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(Xinhua) -- L'Organisation mondiale de la santé (OMS) est disposée à appuyer la recherche sur l'ampleur de la drépanocytose (maladie génétique du sang) au Burundi, a déclaré samedi à Xinhua Jérôme Ndaruhutse, représentant intérimaire de l'OMS au Burundi.

"Je vous rassure sur la disponibilité de l'OMS pour soutenir tout ce qui se ferait allant dans le sens que cette maladie soit connue au Burundi, car on a l'impression que cette maladie est négligée alors qu'elle tue silencieusement en faisant beaucoup de dégâts", a affirmé Dr Ndaruhutse, au lendemain de la commémoration, au Burundi, de la Journée mondiale de lutte contre la drépanocytose, qui est normalement célébrée le 19 juin au niveau planétaire.

Les données sur la drépanocytose au Burundi sont parcellaires alors que cette maladie n'est pas rare à travers le pays, a-t-il ajouté, avant d'insister sur la nécessité d'entreprendre rapidement les travaux de recherche ad hoc, afin de maîtriser notamment le processus d'évolution de la prévalence de cette maladie.

Cette maladie héréditaire liée à une anomalie de l'hémoglobine est la plus répandue dans la région africaine de l'OMS, a expliqué Dr Ndaruhutse, précisant que 10% à 40% de la population burundaise est porteuse de son gène avec au moins 2% de taux de prévalence.

Selon lui, les efforts des pays africains dans la lutte contre la drépanocytose butent sur l'inadaptation des plans nationaux et le manque des installations appropriées, des personnes formés et des outils de diagnostic.

Le directeur général de la santé publique au ministère burundais en charge de la Santé publique et de la lutte contre le sida, Dr Isaac Minani, a expliqué qu'au Burundi, la drépanocytose est "bien présente, mais méconnue" du grand public.

Jusqu'à ce jour, a-t-il signalé, aucune étude n'a été encore faite au Burundi pour le recensement des cas de cette maladie dont les principales complications sont enregistrées chez des enfants de moins de cinq ans, des adolescents et des femmes enceintes.

L'Association des personnes drépanocytaires au Burundi (APD), créée en 2011, plaide pour l'établissement d'une cartographie de la drépanocytose au Burundi et la mise en place des soins spécialisés sur la maladie.

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) fournit plus de 11 millions de doses de vaccin contre la fièvre jaune à la République démocratique du Congo (RDC), a annoncé lundi à Kinshasa le ministre congolais de la Santé Felix Kabange.

"L'OMS a accepté que la RDC puisse avoir jusqu'à 11,6 millions de vaccins contre la fièvre jaune", a-t-il indiqué à l'issue d'une réunion sur la situation de la fièvre jaune.

Par ailleurs, 12,5 millions de seringues sont commandées auprès de la Chine et de l'Inde, a affirmé M. Kabange, qui a déclaré la semaine dernière une épidémie de fièvre jaune dans trois provinces de la RDC.

Il a révélé qu'une campagne contre la fièvre jaune sera lancée d'ici juillet et va durer 10 à 12 jours.

"Plus de 10 millions de personnes seront vaccinées à Kinshasa et plus d'un million dans des zones infectées de la frontière entre la RDC et l'Angola", a-t-il dit.

Par ailleurs, Médecins Sans Frontières (MSF) a affirmé, dans un communiqué publié lundi, avoir vacciné 350.000 personnes en RDC contre la fièvre jaune. F

Agence de presse Xinhua

Environ 5% de la population adulte mondiale, soit près de 250 millions de personnes âgées entre 15 et 64 ans, ont consommé au moins une drogue en 2014, selon le nouveau Rapport mondial des drogues publié jeudi par l'Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC).

« C'est beaucoup, mais il ne semble pas y avoir eu d'augmentation ces quatre dernières années proportionnellement à la population mondiale. Cependant, étant donné que plus de 29 millions de consommateurs de drogues souffriraient de troubles liés à cet usage, que 12 millions d'entre eux pratiqueraient l'injection et que 14,0 % de ceux-ci vivraient avec le VIH, on peut affirmer que la consommation de drogues continue d'avoir des effets dévastateurs sur la santé », déclare le rapport.

La publication de ce rapport intervient après la réunion extraordinaire de l'Assemblée générale des Nations Unies sur le problème mondial des drogues en avril, qui s'est conclue par une série de recommandations encourageant une approche équilibrée sur cette question.

Selon le Directeur exécutif de l'ONUDC, Yury Fedotov, il est essentiel que la communauté internationale fasse en sorte que les engagements pris lors de cette réunion soient respectés.

« En fournissant un aperçu complet des développements majeurs sur les marchés de la drogue, sur les routes du trafic et sur l'impact de la consommation de drogues sur la santé, le Rapport mondial sur les drogues 2016 met en évidence le soutien à des approches équilibrées et fondées sur les droits », a-t-il ajouté.

Selon les estimations, 207.400 décès auraient été liés à la drogue en 2014. Si ce chiffre est stable, il n'en témoigne pas moins d'une situation inacceptable qui pourrait être évitée, estime l'ONUDC. Les morts par surdose représentent entre un tiers et la moitié à peu près des décès liés à la drogue, dont la plupart peuvent être attribués à la consommation d'opioïdes.

Le rapport note que la consommation d'héroïne, et les décès par surdose qui y sont associés, semblent avoir fortement augmenté au cours des deux dernières années dans certains pays d'Amérique du Nord et d'Europe occidentale et centrale.

Selon M. Fedotov, bien que les défis posés par les nouvelles substances psychoactives restent une préoccupation sérieuse, « l'héroïne continue d'être la drogue qui tue la plupart des gens et cette résurgence doit être abordée de toute urgence ». Dans l'ensemble, les opioïdes continuent d'être potentiellement les plus néfastes en termes de santé parmi les principales drogues.

Le cannabis, quant à lui, reste la drogue la plus couramment utilisée au niveau mondial, avec une estimation de 183 millions de personnes l'ayant utilisé en 2014.

En analysant les tendances sur plusieurs années, le rapport montre que la consommation de cannabis a grimpé en parallèle avec une plus tolérance de la société à son égard, surtout en Occident. Dans de nombreuses régions du monde, davantage de personnes ont entamé un traitement pour troubles liés à l'usage de cannabis au cours de la dernière décennie.

un.org

Alors que plus de 21 000 personnes vivent dans l’attente d’une greffe, l’Agence de la Biomédecine souhaite davantage sensibiliser les Français sur le don d’organes. Voici cinq choses à (re)découvrir sur cet acte qui peut sauver des vies.

Le nombre de patients dans l’attente d’un organe grandit. Ils étaient 12.512 à attendre une greffe en 2012, ils sont 21.464 en 2015. Pour faire face à la pénurie d’organes, l’Agence de Biomédecine lance une campagne de sensibilisation "Don d’organes : nous sommes tous concernés". A l’occasion de la journée nationale de réflexion consacrée à ces dons, ce mercredi 22 juin, metronews fait le point sur ce qu’il faut savoir. 

► Vous êtes présumé donneur sauf avis contraire
 

En France, il n’existe pas de registre des donneurs mais un registre des refus. Ainsi, tout le monde est éligible au prélèvement d’organes et de tissus. Si vous êtes favorable à la greffe, il est essentiel de le dire à vos proches qui pourront en parler avec l’équipe médicale le moment venu. En cas de refus, votre choix sera automatiquement respecté si vous vous inscrivez sur le registre national des refus. Dans tous les cas, vos proches sont consultés. 

► Le rein et le foie :
 seuls organes qu’on peut donner de son vivant

Il est possible de faire don d’un rein ou d’un lobe de foie, pour la bonne raison qu’on peut tout à fait vivre sans. Pour cela, il faut remplir des conditions strictes :
⇒ Etre majeur
⇒ Etre volontaire : le donneur doit exprimer son consentement devant un magistrat.
⇒ Etre en bonne santé et être compatible avec le receveur.
⇒ Avoir un lien de parenté avec le receveur : père ou mère. Et par dérogation les enfants, les frères et sœurs, le conjoint, les cousins, les oncles et tantes, les grands-parents mais aussi les conjoints du père ou de la mère peuvent donner. Plus largement, une personne qui apporte la preuve d’un lien affectif "étroit et stable" depuis au moins deux ans peut donner.


► La greffe doit être faite au maximum dans les 36 heures, selon les organes
 

Après le décès, les organes ne sont viables que quelques heures. Les médecins doivent donc agir vite, d’où l’importance d’avoir communiqué votre décision à vos proches au préalable. Une fois prélevés, les greffons sont mis en hypothermie, dans une glacière qui ne dépasse pas les 4°C et transportés jusqu’au receveur.
⇒Le cœur doit être greffé dans les 4 heures suivant le prélèvement
⇒Le poumon, dans les 6 à 8 h
⇒Le foie, dans les 12 à 18h
⇒Le rein, dans les 24 à 36 heures
"Ces délais sont des moyennes qui dépendent de l’état de l’organe, note sur son site l’agence de la biomédecine. Néanmoins, plus le délai est court, meilleur sera le résultat de la greffe."

► 80% des greffons sont toujours fonctionnels après 5 ans
 

Grâce aux progrès réalisés dans l’immunosuppression, pour empêcher le corps de rejeter une greffe d’organe, la plupart des patients peuvent reprendre une vie normale quelque temps après l’opération. Ainsi, "90 à 95% des reins greffés fonctionnent toujours après 12 mois et 80% des greffons sont encore parfaitement fonctionnels 5 ans après la greffe."

► Seulement 5 746 Français ont eu une greffe en 2015
 

En 2015, 21.464 personnes étaient dans l’attente d’une greffe. Parmi elles, seulement 5746 l’ont eu. Le rein est l’organe le plus greffé, suivi du foie et du poumon. La greffe du cœur n’enregistre pas de hausse fulgurante grâce à l’amélioration des techniques alternatives.

La pénurie d’organes touche l’Hexagone mais aussi le reste du monde. Pour y faire face, des scientifiques tentent des approches alternatives, comme l’exploitation du génome du cochon.

Avec metronews

La consommation de boissons très chaudes provoque probablement le cancer de l'œsophage chez l'homme, selon les conclusions d'un groupe de travail international composé de 23 experts, réuni par le Centre international de Recherche sur le Cancer (CIRC), l'agence cancer de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS).

Ce groupe d'experts a procédé à l'évaluation de la cancérogénicité du café, du maté, et de boissons consommées brûlantes. Le résumé des évaluations finales paraît mercredi dans The Lancet Oncology, et les évaluations détaillées seront publiées dans le Volume 116 des Monographies du CIRC.

Le groupe de travail n'a trouvé aucune preuve concluante d'un effet cancérogène de la consommation du café. Aucune donnée concluante n'a pu être mise en évidence en ce qui concerne la consommation de maté à des températures qui ne sont pas très élevées.

« Ces résultats laissent penser que la consommation de boissons très chaudes est une cause probable de cancer de l'œsophage et que c'est la température, plutôt que les boissons elles-mêmes, qui semble être en cause », explique le Directeur du CIRC, Dr Christopher Wild.

Des études menées dans des régions comme la Chine, l'Iran, la Turquie et l'Amérique du Sud, où le thé ou le maté sont traditionnellement bus très chauds (à environ 70 degrés Celsius), ont montré que le risque de cancer de l'œsophage augmente avec la température à laquelle la boisson est consommée. Dans les expériences impliquant des animaux, il a aussi été conclu à des indications limitées de la cancérogénicité de l'eau très chaude.

« Le tabagisme et la consommation d'alcool sont des causes majeures de cancer de l'œsophage, notamment dans de nombreux pays à revenu élevé », souligne le Dr Wild. « Cependant, la majorité des cancers de l'œsophage surviennent dans certaines régions d'Asie, d'Amérique du Sud et d'Afrique de l'Est, où boire régulièrement des boissons très chaudes est fréquent et où les raisons de la forte incidence de ce cancer ne sont pas aussi bien comprises ».

Le cancer de l'œsophage est la huitième cause la plus fréquente de cancer dans le monde et l'une des principales causes de décès par cancer, avec environ 400.000 décès enregistrés en 2012 (5% de tous les décès par cancer). On ne connaît pas la proportion de cas de cancer de l'œsophage qui peut être liée à la consommation de boissons très chaudes.

un.org

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