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                                                                 La jeune Iribagiza (milieu) recevant le prix

La PDG et co-fondateur de HeHe Limited remporte un concours entrepreneurial TV avec 50 000 dollars. Sa société s’inscrit dans la technologie depuis sa création en 2010 à Kigali, la capitale du Rwanda.

HeHe Limited, l’entreprise de la jeune rwandaise Clarisse Iribagiza, conçoit des applications mobiles sur mesure pour les entreprises. Elle est ouverte chaque jour de la semaine et pendant 24h avec un service de stockage cloud en ligne et hors ligne.

C’est à la suite du prix de ce concours entrepreneurial avec les 50 000 dollars qu’elle a su perfectionner son chef d’œuvre. Parmi ses clients, aujourd’hui, on peut distinguer de multiples agences gouvernementales.

Pour en arriver là, elle a du braver plusieurs obstacles et a été distingué parmi les jeunes femmes entrepreneurs africaines les plus courageuses.

Par son initiative, elle symbolise désormais un pilier important pour l’évolution du développement de l’Afrique dans les technologies de l’information.

Grâce à sa créativité, Iribagiza à su, ces 6 dernières années, travailler avec les jeunes en leur offrant de meilleurs emplois et de l’épanouissement.

Africa Top Success

(Agence Ecofin) - Dans son rapport sur la mobilité en Afrique subsaharienne, pour le mois de novembre 2016, la société technologique Ericsson indique que le smartphone sera le principal moyen d’accès à Internet d’ici six ans.

Actuellement, les téléphones de base pèsent encore pour près de 60% des connexions à Internet dans cette partie du continent représentée par 48 pays. Quant à la connexion par ordinateur, tablette et modem, elle est marginale. Elle ne représente que près de 5% des moyens d’accès à Internet. Un pourcentage qui ne s’améliorera pas d’ici 2022 d’après Ericsson.

Le smartphone, qui représente par contre près de 35% des moyens d’accès à Internet actuellement, va connaître une explosion. Selon les projections de la firme technologique suédoise, en 2022, c’est 80% voire 85% des connexions à Internet en Afrique subsaharienne qui se feront via cet appareil intelligent. Avec plus d’un milliard d’abonnés aux télécoms sur le continent, ce sera près de 950 millions de smartphones actifs à travers l’Afrique.

La croissance du smartphone en Afrique subsaharienne sera grandement portée par la mise sur le marché, par les constructeurs, d’appareils à petit prix qui permettront au plus grand nombre de personnes d’expérimenter le haut débit sur mobile. Les fabricants tels que Tecno, Huawei ou encore Nokia multiplient déjà la sortie de ce type d’appareils mobiles sur leurs différents marchés africains.

Muriel Edjo

                             Vital conserve ses tomates dans la cendre. Crédit photo: Jean de Dieu Ininahazwe

Vital Nduwimana se désolait de la quantité de tomates qu’il perdait chaque saison. Pendant des années, ses tomates se mettaient à pourrir trois ou quatre jours après qu’il les avait récoltés. Cela le frustrait.

M. Nduwimana explique: « Je n’arrivais pas à écouler toute la quantité de ma production des tomates et je perdais beaucoup, presque la moitié de ma production. Pire encore, je devais les vendre à bas prix au marché. Alors, en 2015 j’ai eu l’idée de trouver une technique de conservation des tomates.» 

M. Nduwimana cultive la tomate à l’est du Burundi, sur la colline de Kabuyenge, à cinq kilomètres de la frontière tanzanienne. 

À l’Est du Burundi, les tomates sont en abondance pendant la période d’août et septembre. Cependant, les producteurs et les productrices ont du mal à conserver leurs tomates pour les vendre plus tard. Une grande quantité de tomates pourrissent. 

M. Nduwimana a testé de nombreuses techniques pour résoudre son problème. Il a essayé de conserver ses tomates dans de l’eau, l’argile, sous terre, dans des cartons et même sous le sable. Il a essayé toutes les méthodes qui lui venait à l’esprit, en vain. 

Puis un jour, il constate que les tomates qu’il avait conservées à côté des bananiers n’avaient pas pourri. C’est ainsi qu’il se rend compte de la présence de la cendre au pied des bananiers. 

Il a décidé d’essayer de conserver ses tomates dans la cendre et a découvert que cette technique de conservation est plus efficace que toutes les autres précédemment essayées.

Il utilise la cendre provenant d’une cheminée, et tamise celle-ci trois ou quatre fois pour enlever les gros résidus, débris et autres corps étrangers. Ensuite, il verse la cendre dans un carton en papier avant d’y déposer les tomates. Grâce à cette technique, M. Nduwimana parvient à conserver en toute sécurité ses tomates pendant plusieurs mois. 

Il explique : « Je conserve mes tomates dans la cendre pendant une période de cinq à six mois. C’est dans le but de les vendre au mois de décembre,  janvier ou février quand les prix augmentent puisque les tomates sont rares et deviennent chères pendant cette période. »

Jean Nivyabandi est agronome. Il assure que les cendres n’ont pas d’effets négatifs sur les tomates et que celles-ci peuvent être consommées sans aucun danger. Il explique : «Il n’y a aucun risque de toxicité de la tomate après conservation dans les cendres.» 

Néanmoins, l’agronome souhaite que l’Institut des sciences agronomiques du Burundi procède à des tests pour valider scientifiquement la technique de M. Nduwimana. 

Pendant ce temps, d’autres producteurs et productrices de tomates de Cibitoke, la principale région productrice de tomates du Burundi, ont eu la motivation de tester les techniques par eux-mêmes. 

Judith Mizmana cultive la tomate à Cibitoke. Elle déclare : « Normalement, je pouvais récolter entre 550 et 600 kilogrammes de tomates par saison. Mais … je perdais près de la moitié de ma production. Aujourd’hui, je me frotte les mains et je souris tout le temps. Grâce à cette technique, je peux conserver mes tomates en attendant que le prix monte au marché sans avoir peur qu’elles vont pourrir. » 

Pendant ce temps, l’agriculteur innovateur a changé sa vie grâce à cette technique. Il déclare : « Avec le revenu tiré de la vente des tomates, j’ai ouvert un petit restaurant et je suis fournisseur permanent des tomates aux restaurants du chef-lieu de ma province. J’ai tout le marché et j’ai créé de l’emploi également. C’est toute une vie qui a changé. Dans l’avenir, je projette acheter  un camion pour assurer le transport de mes tomates. »

M. Nduwimana est devenu un entrepreneur ambitieux. En juillet 2016, il a même gagné un concours sur l’innovation organisé par l’ONG Agakura.

http://lentrepreneuriat.net/

Ce sont les dernières révélations issues des archives d'Edward Snowden, cet ancien consultant pour l'agence américaine de renseignements, la NSA. Le journal français Le Monde et le site The Intercept se sont penchés sur une nouvelle série de documents portant sur l'Afrique. Le continent intéresse beaucoup les services de renseignements américains et britanniques depuis des années, et notamment la République démocratique du Congo.

Parmi les 20 pays africains surveillés, la République démocratique du Congo est celui qui a été le plus ciblé, le plus écouté. Les fameux documents rendus publics grâce à Edward Snowden datent de début 2009. Cette année-là, les autorités de Kinshasa sont en pleines négociations avec le groupe rebelle CNDP. Objectif : intégrer une partie des combattants au sein de l'armée congolaise et essayer de ramener la paix dans l'est du pays.

Les discussions, très délicates, sont alors suivies de très près par les services de renseignements britanniques. Ils surveillent les principaux acteurs de ces négociations. Le président Kabila, mais aussi ses conseillers les plus proches et un haut gradé de l'armée. Le gouverneur de la région du Nord-Kivu lui aussi est sur écoute. Même chose du côté des rebelles : les téléphones de Laurent Nkunda, de Bosco Ntaganda et de leurs conseillers sont surveillés en permanence.

Les services secrets ne se contentent pas des lignes de bureau, ils connaissent les numéros de portable et les adresses mails personnelles des intéressés. En fait, c'est très simple : pendant toute cette période, le Royaume-Uni pouvait écouter en temps réel les conversations et suivre pas à pas l'évolution des positions de chacun.

RFI

(Agence Ecofin) - Le Kenya et l’Afrique du Sud sont les seuls pays africains où la liberté sur Internet est totale, selon le rapport 2016 sur la liberté d’Internet dans le monde, publié par l’Ong américaine Freedom House. L’étude a été menée entre le 1er juin 2015 et le 31 mai 2016.

Le Kenya et l’Afrique du Sud sont les mieux classés parmi les 16 pays africains pris en compte dans le classement mondial de 65 pays. En Afrique du Sud, qui est 25ème, le taux de pénétration de l’Internet atteint 52%. Le pays a connu une campagne retentissante menée en 2015 sur les réseaux sociaux par les étudiants qui protestaient en même temps dans la rue contre l’augmentation des frais de scolarité.

Le Kenya est classé 29ème même si l’année dernière, la Commission de classification des films (Kenya Film Classification Board-KFCB) a tenté de supprimer sur Internet des contenus vidéos jugés répréhensibles. Mais le rapport de Freedom House constate qu’aucun site, aucune plateforme de réseau social et aucune application de communication n’est bloqué dans ce pays d’Afrique de l’Est. Le gouvernement kényan a investi dans l’infrastructure des Tic, au point où la vitesse du haut débit est de 7,2 mégabits par seconde (mbps), bien au dessus de la moyenne mondiale qui est de 6,3 mbps.

Les autres pays africains étudiés dans le rapport sont l’Angola, l’Egypte, l’Éthiopie, la Gambie, la Libye, le Malawi, le Maroc, le Nigeria, le Rwanda, l’Ouganda, la Zambie, le Zimbabwe, le Soudan et la Tunisie. La Maroc et le Nigéria par exemple sont classés dans la catégorie « liberté partielle ». Il est reproché au Nigéria l’arrestation des internautes qui ont critiqué l’administration de l’ex-président Jonathan Goodluck. Mais le pays est apprécié pour la montée de l’activisme sur Internet.

Parmi les pays mal classés, il y a l’Ouganda où la liberté sur Internet a reculé, mais surtout l’Ethiopie où cette liberté n’existe presque plus à la suite des affrontements entre la police et la communauté oromo en septembre et en octobre derniers.

Assongmo Necdem

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