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Moss Kiny

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Burundi - Plus de 20 cas d'assassinats en quatre mois (Rapport)

                                         

L’organisation Action Chrétienne contre la Torture (ACAT-Burundi) affirme, par ailleurs, avoir répertorié 24 cas de disparitions forcées, dix cas de torture et 45 arrestations arbitraires et détentions illégales.

Vingt-quatre cas d’assassinats ont été recensés au Burundi en quatre mois par l’organisation Action Chrétienne contre la Torture (ACAT-Burundi), selon son rapport sur le monitoring des violations des droits de l’Homme , rendu public ce samedi et dont Anadolu a eu copie.

Couvrant la période du 1er février au 31 mai, ce rapport indique que les bourreaux ont adopté une autre stratégie : «Auparavant, la pratique consistait à des exécutions sommaires, la nouvelle stratégie, insidieuse pour permettre à l’Etat de parler de paix revenue, porte sur des cas de disparitions forcées, devenues monnaie courante au Burundi ».

La même organisation affirme avoir répertorié 24 cas de disparitions forcées, dix cas de torture et 45 arrestations arbitraires et détentions illégales.

Sorti 48 heures après le rapport à mi-parcours de la Commission d’enquête des Nations unies sur le Burundi qui réaffirme la dégradation de la situation des droits de l’Homme dans le pays, le rapport de l’ACAT indexe les jeunes affiliés au parti au pouvoir « les Imbonerakure » et la police d’être derrière ces agissements illégaux. Il ajoute que des agents du service national de renseignement (SNR) y sont de la partie.

Les victimes sont principalement les opposants, les défenseurs des droits humains ainsi que toute personne qui ose hausser le ton contre le troisième mandat de Pierre Nkurunziza, précise ce rapport, qui demande à la Communauté internationale de renforcer les sanctions à l’encontre du gouvernement burundais et de mettre en place les mécanismes de prévention du génocide, tels que prévus par les instruments internationaux des droits de l’Homme.

Bujumbura, les Imbonerakure et la police indexés par l’Action Chrétienne contre la Torture (ACAT-Burundi) n’ont pas encore réagi à ce rapport.

Depuis plus de deux ans, le Burundi est en proie à une grave crise politique et sécuritaire consécutive à la décision du président Pierre Nkurunziza de briguer un troisième mandat présidentiel jugé illégal par l’opposition et la société civile.

Les violences occasionnées par la crise politique ont fait plus d'un millier de morts et poussé plus de 420 mille personnes à fuir le pays, selon le dernier rapport du Haut-commissariat des Nations unies pour les réfugiés (UNHCR), publié le 8 juin dernier.

AA