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Grâce à Malemo Agri Business, une entreprise agricole locale, produire et transformer du maïs est désormais possible à Rutshuru dans l’Est de la République démocratique du Congo. L’entreprise va également commercialiser le produit fini bien conditionné.

Son initiative encourage les habitants de Rutshuru et d’ailleurs à consommer local. En effet, c’est depuis l’an 2009 qu’Adrien Malemo, le patron de ladite entreprise, a mis en place un projet de culture intensive de maïs sur ses 30 hectares.

Bien que la profession d’agriculteur soit un peu méprisée dans la communauté, elle représente pourtant un important débouché potentiel pour Adrien Malemo. C’est visiblement cette conviction qui l’a motivé à démissionner de son géant poste dans une organisation non gouvernementale internationale pour lancer sa propre entreprise « Malemo Agri Business ».

Le jeune entrepreneur a su s’adapter au contexte socioéconomique en introduisant des petites innovations à ses activités pour produire différemment.

Tout se réalise avec soin (tri de la semence, semis des maïs, etc.). « Préparer le terrain avant toute opération. Tracer sur le sol pour les emplacements des plants, deux rangées de maïs, pour faciliter la pollinisation », explique-t-il. L’innovation est de produire mieux.

La particularité de ce semis est que l’écart inter-rangs est de 60 cm au lieu de 75 ou 80cm. Pour « Malemo Agri Business », l’entretien du champ joue beaucoup sur le rendement. Et cela demande du temps et de moyens pour suivre l’évolution de sa culture.

Un long et grand travail, mais aussi la définition des bonnes pratiques agricoles dans cette partie envahie par la sécheresse! », raconte l’entrepreneur agricole Adrien Malemo qui ajoute qu’il faut aussi des années de recherche enfin d’améliorer l’agriculture.

La lutte dans l’entreprenariat agricole, « La course est longue certes et cela demande de la foi. », lâche Malemo: « En tout cas, investir dans le sol n’est pas chose aisée, mais on y croit quand même. » A l’entendre, l’idée d’agro-business demande un moral de fer, mais qui prend de l’ampleur au fur et à mesure.

Les maïs sèchent dans le champ mais il arrive que des voleurs s’y introduisent. Ce qui fait parfois un mauvais calcul lors de la récolte. Parce que pour lui, tout est désormais budgétisé : « Mais cela dépend aussi des saisons culturales, mais j’utilise plus ou moins 12 milles dollars Américains pour mes 30 hectares chaque saison », explique le patron de Malemo Agri Business.

Avec un parcours réussi aujourd’hui, Malembo s’en sort mieux socialement et économiquement dans le domaine agricole. « Je regrette le fait que la plupart de jeunes ne se voient pas, à l’issue de leurs études. Peu s’aventurent à repartir vers la terre pour cultiver. Ils souhaitent plutôt travailler dans les ONGs au lieu de créer… ! », regrette Adrien Malemo.

Du temps de labour à cette phase de récolte, son entreprise engage une bonne cinquantaine d’ouvriers chaque jour. Avec la petite main d’œuvre journalière, ces femmes et beaucoup d’autres jeunes font vivre leurs familles. Mais Malemo ne s’arrête pas à ce niveau, la chaîne continue donc vers la machine à transformation que la petite entreprise agricole s’est allouée d’elle-même.

Cependant, Adrien Malemo reconnaît tout de même ce souci : « Quand on a la chance d’acquérir un équipement à l’étranger, on a un peu de mal à le faire fonctionner ou à assurer sa maintenance, car nous n’avons pas de bons techniciens sur place. » Mais ceci n’a pas empêché l’entreprise « Malemo Agri Business » à produire de produits de qualité sous sa marque.

Et chaque jour, il lui faut au moins produire une tonne, non sans compter les sous produits. Le petit sac de farine de maïs bien traité pèse 25 kg et coûte 15 dollars presque. Mais cette entreprise agricole locale produit aussi de la farine de maïs jaune bio fortifié.

Depuis, ce produit est aujourd’hui prisé de citadins et se vend désormais dans plusieurs boutiques et alimentations de la place. Et pour l’instant, « Malemo agri-business » commercialise ses produits localement et ses points d’expositions sont devenus aujourd’hui les principaux axes de ravitaillement en dépit de l’environnement malsain dans lequel évolue l’entreprise. Malemo invite  gouvernement congolais  à accompagner ce projet.

Selon lui, « il faut que le gouvernement ose risquer pour accompagner les entrepreneurs agricoles, en leur créant un environnement nécessaire en terme d’opportunités de financement et d’accès facile aux intrants et crédits agricoles. »

Par Joseph Tsongo, Imburi Phare, Rusturu

Bujumbura----19% des Burundais (environ 1.460.000 personnes) vivent actuellement en phase humanitaire de "crise alimentaire", a indiqué Gilbert Nsengiyumva, expert en charge de la sécurité alimentaire au sein de la représentation de l'Organisation de l'ONU pour l'Alimentation et l'Agriculture (FAO) au Burundi.

Dans une interview accordée jeudi à l'agence de presse Xinhua dans l'attente de la commémoration de la journée internationale de l'alimentation du 16 octobre (édition 2016), M. Nsengiyumva a précisé que ces récentes statistiques, ne concernent que cette situation frappant une frange importante de la population burundaise, ne concerne que la période allant de début juillet à septembre dernier.

Le fossé de l'insécurité alimentaire risque de se renforcer durant le dernier trimestre 2016 (octobre-décembre2016), a-t-il prévenu, en se basant sur les projections pour cette période, sous analyse par une équipe des enquêteurs relevant du ministère burundais de l'Agriculture et de l'Elevage et des organisations internationales directement intéressés, à savoir la FAO, le Programme Alimentaire Mondial (PAM), le Fonds des Nations Unies pour l'Enfance (UNICEF) et Action Contre la Faim (ACF).

"L'augmentation croissante de la densité démographique dans des proportions largement supérieures à celle de la production agricole, la hausse des prix des produits alimentaires de base, le déficit hydrique inhérent aux caprices climatiques ainsi que la limitation des échanges commerciaux et mouvements transfrontaliers avec les pays limitrophes dont la Tanzanie, sont au cœur des causes de cette insécurité alimentaire récurrente au fur des années au Burundi", a-t-il expliqué.

Pour lui, la crise politico-sécuritaire burundaise prévalant dans le pays depuis avril 2015, a pesé "fortement" dans la balance en ce qui concerne la flambée des prix des produits alimentaires dans certaines régions.

Il a fait remarquer que les quelques stratégies d'adaptation et de survie, développées par les communautés paysannes rurales face à la persistance de l'insécurité alimentaire dans le pays, "ne peuvent incarner en aucun cas", des solutions durables pour une sortie de crise au plan alimentaire au Burundi.

L'agriculture burundaise, qui incarne une économie de type familiale et qui nourrit une immense majorité de la population burundaise (près de 90%), "aura aussi été longtemps mise à mal par les longues années de guerre civile" qu'a connues le Burundi après le recouvrement de son indépendance en juillet 1962.

Là où le bât blesse, a-t-il souligné, c'est qu'aujourd'hui, les aléas climatiques "s'en mêlent et laissent ainsi les producteurs agricoles dans des situations d'impasse perpétuelle".

Agence de presse Xinhua

Les Rencontres Africa, la plus importante manifestation économique organisée en France sur l'Afrique a fermé ses portes hier, vendredi 23 septembre. Hommes d’affaires de tous les secteurs, décideurs et financiers étaient présents en nombre. Ce dernier jour, il a été question de l’avenir de l’agriculture en Afrique. Les enjeux sont immenses: le continent abritera deux milliards d’habitants en 2050.

La population africaine augmente plus rapidement que sa production alimentaire. Et sa part du continent dans les échanges mondiaux de produits agricoles recule. Il est donc urgent d’agir. Selon François Burgaud, président de l’Association française pour le développement des échanges internationaux de produits et techniques agroalimentaires (Adepta), « pour développer une industrie agroalimentaire compétitive, il faut que le produit au départ ne soit pas trop cher. Pour que le produit ne soit pas trop cher, et en même temps que le paysan continue de gagner sa vie, il faut que les rendements soient nettement supérieurs. »

Aujourd'hui pour François Burgaud, le challenge des économies agricoles africaines, « c’est doubler, tripler, quadrupler les rendements. »

Les Etats doivent s'impliquer

Henri Fosso est le PDG de Fimex International, une entreprise camerounaise spécialisée dans les produits phytosanitaires : « Pour multiplier les rendements par deux ou trois, c’est très simple. Il y a trois choses : la semence qu’on met en terre qui doit avoir le potentiel génétique pour faire la production, les engrais qu’on doit donner aux plantes pour restituer au sol ce que la plante a exporté pour la récolte et enfin la protection contre les nuisibles, ça peut être les charançons, ça peut être les maladies. »

Pour les deux professionnels, les Etats doivent prendre leur part car les chantiers ne manquent pas : établir des systèmes de transport et de commercialisation adaptés, adopter des méthodes agricoles modernes et durables, renforcer la recherche et le développement pour répondre aux enjeux climatiques. Autant de défis qui se posent au continent d'ici 2050, c'est à dire demain.

RFI

Une femme portant un masque pour se protéger de la pollution en Chine.

Un nouveau modèle de qualité de l'air mis au point par l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), en collaboration avec l'Université de Bath au Royaume-Uni, confirme que 92% de la population mondiale vit dans des lieux où l'air respiré est de trop mauvaise qualité.

« Le nouveau modèle de l'OMS montre les pays dans lesquels on retrouve des zones à risque en matière de pollution de l'air et sert de base pour le suivi des progrès réalisés dans la lutte contre ce phénomène », a indiqué la Sous-Directrice générale de l'OMS, le Dr Flavia Bustreo, dans un communiqué de presse publié mardi.

S'appuyant sur des données provenant de mesures prises par satellite, des modèles de transport aérien et plus de 3.000 moniteurs de stations au sol situés en milieu rural ou urbain, le nouveau modèle met en évidence sur des cartes interactives les zones spécifiques au sein des pays ne respectant pas les limites établies par l'OMS en matière de qualité de l'air.

Selon l'organisation basée à Genève, environ 3 millions de décès par an sont liés à l'exposition à la pollution de l'air extérieur et la pollution de l'air intérieur peut s'avérer tout aussi mortelle. En 2012, selon les estimations, 6,5 millions de décès (soit 11,6% des décès dans le monde) étaient associés à la pollution de l'air extérieur et à la pollution de l'air intérieur.

« La pollution de l'air continue de peser lourdement sur la santé des populations les plus vulnérables, à savoir les femmes, les enfants et les personnes âgées », a déclaré le Dr Bustreo. « Pour être en bonne santé, il faut respirer un air pur, du premier au dernier souffle », a-t-elle ajouté.

Des modes de transport inefficaces, les combustibles ménagers, la combustion des déchets, les centrales électriques alimentées au charbon et les activités industrielles constituent les principales sources de pollution de l'air. Toutefois, l'activité humaine ne constitue pas la seule source de ce type de pollution. Les tempêtes de sable, en particulier dans les régions situées à proximité d'un désert, peuvent par exemple avoir une influence sur la qualité de l'air.

Pour le Dr Maria Neira, Directrice du Département santé publique, déterminants sociaux et environnementaux de la santé de l'OMS, ce nouveau modèle constitue une étape majeure dans la production d'estimations plus sûres concernant les plus de 6 millions de décès – 1 décès sur 9 dans le monde – dus à une exposition à la pollution de l'air intérieur et extérieur.

« De plus en plus de villes surveillent désormais la pollution de l'air, les données satellites sont plus complètes et des progrès sont accomplis dans la précision des estimations sanitaires correspondantes », a déclaré le Dr Neira qui considère qu'une action rapide face à la pollution atmosphérique est nécessaire d'urgence.

« Il existe des solutions, notamment des systèmes de transports plus viables, la gestion des déchets solides, l'utilisation de poêles et de combustibles propres pour les ménages ainsi que les énergies renouvelables et la réduction des émissions industrielles », a-t-elle précisé.

En septembre 2015, les dirigeants du monde ont fixé une cible dans les Objectifs de développement durable (ODD) consistant à réduire nettement d'ici à 2030 le nombre de décès et de maladies dus à la pollution de l'air.

un.org

La première foire agricole internationale de Kinshasa (FAIKIN) prévue du 16 au 25, a été ouverte vendredi par le gouverneur de la ville de Kinshasa, André Kimbuta dans l'enceinte de l'académie des beaux-arts (ABA).

M. Kimbuta a requis la participation de tous en vue de passer d'une agriculture traditionnelle à une agriculture mécanisée, respectueuse de l'environnement.

"L'objectif poursuivi par la ville de Kinshasa, en organisant cette activité foraine, est d'aboutir à une économie forte, dynamique et compétitive, à partir du secteur agricole, celui-ci demeurant le seul secteur susceptible de créer des emplois pour les jeunes", a déclaré M. Kimbuta.

Dans la même occasion, le ministre provincial de l'agriculture et développement rural, Magloire Kabemba, a indiqué dans son mot de circonstance que la FAIKIN vise le rassemblement dans la capitale des agriculteurs, des fermiers, des maraichers, des petites et moyennes entreprises(PME), des sociétés agro-industrielles, des chercheurs, des consommateurs et autres en vue d'attirer de nouveaux investisseurs.

"Nous sommes en contact avec l'Ambassade de Chine ici dans notre pays, et je suis en mesure de vous dire que cette foire connaitra la participation des sociétés chinoises qui œuvrent dans l'agriculture", a précisé M. Magloire.

Il a souligné que la FAIKIN s'inscrit dans les efforts que déploie le gouvernement provincial de Kinshasa en vue de revitaliser les secteurs agricoles, de réduire la pauvreté, d'assurer la sécurité alimentaire à la population et générer des emplois et des revenus.

Plusieurs investisseurs venus de l'étranger, notamment, de Chine, de France, de Belgique, de Grande-Bretagne, de Zambie, de Namibie, du Congo-Brazzaville, d'Angola et d'Afrique du Sud disposent des stands d'exposition dans cette foire.

Source: agence de presse Xinhua

Journal Ukuri n°136

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