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À l’international, l’Afrique est le deuxième continent le plus grand au monde. Cependant, sur son territoire, il existe des pays qui sont très petits en termes de superficie. Nous allons voir dans cet article, quels sont les 10 pays les plus petits d’Afrique, en commençant par le plus grand d’entre eux.

10. Le Burundi

Situé dans la partie centrale de l’Afrique, le Burundi est à la dixième place de cette liste. Le pays mesure en tout 27 830 km² et partage sa frontière avec le Rwanda, la Tanzanie, ainsi que la République Démocratique du Congo. En plus d’être l’un des pays les plus petits du continent africain, le Burundi est aussi l’un des plus pauvres au monde. En effet, le revenu par personne et par an dans le pays est seulement de 818 dollars en moyenne, avec un taux de 80 % de la population qui vit sous le seuil de la pauvreté.
Côté emploi, 90% de la population burundaise vit de l’agriculture et seulement 2 % ont accès aux services de télécommunication ainsi qu’aux offres bancaires.

Concernant l’environnement, le Burundi possède un espace couvert de forêt mesurant 600 km ². Toutefois, avec l’agriculture sauvage, la majeure partie de cet espace est défrichée et est rasée ou incendiée pour pratiquer la culture sur brulis. Pour ce qui est de la vie de la population locale, en 2016, les burundais étaient considérés comme les gens les moins heureux au monde, loin derrière la Norvège, qui prend la tête. Ce constat est dû à ces quelques critères :

  • une situation de pauvreté extrême qui sévit dans le pays,
  • des cas de corruption non maîtrisés et écrasant pour l’économie burundaise,
  • des services de santé et d’éducation très faibles,
  • une situation de famine généralisée.

9. Le Rwanda

Tout juste à côté du Burundi en termes de géographie et dans ce classement, on a le Rwanda. Le Rwanda est à la neuvième position et est aussi le pays le plus enclavé d’Afrique. Malgré sa superficie de 26 798 km², le Rwanda compte plus de 11 millions d’habitants soit plus de 410 habitants au km².
Avec cette densité, le territoire Rwandais fait partie d’un des pays le plus densément peuplés en Afrique et dans le monde.

Niveau historique, les rwandais ont subi une terrible guerre civile qui a décimé plus de 800 000 personnes en seulement 100 jours, en 1994. Durant cette période, 20 % de la population locale a été tuée et 70 % de l’ethnie tutsie. Cette guerre a aussi engendré 2 millions de réfugiés dont la plupart sont de l’ethnie Hutus.

Si aujourd’hui, le pays fait encore partie des pays les plus pauvres au monde, il a su tourner la page sur cette guerre qui l’a ravagée. Le Rwanda essaie également de se relever en termes économiques grâce à ses atouts touristiques.

8. Djibouti

Avec ses 23 200 km² de superficie, Djibouti est à la huitième place de notre liste. C’est un pays situé au niveau de la zone appelée « Corne de l’Afrique » juste à côté du golfe d’Aden et de la mer Rouge. Il partage ses frontières avec l’Érythrée, l’Éthiopie et la Somalie.

Djibouti compte actuellement plus de 850 000 habitants dont la plupart sont des musulmans. Dans ce pays, on parle principalement deux langues officielles : le français et l’arabe.

Concernant son économie, c’est un pays qui ne produit pas beaucoup en termes d’agriculture, étant donné le niveau de température très élevé localement, alors que le taux de précipitation et de pluviométrie annuelle sont très faibles. De ce fait, l’agriculture ne constitue que 3% du PIB local si le service en constitue les 80 %. Toujours côté économie, Djibouti fait partie de ces pays qui ont une croissance économique annuelle toujours positive. En effet, le pays accuse une croissance de 5 à 6 % par an et sa population vit avec un revenu moyen annuel de 3351 dollars. Malgré tout, Djibouti est encore loin de faire partie des pays émergents.

7. Le Swaziland

À  la septième place, on retrouve la Swaziland. C’est un pays qui ne mesure que 17 364 km² et qui se trouve dans la partie australe du continent. Il a comme voisin de frontière l’Afrique du Sud et le Mozambique, et longe le canal du Mozambique ainsi que l’Océan Indien.

Le Swaziland fait partie de ces pays où l’on trouve encore un régime politique de monarchie absolue qui est  dirigée par le roi, Ngwenyama Nswati III. Il compte aujourd’hui plus de 1 119 000 habitants vivant avec moins de 10 000 dollars de revenu par an et par personne.

Concernant l’économie du pays, le Swaziland vit principalement du secteur tertiaire, mais aussi de la transformation de matière première, de l’agriculture et de l’exploitation minière. Ce dernier constitue les 13 % du PIB local.

Malgré tout, le Swaziland a un triste record étant donné qu’il fait partie des pays les plus touchés par l’épidémie du VIH/SIDA. En effet, 25% de la population locale de plus de 18 ans est touchée par ce fléau. Heureusement, depuis quelques années, la propagation de la maladie semble s’être stabilisée et plus de 2/3 de la population fait l’objet de soins avec des médicaments antirétroviraux.

6. La Gambie

La Gambie a une superficie de 10 380 km² et se trouve à la sixième place de ce classement. Le pays se situe dans la partie nord-ouest du continent et touche l’océan Atlantique. Il partage ses frontières avec le Sénégal. Au dernier recensement, la Gambie comptait 1 900 000 habitants. Ces derniers qui vivent largement en-dessous du seuil de pauvreté. Il est également classé comme l’un des pays les plus pauvres du continent africain et dans le monde.

Le pays se démarque par son histoire. En effet, la Gambie a été dirigée par un seul président sur une période de 23 ans. Il s’agit de Yahya Jammeh. Ce dernier qui sera remplacé par Adama Barrow en 2017 après une élection dont il a refusé le résultat. Jammeh sera alors, expulsé et contraint à l’exil par la force militaire du CEDEAO. Avec l’arrivée au pouvoir du nouveau président Adama Barrow, les gambiens espèrent également un redressement de sa situation économique.

5. Le Cap-Vert

À la cinquième place, on a le Cap-Vert. Il entre dans  le top 5 de ce classement avec seulement 4 033 km² de superficie. Malgré que le Cap- Vert soit l’un des plus petits pays africains, c’est la plus grande nation insulaire du continent.

Le territoire a été une colonie portugaise dans le temps et a obtenu son indépendance en 1975. Le Cap-Vert compte aujourd’hui quelque 525 000 habitants et vit dans une situation démocratique assez stable depuis les années 90. En termes d’économie, c’est aussi l’un des pays africains qui accusent l’une des croissances les plus significatives par an. Cela, même si les Cap-Verdiens manquent de ressources naturelles. Néanmoins, sa forte croissance économique lui a permis d’être classée parmi les pays en développement au lieu de la catégorie, sous-développée. Cette considération lui vient de l’ONU en 2007.

Le Cap-Vert fait aussi l’objet d’un grand intérêt pour les investisseurs étrangers en raison de sa stabilité politique et économique. De ce fait, on y investit pour la transformation et l’utilisation des énergies renouvelables. En 2011, le pays a même réussi à produire et à utiliser 30 % d’énergie provenant d’un grand parc éolienne pour subvenir aux besoins de sa population. Ce qui en fait l’un des pays qui utilisent le plus d’énergie renouvelable au monde.

4. Les Comores

Les Comores est un archipel qui se situe entre l’île de Madagascar et le Mozambique. Le pays compte actuellement, 800 000 habitants répartis sur une superficie de 2 235 km². Les Comores font également partie des pays les plus pauvres en Afrique et dans le monde. En effet, plus de 50 % de sa population vit avec moins de 1.25 dollar par jour.

La situation aux Comores est marquée par sa grande instabilité politique. En effet, depuis 1975, le pays est en proie à plusieurs tentatives de coup d’État (20 tentatives jusqu’ici).

La population locale vit principalement de l’agriculture avec 80 % des habitants qui œuvrent dans ce secteur. Cela, malgré une superficie de terres exploitables qui est très faible.

3. L’île Maurice

L’île Maurice monte sur le podium avec ses 2 040 km² de superficie. C’est aussi une nation insulaire que l’on recense sur le continent africain. Elle est située en plein cœur de l’Océan indien à 1000 km à l’est de Madagascar et à 2000 km des côtes africaines.

L’île Maurice est composée de plusieurs petites îles et compte en tout, 1 350 000 habitants. Elle fait partie des pays les plus riches d’Afrique avec une population qui vit grâce à un revenu moyen de 18 728 dollars par habitant par an.

L’île a su faire développer son économie à travers l’industrie touristique. Cette activité qui lui a permis de combler le fossé causé par son manque de ressources naturelles. Avec son gouvernement stable, c’est aussi un pays très apprécié par les investisseurs étrangers.

2. Sao Tomé-et-Principe

À la seconde place, on retrouve l’une des plus petite île au monde, Sao Tomé-et-Principe. Avec ses 964 km², elle est la plus petite île du continent. Le pays se trouve à 140 km au nord-est de Sao-Tomé et fait aussi partie des nations insulaires du continent. Aujourd’hui, les îles de Sao Tomé-et-Principe comptent 190 000 habitants. Ces derniers qui parlent principalement le portugais et qui vivent la plupart du temps, dans la grande ville de Sao Tomé.

Actuellement, le pays est en train de se faire connaitre par sa richesse en ressource pétrolière. Une richesse que son gouvernement tente d’exploiter en partenariat avec le Nigéria. Ce dernier qui a entrepris d’acheter les droits d’exportation de cette ressource pour 123 millions de dollars

1. Les Seychelles

Les Seychelles sont à la première place des pays les plus petits du continent africain avec ses 451 km². Ce pays est un archipel composé de 115 petites îles se trouvant à 1 500 km des côtes de l’Afrique de l’est. En termes économique, c’est un pays qui a le PIB le plus élevé en Afrique pour seulement 92 000 habitants. Malgré tout, on constate que la répartition des richesses n’est pas encore équitable dans le pays malgré un apport considérable de l’industrie du tourisme dans son économie. En effet, 30 % de la population active travaille dans ce secteur.

Afrique times

                               

Eric Irivuzumugabe, fondateur de "Humura Ministries"

Au moment où le Rwanda commémore son 23ème anniversaire du génocide de 1994,  plusieurs ouvrages continuent à être publiés.

Eric Irivuzumugabe, survivant du génocide,  vient de publier son second livre intitulé « "My Father, Maker of the Trees : How I Survived the Rwandan Genocide" ou encore en langue française "Mon père, créateur des arbres: comment j'ai survécu au génocide rwandais". Un livre sur son histoire douloureuse pendant le génocide. Ce qui contribue de garder le mémoire nécessaire pour les futures générations sur les tragédies de 1994.

« Nous écrivons sur notre passé comme l’une des manières d’amener la guérison et d’offrir de l’espoir à nos orphelins enfin de clarifier la vérité au monde entier », a indiqué Eric Irivuzumugabe au cours du lancement de son ouvrage ce dimanche à Kigali.

Irivuzumugame, 16 ans, pendant le génocide contre les Tutsis et tous ceux qui leur sont proches, a fait savoir que le but principal d’écrire ce livre est d'honorer sa famille bien-aimée qui a été décimée en 1994. Mais aussi, de partager l’histoire de sa survie afin de garder les souvenirs pour les générations futures.

Présent à cette cérémonie, l’Évêque John Rucyahana, président de la Commission Nationale de l’Unité et la Réconciliation, se dit satisfait de l’accomplissement actuel en termes de l’unité et la réconciliation entre les Rwandais après le génocide.

Création "Humura Ministries".

En 2005, Eric Irivuzumugabe a fondé Humura Ministries, une organisation à but non lucratif basée au Rwanda.

« Le génocide de 1994 a causé de nombreux orphelins, veuves et les sans-abris, raison pour laquelle une organisation pour les soutenir a été créée pour les aider à vivre dans de meilleures conditions en répondant à leurs besoins »,  a-t- il signalé.

Selon le fondateur, «Humura Ministries » joue un grand rôle notamment dans la transformation du pays pour assister aux jeunes à s'impliquer dans le développement du pays, lutter contre la drogue et le chômage chez les jeunes grâce à une formation à l'entrepreneuriat, lutter contre les traumatismes résultant du génocide en écoutant, en parlant et en organisant des formations de guérison et de transformation, en encourageant la paix durable grâce à l'éducation à la paix parmi les jeunes afin que le génocide ne se reproduise plus jamais.

Le génocide de 1994 a détruit la base économique fragile du pays ainsi qu’une grande partie de son capital humain et a anéanti sa capacité à attirer l’investissement privé.

Près d’un million de personnes sont mortes et des milliers de Rwandais ont fui le pays à pied. La pauvreté s’est accrue de façon dramatique, surtout parmi les femmes, touchant 78 % de la population en 1994.

Mais le président Paul Kagame, homme fort du Rwanda depuis juillet 1994, a su opérer une transition très remarquable entre la reconstruction d’après conflit et le développement au cours des 23 dernières années.

Gilbert Cyiza, Imburi Phare

Six Rwandaises ont été nommés parmi les dix premières africaines sélectionnés pour le final de Ms Geek Africa 2017.

Ms. Geek est une compétition visant à inspirer les filles africaines à faire partie de la résolution des défis du continent en utilisant la technologie et les encourager à choisir une carrière dans les sciences, technologie, ingéniorat et mathématiques.

Depuis 2014, la compétition a récompensé les meilleures jeunes filles innovatrices des solutions TIC au Rwanda. Cette année, l’organisateur de l’évènement s’est associée à Smart Africa pour étendre la compétition dans les 17 états membres et ainsi couronner pour la première fois, Ms Geek Africa.

Les finalistes du Rwanda, de l’Ouganda, de la Côte d’Ivoire et du Niger ont été annoncés par les organisateurs de Mme Geek Africa après avoir été sélectionnés parmi les 10 premières filles dans les TIC en Afrique aujourd’hui.

Le Rwanda seul a six nominées parmi les 10 finalistes tandis que les autres pays se sont partagé les quatre autres places.

Liste Complète des finalistes

  • Alice Mukashyaka de SINGHAD TECHNICAL EDUCATION SOCIETY - Rwanda
  • Chrystal Omany de GREEN HILLS ACADEMY - Rwanda
  • Delphine Micomyiza de GROUPE SCHOLAIRE NOTRE DAME DE LOURDES - Rwanda
  • Mamane Sani ISSA SALAMATOU de INSTITUT INTERNATIONAL DE MANAGEMENT - Niger
  • Ruth Waiganjo de l’UNIVERSITÉ DE NAIROBI - Kenya
  • Daniella Uwase de RIVIERA HIGH SCHOOL - Rwanda
  • Angelina Awiti MUGA de l’UNIVERSITÉ MAKERERE - Ouganda
  • Leah Akimana de l’UNIVERSITÉ DU RWANDA, COLLEGE DE SCINCE ET TECHNOLOGIE - Rwanda
  • Redempta INEMA de l’université KEPLER - Rwanda
  • Edwige GBOGOU - Côte d’Ivoire

Igihe

La Côte d'Ivoire a inauguré lundi 24 avril à Abidjan la « place Papa Wemba », le site du Festival des musiques urbaines (Femua), en hommage à l'idole de la chanson congolaise, mort sur scène lors de l'édition précédente en 2016.

La petite plaque bleue portant l'inscription « place Papa Wemba », fixée sur un mur à quelques mètres de la scène où le 24 avril 2016, la star de la musique s'était écroulée en plein spectacle lors du Femua, a été découverte par le ministre ivoirien de la Culture, Maurice Bandaman, et son homologue congolais, Maurice Mashéké, en présence de deux des filles du défunt et de son orchestre, Viva la musica.

Les deux ministres ont déposé auparavant une gerbe de fleurs sur un poster géant de l'artiste.

« Papa Wemba s'en est allé mais son héritage demeure. Il nous appartient artistes d'ici et d'ailleurs d'assumer cet héritage culturel colossal que nous a légué Papa Wemba », a déclaré la voix nouée par l'émotion Salif Traoré, dit A'Salfo, le leader du groupe Magic System, tout de blanc vêtu.

« Son grand mérite c'est d'avoir largement contribué à faire connaître la rumba congolaise à l'international. Il a lessivé ce genre musical en ajoutant des instruments électroniques », a affirmé de son côté, Maurice Mashéké.

La cérémonie s'est achevée par un défilé des membres de la Société des ambianceurs et des personnes élégantes (Sape) vêtus de costumes bigarrés.   

Papa Wemba était surnommé le prince de la Sape, un mouvement dont il a été l'un des organisateurs au Zaïre (aujourd'hui RDCongo) et qui se caractérise par les plus grandes audaces vestimentaires.

Le Femua créé en 2008, a mis en place une programmation exceptionnelle pour cette édition, avec des têtes d'affiches comme Salif Keita, la star de la musique malienne, le chanteur de reggae ivoirien Tiken Jah Fakoly, Marema (Sénégal), Bisa kdei (Ghana), Black M et Singuila (France), et Soul Bangs, prix découverte RFI (Guinée).

La cérémonie officielle d'ouverture du festival devait se dérouler mardi.

« L'Afrique face au réchauffement climatique » est le thème retenu cette année en vue d'obtenir l'engagement des artistes du continent dans la lutte contre cette menace écologique.

Le Femua se déroulera essentiellement à Anoumabo, un quartier pauvre d'Abidjan aux ruelles boueuses, où se côtoient habitations précaires et maisons modernes et qui a vu naître Magic System.

AFP

 

« En solidarité avec les victimes du génocide des Tutsis au Rwanda en 1994, Rome vient de baptiser une de ses avenues «  Viale Vittime  Del Genocidio dei Tutsi in Rwanda  1994», ou « Avenue Victime du Génocide des Tutsi au Rwanda 1994 ». Une première et un geste fort qui rappelle rapidement le pardon imploré par le Pape François en mars dernier et qui marque un vrai tournant dans les relations entre les deux Etats.  

C’est autour du vice-maire de Rome, Luca Bergamo, de l’ambassadeur du Rwanda auprès du Quirinale (Italie) basé à Paris, Ambassadeur Jacques Kabale et des 3 Consuls du Rwanda en Italie (Rome, Naples et Turin), du consul honoraire à Rome, Dr Francesco Aliccico et de la présidente de la 2è municipalité de Rome, Mme Francesca Del Bello, que des membres de la diaspora rwandaise d’Italie et leurs amis s’étaient rassemblés jeudi dernier à l’avenue désormais baptisée « Avenue Victime du Génocide des Tutsi au Rwanda 1994».

Un moment  qui s’inscrit dans le prolongement de Kwibuka23 ou la 23 ème commémoration du génocide perpétré contre les Tutsis en 1994. Une commémoration historique puisque jusqu’au Kwibuka22, il était question d’une affaire rwando-rwandaise, avec des amis du Rwanda, où c’était des associations de la diaspora rwandaise en Italie qui invitaient. En tout cas,il n’y avait jamais eu une telle présence des officiels italiens.

C’est donc pour entretenir la mémoire vigilante contre le génocide des Tutsi au Rwanda, mais également pour manifester la solidarité envers les victimes que les autorités de Rome viennent de consacrer une de leurs avenues à la mémoire sur le génocide de 1994 contre les Tutsis du Rwanda. 

Reconnaissant ce geste et remerciant les autorités italiennes et ecclésiastiques, l’Ambassadeur Jacques Kabale a, dans son allocution, qualifié ce geste de l’Italie de « symbolique, courageuse et significative ».

Ambassadeur du Rwanda auprès du Quirinale, Jacques Kabale

 

Kabale a tenu également à préciser qu’« il y a eu bel et bien un génocide contre les Tutsis et tous ceux qui leur sont proches. Dire seulement « génocide rwandais », c’est donner de la matière aux négationnistes », a-t-il rappelé avec insistance.

Pour le vice-maire de Rome, la journée du 20 avril est « une journée de mémoire pour les victimes du génocide des Tutsis du Rwanda en 1994. Mais également, une journée de commémoration pour se rappeler aussi de tous les causes et effets du génocide des Tutsis en 1994 ».

En effet, selon Bergamo, ce génocide trouve ses racines dans la colonisation belge, coupable de séparation de deux groupes sociaux qui vivaient pourtant ensemble en paix.

C’est également la responsabilité des pays européens pendant le génocide. « Ceux-ci l’ont vu arriver mais n’ont rien fait pour l’arrêter. Ils ont par contre continué à livrer des armes aux milices qui exterminaient les Tutsis sur tout le territoire rwandais ».

Le vice-maire de Rome, Luca Bergamo salue le Consul du Rwanda à Rome

 

Bergamo a ensuite fait éloge à la bravoure des autorités rwandaises dans la reconstruction de la nation et la relance économique, sans oublier les avancées sociales notamment la représentativité des femmes dans les instances de décision. Le Rwanda étant un bon élève de l’égalité du genre où la représentativité des femmes au parlement s’élève à 64%. 

Le vice-maire de Rome a enfin salué la manière dont les autorités rwandaises ont évité des situations de vengeance post-génocide.

« A voir comment les autorités rwandaises ont géré la période post-conflit, en évitant d’éventuels actes de vengeance, il y a lieu de dire qu’ils ont même dépassé l’Afrique du sud pourtant considéré comme l’exemple de la réconciliation entre les Blancs et les Noirs ».

Il faut dire que Rome multiplie de bons gestes envers Kigali depuis la visite du président Kagame au Saint-Siège en mars dernier. Vatican avait demandé pardon en raison de l’implication de certains hommes d’église qui ont failli à leur mission de bergers, livrant sans scrupules leurs brebis aux loups assoiffés de sang. 

Selon le communiqué final sanctionnant cette visite, les deux hommes [le président Kagame et le Pape François] avaient également évoqué leurs préoccupations sur la situation politique, sociale et régionale, avec attention particulière aux zones de conflits et de calamités naturelles. Sans oublier les nombreux réfugiés et migrants en besoin de soutien de la part de la communauté internationale et des structures régionales.

Certains observateurs y voient un changement de regard du Vatican sur la région des Grands Lacs pour être désormais réellement aux côtés des victimes et « souffrir avec ceux qui souffrent », comme le recommande la parole de Dieu. Ce qui encouragerait actuellement certains hommes d’église de sortir de leur peur et de dénoncer les crimes impunis dans la région. 

 

Par Jérôme Bigirimana

Journal Ukuri- vol.102

Proclamation-Evénement : "Récits des justes du Rwanda"

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