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Le Gouvernement a préparé des modules pour faire face au trauma trans-générationnel présent chez les jeunes nés après 1994

Lors de la période de commémoration du Génocide des Tutsi, des jeunes nés après 1994 manifestent de signes d’un trama trans-générationnel que l’on voit habituellement chez les rescapés qui ont subi le Génocide, selon le Directeur du Groupe Scolaire (GS) de Huye, l’Abbé Charles Hakizimana.

«Notre GS compte 1164 élèves. Ils sont issus, soit des familles dont les membres ont été décimés pendant le Génocide, soit des parents détenus pour avoir commis le Génocide. Lors de la semaine de la commémoration, nous devons aider ces enfants en leur évitant le trauma. Nous regrettons de ne pas avoir dans chacune de nos écoles des personnes spécialisées affectées pour combatte le trauma. Car, souvent, nous avons à faire face à ces cas de trauma. C’est un vrai défi. Le Rwanda a perdu plus d’un million de personnes. Et l’on peut comprendre l’ampleur de la souffrance, des traumas dans les communautés à divers niveaux», a-t-i indiqué.

Il a tenu ces propos pendant que ses enseignants échangeaient avec leurs collègues belges en visite dans trois écoles secondaires de Huye, dont le GS de Huye qui compte ; Ecole Notre Dame de la Providence (ENDP) de Karubanda (603 élèves jeunes filles) ; et l’Ecole Regina Pacis de Tumba (730 élèves).

La Sœur Directrice Philomène Nyirahuku de ENDP Karubanda (Huye), confirme aussi que le trauma tans-générationnel apparaît surtout lors de la commémoration. Les enfants sont dépassés quand ils essayent de penser comment leurs grands-pères, grands-mères, oncles et tantes, ont été exterminés dans des atrocités horribles et sans motif.

«Ils ne parviennent pas à comprendre ces horreurs inimaginables et la méchanceté effroyable des tueurs. Les gens ne sont pas résilients de la même façon. Certains assument et dépassent cette histoire douloureuse pendant que d’autres sombrent dans le désespoir, l’absence de maîtrise et les comportements pathologiques accompagnés de cris d’angoisse et de peurs. Des enfants souffrant de trauma revivent exactement les scènes de tueries et voient en face d’eux des tueurs à l’œuvre dans la boucherie. L’individu devient incapables de s’en sortir, et s’enfonce dans la crise mentale qui sollicite assistance », a-t-elle expliqué.

Elle ajoute que maintenant il y a une assistance matérielle sociale, morale et psychologique aux rescapés. Les gens en difficulté sont identifiés, aidés et cela leur permet de se rétablir. Les églises, la société civile et la communauté s’impliquent et ramènent les ex-bourreaux à aider les rescapés. Ici, l’on donne l’exemple de l’Abbé Ubald Rugirangoga qui développe un programme de rapprochement entre criminels et ex-bourreaux.
Un autre professeur signale que dan tous les cours, l’on peut faire une digression en faisant allusion au Génocide et de façon transversale.

Il a tenu ces propos pendant que ses enseignants échangeaient avec leurs collègues belges en visite dans trois écoles secondaires de Huye, dont le GS de Huye qui compte ; Ecole Notre Dame de la Providence (ENDP) de Karubanda (603 élèves jeunes filles) ; et l’Ecole Regina Pacis de Tumba (730 élèves).

La Sœur Directrice Philomène Nyirahuku de ENDP Karubanda (Huye), confirme aussi que le trauma tans-générationnel apparaît surtout lors de la commémoration. Les enfants sont dépassés quand ils essayent de penser comment leurs grands-pères, grands-mères, oncles et tantes, ont été exterminés dans des atrocités horribles et sans motif.

«Ils ne parviennent pas à comprendre ces horreurs inimaginables et la méchanceté effroyable des tueurs. Les gens ne sont pas résilients de la même façon. Certains assument et dépassent cette histoire douloureuse pendant que d’autres sombrent dans le désespoir, l’absence de maîtrise et les comportements pathologiques accompagnés de cris d’angoisse et de peurs. Des enfants souffrant de trauma revivent exactement les scènes de tueries et voient en face d’eux des tueurs à l’œuvre dans la boucherie. L’individu devient incapables de s’en sortir, et s’enfonce dans la crise mentale qui sollicite assistance », a-t-elle expliqué.

Elle ajoute que maintenant il y a une assistance matérielle sociale, morale et psychologique aux rescapés. Les gens en difficulté sont identifiés, aidés et cela leur permet de se rétablir. Les églises, la société civile et la communauté s’impliquent et ramènent les ex-bourreaux à aider les rescapés. Ici, l’on donne l’exemple de l’Abbé Ubald Rugirangoga qui développe un programme de rapprochement entre criminels et ex-bourreaux.
Un autre professeur signale que dan tous les cours, l’on peut faire une digression en faisant allusion au Génocide et de façon transversale.

RNA


Journal Ukuri n°152

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