, qui a détruit non seulement la flore marine dans cette partie du Nigéria mais aussi mis fin à toute activité de mise en valeur de la terre dans les localités qui bordent le cours d’eau. Selon le Docteur Erik Verheyen, l’un des scientifiques concernés, l'extraction et le transport du pétrole sont sujets à des accidents.

Il a indiqué qu’en cas d’accident dans le lac Tanganyika, il faudrait des milliers d’années pour épurer le cours d’eau du pétrole brut, ce qui affecterait considérablement la santé, l'approvisionnement en eau et la sécurité alimentaire des communautés locales.

Cette nouvelle survient alors que les préparatifs pour l'exploration du pétrole et du gaz dans le lac Tanganyika s'intensifient. D’ailleurs, les responsables des quatre pays que traverse le lac (la Tanzanie, la Zambie, le Burundi et la RDC) ont décidé de se rencontrer dans quelques jours pour discuter des perspectives d’activités conjointes dans l’exploration du lac. La rencontre aura lieu à Kalemie, une ville portuaire de l’ouest de la RDC.

Il faut rappeler qu’en octobre dernier, la RDC et la Tanzanie avaient décidé, à travers un protocole d’accord, d’explorer ensemble le lac. Plus de 10 millions de personnes dépendent fortement de l’écosystème du lac Tanganyika.

Olivier de Souza

Facebook profite de la journée mondiale de la cyber-sécurité pour communiquer sur ses efforts dans ce volet. Il est question surtout de soutien à la société civile, surtout celles spécialisées dans la protection de l'enfance.

Facebook sensibilise à la sécurité sur Internet. A l'occasion de Safer Internet Day (en français, Internet sans crainte, un événement mondial annuel organisé par le réseau européen Insafe), le réseau de Mark Zuckerberg a annoncé avoir lancé une série d'initiatives visant à rendre Internet plus sûr pour les africains, en particulier les enfants et les jeunes. Le réseau s'associe à des organismes du secteur public et des organisations non gouvernementales africaines sous le slogan : « Agissons ensemble pour un Internet meilleur ! ».

Il s'agit notamment de partenaires tels que : Watoto Watch au Kenya, une association spécialisée dans la protection de l'enfance, le Centre international pour le développement du Leadership et le Centre d'habilitation technologique des femmes au Nigeria, le Comité des films et publications d'Afrique du Sud, l'association JOXAfrica, elle aussi spécialisée dans la cause de l'enfance au Sénégal, Tech Women au Zimbabwe ainsi que J Initiative et la fondation Ghana Internet Safety du Ghana.

Facebook leur apporte un soutien financier et marketing qui leur permet de sensibiliser le public à la sécurité en ligne. Facebook organise également un événement à Johannesburg (Afrique du Sud) et à Nairobi (Kenya) en vue de promouvoir l'importance de la sécurité en ligne pour les étudiants, les enseignants, les parents et les législateurs.

De "nouveaux" dispositifs pour améliorer la sécurité

Le volet sensibilisation n'est qu'une partie de la chaîne de mesures que prend Facebook à fin de sécuriser son espace. « The social network » développe parallèlement des produits qui permettent aux communautés de garder le contrôle et de se soutenir mutuellement pendant les crises, tout en garantissant leur sécurité en ligne. L'exemple le plus concret est le bouton « je suis en sécurité » et qui avait valu au réseau social de nombreuses critiques du fait qu'il ne concernait que certains pays occidentaux et qui a été enfin généralisé.

La dernière « innovation » que vient de proposer Facebook est une nouvelle couche de sécurité pour la protection des comptes utilisateurs contre les hackers: les clés de sécurité U2F. Il est désormais possible de verrouiller son compte avec une clé physique. Il est possible de configurer son compte afin qu'il ne s'ouvre que si ces petites « clé usb », disponibles dans les marchés à partir d'une dizaine d'euros, sont branchées sur le PC. Une option qui rends la tâche de pirater votre compte beaucoup plus compliqué. L'option était déjà disponible chez Google et Dropbox, entre autre. Par ailleurs, Facebook précise que chacun de ses nouvelles fonctionnalités intègre des mesures de confidentialité et de sécurité afin de protéger vos informations.

Le réseau social a également revu la conception de son Centre de sécurité, une interface qui fournit aux utilisateurs des informations les aidant à contrôler leurs données et à garantir leur sécurité. Disponible dans plus de 50 langues, il est disponible sur les appareils mobiles et comprend des vidéos d'explication étape par étape.

La Tribune Afrique

Journal Ukuri n°152

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Amasaha by Patricko Rwanda Novembre 2018