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Les experts en agriculture sont réunis à Kigali, au Rwanda du 13 au 16 juin  pour discuter de quels moyens l'Afrique peut transformer son agriculture en un secteur technologique.

Le Premier ministre rwandais Anastase Murekezi, lors de l’ouverture officielle de cette semaine de la science agricole africaine, au nom du président Paul Kagame,  a déclaré devant les experts, que son pays est au centre de la scène de l'innovation technologique dans ce secteur de l’agriculture.

« Le Rwanda a été conduit en collaboration avec d'autres pays africains en poussant le secteur à un autre niveau supérieur. L’agriculture est le secteur pilote pour notre pays et est essentiel pour la transformation de l'Afrique. Le Rwanda est parmi les premiers pays africains à signer le programme de développement de l'agriculture africaine (CAADP)»,  a indiqué le Premier ministre, Murekezi.

Selon toujours Murekezi, les nations africaines devront focaliser leurs engagements aux initiatives de NEPAD pour augmenter les investissements pour la science et la recherche.

« Et nous tous, notamment les leaders des gouvernements, les scientifiques et les investisseurs africains, nous devons avoir la passion de faire beaucoup mieux. La transformation de ce continent devrait se matérialiser pour cette génération pas la suivante », a exhorté le Premier ministre rwandais.

Dr. Akinwumi Adesina, le président de la Banque Africaine de Développement (BAD) a affirmé, quant à lui, que la BAD va investir 24 milliards  de dollars américains dans l'agriculture sur le continent africain au cours des 10 prochaines années.

« Notre continent détient d’énormes terres arables qui peuvent non seulement produire de la nourriture pour elle-même, mais aussi pour la plus grande partie du monde», a déclaré Dr Adesina.

Cependant, l'Afrique dépense plus de 35 millions de dollars US chaque année sur l’importation alimentaire. Ce déficit commercial est un gros problème  pour le continent africain et on a besoin d'une réponse rapide.

Pour Adesina, « il est  temps que l'Afrique nourrit l'Afrique"

Le secteur agricole du Rwanda contribue à 35% de l'économie nationale. Et le pays dépense plus de 300 millions de dollars US chaque année à l'importation alimentaire.

Les experts agricoles estiment que la science devrait être une pièce maitresse pour la transformation agricole en Afrique.

Selon le ministère rwandais de l'agriculture, le nombre de scientifiques a augmenté. En effet, actuellement, le Rwanda compte environ 150 scientifiques et des nouvelles infrastructures dans l'amélioration du secteur agricole ont été mises en place.

Par Gilbert Cyiza, Iphame Kigali

Le Programme alimentaire mondial des Nations Unies (PAM) a annoncé vendredi la publication d'une étude sur les distributions de repas dans les cantines scolaires dans le monde, offrant des recommandations sur la façon de mettre en œuvre des programmes de nutrition à grande échelle pour les élèves.

Coréalisé par le Partnership for Child Development de l'Imperial College de Londres (PCD), le PAM et la Banque Mondiale, ce 'Guide de référence de l'alimentation scolaire mondial : leçons provenant de 14 pays' permet de mettre en évidence des bonnes pratiques en matière de nutrition en milieu scolaire, à l'attention des gouvernements et du secteur éducatif.

Selon l'étude, publiée jeudi, les programmes d'alimentation scolaires existent dans presque tous les pays du monde et représentent un investissement global annuel total de 75 milliards de dollars.

Environ 368 millions d'enfants, soit environ un enfant sur cinq dans le monde, bénéficient d'un repas par jour à l'école, indique le rapport.

« Cependant, trop souvent, ces programmes sont les plus faibles dans les pays où les besoins sont les plus importants », note le rapport.

Dans la préface de l'étude, rédigée conjointement par le Président du Groupe de la Banque Mondiale, Jim Yong Kim, et la Directrice exécutive du PAM, Ertharin Cousin, ces derniers rappellent que les repas scolaires « contribuent à l'apprentissage des enfants en évitant qu'ils aient faim et en améliorant leurs capacités cognitives ».

« Aujourd'hui, les programmes d'alimentation scolaires nationaux sont de plus en plus intégrés dans les politiques nationales pour l'élimination de la pauvreté, la protection sociale, l'éducation et la nutrition », ajoutent-ils.

En collaboration avec les gouvernements de 14 pays (Botswana, Brésil, Cabo Verde, Chili, Côte d'Ivoire, Equateur, Ghana, Inde, Kenya, Mali, Mexique, Namibie, Nigeria et Afrique du Sud), ce guide de référence illustre différents modèles nationaux d'alimentation scolaire.

« Le message central de cette recherche est qu'il n'y a pas de 'modèle unique' pour l'alimentation scolaire ; il y a plusieurs routes menant au succès. Le contexte est fondamental. Ce guide de référence sera un outil précieux pour les gouvernements pour leur permettre de prendre des décisions basées sur des faits avérés qui amélioreront l'efficacité de leurs programmes d'alimentation scolaire », a déclaré le rédacteur principal de l'étude et Directeur exécutif du PCD, Lesley Drake.

unnews.org

INSTINCT PARENTAL – Si les mères et pères ont autant de mal à laisser leur bébé trop longtemps, c’est parce que les cris de leur progéniture stimulent certaines régions de leur cerveau. Pour les rires, c’est différent.

Bébé pleure et les parents accourent. Pourquoi autant d’attention ? Bien sûr, il y a l’amour porté à ce nouvel arrivant mais il y a aussi une explication scientifique. Des chercheurs canadiens ont voulu savoir ce qui se passait dans le cerveau des papas et des mamans quand leur progéniture se mettait à hurler…ou à rire.

► Méthodologie : tester la concentration en même temps que les pleurs 
Les scientifiques de l’université de Toronto (Canada) ont testé la concentration de 12 adultes, 6 femmes et 6 hommes. Dans la première partie de l’expérience, les volontaires devaient identifier le plus vite possible la couleur d’un mot écrit sur une feuille. Des cris de détresse et des rires de bébés étaient diffusés en même temps. Dans la seconde partie, ces mêmes sons étaient émis, mais juste avant que l’épreuve commence. Tout au long de ces tests, les scientifiques ont pu analyser les réactions du cerveau des volontaires grâce à des électroencéphalogrammes (EEG).

► Ce que l’étude a démontré : un cerveau en état d’alerte 
Résultats : les pleurs d’un bébé stimulent certaines parties du cerveau et altèrent la prise décision. Dans les deux parties de l’expérience, les plaintes sonores des plus petits ont altéré la faculté des participants à se concentrer. En revanche, les éclats de rire n’ont pas gêné les volontaires dans la réalisation de leur exercice. Des observations confirmées par l’EEG. Pourquoi le cerveau ne réagit pas de la même façon ? "Le conflit cognitif biaise l’attention lorsque l’enfant pleure", expliquent les auteurs des travaux. Le cerveau des adultes a du mal à faire abstraction des pleurs, contrairement aux rires. "Ces résultats sont les premiers à identifier la dynamique cognitive sous-jacente lorsqu’un bébé émet un son", se félicitent les chercheurs.

► Ce qu’il faut en conclure : l’instinct parental n’est pas un mythe 
Un pas de plus dans la compréhension du lien si spécial qui unit les parents à leurs enfants. Une précédente étude montrait déjà la capacité des enfants à reconnaître la voix de leurs mères. Les chercheurs montraient ainsi que ce son, si propre à chacune, stimulait plusieurs zones du cerveau de son enfant.

Avec cette nouvelle étude, on sait désormais que l’inverse est aussi vrai. Même lorsqu’ils doivent faire plusieurs tâches en même temps ou ont mille autres choses à penser, le cerveau des parents réagit dans l’intérêt des plus petits. "Ils peuvent être en train de faire le ménage lorsqu’on sonne à la porte et que le bébé se met à pleurer, détaillent les scientifiques. Comment savent-ils à quel moment il faut s’occuper de l’enfant ?". Les travaux montrent que grâce à leur souplesse cognitive, les parents peuvent faire le tri dans ces informations. Une preuve de plus que les plus petits ont un statut privilégié dans la tête de leurs parents.

Metronews

Le paludisme est la première cause de morbidité et de mortalité au Burundi; Ginette veut l'attaquer en amont, par la prévention, ce qui lui a valu le Prix «Engagement d’or» du Réseau des journalistes africains pour la lutte contre le paludisme (RJAP).

Mon rêve est de voir tous mes compatriotes burundais mais aussi tous les Africains débarrassés de toutes les maladies contagieuses, le paludisme en premier", ainsi parle Ginette Karirekinyana de sa vocation: combattre la maladie par les plantes.

Philosophe-anthropologue de formation, Ginette s'est reconvertie, il y a environ deux ans dans la fabrication et la vente de produits naturels faits à base de plantes, "remèdes de choix pour se prémunir contre certaines maladies qui sévissent encore sur le continent, tel le Paludisme", assure-t-elle.

Forte de cette conviction, de son amour pour la nature et de sa philanthropie, Ginette a lancé en juillet 2014 son projet "Cataire", du nom d'une plante connue pour ses vertus antispasmodiques et antihystériques. Elle a ouvert, à la même date, sa "boutique-pharmacie" en plein centre de Bujumbura où elle vend les produits "Karire" qu'elle fabrique en collaboration avec des spécialistes de la phytothérapie et de la médecine traditionnelle. Elle vient de voir son travail et son dévouement récompensé par le prix «Engagement d’or» du Réseau des journalistes africains pour la lutte contre le paludisme (RJAP), lancé en 2015.

Selon elle "consommer des produits naturels est le seul moyen efficace pour se protéger des maladies opportunistes dont le paludisme". Car ces affections profitent de la défaillance du système immunitaire ou du faible état de santé d'un individu pour s'installer et même se révéler mortelles, d'où l'importance "d'intervenir en amont et de manière préventive en améliorant les apports nutritifs et en renforçant les défenses immunitaires de l'organisme".

Revenant sur son parcours académique, Ginette reconnait que rien ne la prédisposait à se spécialiser dans le domaine médicinal. Elle a, en effet, suivi des études en philosophie et en anthropologie avant de partir, en 2004, au Canada où elle a travaillé avec une équipe de chercheurs en éthique médicale, environnementale et bioéthique.

Ce passage canadien a été, pour elle, le point de départ vers le monde de la médecine naturelle. En 2007 elle décide de rentrer au pays et d'y créer une "Agence de consulting en éthique de la coopération Internationale (ACECI)" mais se rend rapidement compte que sa vrai vocation se trouve dans la nature et décide de lancer son projet.

Pour fabriquer ses produits qui compte aussi bien des savons, des crèmes, des bougies parfumées, des lotions corporelles que des désinfectants, Ginette s'approvisionne en plantes, herbes médicinales et fruits auprès de six groupements de fournisseurs employant chacun en moyenne 30 personnes.

Dans sa boutique-laboratoire du centre de Bujumbura, elle se fait aider par dix employés à temps plein et quatre à temps partiel. Ainsi, assure-t-elle des emplois durables et respectueux de la nature, une autre de ses priorités, dit-elle.

Outre les produits anti-moustique, Ginette propose des produits de beauté et des boissons fortifiantes telles des tisanes à la cataire, à l’ortie et à la menthe sauvage ou encore le thé de soja, le tout à des prix accessibles, le plus coûteux de ses produits étant à 10 dollars.

Ginette Karirekinyana se dit satisfaite de la réussite de son projet dans son pays, le Burundi, mais ne "compte pas s'arrêter" en si bon chemin. Elle pense déjà à la conquête de marchés extérieurs, "le Canada en premier, parce que c'est un pays où les gens sont déjà bien renseignés sur les vertus des plantes" déclare-t-elle à Anadolu.

A l'échelle africaine, elle fait déjà exporter ses produits en Ouganda grâce à un partenariat avec la Pharmacie Chimio. Elle vise à conquérir de nouveaux marchés, notamment au Bénin, au Togo et au Gabon.

Le Paludisme continue à être un problème sanitaire de taille au Burundi. Selon le ministère de la Santé, il véhicule la première cause de morbi-mortalité, responsable de 23,4% de décès hospitaliers en 2014.

Selon le ministère de la Santé publique, le Burundi est parmi les 45 pays africains qui ont le plus de zones à risque de transmission et où le paludisme reste la première cause de morbidité et de mortalité.

Pour y faire face, le gouvernement a mis en place des programmes dont le plan quinquennal 2013-2017 visant la réduction de 75% le nombre de décès dus au paludisme. A moins d'un an de l'échéance, aucune évaluation de cet objectif n'est disponible auprès des autorités burundaises. Selon des sources humanitaires, la crise politico-sécuritaire qui secoue le pays depuis plus d'un an n'a pas contribué à améliorer la situation.

AA/Bujumbura/Yvan Rukundo

(Xinhua) -- Plusieurs grands joueurs africains sont attendus le 9 juin prochain à Ouagadougou, à la 2e édition du "Gala de football Yiki", sous le thème "Tous contre le palu", a-t-on appris des organisateurs.

"Nous avons commencé à envoyer les invitations aux joueurs qui doivent honorer de leur présence cette activité. La plupart sont favorables à venir à Ouagadougou pour ce gala. Tout est fin prêt pour la réussite de l'évènement", a déclaré le promoteur de l'activité Abdoul Rasmané Guigma.

Cette édition sera parrainée par le ministre de la Santé, Smaïla Ouédraogo, et avec comme invité d'honneur, Bonaventure Kalou de la Côte d'Ivoire.

Des joueurs comme Max Alain Gradel, Siaka Tiené, Wilfried Boni, Diarrasouba Vieira, tous de la Côte d'Ivoire, ont déjà confirmé leur présence.

Du côté du Ghana, il est annoncé les arrivées du sociétaire de Chelsea Abdul Rahman Baba, John Boye de Sivasspor de la Turquie et John Mensah de la formation suédoise de l'Athletic football club united.

Kossi Agassa et Serges Gakpé du Togo sont attendus.

Les fonds récoltés serviront à lutter contre le paludisme au Burkina Faso.

Au Burkina Faso, le paludisme provoque près de 2 millions d'hospitalisations par an, dont 63,5 % concernent des enfants de moins de 5 ans.

La mortalité liée au paludisme est passée de 9.024 décès en 2010 à 5.386 décès en 2014, soit une baisse de 40% en quatre années, souligne un rapport des acteurs de la lutte contre la maladie.

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