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«L’Afrique pourrait générer 300 GW d’électricité, ce qui équivaut à la production de 300 réacteurs nucléaires », a affirmé Charafat Afailal, la ministre marocaine déléguée en charge de l’eau, lors du forum Africa 2017 qui se tient actuellement à Marrakech. S’achevant aujourd’hui, la rencontre a rassemblé 650 participants issus de 60 pays pour des travaux sur les aspects techniques, financiers, économiques, environnementaux et sociaux des ressources en eau, du développement de l’hydroélectricité et de la résilience climatique.

Les barrages électriques constituent l’une des solutions pour sortir les 600 millions d’Africains sans électricité du noir. Cependant, leur développement massif se heurte à un dilemme economico-stratégique. « Soit nous investissons au risque de perdre des investissements peu ou mal adaptés, soit nous nous lançons dans de longues études et réflexions sur le déploiement des infrastructures hydrauliques, au risque de démarrer trop tard face à un changement du climat particulièrement ressenti sur le continent », a affirmé le président du Comité marocain des barrages, Jamal Mahfoud.

Rappelons que malgré son important potentiel, l’Afrique ne produit que 3,1% de l’énergie consommée sur la planète.

Gwladys Johnson

Trente deux ans après la création du premier nom de domaine internet .com, l’Union africaine a annoncé vendredi le lancement du domaine .africa afin de donner “une identité numérique” au continent.

Le nom de domaine sera disponible à partir de juillet, mais les Africains qui souhaitent l’utiliser peuvent d’ores et déjà introduire une demande, a expliqué la présidente de la Commission de l’UA, la Sud-africaine Nkosazana Ndlamini-Zuma, lors d’une conférence de presse à Addis Abeba, siège de l’UA.

“Avec .africa, je dirais que l’Afrique a enfin son identité numérique”, a déclaré celle qui, après quatre ans à la tête de la Commission, cèdera la semaine prochaine le flambeau au Tchadien Moussa Faki. Elle estime que ce nom de domaine permettra aux Africains, notamment les entrepreneurs, d‘être plus visibles sur internet.

Quelque 22% de la population d’Afrique subsaharienne a accès à internet, selon la Banque mondiale, soit un des taux les plus faibles au monde (moyenne mondiale de 44%). L’Union africaine souhaite augmenter ce taux de 10% d’ici l’année prochaine, dans le cadre d’un programme de développement.

Plus de la moitié des 2 millions de site internet africains proviennent d’Afrique du Sud, l‘économie numéro un du continent, estime Lucky Masisela, directeur de la société ZA Central Registry, qui sera chargée de gérer le nom de domaine .africa.

“.africa va venir perturber le marché et permettra de diminuer le coût des noms de domaine”, a assuré M. Masisela, notant qu’un nom de domaine .africa ne coûtera que 18 dollars (17 euros), alors que l’enregistrement d’un site sur un domaine national peu coûter jusqu‘à 250 dollars dans certains pays Afrique.

L’Union africaine espère de son côté que les revenus du lancement de ce domaine internet permettront notamment de financer la Commission de l’UA. L’Union africaine cherche de fait par divers moyens à être moins dépendante des donateurs internationaux, qui contribuent à 70% de son budget.

Africa news

Des scientifiques ont annoncé avoir mis au point un vaccin pour protéger gorilles et chimpanzés du virus Ebola, qui a tué des dizaines de milliers de ces animaux ces 30 dernières années.

Le vaccin peut leur être administré oralement, dans de la nourriture, donc plus facilement que par injection.

"Ces animaux, si proches de nous, sont menacés d'extinction par des maladies comme Ebola, par la chasse et par la perte d'habitat. Et nous en sommes largement responsables", a souligné l'un des chercheurs, Peter Walsh, de l'Université de Cambridge, dont les travaux sont publiés dans la revue Scientific Reports.

"Nous disposons maintenant de la technologie permettant de les sauver, nous avons l'obligation morale de le faire", a-t-il dit à l'AFP.

Lors de tests menés sur 10 chimpanzés à l'Université de Louisiane à Lafayette, le vaccin - baptisé filorab1 - a montré sa sûreté et produit "une réponse immunitaire robuste" face au virus, selon l'étude.

Ce sérum est basé sur un vaccin déjà ancien destiné à combattre la rage.

Les essais ont été menés avant que les laboratoires publics américains cessent fin 2015 de recourir aux chimpanzés en captivité pour leurs recherches. Cela signifie, pour la suite de ce programme, que les travaux devront se poursuivre sur le terrain pour trouver le meilleur dosage du vaccin, ce qui s'annonce bien plus compliqué qu'en laboratoire.

"Nous devrons utiliser des méthodes non invasives, par exemple étudier à partir des excréments les anticorps produits", a expliqué M. Walsh.

Désormais, l'équipe prépare des appâts contenant le vaccin, à destination des animaux.

Le virus Ebola a été pour la première fois identifié en 1976 au Zaïre - aujourd'hui République démocratique du Congo (RD Congo). Plusieurs épidémies ont affecté la région, le virus étant mortel pour toutes les catégories de primates.

"Il a déjà tué environ un tiers des gorilles", a indiqué M. Walsh: "Quand une épidémie éclate quelque part, 90 à 95% des gorilles du secteur meurent."

Les chimpanzés eux ont perdu des dizaines de milliers d'individus, a-t-il ajouté, tout en soulignant l'impossibilité d'un recensement précis dans un environnement forestier aussi dense.

La plupart des gorilles vivent au Gabon, au Cameroun, au Congo, en République centrafricaine, en Guinée et en RD Congo, les chimpanzés étant pour leur part plus largement répandus sur le continent.

Un tel vaccin aurait en outre l'avantage de contribuer à protéger aussi les humains, dont beaucoup ont été dans le passé contaminés en mangeant des grands singes infectés.

Quant au vaccin pour les hommes, au moins une quinzaine sont en cours d'élaboration dans le monde, dont l'un pourrait être disponible dès 2018, selon l'OMS.

Plus de 11.300 personnes sont mortes lors de la dernière épidémie, qui avait démarré en Afrique occidentale en 2014.

VOA

(Agence Ecofin) - C’est un bulletin du bureau de coordination des affaires humanitaires de l’Onu (Ocha) qui donne l’information. Beaucoup d’écoles du Niger sont fermées en raison de la crise de fourrage due à la sécheresse. Cette situation inconfortable pousse des familles entières d’éleveurs à migrer avec bêtes et enfants à la recherche d’aires de pâturage.

« Dans les régions de Maradi et Zinder (centre-est), Agadez (nord) et Tahoua (ouest), on signale la fermeture de plusieurs écoles et un taux d’abandon de plus de 50%, » renseigne Ocha. « 33 000 enfants d’éleveurs ont déjà abandonné l’école pour suivre leurs parents à la recherche de zones de pâturage favorables, » ajoute-t-elle.

On note 17 169 abandons d’élèves dans la région de Zinder (sud Niger) et 12 043 dans la région de Tahoua (sud-ouest). Et pour éviter que toutes les écoles se vident, le gouvernement avec l’appui du Programme alimentaire mondial distribue gratuitement des repas à environ 6800 élèves encore présents dans les salles de classe.

Le gouvernement nigérien avait annoncé un déficit fourrager de plus de 12 millions de tonnes pour 2016. Lequel déficit ne permettra pas de nourrir les 40 millions de têtes du cheptel nigérien. En lieu et place, l’Exécutif et ses partenaires envisagent de mettre à la disposition des éleveurs, « des stocks d’aliments de bétail et des moyens de subsistance, » informe le bureau d’Ocha.

 

Le Niger est régulièrement confronté à ces difficultés compte tenu de sa terre aride marquée par une faible pluviométrie. L’élevage est la seconde activité principale de la population après l’agriculture.

Le fournisseur national d'électricité en République démocratique du Congo a averti à Kinshasa qu'il devrait réduire à "près de la moitié" sa production si la baisse du niveau des eaux du fleuve Congo continuait.

"Si la tendance actuelle en pluviométrie ne s'améliore pas, Snel (Société nationale d'électricité) sera contrainte de limiter le fonctionnement de ses machines", a déclaré à l'AFP Médard Kitakani, porte-parole de cette société au capital détenu par l'État congolais.

"La perte de production pourrait se situe entre 350 et 400 mégawatts selon nos propres estimations alors que la production actuelle oscille autour de 900 mégawatts", a ajouté M. Kitakani. "Si la tendance à la baisse des eaux persiste, Snel perdra un peu moins de la moitié de sa production", a-t-il dit.

L'essentiel de la production en RDC est réalisée par deux centrales hydroélectriques vieillissantes situées sur le Congo, à 260 km en aval de Kinshasa, à côté d'une dizaine d'autres petites centrales disséminées à travers le pays.

"Dans l'ensemble du réseau, il a été enregistré un déficit de pluviométrie en amont de Kinshasa avec comme conséquence des eaux qui ont baissé de moitié comparé à la même période l'année dernière", a expliqué Cédric Tshumbu, un responsable de la société assurant la surveillance et l'entretien des cours d'eau de RDC.

"Tout dépend de la météo. La situation pourrait s'améliorer d'ici le mois de mai lors de la grande saison des pluies", a-t-il toutefois ajouté.

La RDC est classée parmi les États africains disposant d'un faible taux de desserte en électricité qui varie entre 9 et 15% pour ses 70 millions d'habitants malgré un important potentiel hydroélectrique non exploité.

Avec AFP

Journal Ukuri n°138

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