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A quelques jours d'une réunion de haut niveau des Nations Unies sur la résistance antimicrobienne, un haut responsable de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a souligné jeudi la nécessité d'un engagement ferme de tous les secteurs à lutter contre ce problème qui menace le développement durable.

« La résistance antimicrobienne menace vraiment de nous ramener en arrière, avec des infections tuant de nouveau un grand nombre de personnes », a déclaré le Sous-Directeur général de l'OMS et Représentant spécial pour la résistance antimicrobienne, Keiji Fukuda, lors d'une conférence de presse au siège de l'ONU à New York.

« En 2050, les estimations indiquent que davantage de personnes mourront d'infections résistantes aux antibiotiques que celles qui meurent actuellement d'un cancer. Ceci est une comparaison surprenante, cela signifie que près de 10 millions de personnes par an mourront d'infections, car elles ne pourront plus être traitées », a-t-il ajouté.

Selon lui, le coût économique d'un tel scénario serait énorme et les pertes économiques cumulées dues aux décès et à la prise en charge des personnes souffrant de ces infections pourraient dépasser les 100.000 milliards de dollars d'ici 2050.

« C'est de l'ordre de 2 à 3,5% du PIB mondial, assez pour ramener les pays en arrière, en particulier les pays qui sont dans des conditions économiques précaires », a dit M. Fukuda.

Il a aussi noté que les approvisionnements alimentaires durables dépendent fortement des antibiotiques, qui sont utilisés pour traiter les animaux malades et pour prévenir la propagation des maladies. Or, avec l'augmentation de la population mondiale, la disponibilité de la nourriture pour nourrir tout le monde dépendra fortement de l'efficacité de ces antibiotiques.

Selon le responsable de l'OMS, l'érosion des soins de santé et l'érosion de la capacité à nourrir les gens, accompagnées d'un coût économique énorme, pourraient nuire à la capacité des pays à poursuivre leur développement, en particulier un développement durable.

Keiji Fukuda a souhaité que la réunion de la semaine prochaine contribue à faciliter une coordination concrète entre les différentes parties prenantes et à assurer l'engagement et le soutien de plusieurs secteurs essentiels pour affronter ce défi mondial complexe.

La réunion de haut niveau sur la résistance antimicrobienne, organisée par le Président de l'Assemblée générale, l'OMS et l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), aura lieu le 21 septembre en marge du débat général de l'Assemblée générale.

un.org

Au Rwanda, la production du thé a augmenté de 1,34 % au cours de la dernière année selon un nouveau rapport de l'office national de l'agriculture et de l’exportation (NAEB).

Selon le rapport, la production de feuilles vertes du pays a augmenté à 69 962 331 kg en juillet 2016, en hausse par rapport à 67 703 004 kg à la même période en 2015.

Cette hausse de la production théicole est en grande partie attribuée à l’augmentation de la productivité du thé est  en particulier dans les différents districts comme Karongi, Mushubi et Rustiro.

Les nouveaux  producteurs ont aidé à ouvrir de nouvelles usines de thé alors qu'ils ont également contribué à l'expansion des plantations de thé dans ces districts.

Selon toujours le NAEB, la production pour juillet 2016 seule s’élève à 1 329 359 kg.

Cela signifie que la production nationale de thé a augmenté de plus de 213,707 kg, soit une augmentation de 1,34 %.

La baisse des recettes

Pendant ce temps, le total des recettes d'exportation de thé du Rwanda a diminué de 40 946 236 dollars en juillet 2016 alors qu’à la même période, en juillet 2015, l’exportation du thé à procuré 45 183 113 dollars.

La baisse des recettes d’exportation est en grande partie attribuable à une baisse des prix du thé à l'échelle mondiale.

Le prix du thé au niveau international est en moyenne de 2,54 kg de dollars, diminué de 2, 85 kg de dollars par rapport de l’année précédente.

En juillet de cette année, le Rwanda a gagné plus de 2 968 871 dollars grâce aux enchères de thé sur le port de Mombasa par rapport à 1 739 695 dollars gagnés de la vente directe.

En moyenne, les prix ont augmenté à environ 2,85 dollars par kilo au cours de l'exercice 2015-2016 par rapport à 2,48 dollars par kilo l'année précédente.

Le pays a exporté plus de 14,4 millions de kilos sur le «thé fabriqué» depuis janvier de cette année seulement tandis que plus de 26,3 millions kg de «thé fabriqué» ont été produits entre juillet 2015 et juin 2016 par rapport à 25,6 millions de kilos enregistrés au cours d'une même période de l'exercice précédent. Ce qui indique une augmentation de 2,46%.

Dans l'ensemble, les prix du thé continuent à augmenter au cours des derniers mois.

Amélioration de la qualité

Pour améliorer la qualité de la boisson et de rendre le secteur plus compétitif, NAEB a élaboré un nouveau modèle de traitement des feuilles de thé notamment la recherche de nouveaux marchés pour le thé du pays afin d’accroître les exportations.

Les grands importateurs du thé rwandais sont notamment le Royaume-Uni ( 21,46 %), le Pakistan avec 21,16 % et l’Egypte avec 16 % . D’autres pays comme le Yemen (15,6 % ) et la Somalie ( 10,6 %) consomment aussi du thé provenant du Rwanda.

Par Gilbert Cyiza, Iphame Kigali

HarvestPlus a annoncé ce lundi la nomination de Beverley (Bev) Postma comme sa nouvelle  cheffe exécutive. Dans ce nouveau rôle, Postma conduira HarvestPlus dans le développement stratégique et dans la mise en œuvre de ses actions, la sensibilisation et l’engagement des partenaires ainsi que la mobilisation des ressources et le leadership.

Elle succède au Dr Howarth Bouis, le fondateur de HarvestPlus et lauréat 2016 du Prix Mondial de l'Alimentation.

HarvestPlus, une structure créée conjointement par l'Institut International sur les Politiques Alimentaires (IFPRI) et le Centre International  d’Agriculture Tropicale (CIAT) en 2003, améliore la nutrition et la santé publique par le développement et la promotion des cultures vivrières biofortifiées riches en vitamines et minéraux, et fournit un leadership mondial sur l’évidence de la biofortification et la technologie.

Environ 20 millions de personnes issus des ménages à faible revenu dans 30 pays à travers le monde sont maintenant en train de cultiver et de manger ces aliments nutritifs comprenant le manioc, le maïs et la patate douce enrichie en vitamine A, les haricots et millet enrichis en fer, le riz et le blé enrichis en zinc. Des tests sur d’autres variétés biofortifiées sont aussi en cours dans 25 autres pays.

« Nous sommes extrêmement heureux d'avoir recruté Beverley Postma en tant que nouvelle directrice générale de HarvestPlus », a déclaré le Dr Shenggen Fan, le directeur général de l'Institut International de Recherche sur les Politiques Alimentaires (IFPRI),

« Elle est une candidate hautement qualifiée avec une expérience solide et variée et une passion pour unir la nutrition et l'agriculture au profit des millions de personnes vulnérables dans le monde entier. Nous sommes ravis d'avoir son leadership au moment où HarvestPlus progresse vers sa phase suivante ", a renchérit Dr Shenggen Fan

Dr. Ruben Echeverría, Directeur général du Centre International d'Agriculture Tropicale (CIAT), a, quant à lui, déclaré que : «l'expérience internationale de Beverley et sa familiarité avec les questions alimentaires, l'innovation et les partenariats avec plusieurs parties prenantes sont des atouts importants pour HarvestPlus et le mouvement mondial de la biofortification."

Postma a 25 ans d'expérience en tant que spécialiste dans les systèmes internationaux  sur l’alimentation, la nutrition et la sécurité alimentaire. Elle vient à HarvestPlus après six ans en tant que fondatrice et directrice  exécutive de « Singapore-based Food Industry Asia,  (FIA)», une plateforme régionale sans but lucratif qui a eu du succès dans la lutte contre l’insécurité alimentaire, la nutrition et l'harmonisation dans les règlements. FIA  est connu pour favoriser le dialogue non-compétitif et bâtir des partenariats multisectoriels entre les grandes entreprises alimentaires et les affiliations du secteur public, y compris la Banque mondiale, l'Organisation pour l'Alimentation et l'Agriculture des Nations Unies (FAO), l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS), et les organismes commerciaux régionaux APEC et ASEAN.

Postma était une partenaire fondatrice du partenariat mondial pour la sécurité alimentaire (GFSP) avec la Banque mondiale, et membre fondatrice de la Table Ronde sur l’Innovation Alimentaire pour une Meilleure Nutrition en Asie (ARoFIIN).

Elle est également la lauréate 2016 du prix prestigieux « Gold Standard Award » pour l'Excellence Professionnelle.

Postma rejoint HarvestPlus à un moment critique dans l'expansion de biofortification à l’échelle globale.

 "Je suis honorée de rejoindre l'équipe de HarvestPlus qui augmente ses efforts pour réaliser l'objectif essentiel d'atteindre 1 milliard de personnes avec des aliments enrichis d'ici 2030 » a déclaré Postma.

"La faim cachée est une réalité choquante et inacceptable pour des millions de familles, partout dans le monde et HarvestPlus offre à la fois le leadership  et son pouvoir efficient pour offrir cette innovation prometteuse à ceux qui en ont le plus besoin. Je suis impatiente de travailler avec les nombreux donateurs, le personnel et les équipes de recherche à HarvestPlus, comme nous collaborons aussi avec d’autres parties prenantes  publiques et  privées pour éradiquer la faim d'ici 2030 et faire partie d’un des composants les plus dominants des objectifs des Nations Unies pour le développement durable.", a encore confié Postma.

L'expérience de Postma avec de l’alimentation et l'agriculture remonte de son enfance dans une communauté agricole au Royaume-Uni. Après avoir obtenu son baccalauréat en Biologie marine, elle a passée 3 ans comme un  assistant de recherche à l'université de Liverpool, avant d'accepter le rôle de développement technique avec le « Isle of Man Milk Marketing Board ».

Cela l’a conduite à huit ans avec l'Union Nationale des Agriculteurs Britanniques, y compris le rôle de plaidoyer régional au Royaume-Uni et à Bruxelles. Pendant ce temps-là, elle a été une porte-parole de premier plan pour les politiques commerciales complexes et les négociations agricoles au niveau de l'Union européenne.

Par la suite, Postma a passé quatre ans avec Kellogg en Europe, et Syngenta en Asie.

Chez Syngenta, elle a travaillé avec des équipes régionales et nationales de leadership en Asie du Sud pour soutenir les avantages sociaux, environnementaux et économiques de la protection des cultures et de la technologie des semences. Cela comprenait la promotion des initiatives de sécurité alimentaire intégrée avec de multiples parties prenantes à travers l'Asie et au-delà.

« Trouver la bonne personne pour succéder à Howarth Bouis, un pionnier visionnaire et lauréat du prix mondial de l'alimentation, n'a pas été facile. Je sais que sous la direction de Beverley, le succès de HarvestPlus va se poursuivre et se développer ainsi que la mobilisation des partenaires dans le monde entier pour élargir l'accès à la biofortification, » a révélé Peter McPherson, ancien administrateur de l'agence américaine pour le développement international et co-président du comité consultatif du programme de HarvestPlus.

Les principaux bailleurs de fonds de HarvestPlus sont entre autre le gouvernement du Royaume-Uni, la Fondation Bill & Melinda Gates, l’initiative de gouvernement américain « Feed the Future », la commission européenne et les donateurs au programme de recherche du CGIAR sur l'agriculture pour la nutrition et la santé, dont HarvestPlus fait parti.

HarvestPlus, communiqué de presse|08-08-2016

(Xinhua) -- L'agence humanitaire de l'ONU a déclaré vendredi qu'elle comptait dépenser 60 millions de dollars en 2016 afin de nourrir les personnes souffrant d'insécurité alimentaire au Kenya.

Le directeur adjoint du Programme alimentaire mondial des Nations unies (PAM) au Kenya, Thomas Hansson, a déclaré à Xinhua qu'il y a actuellement 800.000 personnes, pour la plupart dans les régions arides et semi-arides, qui souffrent d'insécurité alimentaire.

"Nous fournirons une assistance en nourriture et en liquidité aux foyers vulnérables pour qu'ils puissent créer les conditions qui leur permettront de surmonter la sécheresse", a indiqué M. Hansson en marge du lancement du registre unique pour le Programme de transfert de liquidités du Kenya.

La plupart des agriculteurs et éleveurs kenyans dépendent de la pluie pour les récoltes et du fourrage pour leur bétail. Résultat, lorsque la pluie ne tombe pas, les récoltes sont mauvaises et dans certains cas, la famine s'installe si personne n'intervient.

Le PAM aide les communautés à se créer des avantages productifs tels que des systèmes d'irrigation pour renforcer leur résistance sur le long terme.

"Notre objectif est que les communautés vulnérables puissent mener leurs activités économiques même pendant des périodes prolongées de sécheresse", a expliqué M. Hansson.

La dernière grande sécheresse au Kenya est survenue en 2011, et plusieurs millions de personnes avaient alors souffert d'insécurité alimentaire.

"La technologie et l'innovation jouent un rôle-clé dans la lutte contre le paludisme. Des outils de surveillance, ainsi que la modélisation et les données cartographiques du paludisme nous aident à mieux comprendre la maladie et à la combattre", estime l'ancien président de Tanzanie dans une tribune à "Jeune Afrique".

« Quand j’étais enfant, mon frère est mort du paludisme. S’il avait contracté la maladie aujourd’hui, il serait probablement encore en vie. Cette histoire est celle de millions d’africains. C’est quelque chose que nos enfants ne doivent pas vivre. Nous avons fait des progrès extraordinaires, mais nous ne pouvons pas nous arrêter maintenant. L’éradication du paludisme en Afrique est en vue », indique-t-il.

  • Recul du paludisme

Des progrès considérables ont été faits au cours des quinze dernières années dans la lutte contre le paludisme. Depuis 2000, une diminution de 60 % du taux de mortalité dû au paludisme a permis de sauver environ 6,2 millions de vies. Dans le même temps, le taux de mortalité dû au paludisme a chuté de 66 % sur le continent africain pour l’ensemble des catégories d’âge et de 71 % chez les enfants de moins de 5 ans. Grâce à une modélisation, l’Organisation Mondiale de la Santé, a fait savoir que la République unie de Tanzanie a réduit les cas de paludisme de 50 à 75% entre 2000 et 2015. Oui, nous progressons énormément.

  • Les effets d’un traitement efficace

Quand j’étais Président de Tanzanie, on m’a informé que dans une province du pays, 70 % des enfants manquaient l’école à cause du paludisme. J’ai envoyé mon Ministre de la Santé sur place pour vérifier cela, et j’ai été surpris quand il est revenu me dire : “Oui, c’est bien vrai. Il y a une épidémie de paludisme d’une envergure inimaginable.” J’ai alors contacté l’ambassadeur des États-Unis en Tanzanie, les membres de l’Initiative contre le paludisme du Président et d’autres partenaires, et ensemble, nous avons envoyé une équipe de médecins qui ont installé un campement dans cette province pour venir à bout du problème. Nous avons eu recours à trois grands types d’interventions : les polythérapies à base d’artémisinine pour traiter efficacement le paludisme, la distribution de moustiquaires imprégnées durablement d’insecticide, et les pulvérisations d’insecticide à effet rémanent à l’intérieur des lieux d’habitation. L’année suivante, la fréquentation de l’école atteignait les 90 %.

  • L’importance d’une action concertée à l’échelle du continent

Si vous traitez efficacement le paludisme dans un pays mais pas dans le pays voisin, vous pourrez contrôler la maladie, mais les parasites reviendront depuis le pays voisin. J’ai discuté de cela avec Ray Chambers, l’envoyé spécial du Secrétaire général des Nations unies en charge du paludisme à New York, et en septembre 2009 à l’Assemblée générale des Nations unies, huit chefs d’État africains m’ont rejoint pour lancer l’ALMA. Aujourd’hui, nous en avons 49. L’ALMA se concentre sur l’élimination du paludisme en Afrique d’ici 2030. L’ALMA se réunit maintenant deux fois par an lors des sommets de l’Union africaine et s’appuie sur les cartes de score de l’ALMA pour suivre les progrès et mener des actions. Chaque fois que l’ALMA se réunit, les dirigeants voient des cartes de scores actualisées pour leur pays. Quand il y a trop de rouge sur leur carte de score, ils se rendent compte qu’il leur reste du travail à faire. Cela les aide à maintenir leur engagement. Ce genre d’interventions a contribué à l’accélération des progrès remarquables que nous avons pu voir au cours des dix dernières années. Avec l’ALMA, nous démontrons que lorsque nous avons des chefs d’État et de gouvernement impliqués et que nous guidons le processus, nous obtenons des résultats.

  • Consensus des chefs d’État africains

Quand vous allez dans les hôpitaux, beaucoup de lits sont occupés par des patients atteints de paludisme. Les dirigeants africains ont tout d’abord constaté les incidences sur nos communautés quand des adultes sont trop malades pour aller travailler et que des enfants qui ont de la fièvre ne peuvent pas aller à l’école. Le paludisme a un effet dévastateur sur nos pays. La promesse d’une Afrique sans paludisme est quelque chose qui nous motive tous.

  • Éradiquer le paludisme

Oui, c’est le principal objectif de l’ALMA. L’Organisation Mondiale de la Santé a récemment rapporté que six pays africains (l’Algérie, le Botswana, le Cap-Vert, les Comores, l’Afrique du Sud et le Swaziland) pouvaient éradiquer le paludisme d’ici 2020. L’adoption par l’Union africaine du Cadre catalytique pour éliminer le sida, la tuberculose et le paludisme en Afrique à l’horizon 2030 définit un cheminement vers l’élimination du paludisme dans tous les pays d’ici 2030. Nous devons continuer de faire ce qui fonctionne et en même temps soutenir des approches et des outils innovants pour combattre cette maladie. Tout cela nécessite bien évidemment des financements nationaux et internationaux. Nous avons besoin de davantage de « responsabilité nationale » et de financements nationaux, ainsi que d’un soutien permanent de la communauté internationale pour atteindre nos objectifs.

  • Rôle de l’innovation

La technologie et l’innovation jouent un rôle-clé dans la lutte contre le paludisme. Des outils de surveillance, ainsi que la modélisation et les données cartographiques du paludisme nous aident à mieux comprendre la maladie et à la combattre. Des tests diagnostiques rapides pour le paludisme aident les professionnels de santé, surtout dans les zones rurales, à effectuer en un minimum de temps des diagnostics précis avant l’administration du traitement. Des recherches sont en cours concernant d’autres innovations (comme une pilule unidose qui pourrait débarrasser une personne de tous les parasites, voire même bloquer la transmission du paludisme), ainsi que d’autres innovations très intéressantes au niveau du contrôle des vecteurs, qui pourraient accélérer notre progression vers l’éradication de cette maladie.

  • Davantage de finances publiques nécessaires

Quand je suis devenu Président de Tanzanie, le budget Santé global annuel était d’environ 250 millions de dollars. Au moment où j’ai quitté mes fonctions, il était passé à 1,1 milliard de dollars. Le Cameroun, le Tchad, la Mauritanie, l’Afrique du Sud et d’autres pays ont également augmenté leurs financements nationaux pour lutter contre le paludisme. Et bien sûr, le problème est plus compliqué pour les pays les plus pauvres qui ont très peu de ressources propres. C’est là que l’aide internationale est essentielle.

  • Rôle de la communauté internationale

La lutte contre le paludisme a bénéficié d’un leadership fort et de solides partenariats mondiaux. Le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme a joué un rôle important dans les progrès réalisés jusqu’à présent. L’Initiative contre le paludisme du Président des États-Unis, le Ministère du développement international du Royaume-Uni, la Fondation Bill & Melinda Gates et Unitaid, qui joue un rôle dans la transformation du marché pour le rendre plus abordable et plus accessible, ont été des soutiens et des partenaires fondamentaux dans la lutte contre le paludisme, avec de nombreux autres donateurs et partenaires. Nous devons continuer à travailler en collaboration pour garder le cap et venir à bout de cette maladie.

  • Impact pour les femmes et les filles

En Afrique, le paludisme est l’une des principales causes de décès chez les enfants et les femmes enceintes. Toutes les deux minutes, un enfant meurt du paludisme. Les progrès réalisés contre le paludisme ont grandement contribué à réduire le nombre de décès d’enfants et la morbidité maternelle sur le continent africain, mais aucune mère ne devrait endurer la souffrance de perdre un enfant à cause d’une piqûre de moustique. Il est possible de prévenir et de soigner le paludisme. Cette maladie est très lourde pour les familles, elle empêche les adultes de travailler et les enfants d’aller à l’école, et elle contribue au cycle de la pauvreté dans nos communautés. Éliminer le paludisme est bénéfique pour nous tous.

Par Jakaya Kikwete est fondateur de l'ALMA (African Leaders Malaria Alliance) et ancien président de la Tanzanie.(Jeune Afrique)

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