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42%. C'est le taux de croissance des utilisateurs africains du réseau social Facebook. Une tendance qui a encouragé la multinationale à renforcer sa présence physique sur le continent, plus précisément à Johannesburg.

Facebook continue sa conquête africaine. En un an, le nombre de personnes connectées au réseau social sur le continent a augmenté de 42 % pour dépasser les 170 millions d'utilisateurs actifs par mois, en 2016. La majorité de ces abonnées, à savoir 94% d'entre eux, accède au site à travers un appareil mobile. Selon Carolyn Everson, VP Global Marketing Solutions, sept africains connectés sur 10 utilisent la plateforme.

Nouveaux locaux à Johannesburg

Pour renforcer son positionnement sur le continent et le rentabiliser, l'équipe de Facebook en Afrique s'est étoffée en parallèle à l'augmentation du nombre de ses utilisateurs, particuliers et entreprises, et à l'évolution de son écosystème de développeurs, d'entrepreneurs et de partenaires. D'ailleurs, l'entreprise de Mark Zuckerberg a déménagé ses bureaux de Johannesburg dans de nouveaux locaux « qui permettront à la société de stimuler l'innovation par le biais de ses partenariats et d'offrir un foyer africain à la culture Facebook », comme exprimé dans un communiqué de presse de la multinational.

Il devient ainsi clair que l'Afrique devient un stratégique relai de croissance pour l'entreprise qui pèse aujourd'hui plus que 400 milliards de dollars en Bourse.

« Depuis que Facebook a établi une présence directe en Afrique subsaharienne en 2015, elle s'est renforcée de jour en jour », a indiqué Nunu Ntshingila, directeur régional de Facebook pour la région Afrique.

LT

Cette phrase est écrite et prononcée dans tous les rapports des institutions internationales, tous les forums et rencontres de haut niveau : "Pour progresser, l'Afrique doit se focaliser sur la recherche scientifique, la technologie et l'innovation". Malgré le fait que cette ambition est affichée par quasiment tous les pays, prenant forme de plan ou de stratégie nationale, peu d'entre eux arrivent à tirer leur épingle du jeu, pour faire de la science et la technologie un moteur de développement.

Même si globalement, les capacités scientifiques, technologiques et innovatrices de l'Afrique s'améliorent, les pays du continent ne font pas assez pour booster leurs capacités. C'est en substance le propos de l'African Capacity Report 2017, publié par The African Capacity Building Foundation, une organisation continentale fondée par les gouvernements africains et les partenaires de développement.

Le document classifie les pays africains selon un indice appelé African Capacity Index (l'indice de la capacité africaine, ndlr), calculé selon une évaluation qualitative et quantitative d'éléments comprenant l'environnement politique, la mise en œuvre des politiques encourageant l'innovation et la recherche scientifique, les performances de développement au niveau national et les résultats en matière de développement de capacités.

Sur le podium de l'innovation et de la recherche, l'on retrouve le Maroc, la Tanzanie et le Rwanda. Le royaume chérifien a obtenu un score de 71,6, la Tanzanie, de 68,8 et le Rwanda, de 68,2.

Innovation

De façon globale, les résultats de l'indice sont généralement « satisfaisants ». Neuf pays se situent dans la tranche supérieure du classement, 33 dans la tranche moyenne et deux dans la tranche inférieure, mais aucun pays ne figure dans la tranche la plus basse.

Autrement dit, tous les pays d'une façon ou d'une autre disposent du « minimum syndical » pour développer leurs capacités de recherches et d'innovation. Bien entendu, beaucoup reste à faire. L'analyse des résultats de l'indice montre que d'une année à l'autre, la majeure partie des pays ont pu améliorer l'état de leurs capacités scientifiques technologiques et innovatrices.

Durant la dernière décennie, la plupart des pays africains se sont enfin rendu compte du rôle potentiel des sciences et des technologies dans l'enseignement supérieur. Cette prise de conscience se manifeste surtout par l'augmentation des taux d'inscription dans les universités et de construction des institutions universitaires : le Kenya en comptait 67 parmi les meilleures en Afrique en 2014. En Ethiopie, le nombre d'universités publiques est passé de 7 en 2007 à 34 en 2012. Le Rwanda par contre, a fusionné toutes les universités, en vue de concentrer les ressources et améliorer la collaboration entre les chercheurs. Cependant, le problème qui se pose est que l'accent a été essentiellement mis sur les compétences techniques non fondamentales, telles que les sciences humaines et les sciences sociales plutôt que sur la recherche fondamentale.

Cette tendance provient principalement du fait que les coûts de la formation en science et en ingénierie sont substantiellement élevés. Une réalité qui laisse des étudiants talentueux, mais pauvres, en marge de ces filières. La plupart des pays africains ont mis en place des politiques de partage des coûts dans l'enseignement supérieur. C'est le cas de la Namibie et du Zimbabwe. Le Ghana, la Tanzanie et la Zambie ont mis en place un système double qui accepte les étudiants à titre payant et les boursiers. En Namibie et en Afrique du Sud, tous les étudiants de l'enseignement supérieur s'acquittent de frais de scolarité et des facilités de prêt sont accordées aux étudiants issus de milieux défavorisés. De même, des programmes de prêt ont été adoptés dans d'autres pays comme la Tanzanie, le Lesotho, le Ghana et le Kenya pour répondre aux besoins financiers des étudiants qui sont dans le besoin.

L'ambition est là, pas les moyens

Sur le papier, la plupart des pays du continent dispose d'un environnement politique propice à l'innovation. Presque tous les pays disposent d'un programme gouvernemental pour la recherche et du développement. Ces plans intègrent les secteurs privés et publics, les universités, les incubateurs de startups... Seulement, ils ne donnent pas de résultats tangibles.

capacité

Autre frein à l'élaboration des politiques nationales de sciences, technologie et d'innovation efficaces, l'absence d'une évaluation complète des besoins des secteurs public et privé, y compris ceux des établissements d'enseignement supérieur. Dans beaucoup de pays, des « lacunes disciplinaires » impactent la qualité des recherches, comme la capacité des organismes à répondre aux demandes du marché.

La fuite des cerveaux n'est également pas sans impact. Le départ de profils pointus nuit massivement à la qualité et la pertinence pratique des recherches. Pour les retenir, il ne suffit pas d'améliorer leurs salaires, mais leur permettre les moyens de leurs ambitions... autrement dit : investir !

Des fonds pour la recherche, mais loin d'être assez

D'un point de vue régional, en Afrique de l'Est et Centrale, les dépenses de R&D sont encouragées par le secteur public et le secteur privé. Le Kenya est parmi les pays africains avec les dépenses de R&D les plus élevées avec 0,79 % du produit intérieur brut (PIB) en 2010. Ce pourcentage devrait augmenter avec la création du Fonds national pour la recherche, qui devrait recevoir 2% du PIB par an. L'Afrique australe présente une grande disparité en matière de dépenses de R&D, les niveaux se situant entre 0,01 % au Lesotho et 1,06 % au Malawi. En Afrique du Sud, la diminution des financements privés pour la R&D a été énorme depuis la crise financière mondiale, malgré l'augmentation des dépenses publiques dans le domaine de la recherche, ce qui explique en partie la diminution du rapport dépenses relativement au PIB qui se situe entre 0,89 % en 2008 et 0,73 % en 2012.

En Afrique du Nord, les dépenses sont généralement plus élevées qu'en Afrique subsaharienne, même si elle n'a pas encore atteint le seuil de 1 % : 0,79 % au Maroc en 2015, 0,68 % en Égypte en 2013 et 0,86 % en 2014 en Libye. En Tunisie, les dépenses en recherches ont subi une diminution de 0,71 % en 2009 à 0,68 % en 2012. Mais ce n'est pas parce que l'Afrique du Nord dépense plus qu'elle fait mieux. Comme dans le reste du continent, le manque de capacités en ressources humaines et matérielles porte préjudice à des mesures pourtant ambitieuses.

Pour que l'Afrique devienne compétitive à l'échelle mondiale et pour qu'elle puisse combler le déficit de développement avec le reste du monde, les doivent investir plus. Aujourd'hui, la moyenne du volume investi dans la recherche ne dépasse pas les 0,5% du PIB. Le chiffre est, évidemment, loin d'être suffisant pour que l'Afrique réalise son « éveil » scientifique et technologique. L'organisation appelle les pays à honorer leur engagement d'investir 1% du PIB dans la R&D. Pour les pays les plus ambitieux, il faudra porter ce volume à environ 3% du PIB. Les pays africains doivent mettre en place des systèmes de financement durables pour les sciences et la R&D. Des systèmes qui disposent d'un financement compétitif et adapté pour réorienter l'écosystème de la recherche pour qu'il s'intéresse aux technologies et aux innovations durables conçues et détenues par les entreprises émergentes et les startups. L'urgence est aussi d'impliquer le secteur privé dans l'innovation. Aujourd'hui, dans la plupart des pays africains, la majeure partie de l'investissement intérieur dans la R&D provient du gouvernement.

L'Afrique doit soutenir l'Afrique...

La collaboration panafricaine doit être également être mise en avant. Selon l'organisation, des organismes régionaux comme la Communauté d'Afrique de l'Est, la CEDEAO et la Communauté de développement d'Afrique australe devraient élaborer et mettre en œuvre des stratégies pour établir des systèmes régionaux de sciences technologie et innovation. L'idée est de se concentrer sur l'établissement d'infrastructures communes et régionales de R&D et l'harmonisation des normes techniques et réglementaire de la recherche en Afrique mais aussi l'encouragement des partenariats public-privé au-delà des frontières nationales et la facilitation de l'adoption de cadres régionaux de protection des droits de propriété intellectuelle. L'organisation va d'ailleurs encore plus loin en encourageant le développement d'universités régionales.

Tribune Afrique

D'après les autorités ougandaises, Kampala vient de solliciter un prêt de 500 millions de dollars de la Chine, destiné à servir à la construction d'environ 600 km de routes à travers la zone ouest du pays. Il s'agit du deuxième prêt sollicité auprès de la Chine cette année pour financer des projets d'infrastructures.

Les autorités du pays viennent d'annoncer avoir sollicité auprès de l'Empire du milieu un nouveau prêt de 500 millions de dollars pour prendre en charge la construction d'infrastructures routières de 600 km dans l'ouest de l'Ouganda.

« Nous avons eu des contacts avec l'Exim Bank chinoise pour ce prêt. Actuellement nous recherchons un maître d'œuvre chinois, ce qui est la condition préalable à toute discussion sérieuse avec la banque », a confirmé Mark Ssali, responsable des affaires publiques et des entreprises à l'UNRA, la structure d'Etat en charge des routes.

Selon lui, cette infrastructure routière est très importante et stratégique pour l'Ouganda. Kampala a découvert récemment des réserves de pétrole estimées à 6,5 milliards de barils le long de sa frontière avec la République démocratique du Congo. Alors qu'il a l'intention d'en lancer l'exploitation d'ici 2020, l'absence d'infrastructures dans cette région risque de compliquer lourdement le projet. C'est la deuxième fois en 60 jours que le gouvernement ougandais se tourne vers la Chine. Mi-janvier dernier, l'Ouganda a initié une négociation d'un prêt de 2,3 milliards de dollars auprès de l'Exim Bank de Chine pour la construction d'une ligne ferroviaire de 273 km devant relier Kampala à Malabo.

Le pays prévoit la construction d'un grand réseau ferroviaire standard de 1700 km pour se relier avec des lignes identiques existantes au Kenya. Ces jonctions ferroviaires permettront d'augmenter le volume des échanges commerciaux entre le port maritime de Mombasa, au Kenya, et son vaste réseau s'étendant au Soudan du Sud, à l'est de la République démocratique du Congo, au Rwanda et au Burundi. Mais ployant sous plusieurs emprunts, le gouvernement inquiète plus d'un.

Le gouvernement critiqué pour ses emprunts à répétition

L'annonce de la sollicitation du  nouveau prêt auprès de la Chine a suscité les critiques de la presse, d'une partie de la classe politique et de certains analystes. Les uns et les autres craignent un étouffement de l'économie ougandaise par les dettes devenues trop volumineuses.

« Vu la hausse de la dette et le mauvais usage qui en est fait, il est fort possible que nous connaissions à nouveau les affres de l'endettement », a confié Julius Kapwepwe, directeur des programmes au sein du think thank Uganda Debt Network, à Reuters.

Selon lui, l'habitude que le gouvernement ougandais a de se tourner très souvent vers les crédits chinois risque de refaire tomber le pays dans les difficultés liées à une dette trop élevée, une situation qui rappelle le début des années 2000. A en croire la Banque centrale de l'Ouganda, la dette du pays s'est accrue, passant de 3,8 milliards de dollars en juin 2013 à 10,3 milliards de dollars 3 ans plus tard, en mai 2016. De quoi inquiéter.

Cependant, certains experts estiment que même si la dette est grande, les investissements que fait le gouvernement sont nécessaires et pourraient avoir de très bonnes retombées économiques. C'est le cas de la réserve de pétrole qui pourrait donner une nouvelle santé financière au pays ou du réseau ferroviaire qui ferait de l'Ouganda une véritable plateforme dans sa région.

LT

(Agence Ecofin) - En 2017, les investissements publicitaires sur Internet dépasseront la part réservée à la télévision. C’est une première sur le marché mondial de la publicité. Les dernières prévisions sont contenues dans le nouveau rapport « Advertising Expenditure Forecasts » publié par Zenith (Publicis Groupe).

Internet se taillera ainsi 36,9% du marché publicitaire mondial, soit 205 milliards $ en 2017, devant la télévision qui totalisera 192 milliards de dollars cette année. L’avantage ainsi pris va se creuser. L’écart sera de 9,1% d’ici 2019, avec 41,7% pour l’Internet contre 32,6% pour la télévision.

Les investissements publicitaires sur le digital sont boostés par les médias sociaux qui continuent de bénéficier d’une forte croissance. Selon le rapport, d’ici 2019, les budgets publicitaires sur les médias sociaux auront dépassé ceux de la presse quotidienne, soit 55 milliards $ contre 50 milliards $. Les médias sociaux enregistreront en effet une croissance moyenne de +20% par an jusqu’en 2019. Ce sera la plus forte progression des investissements publicitaires sur le média Internet.

Certes les budgets publicitaires progressent sur le digital, mais cette hausse a amorcé un ralentissement après une année 2016 faste, marquée par l’élection présidentielle aux Etats-Unis et les Jeux olympiques de Rio. Cette année 2017, le taux de croissance sera de +13% contre +17% en 2016 et +20% en 2015. En 2018, on tombera à +12% puis à +10% en 2019.

« Le tassement de la croissance des investissements publicitaires sur Internet doit alerter tout notre écosystème : il est impératif de préserver la sécurité des marques. La sécurité est la condition de l’efficacité du modèle », avertit Gautier Picquet, président de Publicis Media.

Cela n’est un secret pour personne, les femmes africaines sont de plus en plus portées sur les médias. Télévision, radio et internet, tout y passe. Dans son étude Afriscope 2016, la société Kanter TNS, s’est donnée pour mission, à travers un sondage d’avoir une idée sur le nombre de femmes en contact régulier avec les différents médias.

Cette étude a pris en compte sept pays d’Afrique (Burkina Faso, Cameroun, Côte d’Ivoire, Gabon, Mali, RD Congo et Sénégal). Elle a interrogé 17 000 femmes âgées de 15 ans et plus. Il en ressort que dans les médias, ces dernières sont plus intéressées par la cuisine à 69 %, la musique à 64 % les séries 56 %, famille/couple à 53 % enfin mode/beauté à 51 %.

Kantar TNS a accompagné son étude d’une infographie qui met en relief le pourcentage de la consommation média des femmes. Sans surprise, les femmes sont 89 % qui regardent la télévision, 58 % à écouter la radio et 38 % à être connectées à internet.

En outre, selon l‘étude Afriscope, il y a 80 % des femmes qui utilisent leur téléphone mobile, 13 % des ordinateurs portables, 8 % des ordinateurs fixes, 8 % des tablettes, 2 % Smart TV et 8 % autres, pour se connecter à internet.

Au niveau des réseaux sociaux, Afriscope révèle que 19 % des femmes sont connectées à Facebook. Une présence moins importante, cependant, sur Twitter (3 %) et Instagram (3 %).

Depuis 2008, Kantar TNS mesure l’audience des chaînes de télévision et des stations de radio nationales ou internationales. Afriscope permet de comprendre les habitudes de consommation et les profils des publics ciblés.

Africanews

Journal Ukuri n°152

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Amasaha by Patricko Rwanda Novembre 2018