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Le Rwanda signe un accord de développement du nucléaire avec la Russie

(Agence Ecofin) - Le Rwanda vient de signer avec la Rosatom, la compagnie nucléaire russe, un mémorandum d’entente relatif à l’utilisation pacifique de l’énergie nucléaire. Cet accord, le premier du genre, permettra la mise en place des fondations légales d’une coopération bilatérale dans le domaine.

La coopération inclura le développement d’infrastructures nucléaires dans ce pays africain, mais également la mise en place de programmes publics de sensibilisation et d’information sur les technologies nucléaires, leur utilisation, ainsi que le rôle des isotopes et des technologies de radiation dans des domaines tels que l’agriculture, la santé ou l’industrie.

Le Rwanda et la Rosatom mettront en place des groupes de travail conjoints qui auront à charge d’identifier, de manière plus précise, les différents projets qui pourraient être réalisés. La prochaine étape de cette aventure commune sera la mise en place de l’accord intergouvernemental Russie-Rwanda, régissant les relations bilatérales en matière de nucléaire.

Le président français Emmanuel Macron a présenté une vision audacieuse et nouvelle de la relation de la France avec l’Afrique, s’exprimant récemment lors d’une session exclusive organisée par la Fondation Tony Elumelu à Lagos. Il a plaidé avec passion pour un nouveau partenariat, donnant la priorité au rôle de l’entrepreneuriat dans la renaissance de l’Afrique, soulignant l’importance du secteur privé et surtout disant que l’Afrique était et devrait être entre les mains de l’Afrique.

Macron a pris la parole lors d’une session interactive animée, devant 2 000 anciens élèves de la Fondation Tony Elumelu, qui ont demandé conseil au jeune président sur la façon de développer leurs entreprises, de pénétrer les marchés européens avec le nationalisme naissant et les guerres commerciales émergentes, secrets de son succès politique. L’expérience de Macron en tant qu’étranger, qui a transformé la politique française et s’est adressée directement à l’auditoire, a électrisé la salle.

«Pour les jeunes entrepreneurs africains: n’écoutez jamais les gens qui vous disent d’attendre», a déclaré Macron. « Si vous croyez en vos projets: faites-le. Notre rôle est d’aider la nouvelle génération à saisir les opportunités et relever le défi. C’est ce qui sous-tend une nouvelle relation équilibrée».

Tony O. Elumelu, CON Fondateur et Président de Heirs Holdings et de la Banque Unie pour l’Afrique (UBA), a animé l’événement et ouvert en reconnaissant l’importance de l’occasion pour l’entrepreneuriat africain: «Le président français reconnaît l’importance critique des entrepreneurs africains pour «Nous voulons que la France et le reste du monde réalisent que l’Afrique est un continent d’opportunités», a-t-il déclaré.

Les deux dirigeants se tenaient côte à côte, entourés de femmes et d’hommes d’affaires émergents et établis de toute l’Afrique, au cours d’une session passionnante et parfois chargée.

En conclusion de l’événement, TEF a signé un accord avec l’Agence Française de Développement (AFD), la banque de développement française.

L’accord a établi un partenariat de recherche pour examiner l’écosystème de l’entrepreneuriat en Afrique de l’Ouest, avec un accent particulier sur les pays francophones, un cadre de garantie de partage des risques et l’accès à des mentors de haut niveau pour les entrepreneurs TEF.

À propos de la Fondation Tony Elumelu.

Créée en 2010, la Fondation Tony Elumelu (TEF) est la principale philanthropie en Afrique qui défend les entrepreneurs à travers le continent. L’investissement à long terme de la Fondation dans l’autonomisation des entrepreneurs africains est emblématique de la philosophie de l’Africapitalisme de Tony Elumelu, qui positionne le secteur privé africain, et surtout les entrepreneurs, comme catalyseur du développement social et économique du continent.

L’initiative phare de la Fondation, le TEF Entrepreneurship Program, est un engagement de 100 millions de dollars échelonné sur 10 ans pour identifier, former des mentors et financer 10 000 entrepreneurs capables de changer le visage des affaires en Afrique. 

RNA

Le colloque sur l'état de l'Afrique est l'un des événements attendus des réunions de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international. Le 21 avril dernier, les discussions ont plus particulièrement porté sur le potentiel des innovations pour accélérer le développement du continent africain, notamment dans le domaine de l'agriculture et de l'énergie.

« Exploiter le potentiel de l'innovation pour transformer les secteurs de l'agriculture et de l'énergie ». Tel était le mot d'ordre du colloque sur l'état de l'Afrique, qui s'est tenu le 21 avril dernier, au siège de la Banque mondiale, à Washington. Événement-phare des assemblées annuelles et des réunions de printemps de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international (FMI), cette réunion au sommet sert à faire régulièrement le bilan de l'évolution de l'activité économique du continent.

Modéré par Gugulethu Mfuphi, journaliste et présentatrice sur CNBC Africa, le colloque du 21 avril dernier a, sur ce premier point, apporté quelques bonnes nouvelles : « La croissance a rebondi en Afrique subsaharienne, mais pas assez rapidement », a indiqué Albert Zeufack, économiste en chef de la Banque mondiale pour l'Afrique. « La Côte d'Ivoire et le Sénégal portent la croissance en Afrique de l'Ouest et ont été rejoints par la Guinée et le Ghana, dont la performance est prometteuse ».

Après avoir encore évoqué l'évolution de la composition de la dette publique des pays du continent, les intervenants ont pu en arriver au cœur du débat.

Attirer les investisseurs

Autour de la table, entrepreneurs, responsables publics et experts en développement ont mis en avant les innovations réussies et leurs potentiels, que d'aucuns voient déjà comme un accélérateur du développement économique de l'Afrique. « Le Kenya se tourne résolument vers les énergies renouvelables pour satisfaire ses besoins en énergie, et nous pouvons être fiers ! », s'est ainsi félicitée Rebecca Miano, directrice exécutive et générale de KenGen.

« Grâce à l'adoption de nouveaux modes de production énergétique, le Sénégal a pu réduire le prix du kilowattheure à quatre centimes de dollar », a quant à lui indiqué Makhtar Diop, vice-président de la Banque mondiale pour l'Afrique, avant d'émettre un souhait : « L'Afrique doit créer un environnement propice aux nouvelles technologies. Et elle doit s'appuyer sur le secteur privé local pour accélérer son développement ».

Une position qu'à également défendue Thierry Tanoh, ministre du pétrole, de l'énergie, et du développement des énergies renouvelables de Côte-d'Ivoire : « Le financement public ne suffira pas à lui seul à assurer la production énergétique dans nos pays. Nous devons donc améliorer le cadre macroéconomique pour attirer le secteur privé ».

La Tribune Afrique

 

 

Les téléphones, ces tueurs insoupçonnés et efficaces de la planète

Vous achetez compulsivement tous les derniers iPhones? Il n'y a pas de quoi être fier…

Tous les ans, vous changez de téléphone. Vous venez d'acheter une enceinte connectée pour aller avec votre montre connectée. Mais quand vous rechargez votre téléphone à la gare, vous pédalez –alors ça va. En réalité, pas tant que ça. Une étude confirme qu'acheter un nouveau smartphone consomme plus d'énergie que d'utiliser le même téléphone pendant dix ans.

Ce travail de deux chercheurs de l'Université de McMaster aux États-Unis a été publié dans le Journal d'une production plus propre. Ils ont analysé l'empreinte carbone de l'industrie des technologies de l'information et de la communication (TIC) et réalisé des prédictions pour 2040. Leur travail inclut les ordinateurs portables, écrans, smartphones et serveurs.

Les chercheurs rappellent d'abord que les petits appareils d'aujourd'hui ne consomment pas forcément moins d'énergie que les anciens modèles, type grosse tour d'ordinateur. L'impact environnemental des TIC est au contraire en constante augmentation. Alors que cette industrie ne représentait qu'1% de l'empreinte carbone en 2007, ce chiffre a déjà triplé et devrait dépasser 14% d'ici à 2040. Cela représente la moitié de l'industrie du transport –avions, trains, bus, voitures, etc.

Le diable smartphone

Les smartphones sont devenus plus ou moins jetables, avec une espérance de vie de deux ans en moyenne. Le problème c'est que construire un nouveau téléphone, en particulier à cause des métaux rares qui le composent, représente 85% à 95% de ses émissions de CO2. Acheter un nouveau téléphone représente la même dépense d'énergie que de le recharger et de l'utiliser pendant dix ans.

Il y a du mieux, cependant, dans nos usages. Alors qu'en 2013, les gens changeaient de téléphone tous les vingt mois, ils en changeraient aujourd'hui plutôt tous les vingt-neuf mois. Mais, pour essayer de compenser les pertes en profits, les entreprises construisent des téléphones plus larges, plus équipés. Ceux-là même dont la production consomme plus d'énergie. Un iPhone 6s utilise 57% plus de CO2 qu'un iPhone 4s. Ces appareils sont peu nombreux à être recyclés, 1% selon l'étude.

Conserver votre téléphone trois ans au lieu de deux a donc déjà un gros impact sur votre empreinte carbone. C'est un peu le même principe que d'acheter une voiture d'occasion, explique le journaliste de Co.Design.
Outre la fabrication des smartphones, les centres de données et les serveurs brûlent de l'énergie: 45% des émissions de l'industrie des TIC d'ici à 2020, selon les scientifiques. Chaque recherche, chaque tweet inutile, chaque article est mis sur le cloud en utilisant de l’énergie.

Pour Lotfi Belkhir, l'un des deux chercheurs responsables de l'enquête, les gouvernements sont les plus à même d'apporter des solutions, en imposant des taxes. Google, Facebook et Apple ont tous promis de passer à des systèmes 100% renouvelables, Apple va bientôt atteindre cet objectif, mais ce n'est pas suffisant. «C'est encourageant mais je ne pense pas que cela déplace le nœud du problème», explique le scientifique.

La multiplication des appareils connectés risque de ne pas arranger les choses. «Si cette tendance s'accentue, on ne peut que se demander l'impact de ces nouveaux outils sur des centres de données, en plus de la consommation d'énergie pour les fabriquer», peut-on lire dans l'étude. «À moins que toutes les structures passent au 100% renouvelables, cela pourrait bien augmenter les émissions de CO2 bien au dessus de nos prédictions.»

slate.fr

L’industrie musicale locale a longtemps lutté pour trouver sa place sur le marché international en raison du manque d’exposition à la communauté mondiale et très peu d’artistes au Rwanda peuvent uniquement compter sur leur musique pour des gains financiers.

Heureusement, ils pourraient bientôt trouver une solution à la promotion de leur musique grâce à Yeyote Music, une application de streaming mobile. L’application est apparue comme une base de données pour la musique rwandaise uniquement où tous les mélomanes du monde entier pourront facilement accéder aux chansons via leurs smartphones.

L’application a été développée par Monsieur Anselme Mucunguzi et Monsieur Theophile Nsengimana, qui ont récemment terminé leurs études universitaires en codage aux États-Unis.

Les développeurs sont désireux de contribuer à la promotion et la commercialisation de la musique locale dans le monde entier et de faire un impact dans le façonnement du bien-être des artistes en les aidant à vendre leur musique.

Selon Monsieur Jean d’Amour Kwizera, responsable des relations avec les artistes de Yeyote Music au Rwanda, l’application aidera les artistes à commercialiser, promouvoir et exposer la musique rwandaise sur la scène internationale, tout comme les autres applications musicales comme Amazon et Spotify entre autres.

« L’idée était de contribuer à la promotion de la musique de nos artistes locaux afin qu’elle puisse facilement atteindre la communauté mondiale et voir comment les artistes pourraient commencer à en tirer profit. Il y a maintenant de l’espoir que les artistes locaux, s’ils fournissent un contenu musical de qualité, puissent devenir de grands artistes internationaux et gagner des marchés différents sur le marché international, avec Yeyote Music. La balle est maintenant entre leurs mains », a déclaré Monsieur Kwizera.

Avec Yeyote Music, on peut streamer, télécharger et le mode offline sera bientôt lancé. Grâce à ces moyens, les artistes pourront commencer à faire des bénéfices.

« Nous avons de la bonne musique, mais nous devons être capables de la pousser en dehors de nos frontières. Nous sommes conscients que certaines personnes à l’étranger se demandent toujours comment obtenir nos chansons locales « , a ajouté Monsieur Kwizera.

Avant le lancement officiel de l’application en janvier, les développeurs l’ont d’abord testé entre juin 2016 et fin 2017.

En seulement cinq mois après son lancement, l’application compte au moins 5000 visites quotidiennes localement et 200 000 dans le monde. Jusqu’à présent, plus de 400 artistes ont déjà accepté de travailler avec Yeyote Music et l’application devrait générer des revenus à partir de téléchargements de musique et de streaming.

La clause principale de l’accord indique que, en ce qui concerne les revenus de la musique, les deux parties, l’artiste et l’entreprise, empocheront respectivement 60 et 40% du revenu de la musique en streaming, tandis que l’artiste prendra 70% de chaque téléchargement de musique.

« Nous savons que les artistes font leur musique comme une entreprise et nous espérons que l’application peut faire des profits si tout se passe comme prévu », dit Monsieur Kwizera.

Toutes sortes de musique, laïque, traditionnelle ou gospel sont considérées sur Yeyote.

Ce qu’en disent les artistes.

Monsieur Phil Peter, une personnalité de la radio locale, suggère que les Rwandais doivent soutenir Yeyote pour que l’industrie de la musique puisse trouver ses marques sur le marché mondial.

« Je pense que notre musique devrait avoir une plate-forme connue, qui est accessible massivement et facilement avec une bonne qualité. Nous devrions donc soutenir toute plateforme, comme celle de Yeyote, qui promeut la musique rwandaise. Le reste du monde aimera notre musique si seulement nous nous unissons et soutenons nos artistes et je crois que cela peut être réalisé », a-t-il déclaré.

Monsieur Humble Jizzo, de son vrai nom, James Manzi d’Urban Boys, soutient l’initiative de l’application dans la promotion de la musique locale, mais reste incertain de la façon dont il peut bénéficier financièrement de l’application.

« Cela fait 10 ans maintenant que je suis dans l’industrie de la musique, sortant autant de hits que possible, mais je souhaite récolter gros maintenant ». Yeyote Music est une bonne innovation qui mérite d’être soutenue mais le problème reste « combien devrais-je espérer de l’entreprise pour nos chansons ? » Je dépense beaucoup d’argent en studio pour enregistrer une chanson mais après les gens font trop d’argent avec nos propriétés que nous avons créées.

« Si Yeyote Music veut travailler avec nous, quelque chose doit être claire. Ils doivent nous montrer un plan d’action clair et nous faire savoir quels sont nos avantages, comme d’autres plates-formes comme YouTube fonctionnent », a-t-il déclaré.

Monsieur Masamba Intore a également déclaré qu’il avait eu la chance de visiter le siège de YouTube et qu’on lui avait montré comment les vues de ses chansons étaient comptées et combien quelqu’un gagnait à partir d’un certain nombre de vues. Il accueille l’engagement de Yeyote mais questionne leurs efforts pour impliquer les artistes dans les discussions.

« Ce serait une bonne idée de promouvoir notre musique, mais ils (les développeurs de Yeyote Music) doivent d’abord nous approcher et discuter de la façon dont l’entreprise respectera les règles du droit d’auteur à cause de la tricherie dans notre industrie. Les gens vendent notre musique sur leurs canaux, nous n’en tirons rien et il n’y a aucun moyen de les en empêcher. Je n’ai eu aucune chance de les rencontrer mais une chose est que, si YouTube peut montrer comment vous gagnez de l’argent avec vos chansons, alors ils devraient venir nous voir et faire la même chose », a-t-il dit.

Mais Monsieur Kwizera affirme que le système de l’application est clair et est prêt à l’expliquer à quiconque souhaite savoir comment cela fonctionne.

« Les profits des artistes sur leurs chansons dépendront des ventes de leurs chansons. Le système est clair. Ils sont maintenant nos patrons et plus ils gagnent, plus nous gagnons. Nous continuerons à approcher plus d’artistes jusqu’à ce que nous atteignions nos rêves ensemble », a-t-il dit.

PanortAct

Journal Ukuri n°138

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