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(Xinhua) -- L'Union Africaine (UA) et AfricaSeeds, agence de l'UA en charge du secteur des graines, ont signé un protocole d'accord (MoU) pour réduire la pauvreté en utilisant des graines de qualité.

L'accord leur permet de revoir et de réviser les domaines de coopération mutuels pour réduire la pauvreté en Afrique par l'utilisation de graines de qualité pour la production de nourriture et de culture marchande.

Tumusiime Rhoda Peace, commissaire de l'UA en charge de l'Economie Rurale et de l'Agriculture, et Kouame Miezan, directeur exécutif d'AfricaSeeds, ont signé l'accord mardi au siège de l'UA dans la capitale éthiopienne, Addis-Abeba.

Au cours de la cérémonie de signature, la commissaire Tumusiime a salué le travail effectué par AfricaSeeds pour mettre en place les mécanismes visant à optimiser la chaîne de valeur des graines, à promouvoir les politiques et les partenariats et à renforcer la production et le marketing dans le secteur informel des graines en Afrique.

"Etant donné que votre organisation est très impliquée dans la réduction de la pauvreté en Afrique en améliorant la qualité des graines, la Commission travaillera avec vous pour atteindre certaines cibles inscrites dans la Déclaration Malabo 2014 sur la Croissance accélérée et la Transformation de l'agriculture", a expliqué M. Tumusiime.

"La signature de ce MoU représente une étape importante dans nos relations et également dans notre tentative collective de promouvoir le développement agricole et de réduire la pauvreté en Afrique", a-t-elle ajouté.

M. Miezan a salué pour sa part la Commission de l'UA pour la signature de ce MoU.

Quatre régions du monde, notamment l’Afrique du Nord, le Moyen Orient, l’Inde et l’Afrique subsaharienne seront confrontées à l’horizon 2050 à uneinsécurité alimentaire due aux changements climatiques.
 
Telle est la conclusion d’une étude sur l’usage des terres et l’évolution des surfaces agricoles en rapport avec les changements climatiques (Prospective Agrimonde-Terra), présentée à Paris le 24 juin dernier.
 
L’étude effectuée conjointement par des chercheurs du CIRAD et de l’INRA (France) prend en compte les tendances agricoles actuelles dans les zones ciblées et les scénarios dits de "rupture" impliquant des changements radicaux dans l’usage des terres.

Selon les prévisions, l'Afrique subsaherienne sera la zone la plus touche par cette insécurité alimentaire ; en raison de sa situation nutritionnelle et agricole actuelle ainsi que sa forte dépendance aux importations

"Remédier à cette situation nécessitera d’importantes transformations systémiques, des politiques publiques fortes et des actions concertées de nombreux acteurs", soulignent les chercheurs qui insistent sur le rôle prépondérant du système de commerce mondial dans la réduction de cette crise annoncée.
 
Pour Yawo Nenonene, ingénieur agronome et chercheur à l’Ecole supérieure d’agronomie (ESA) de l’université de Lomé (Togo), les résultats de cette étude interpellent les chercheurs africains en vue de la recherche d’instruments et de techniques culturales adaptés au climat et au régime pluviométrique de chaque pays.
 
"La maitrise de l’eau est le principal défi auquel est confrontée l’agriculture dans la plupart des pays africains et au Togo en particulier. Il nous revient de reconcevoir notre agriculture en fonction de nos régimes pluviométriques particuliers et d’accentuer nos recherches sur les méthodes d’irrigation adaptées à chaque sol afin d’optimiser les disponibilités hydrauliques actuelles", explique-t-il.
 
Pour lui, la sécurité alimentaire en Afrique subsaharienne passe également par une reconsidération des techniques post-récoltes.
 
"Il nous faut aller vers des méthodes de transformation et de conservation des produits agroalimentaires adaptées à nos climats ; et penser en même temps à l’adaptation des variétés génétiques pour une agriculture durable", ajoute-t-il.

Zones rurales

Pour sa part, le Centre des services scientifiques sur le changement climatique et l’utilisation adaptée des terres (WASCAL), une institution sous-régionale basée à Lomé, estime que le changement climatique va augmenter les risques d’insécurité alimentaire chez les populations les plus pauvres, surtout dans les zones rurales.
 
Kouami Kokou, son directeur, martèle que les actions et recherches portées vers la sécurité alimentaire doivent prendre pour point de départ les populations des zones rurales.
 
Selon ce dernier, "il faut réduire l’impact du changement climatique sur ces groupes ainsi que sur les ressources naturelles existantes pour soutenir la production agricole et assurer la sécurité alimentaire".
 
C’est pour cela que l’Etat togolais a opté pour le projet ADAPT, axé sur le monde rural et lancé en juillet 2014, afin d’endiguer la crise alimentaire annoncée.
 
Ses composantes essentielles sont l’intégration d’outils d’adaptation au changement climatique dans les systèmes de production agricole, l’adaptation des systèmes de production agricole vulnérables aux impacts climatiques et l’éducation sur les changements climatiques.

Avec Sciedev

la jeune chirurgienne rwandaise, Alice Niragire

Déjà diplômée de l’université nationale du Rwanda, campus de Huye sud du pays; avec une maîtrise en chirurgie, Alice Niragire (34 ans) est la toute première fille chirurgienne depuis 2015 du Rwanda.

Imburi Phare Media s’est entretenu avec la jeune médecin concernant son parcours académique et professionnelle. Interview

Iphame : Pouvez-vous d’abord vous présenter à nos chers internautes ?

Alice Niragire: Merci, Je réponds au nom de Dr Alice Niragire, je suis célibataire de 34 ans. Actuellement je travaille comme docteur chirurgienne à l'hôpital provincial de Rwamagana à  l’est du Rwanda.

Iphame : Quel est votre secret de devenir chirurgienne à cet âge ?

A.N: Depuis mon enfance, mon rêve était de devenir médecin. Mais également, durant mes études, j’étais toujours une étudiante intelligente. J’ai régulièrement réussie mes cours  en classe. Le secret est tout simplement d’avoir une confiance en soi, avoir du courage pour tes activités quotidiennes, étudier beaucoup pendant des heures et des heures possibles pour atteindre tes objectifs et avoir une bonne vie dans le futur.

Iphame : Que pensez-vous des actions menées par Imbuto Foundation en faveur de la jeunesse rwandaise?

A.N: J’ai  commencé à travailler avec Imbuto Foundation en décembre 2015, au moment où j’ai étais honorée par la Première Dame Jeannette Kagame, pour avoir atteint le plus haut niveau de réalisations personnelles et professionnelles et d’avoir élaboré des chemins qui inspirent d'autres jeunes rwandais pour développer leur vie et celle des autres.

Je profite de cette occasion pour encourager les jeunes filles rwandaises d’exploiter cette opportunité offerte par Imbuto Foundation pour se fixer des objectifs dans l’avenir et améliorer leur niveau professionnel. A l’époque, nous avions la mentalité que les sciences et d’autres activités qui demandent l’attention étaient réservées au sexe masculin mais pourtant avec le temps la mentalité change.

Iphame : Comment vous sentez-vous après avoir été distinguée par la Première Dame du Rwanda ?

A.N : Depuis le jour où j’ai reçu ce trophée par la Première Dame du Rwanda, ça m’a donné du courage et de la confiance surtout au niveau du travail dans le but de l’obtention de bon rendement. J’ai reçu des messages d’encouragements et de félicitations de la part de mes ex-collègues de l’université et ceux de mon actuel travail, pour un travail remarquable que j’ai réalisée.

Selon Niragire, la médecine était sa profession de rêve depuis son enfance 

Iphame : Quel est ton message pour Imbuto Foundation et pour les filles en général ?

A.N: Premièrement, je voudrais remercier personnellement Son Excellence la Première Dame Jeannette Kagame, pour ses engagements, pour les initiatives prises en faveur de la  promotion de l’image des  jeunes au sein de la société rwandaise. Aux filles rwandaises, je leur conseillerais de ne pas rater cette chance mais plutôt d’en profiter car nous avons de bons dirigeants qui se soucient de leurs citoyens. Enfin, je leur dis, étudier dur et créer des emplois pour le développement personnel et celui de notre pays en général.

Propos recueillis par Gilbert Cyiza

A quelques jours de la Journée mondiale contre l'hépatite, célébrée chaque année le 28 juillet, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a appelé mercredi les pays à renforcer les tests de dépistage et l'accès aux traitements pour les 400 millions d'individus dans le monde infectés par l'hépatite B ou C.

« Le monde a ignoré l'hépatite à ses risques et périls », a déclaré dans un communiqué de presse la Directrice générale de l'OMS, Dr Margaret Chan. « Il est temps de mobiliser une réponse globale contre l'hépatite qui soit d'une ampleur comparable à celle générée pour lutter contre d'autres maladies transmissibles, telles que le VIH/sida et la tuberculose », a-t-elle ajouté.

Selon l'OMS, le nombre de personnes atteintes de l'hépatite B ou C dans le monde est plus de 10 fois supérieur à celui des personnes infectées par le VIH. Seulement une personne atteinte de l'hépatite virale sur 20 a conscience de l'être et seulement 1 sur 100 reçoit un traitement.

En mai dernier, l'Assemblée mondiale de la Santé, l'organe exécutif de l'OMS, a appelé à traiter 8 millions de personnes atteintes de l'hépatite B ou C d'ici 2020, à réduire les nouvelles infections d'hépatite virale de 90%, et à diminuer le nombre de décès liés à la maladie de 65% entre 2016 et 2030.

« Nous devons agir maintenant pour empêcher les gens de mourir inutilement de l'hépatite », a de son côté déclaré le Directeur du département de l'OMS en charge de la lutte contre le VIH de l'hépatite, Dr Gottfried Hirnschall.

Il a rappelé que l'hépatite B et C se transmettent par le sang, ainsi que par les aiguilles et seringues, soit dans les établissements de santé, soit chez les personnes qui consomment des drogues injectables. Ces deux virus peuvent également être transmis de la mère à l'enfant ou en ayant des rapports sexuels non protégés.

A l'heure actuelle, l'OMS a indiqué qu'il existait un vaccin contre l'hépatite B, mais pas contre l'hépatite C. Selon l'agence, certains pays, comme l'Egypte, tentent toutefois de réduire le taux d'infection du virus en abaissant le prix des traitements disponibles pour l'hépatite C.

En 2014, l'OMS a indiqué que 184 pays vaccinaient les nourrissons contre l'hépatite B, comparé à 31 pays en 1992, et que 82% des enfants dans ces pays ont reçu un vaccin contre l'hépatite B cette année-là.

En outre, l'agence a souligné l'importance de renforcer les mesures de sécurité en matière de transfusion du sang, y compris en se dotant d'un dépistage de qualité et systématique. L'OMS a également insisté sur l'adoption de pratiques d'injection sécurisées, de services de réduction des risques pour les consommateurs de drogues injectables, mais aussi de pratiques sexuelles plus sûres, y compris via la réduction du nombre de partenaires et l'utilisation de préservatifs.

un.org

(Xinhua) -- L'Organisation mondiale de la santé (OMS) est disposée à appuyer la recherche sur l'ampleur de la drépanocytose (maladie génétique du sang) au Burundi, a déclaré samedi à Xinhua Jérôme Ndaruhutse, représentant intérimaire de l'OMS au Burundi.

"Je vous rassure sur la disponibilité de l'OMS pour soutenir tout ce qui se ferait allant dans le sens que cette maladie soit connue au Burundi, car on a l'impression que cette maladie est négligée alors qu'elle tue silencieusement en faisant beaucoup de dégâts", a affirmé Dr Ndaruhutse, au lendemain de la commémoration, au Burundi, de la Journée mondiale de lutte contre la drépanocytose, qui est normalement célébrée le 19 juin au niveau planétaire.

Les données sur la drépanocytose au Burundi sont parcellaires alors que cette maladie n'est pas rare à travers le pays, a-t-il ajouté, avant d'insister sur la nécessité d'entreprendre rapidement les travaux de recherche ad hoc, afin de maîtriser notamment le processus d'évolution de la prévalence de cette maladie.

Cette maladie héréditaire liée à une anomalie de l'hémoglobine est la plus répandue dans la région africaine de l'OMS, a expliqué Dr Ndaruhutse, précisant que 10% à 40% de la population burundaise est porteuse de son gène avec au moins 2% de taux de prévalence.

Selon lui, les efforts des pays africains dans la lutte contre la drépanocytose butent sur l'inadaptation des plans nationaux et le manque des installations appropriées, des personnes formés et des outils de diagnostic.

Le directeur général de la santé publique au ministère burundais en charge de la Santé publique et de la lutte contre le sida, Dr Isaac Minani, a expliqué qu'au Burundi, la drépanocytose est "bien présente, mais méconnue" du grand public.

Jusqu'à ce jour, a-t-il signalé, aucune étude n'a été encore faite au Burundi pour le recensement des cas de cette maladie dont les principales complications sont enregistrées chez des enfants de moins de cinq ans, des adolescents et des femmes enceintes.

L'Association des personnes drépanocytaires au Burundi (APD), créée en 2011, plaide pour l'établissement d'une cartographie de la drépanocytose au Burundi et la mise en place des soins spécialisés sur la maladie.

Journal Ukuri n°148

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