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Les femmes plus exposées au paludisme que les hommes

Une enquête auprès des ménages kenyans a établi que la prévalence des parasites du paludisme  reste élevée chez les adultes, et que les femmes sont plus exposées à la maladie que les hommes. L'OMS estime qu’à l’échelle mondiale, le paludisme a provoqué environ 627 000 décès en 2013 et les enfants  de moins de cinq ans vivant en afrique sub-saharienne étaient les plus touchés. 

On estime que 584.000 décès sur le nombre total, soit 90%, ont été enregistrés en Afrique. 

L'enquête, qui a concerné les adultes dans le comté de Kisumu, a constaté que les femmes étaient 50 pour cent plus susceptibles d'avoir le paludisme que les hommes. Selon l'étude, publiée dans le Malaria Journal, le mois dernier (8 Juillet), les chercheurs ont constitué un échantillon aléatoire de 1158 adultes du comté, à partir du centre de santé et de surveillance démographique de Kombewa Ouest, de décembre 2012 à juin 2013. 

Rachel Jenkins, co-auteur de l'étude et professeur émérite d'épidémiologie et de politique internationale de la santé mentale au King’s College de Londres, au Royaume-Uni, explique à SciDev.Net que des données sociodémographiques et des échantillons de sang ont été recueillis en vue de réaliser des tests de paludisme en laboratoire. 

selon Rahel Jankins, la prévelance du parasite du paluddisme dans le comté de Kisumu Maseno reste relativement élevée, à 28%. Elle note également que dans la zone d'étude, la prévalence du VIH est plus élevée chez les femmes. 

Cette situation, ajoute-t-elle, peut avoir contribué à une plus forte prévalence du paludisme chez les femmes, parce que le VIH est connu pour causer la perte de l'immunité et les adultes infectés par le VIH sont plus susceptibles de souffrir du paludisme que les autres.

"En outre, les femmes enceintes perdent la semi-immunité acquise à l'âge adulte et sont plus susceptibles de contracter le paludisme que les autres adultes ; ce qui peut aussi contribuer à une prévalence plus élevée chez les femmes", ajoute Rachel Jenkins. 

"Les résultats de l'étude exigent des agents de santé d’être conscients du taux plus élevé de paludisme chez les femmes dans les zones endémiques, de tester les patients et d’envisager un traitement, le cas échéant", conseille Rachel Jenkins. Charles Chunge, directeur du Centre pour la médecine tropicale et des voyages, exhorte pour sa part à des interventions appropriées au Kenya et dans d'autres régions d'Afrique où le paludisme est endémique. 

Il estime que les interventions devraient viser à réduire la charge parasitaire au sein de la population et combattre les moustiques, au moyen de la destruction des sites de reproduction, du recours à la pulvérisation intra-domiciliaire d'insecticides à effet rémanent et de la nécessité d’utiliser des moustiquaires imprégnées d'insecticide. 

Des mesures supplémentaires devraient inclure l'amélioration de la nutrition et la réduction de la prévalence de l'infection à VIH. 

"Les décideurs politiques et les autorités du Kenya doivent mettre en œuvre des interventions novatrices dans les zones endémiques qu’ils ont déjà identifiées, mais elles ont tendance à ne rien faire à leur sujet", regrette Charles Chunge. 

Willis Akhwale, représentant au Kenya du Centre international de formation et d'éducation pour la santé, une agence de l'Université de Washington aux États-Unis, note que la plupart des efforts de lutte contre le paludisme dans les pays endémiques en Afrique ont été consacrés aux enfants de moins de cinq ans et aux femmes enceintes, en grande partie parce qu'ils sont les plus exposés à la maladie. 

Davantage d’investissements à long terme sont nécessaires pour la surveillance et le diagnostic, estime-t-il.

Scidev

WASHINGTON – Selon un nouveau rapport de la Banque mondiale, les exploitants agricoles africains pourraient produire suffisamment de denrées alimentaires pour nourrir le continent et éviter de futures crises alimentaires si les pays lèvent les restrictions au commerce transfrontalier de produits alimentaires au sein du continent. La Banque estime que l’Afrique pourrait aussi générer 20 milliards de dollars de recettes annuelles supplémentaires si ses dirigeants parviennent à s’entendre pour supprimer les obstacles à la redynamisation du commerce régional. Ce rapport est publié à la veille d’un sommet des ministres de l’Agriculture et du Commerce de l’Union africaine (UA) à Addis-Abeba.

Avec pas moins de 19 millions de personnes vivant sous la menace de la faim et de la malnutrition dans la région du Sahel, le rapport de la Banque mondiale invite instamment les dirigeants africains à faciliter les échanges afin que les denrées alimentaires puissent circuler plus librement entre les pays et des zones fertiles à celles où les communautés souffrent de pénuries alimentaires. La Banque mondiale prévoit que la demande de produits alimentaires doublera d’ici à 2020 en Afrique, les populations quittant de plus en plus les campagnes pour s’installer dans les villes du continent.

Selon le nouveau rapport intitulé L’Afrique peut contribuer à se nourrir elle-même : Supprimer les obstacles au commerce régional des produits alimentaires de base, une urbanisation rapide remettra en question la capacité des agriculteurs à livrer leurs céréales et autres produits alimentaires aux consommateurs alors même que le marché le plus proche peut se trouver juste de l’autre côté de la frontière. Les pays subsahariens, par exemple, pourraient augmenter de façon importante leurs échanges de denrées alimentaires au cours des prochaines années afin de gérer l’impact meurtrier d’une aggravation de la sécheresse, d’une hausse des prix alimentaires, d’une croissance démographique rapide et de la volatilité des conditions climatiques.

Bon nombre d’agriculteurs africains n’ayant pas accès à des semences à haut rendement et à des engrais et pesticides financièrement abordables nécessaires pour développer leurs récoltes, le continent s’est tourné vers les importations étrangères pour répondre à ses besoins croissants de produits alimentaires de base.

« L’Afrique a la capacité de produire et de fournir des denrées alimentaires de bonne qualité pour nourrir les familles du continent » a déclaré Makhtar Diop, Vice-président de la Banque mondiale pour l’Afrique. « Cependant, ce potentiel n’est pas exploité car les agriculteurs sont confrontés à plus d’obstacles commerciaux pour acheminer leurs produits alimentaires jusqu’au marché qu’ailleurs dans le reste du monde. Trop souvent, les frontières font barrage à l’acheminement des denrées alimentaires jusqu’à des foyers et des communautés aux prises avec une pénurie alimentaire».

Le nouveau rapport suggère que si les dirigeants du continent peuvent soutenir une redynamisation du commerce interrégional, les exploitants agricoles africains – qui sont en majorité des femmes – pourraient répondre à la demande croissante du continent et profiter d’une opportunité de croissance majeure. Cela créerait aussi plus d’emplois dans les services, tels que la distribution, tout en réduisant la pauvreté et en diminuant les importations – onéreuses – de produits alimentaires. La production par l’Afrique de produits alimentaires de base représente au moins 50 milliards de dollars par an.

De plus, le rapport indique que 5 % seulement de l’ensemble des céréales importées par les pays du continent proviennent d’Afrique alors que de vastes étendues de terres fertiles – environ 400 millions d’hectares – sont laissées à l’abandon et que les rendements restent très inférieurs à ceux obtenus par les exploitants agricoles ailleurs dans le monde.

Les progrès sont entravés par le mauvais état des routes et le coût élevé des transports

Les cartels de transport demeurent très courants en Afrique et il y a peu d’incitations à investir dans des camions modernes et la logistique. Le rapport de la Banque mondiale laisse entendre que les pays, notamment en Afrique occidentale, pourraient diviser par deux leurs coûts de transport en l’espace de 10 ans s’ils réforment leurs politiques afin de relancer la concurrence au sein de la région.

Handicap lié au caractère imprévisible des politiques commerciales

Parmi les autres obstacles au développement du commerce de produits alimentaires de base en Afrique, citons des interdictions d’exportation et d’importation, des quotas et des droits de douane à l’importation variables, des règles d’origine restrictives et des contrôles des prix. Souvent déterminées sans que le grand public y prête beaucoup d’attention, ces politiques sont ensuite rarement communiquées aux commerçants et aux responsables. Ce système promeut alors la confusion au passage des frontières, limite le développement du commerce régional, crée des conditions de marché incertaines et contribue à la volatilité des prix alimentaires.

Établir un marché compétitif pour renforcer les réseaux de distribution de produits alimentaires

Selon le rapport, les pauvres seront les principaux bénéficiaires de l’instauration d’un marché de produits alimentaires compétitif. À Nairobi, par exemple, les pauvres des bidonvilles payent plus cher pour leur maïs, leur riz et d’autres produits alimentaires de base que les personnes aisées dans les supermarchés locaux. Le rapport souligne l’importance des réseaux de distribution de produits alimentaires qui, dans de nombreux pays, ne profitent ni aux agriculteurs pauvres ni aux clients pauvres.

« La principale difficulté pour le continent est de savoir comment créer un environnement concurrentiel dans lequel les pouvoirs publics adoptent des politiques crédibles et stables qui encouragent les investisseurs privés et les entreprises à dynamiser la production alimentaire dans la région de sorte que les agriculteurs puissent obtenir les capitaux, les semences et les machines dont ils ont besoin pour devenir plus efficients et pour que les familles puissent avoir accès à des produits alimentaires de bonne qualité dans des quantités suffisantes et au juste prix » a déclaré Paul Brenton, économiste principal pour l’Afrique à la Banque mondiale et principal auteur du rapport.

Le Groupe de la Banque mondiale soutient le commerce et l’agriculture en Afrique subsaharienne

La Banque mondiale est reconnue comme l’une des principales sources de connaissance sur les questions relatives aux politiques commerciales, les analyses et les investissements dans des infrastructures commerciales à l’échelon des pays. Le soutien fourni par notre institution à l’agriculture en Afrique s’est beaucoup renforcé au cours de la dernière décennie. Les prêts concessionnels ont totalisé 1,07 milliard de dollars sur l’exercice 2012 (juillet 2011-juillet 2012), ce qui est quatre fois plus que sur l’exercice 2003. La part de prêts liés au commerce dans les prêts totaux de la Banque a également augmenté d’une moyenne de 2 % pour l’exercice 2003 à 5 % pour l’exercice 2012. Les nouveaux engagements liés au commerce pour l’exercice 2013 devraient augmenter pour atteindre 3 milliards de dollars, dont 70 % seront destinés à l’Afrique.

Depuis 2008, les prêts du Groupe de la Banque mondiale au secteur agricole et aux secteurs liés en Afrique subsaharienne totalisent environ 5,4 milliards de dollars.

Africa reporters

Le gouvernement tanzanien a donné mercredi une alerte après la mort, dans la région de Kiogma (ouest), d'un réfugié burundais qui a montré des symptômes semblables à Ebola.

Le réfugié de 39 ans est décédé mardi dans le camp de Nyarugusu. Des échantillons ont été envoyés à Dar es Salaam, a fait savoir le ministère de la Santé, promettant de rendre publics les résultats des analyses.

Ce Burundais n'a jamais voyagé dans les pays touchés par Ebola, et n'a accueilli personne venant de ces pays, selon une déclaration du ministère de la Santé.

Les populations sont appelées à rester vigilantes et à informer les autorités pertinentes s'il y a des malades suspects. Toutes les personnes ayant contacté ce réfugié, y compris les travailleurs de la santé, sont sous la surveillance. 

 

Source: Xinhua, 13/08/15

Journée de l'aide humanitaire : l'OMS appelle à protéger les personnels de santé

Avant la Journée mondiale de l'aide humanitaire qui sera célébrée le 19 août, l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) a souhaité attirer l'attention sur les attaques persistantes visant les personnels et les établissements de santé à travers le monde et a appelé à les protéger.

Pour la seule année 2014, l'OMS a enregistré 372 attaques menées dans 32 pays contre des personnels de santé, lesquelles se sont soldées par 603 décès et 958 traumatismes; des incidents similaires ont été recensés cette année.

« L'OMS est attachée à sauver des vies et à atténuer les souffrances en temps de crise. Les attaques perpétrées contre des agents de santé et des établissements de soins constituent des violations flagrantes du droit humanitaire international. Les personnels de santé ont l'obligation de soigner les malades et les blessés sans discrimination. Toutes les parties au conflit doivent respecter cette obligation », a dit la Directrice générale de l'OMS, Dr. Margaret Chan, dans un communiqué de presse.

Dans le cadre d'une nouvelle initiative destinée à rendre hommage aux agents de santé, l'OMS va lancer une plateforme en ligne permettent de reconnaître les efforts déployés par les médecins, personnels infirmiers et autres, et de rappeler aussi aux États Membres et aux parties à un conflit que leur engagement de protéger les agents de santé et le système de santé au sens large doit être respecté.

Une campagne en ligne intitulée #ThanksHealthHero vise à recueillir des témoignages rendant hommage à l'action des professionnels de santé. Elle vise à attirer l'attention sur les menaces auxquelles sont exposés les agents de santé et sur la nécessité d'intensifier l'action pour les protéger.

En 2015, des centaines d'agents de santé sont morts dans des zones de conflit ou en combattant des flambées épidémiques comme la maladie à virus Ebola. Au Yémen, par exemple, cinq agents de santé ont été tués et 14 ont été blessés au mois de juin. En Afrique de l'Ouest, sur les 875 agents de santé infectés par le virus Ebola, 509 sont décédés.

Les attaques persistantes, répétées et ciblées contre les établissements de soins se sont elles aussi multipliées. Rien qu'au Yémen, 190 centres ne sont plus opérationnels et 183 autres le sont partiellement en raison du conflit en cours, dont 26 ont été attaqués depuis mai 2015. De même, en Iraq, plus de 180 services de santé de première ligne implantés dans 10 gouvernorats ont été suspendus, privant ainsi d'accès aux soins de santé des millions de réfugiés, personnes déplacées à l'intérieur du territoire et communautés d'accueil.

Ces difficultés sont aggravées par le manque de moyens pour obtenir des fournitures médicales, du matériel et des agents de santé supplémentaires. À l'heure actuelle, l'OMS et ses partenaires ont besoin de plus de 1,7 milliard de dollars afin de soutenir les actions menées dans 32 situations d'urgence, au bénéfice de plus de 60 millions de personnes.

UN news

Des interventions simples pour sauver des vies de femmes et d’enfants: lancement du Traitement Préventif Intermittent du paludisme chez la femme enceinte au Burundi

KIBIMBA, 6 mars 2015 – Des interventions simples pour sauver des vies de femmes et d’enfants. C’est la vision partagée par l’UNICEF, l’OMS et le Gouvernement du Burundi lors du lancement aujourd’hui du Traitement Préventif Intermittent du paludisme chez la femme enceinte (TPIg), une intervention peu coûteuse et à haut impact qui permet de sauver des vies.

Le lancement de cette nouvelle stratégie au Burundi a été présidé par l’Honorable Madame Sabine Ntakarutimana, Ministre de la Santé Publique et de Lutte contre le SIDA, à l’hôpital de Kibimba, dans la province de Gitega.

« Malgré les efforts de lutte contre cette maladie, le paludisme reste l’une des principales causes de mortalité au niveau mondial, » rappelle Dr Babacar Dramé, Représentant de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) au Burundi. « Au Burundi, le taux d'incidence du paludisme reste parmi les plus élevés de l'Afrique centrale, et les femmes enceintes et les jeunes enfants sont particulièrement vulnérables à cette maladie. »

Selon les estimations de l’OMS en 2013, on note 198 millions de cas de paludisme et 584 000 décès associés. Cette maladie sévit plus particulièrement en Afrique, où sont enregistrés 90% des décès au niveau mondial.

L’infection par le paludisme lors de la grossesse comporte des risques importants pour la mère et pour son foetus, y compris l’anémie maternelle, la mortalité maternelle et périnatale, un faible poids de naissance du nouveau-né. Ces effets néfastes se développent souvent chez la femme enceinte sans que des symptômes se manifestent.

Le TPIg réduit de manière significative le paludisme placentaire, l’insuffisance pondérale à la naissance et l’anémie de la mère. L’administration du TPIg par la Sulfadoxine - Pyriméthamine, à raison de trois doses minimum, fera désormais partie du paquet de services offerts pendant la consultation prénatale. 
«La majorité des décès dus au paludisme sont à compter parmi les jeunes enfants et les femmes enceintes» observe Natascha Paddison, Représentante a.i. de l’UNICEF au Burundi. « Ce nouveau traitement représente une grande opportunité pour sauver des vies. »

Le TPIg a déjà prouvé son efficacité dans plusieurs pays d’Afrique. Cette intervention simple, peu coûteuse et à haut impact vient en complément à l’utilisation des moustiquaires imprégnées d’insecticide, la pulvérisation intra-domiciliaire et l’accès rapide au diagnostic et au traitement, contribuant à l’accélération de l’atteinte des Objectifs du Millénaire pour le Développement.

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Pour plus d'informations, prière de contacter: 

Dr Denise NKEZIMANA, MD, MPH
NPO VIH/TUB & HPR a.i
Email: 
OMS - Burundi

www.afro.who.int/fr/burundi

Journal Ukuri n°148

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