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Burundi : le gouvernement valide un module de promotion de la nutrition et d’hygiène en milieu scolaire.

Le gouvernement du Burundi vient de valider un module de promotion de la nutrition et d’hygiène en milieu scolaire. Ce module a été conçu par le Ministère de l’éducation et de la formation technique et professionnelle à travers la direction nationale des cantines scolaires. Cette validation a été faite dans un atelier organisé par le dit Ministère, à Bujumbura,  le 11 janvier 2019.

« Ce module a été ce module a été rédigé en vue de vulgariser les connaissances en nutrition et hygiène dans les écoles à cantines scolaires mais aussi dans les ménages des élèves bénéficiaires », indique Helmenegilde  Burikukiye, secrétaire permanent au Ministère de l’éducation, de la formation technique et professionnelle.

Au Burundi, la malnutrition chronique est une réalité évidente, comme le stipule les différents rapports des partenaires techniques et financiers du gouvernement. Cette situation cette entrave les possibilités de scolarisation des enfants en âge de scolarité  alors que le pays a déjà mis en place depuis l’an 2015 la politique publique de frais de gratuité scolaire

« 56% des enfants de moins de 5 ans sont affectés par la malnutrition chronique au Burundi. Sur le plan de l’éducation, la cantine scolaire a été identifiée comme un outil important qui contribue à la réduction de l’abandon scolaire des enfants des cycles préscolaire et fondamental. Dans les zones cibles, le taux d’abandon est passé de 15 à 5%. La cantine scolaire a contribué à l’augmentation du taux d’enrôlement et d’assiduité et, en définitive, à l’augmentation du taux de réussite et d’achèvement de la scolarité», fait savoir Helmenegilde Burikukiye, secrétaire permanent au Ministère de l’éducation, de la formation technique et professionnelle.

Jusqu’au mois d’Avril 2018, le programme de cantines scolaires couvrait sept provinces à savoir Kirundo, Muyinga, Ngozi, Cibitoke, Bubanza, Bujumbura et Gitega avec 528 541 enfants comme enfants bénéficiaires sur un effectif  de 2 406 612 enfants de l’école fondamentale, soit 21,9 %.

« Le programme de cantines scolaires a aussi un impact sur l’économie locale. Le Programme Alimentaire Mondial qui appuie ce programme a acheté, en 2017,  localement 3000 tonnes de vivres équivalents à 3 millions de dollars alors que le Gouvernement investit chaque année 26 milliards de FBU dans les cantines scolaires.143 coopératives comprenant 14 milles membres dont 60% des femmes ont accès aux marchés stables et prévisibles. Le choix des écoles à cantines scolaires est lié à la faible performance scolaire, au taux d’abandon, à l’accessibilité et l’existence des conditions minimales d’hygiène.», indique Liboire Bigirimana, Directeur National des cantines scolaires.

 Sur le plan nutritionnel, le programme vise aussi  un impact positif sur la santé des enfants à travers une alimentation saine, équilibrée, régulière, variée et diversifiée, a souligné Helmenegilde Burikukiye, dans cet atelier de validation qui s’est déroulé le 11 janvier 2019 à Bujumbura.

 «Le programme des cantines scolaires est un programme qui a été imaginé en 2009 lorsque les provinces du Nord ont connu  des problèmes de sècheresse très sévères. Ce qui a touché très significativement les récoltes au niveau des familles », explique Liboire Bigirimana, directeur national des cantines scolaires. En 2013, il y a eu le nouveau concept lié au programme d’alimentation scolaire baptisé cantines scolaires endogènes qui fonctionnent à base de la production locale.

«Le programme d’alimentation scolaire est officiellement reconnu comme étant une intervention essentielle pour assurer une éducation de qualité et lutter contre la malnutrition chronique et l’insécurité alimentaire dans le pays. Et, pour être efficient, il fallait penser à un cadre légal. D’où l’élaboration complète  et concrète du programme avec la vision du gouvernement, des intervenants et les perspectives », ajoute M. Bigirimana. C’est ainsi que ce cadre légal qui a été étudié au conseil des ministres du 14 novembre 2018.  Il fait déjà partie du plan national d’éducation 2012-2020 et des politiques gouvernementales à plus large échelle.

Ce programme connaît le concours des efforts du gouvernement du Burundi et des partenaires notamment l’Union européenne, le PAM, la Principauté de Monaco et bientôt la Banque mondiale. Le ministère de l’Education, de la formation technique et professionnelle sert d’orientation stratégique, conclut ajoute Liboire Bigirimana, Directeur National des cantines scolaires.

Gaudence Uwineza

"Burundais des 90's" -Invitation