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Ce mardi 2 août, le Parlement rwandais, les deux Chambres réunies, a convoqué le Premier Ministre Anastase Murekezi pour une question orale concernant la rareté de l’eau potable dans diverses régions du pays.

“Beaucoup d’efforts ont été consentis depuis l’an 2010 par le gouvernement rwandais pour résoudre cette question de rareté de l’eau potable. Il est prévu qu’avec l’année prochaine 2017, tous les ménages de Rwandais devront avoir accès à l’eau potable.

La distance d’accès à cette eau étant de 200 mètres dans les périmètres urbains et 500 m dans le rural. En effet en 2010, l’eau potable était accessible à 74.2% de ménages rwandais. En 2015, ils étaient 84.8% de ménages ayant accès facile à l’eau potable au moment ceux qui avaient des lieux d’aisance (toilettes) étaient 83.4% », a confié le Premier ministre aux honorables parlementaires confirmant la détermination du Gouvernement rwandais à faire en sorte que chaque citadin rwandais consomme et utilise au moins 80 litres d’eau potable par jour et 20 litres pour le paysan.

Certains députés ont montré leur insatisfaction de la sortie du Premier Ministre se plaignant du fait que certains robinets publics sont secs depuis longtemps. Ils ont relevé des dégâts occasionnés dans le réseau de distribution d’eau dans certaines parties de la ville pour cause de voirie en construction. Ainsi le député Edouard Bamporiki a relevé le cas de sectionnement des tuyaux d’eau de Busanza-Kabeza (quartiers sud de la ville de Kigali) non encore réparés occasionnant une pénurie de ce précieux liquide.

« Au cours de notre descente sur terrain dans le secteur Gishyita en Province de l’Ouest, nous avons été agréablement frappés par le fait qu’à chaque 500 mètres nous constations des robinets publics construits. Mais à notre surprise, les utilisateurs nous ont confié que l’eau a tari depuis que ces robinets ont été inaugurés », a relevé le Député Théobald Mporanyi montrant les imperfections et dysfonctionnements observés dans le réseau de distribution d’eau au Rwanda.

Le depute Juvénal Nkusi a demandé que les chiffres intéressants montrant les réalisations infrastructurelles soient mis de côté pour résoudre la question de l’accessibilité de l’eau pour lles citoyens rwandais.

Ce à quoi le Premier ministre a promis que de gros efforts vont être mis dans la solution de ce défi dans les meilleurs délais.
« L’eau coulera dans les robinets publics jusqu’à non plus à la grande satisfaction des utilisateurs. Nous allons mettre beaucoup d’efforts pour que cela soit bien fait. Nous allons imposer de sévères sanctions à l’endroit de mauvais contractants », a répliqué le Premier.

Les députés ne comprennent pas pourquoi les statistiques du Ministère de l’eau et ressources naturelles ne sont pas exploitées judicieusement au profit du consommateur. Il est fait état du fait que le Rwanda a 6.826 mètres cubes d’eau chaque année, qu’il reviendrait à chaque citoyen 670 m3 ; chiffres qui montrent que le Rwanda est bien parti car il avoisine les normes internationales qui imposent une consommation annuel de 1000 m3 par personne.

Il s’avère que la question de l’eau pose un problème au Rwanda qui, rien que pour la Ville en 2016, il lui faut 257.436 m3 par jour au moment les centres d’épurations fonctionnelles n’ont que la capacité de production de 141.250 m3.

« Dans la Ville de Kigali, les usines d’épuration d’eau ne peuvent que produire 90.000 m3 par jour au moment où ill en faut 120.000 m3. Nous prévoyons pour 2017 une production de 145.000 m3 au quotidien et 175.000 m3 en 2020 », a indiqué le Premier Ministre aux parlementaires qui, au lieu de projections dans l’avenir, veulent des faits réels satisfaisant les besoins des citoyens dans un pays regorgeant de 6.826 milliards de m3 chaque année pour lesquels seul 1% est utilisé pour les besoins culinaires et hygiéniques et 2% dans l’agriculture .

Non ! le premier ministre a mis de côté ces plaintes pour leur montrer que le Gouvernement rwandais maîtrise la question de l’eau potable montrant que pour bientôt, la Ville de Kigali sera alimenté par un Centre d’épuration de Nzove II agrandi installé à la porte sud de la ville avec une capacité passant de 25 à 40.000 m3 d’eau par jour.

« Entre 2018 et 2020, un autre centre d’Epuration d’une capacité de 40.000 m3 d’eau par jour sera monté à Kanzenze du district Bugesera, Sud Est du pays », a indiqué le Premier ministre dans sa tentative de convaincre les députés.

Avec Jovin Ndayishimiye (Igihe)

(Xinhua) -- Les députés membres de la Commission des Affaires Sociales, du Genre, du Rapatriement, de l'Egalité des Chances et de la Lutte contre le Sida viennent de faire une descente dans toutes les provinces du pays pour se rendre compte de l'état des lieux du paludisme au Burundi et ont constaté qu'il est devenu un problème majeur de santé publique.

Cela se trouve dans un rapport qu'ils ont présenté jeudi devant leurs collègues de la Chambre basse du parlement jeudi.

Ainsi, constate Banyikwa Adolphe, président de la Commission, "le paludisme est devenu un problème majeur de santé publique (...) et les députés ont pu constater que le paludisme n'est plus une maladie de la plaine de l'Imbo (ouest du pays, ndlr), mais plutôt un fléau national".

Tout en indiquant que la situation actuelle n'est plus celle qu'elle était avant, le rapport fait savoir que les provinces les plus touchées actuellement seraient Gitega (centre du pays), Kayanza, Kirundo, Muyinga et Ngozi (toutes du nord du pays).

Les députés ont trouvé dans les différents districts sanitaires visités dans les 18 provinces du pays, que l'évolution du paludisme a presque doublé ou triplé par semaine selon les Centres de Santé (CDS) par rapport à la situation qui prévalait en l'an 2015.

Dans la province de Gitega (centre), les cas de paludisme en 2015 étaient de 122.138 jusqu'au mois de mai alors qu'ils se comptaient à 499.696 pour la même période en 2016 et 276 cas de décès dus au paludisme ont été enregistrés durant le premier semestre 2016.

Dans le District sanitaire de Gashoho (nord du pays) qui a été choisi pour être un centre pilote de prise en charge communautaire du paludisme, il a été constaté que les consultations médicales atteignent plus de 60% par rapport à toutes les pathologies consultées.

Après ce constat que le nombre de cas de paludisme continue à augmenter surtout à l'intérieur du pays, tout en reconnaissant les efforts du gouvernement d'éradiquer le paludisme, les députés ont trouvé indispensable de formuler des questions à adresser prochainement au ministère en charge de la santé publique.

Quatre régions du monde, notamment l’Afrique du Nord, le Moyen Orient, l’Inde et l’Afrique subsaharienne seront confrontées à l’horizon 2050 à uneinsécurité alimentaire due aux changements climatiques.
 
Telle est la conclusion d’une étude sur l’usage des terres et l’évolution des surfaces agricoles en rapport avec les changements climatiques (Prospective Agrimonde-Terra), présentée à Paris le 24 juin dernier.
 
L’étude effectuée conjointement par des chercheurs du CIRAD et de l’INRA (France) prend en compte les tendances agricoles actuelles dans les zones ciblées et les scénarios dits de "rupture" impliquant des changements radicaux dans l’usage des terres.

Selon les prévisions, l'Afrique subsaherienne sera la zone la plus touche par cette insécurité alimentaire ; en raison de sa situation nutritionnelle et agricole actuelle ainsi que sa forte dépendance aux importations

"Remédier à cette situation nécessitera d’importantes transformations systémiques, des politiques publiques fortes et des actions concertées de nombreux acteurs", soulignent les chercheurs qui insistent sur le rôle prépondérant du système de commerce mondial dans la réduction de cette crise annoncée.
 
Pour Yawo Nenonene, ingénieur agronome et chercheur à l’Ecole supérieure d’agronomie (ESA) de l’université de Lomé (Togo), les résultats de cette étude interpellent les chercheurs africains en vue de la recherche d’instruments et de techniques culturales adaptés au climat et au régime pluviométrique de chaque pays.
 
"La maitrise de l’eau est le principal défi auquel est confrontée l’agriculture dans la plupart des pays africains et au Togo en particulier. Il nous revient de reconcevoir notre agriculture en fonction de nos régimes pluviométriques particuliers et d’accentuer nos recherches sur les méthodes d’irrigation adaptées à chaque sol afin d’optimiser les disponibilités hydrauliques actuelles", explique-t-il.
 
Pour lui, la sécurité alimentaire en Afrique subsaharienne passe également par une reconsidération des techniques post-récoltes.
 
"Il nous faut aller vers des méthodes de transformation et de conservation des produits agroalimentaires adaptées à nos climats ; et penser en même temps à l’adaptation des variétés génétiques pour une agriculture durable", ajoute-t-il.

Zones rurales

Pour sa part, le Centre des services scientifiques sur le changement climatique et l’utilisation adaptée des terres (WASCAL), une institution sous-régionale basée à Lomé, estime que le changement climatique va augmenter les risques d’insécurité alimentaire chez les populations les plus pauvres, surtout dans les zones rurales.
 
Kouami Kokou, son directeur, martèle que les actions et recherches portées vers la sécurité alimentaire doivent prendre pour point de départ les populations des zones rurales.
 
Selon ce dernier, "il faut réduire l’impact du changement climatique sur ces groupes ainsi que sur les ressources naturelles existantes pour soutenir la production agricole et assurer la sécurité alimentaire".
 
C’est pour cela que l’Etat togolais a opté pour le projet ADAPT, axé sur le monde rural et lancé en juillet 2014, afin d’endiguer la crise alimentaire annoncée.
 
Ses composantes essentielles sont l’intégration d’outils d’adaptation au changement climatique dans les systèmes de production agricole, l’adaptation des systèmes de production agricole vulnérables aux impacts climatiques et l’éducation sur les changements climatiques.

Avec Sciedev

(Xinhua) -- L'Union Africaine (UA) et AfricaSeeds, agence de l'UA en charge du secteur des graines, ont signé un protocole d'accord (MoU) pour réduire la pauvreté en utilisant des graines de qualité.

L'accord leur permet de revoir et de réviser les domaines de coopération mutuels pour réduire la pauvreté en Afrique par l'utilisation de graines de qualité pour la production de nourriture et de culture marchande.

Tumusiime Rhoda Peace, commissaire de l'UA en charge de l'Economie Rurale et de l'Agriculture, et Kouame Miezan, directeur exécutif d'AfricaSeeds, ont signé l'accord mardi au siège de l'UA dans la capitale éthiopienne, Addis-Abeba.

Au cours de la cérémonie de signature, la commissaire Tumusiime a salué le travail effectué par AfricaSeeds pour mettre en place les mécanismes visant à optimiser la chaîne de valeur des graines, à promouvoir les politiques et les partenariats et à renforcer la production et le marketing dans le secteur informel des graines en Afrique.

"Etant donné que votre organisation est très impliquée dans la réduction de la pauvreté en Afrique en améliorant la qualité des graines, la Commission travaillera avec vous pour atteindre certaines cibles inscrites dans la Déclaration Malabo 2014 sur la Croissance accélérée et la Transformation de l'agriculture", a expliqué M. Tumusiime.

"La signature de ce MoU représente une étape importante dans nos relations et également dans notre tentative collective de promouvoir le développement agricole et de réduire la pauvreté en Afrique", a-t-elle ajouté.

M. Miezan a salué pour sa part la Commission de l'UA pour la signature de ce MoU.

A quelques jours de la Journée mondiale contre l'hépatite, célébrée chaque année le 28 juillet, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a appelé mercredi les pays à renforcer les tests de dépistage et l'accès aux traitements pour les 400 millions d'individus dans le monde infectés par l'hépatite B ou C.

« Le monde a ignoré l'hépatite à ses risques et périls », a déclaré dans un communiqué de presse la Directrice générale de l'OMS, Dr Margaret Chan. « Il est temps de mobiliser une réponse globale contre l'hépatite qui soit d'une ampleur comparable à celle générée pour lutter contre d'autres maladies transmissibles, telles que le VIH/sida et la tuberculose », a-t-elle ajouté.

Selon l'OMS, le nombre de personnes atteintes de l'hépatite B ou C dans le monde est plus de 10 fois supérieur à celui des personnes infectées par le VIH. Seulement une personne atteinte de l'hépatite virale sur 20 a conscience de l'être et seulement 1 sur 100 reçoit un traitement.

En mai dernier, l'Assemblée mondiale de la Santé, l'organe exécutif de l'OMS, a appelé à traiter 8 millions de personnes atteintes de l'hépatite B ou C d'ici 2020, à réduire les nouvelles infections d'hépatite virale de 90%, et à diminuer le nombre de décès liés à la maladie de 65% entre 2016 et 2030.

« Nous devons agir maintenant pour empêcher les gens de mourir inutilement de l'hépatite », a de son côté déclaré le Directeur du département de l'OMS en charge de la lutte contre le VIH de l'hépatite, Dr Gottfried Hirnschall.

Il a rappelé que l'hépatite B et C se transmettent par le sang, ainsi que par les aiguilles et seringues, soit dans les établissements de santé, soit chez les personnes qui consomment des drogues injectables. Ces deux virus peuvent également être transmis de la mère à l'enfant ou en ayant des rapports sexuels non protégés.

A l'heure actuelle, l'OMS a indiqué qu'il existait un vaccin contre l'hépatite B, mais pas contre l'hépatite C. Selon l'agence, certains pays, comme l'Egypte, tentent toutefois de réduire le taux d'infection du virus en abaissant le prix des traitements disponibles pour l'hépatite C.

En 2014, l'OMS a indiqué que 184 pays vaccinaient les nourrissons contre l'hépatite B, comparé à 31 pays en 1992, et que 82% des enfants dans ces pays ont reçu un vaccin contre l'hépatite B cette année-là.

En outre, l'agence a souligné l'importance de renforcer les mesures de sécurité en matière de transfusion du sang, y compris en se dotant d'un dépistage de qualité et systématique. L'OMS a également insisté sur l'adoption de pratiques d'injection sécurisées, de services de réduction des risques pour les consommateurs de drogues injectables, mais aussi de pratiques sexuelles plus sûres, y compris via la réduction du nombre de partenaires et l'utilisation de préservatifs.

un.org

Journal Ukuri n°136

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