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(Agence Ecofin) - En 2017, les investissements publicitaires sur Internet dépasseront la part réservée à la télévision. C’est une première sur le marché mondial de la publicité. Les dernières prévisions sont contenues dans le nouveau rapport « Advertising Expenditure Forecasts » publié par Zenith (Publicis Groupe).

Internet se taillera ainsi 36,9% du marché publicitaire mondial, soit 205 milliards $ en 2017, devant la télévision qui totalisera 192 milliards de dollars cette année. L’avantage ainsi pris va se creuser. L’écart sera de 9,1% d’ici 2019, avec 41,7% pour l’Internet contre 32,6% pour la télévision.

Les investissements publicitaires sur le digital sont boostés par les médias sociaux qui continuent de bénéficier d’une forte croissance. Selon le rapport, d’ici 2019, les budgets publicitaires sur les médias sociaux auront dépassé ceux de la presse quotidienne, soit 55 milliards $ contre 50 milliards $. Les médias sociaux enregistreront en effet une croissance moyenne de +20% par an jusqu’en 2019. Ce sera la plus forte progression des investissements publicitaires sur le média Internet.

Certes les budgets publicitaires progressent sur le digital, mais cette hausse a amorcé un ralentissement après une année 2016 faste, marquée par l’élection présidentielle aux Etats-Unis et les Jeux olympiques de Rio. Cette année 2017, le taux de croissance sera de +13% contre +17% en 2016 et +20% en 2015. En 2018, on tombera à +12% puis à +10% en 2019.

« Le tassement de la croissance des investissements publicitaires sur Internet doit alerter tout notre écosystème : il est impératif de préserver la sécurité des marques. La sécurité est la condition de l’efficacité du modèle », avertit Gautier Picquet, président de Publicis Media.

D'après les autorités ougandaises, Kampala vient de solliciter un prêt de 500 millions de dollars de la Chine, destiné à servir à la construction d'environ 600 km de routes à travers la zone ouest du pays. Il s'agit du deuxième prêt sollicité auprès de la Chine cette année pour financer des projets d'infrastructures.

Les autorités du pays viennent d'annoncer avoir sollicité auprès de l'Empire du milieu un nouveau prêt de 500 millions de dollars pour prendre en charge la construction d'infrastructures routières de 600 km dans l'ouest de l'Ouganda.

« Nous avons eu des contacts avec l'Exim Bank chinoise pour ce prêt. Actuellement nous recherchons un maître d'œuvre chinois, ce qui est la condition préalable à toute discussion sérieuse avec la banque », a confirmé Mark Ssali, responsable des affaires publiques et des entreprises à l'UNRA, la structure d'Etat en charge des routes.

Selon lui, cette infrastructure routière est très importante et stratégique pour l'Ouganda. Kampala a découvert récemment des réserves de pétrole estimées à 6,5 milliards de barils le long de sa frontière avec la République démocratique du Congo. Alors qu'il a l'intention d'en lancer l'exploitation d'ici 2020, l'absence d'infrastructures dans cette région risque de compliquer lourdement le projet. C'est la deuxième fois en 60 jours que le gouvernement ougandais se tourne vers la Chine. Mi-janvier dernier, l'Ouganda a initié une négociation d'un prêt de 2,3 milliards de dollars auprès de l'Exim Bank de Chine pour la construction d'une ligne ferroviaire de 273 km devant relier Kampala à Malabo.

Le pays prévoit la construction d'un grand réseau ferroviaire standard de 1700 km pour se relier avec des lignes identiques existantes au Kenya. Ces jonctions ferroviaires permettront d'augmenter le volume des échanges commerciaux entre le port maritime de Mombasa, au Kenya, et son vaste réseau s'étendant au Soudan du Sud, à l'est de la République démocratique du Congo, au Rwanda et au Burundi. Mais ployant sous plusieurs emprunts, le gouvernement inquiète plus d'un.

Le gouvernement critiqué pour ses emprunts à répétition

L'annonce de la sollicitation du  nouveau prêt auprès de la Chine a suscité les critiques de la presse, d'une partie de la classe politique et de certains analystes. Les uns et les autres craignent un étouffement de l'économie ougandaise par les dettes devenues trop volumineuses.

« Vu la hausse de la dette et le mauvais usage qui en est fait, il est fort possible que nous connaissions à nouveau les affres de l'endettement », a confié Julius Kapwepwe, directeur des programmes au sein du think thank Uganda Debt Network, à Reuters.

Selon lui, l'habitude que le gouvernement ougandais a de se tourner très souvent vers les crédits chinois risque de refaire tomber le pays dans les difficultés liées à une dette trop élevée, une situation qui rappelle le début des années 2000. A en croire la Banque centrale de l'Ouganda, la dette du pays s'est accrue, passant de 3,8 milliards de dollars en juin 2013 à 10,3 milliards de dollars 3 ans plus tard, en mai 2016. De quoi inquiéter.

Cependant, certains experts estiment que même si la dette est grande, les investissements que fait le gouvernement sont nécessaires et pourraient avoir de très bonnes retombées économiques. C'est le cas de la réserve de pétrole qui pourrait donner une nouvelle santé financière au pays ou du réseau ferroviaire qui ferait de l'Ouganda une véritable plateforme dans sa région.

LT

Le président de la République du Burundi, Pierre Nkurunziza, accompagné de plusieurs membres du gouvernement, des autorités locales, des partenaires techniques et financiers et en présence de la population des communes bénéficiaires, a procédé à l’inauguration du périmètre irrigué de Nyavyamo, situé en province Kirundo, au Nord du Burundi. Le représentant résident par intérim de la Banque au Burundi, Joel Tokindang, et les membres du Bureau-pays étaient présents à la cérémonie, au nom de la Banque africaine de développement (BAD). 

Le périmètre irrigué a été aménagé dans le cadre du Projet d’appui aux infrastructures rurales de la région du Bugesera (PAIRB), financé par la Banque en 2009 à hauteur de quelque 20 millions de dollars EU. Ce barrage hydro-agricole, le plus grand à avoir été bâti dans le pays depuis l’indépendance, permet d’irriguer potentiellement près de 1 000 ha. Infrastructure des plus modernes, il comporte un barrage de mobilisation des eaux d’irrigation de plus de 1 300 000 m³ et une station de pompage, afin d’assurer une maitrise totale des ressources en eau en cas de sécheresse ou d’inondation des parcelles. Ce sont, au total, près de 250 000 personnes qui devraient bénéficier du projet.

Entre autres nouveautés et avancées significatives, ce barrage a permis d’introduire l’irrigation collinaire, avec des motopompes offertes aux organisations de producteurs dans 6 communes ; d’aménager les bassins versants (3500 ha) ; de repeupler le cheptel grâce à la distribution de plus de 1500 vaches laitières à travers la chaîne de solidarité mise en place par les paysans ; d’introduire de nouvelles techniques de culture à travers les champs-écoles paysans pour les filières telles que le riz, la banane, le maïs et le manioc. Résultat : l’on constate une forte hausse des rendements moyens grâce à l’emploi de semences de qualité et au renforcement des capacités des producteurs. Pour exemple, le rendement de maïs est passé de 1 tonne/ ha à 3 tonnes/ ha, et le riz de 2 à 8 tonnes / ha (avec une double saison rizicole). La production laitière est passée quant à elle de 2 à 7 litres de lait en moyenne par ménage bénéficiaire pour la première lactation.

Selon l’enquête nationale agricole du Burundi et l’évaluation conduite à la fin du projet, celui-ci a débouché sur des changements fort appréciables, de nature à renforcer la résilience de la population de la province de Kirundo, régulièrement mise à l’épreuve par les effets de la sécheresse. Ainsi, les ménages ont vu leurs revenus augmenter et pu améliorer la qualité de leur nutrition grâce aux produits alimentaires désormais disponibles, comme le lait.

Les autorités burundaises n’ont pas manqué de remercier le Groupe de la Banque africaine de développement pour son engagement multiforme dans le processus de développement du Burundi, un engagement qui ne s’est pas démenti durant les périodes les plus difficiles que le pays a traversées.

Financial Afrik

Cela n’est un secret pour personne, les femmes africaines sont de plus en plus portées sur les médias. Télévision, radio et internet, tout y passe. Dans son étude Afriscope 2016, la société Kanter TNS, s’est donnée pour mission, à travers un sondage d’avoir une idée sur le nombre de femmes en contact régulier avec les différents médias.

Cette étude a pris en compte sept pays d’Afrique (Burkina Faso, Cameroun, Côte d’Ivoire, Gabon, Mali, RD Congo et Sénégal). Elle a interrogé 17 000 femmes âgées de 15 ans et plus. Il en ressort que dans les médias, ces dernières sont plus intéressées par la cuisine à 69 %, la musique à 64 % les séries 56 %, famille/couple à 53 % enfin mode/beauté à 51 %.

Kantar TNS a accompagné son étude d’une infographie qui met en relief le pourcentage de la consommation média des femmes. Sans surprise, les femmes sont 89 % qui regardent la télévision, 58 % à écouter la radio et 38 % à être connectées à internet.

En outre, selon l‘étude Afriscope, il y a 80 % des femmes qui utilisent leur téléphone mobile, 13 % des ordinateurs portables, 8 % des ordinateurs fixes, 8 % des tablettes, 2 % Smart TV et 8 % autres, pour se connecter à internet.

Au niveau des réseaux sociaux, Afriscope révèle que 19 % des femmes sont connectées à Facebook. Une présence moins importante, cependant, sur Twitter (3 %) et Instagram (3 %).

Depuis 2008, Kantar TNS mesure l’audience des chaînes de télévision et des stations de radio nationales ou internationales. Afriscope permet de comprendre les habitudes de consommation et les profils des publics ciblés.

Africanews

«L’Afrique pourrait générer 300 GW d’électricité, ce qui équivaut à la production de 300 réacteurs nucléaires », a affirmé Charafat Afailal, la ministre marocaine déléguée en charge de l’eau, lors du forum Africa 2017 qui se tient actuellement à Marrakech. S’achevant aujourd’hui, la rencontre a rassemblé 650 participants issus de 60 pays pour des travaux sur les aspects techniques, financiers, économiques, environnementaux et sociaux des ressources en eau, du développement de l’hydroélectricité et de la résilience climatique.

Les barrages électriques constituent l’une des solutions pour sortir les 600 millions d’Africains sans électricité du noir. Cependant, leur développement massif se heurte à un dilemme economico-stratégique. « Soit nous investissons au risque de perdre des investissements peu ou mal adaptés, soit nous nous lançons dans de longues études et réflexions sur le déploiement des infrastructures hydrauliques, au risque de démarrer trop tard face à un changement du climat particulièrement ressenti sur le continent », a affirmé le président du Comité marocain des barrages, Jamal Mahfoud.

Rappelons que malgré son important potentiel, l’Afrique ne produit que 3,1% de l’énergie consommée sur la planète.

Gwladys Johnson

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