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Moss Kiny

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Burundi : 13 réfugiés arrêtés à la frontière rwandaise

                                  

Les réfugiés burundais s'apprêtaient à regagner leur pays après avoir quitté le camp de Mahama, dans l'est du Rwanda.

La police rwandaise a arrêté, mercredi, 13 réfugiés burundais qui quittaient le camp de Mahama (Est) pour regagner leur pays, a déclaré, jeudi, à la presse le porte-parole de la police burundaise, Pierre Nkurikiye.

«Cela s’est passé hier (mercredi) à la frontière de Gasenyi dans le nord du Burundi. Ces 13 personnes sont originaires de la commune Busoni de la province de Kirundo (250 km de Bujumbura vers le nord du Burundi, Ndlr). Elles venaient de quitter le camp des réfugiés de Mahama, à Kirehe, dans l’est du Rwanda», a déclaré le porte-parole de la police burundaise.

«Deux femmes et quatre enfants ont pu s’échapper, mais la police rwandaise garde encore quatre autres femmes et trois enfants. Ils sont sous interrogatoire», a ajouté le porte-parole de la police burundaise.

Kigali n’a pas encore réagi (jusqu’à jeudi 11:55GMT).

Les relations entre ces deux pays sont au plus mal depuis plus de deux ans. Bujumbura accuse Kigali d’héberger ses opposants. De son côté, Kigali s’en défend et accuse Bujumbura de collaborer avec les milices Interahamwe qui ont perpétré un génocide contre les Tutsis du Rwanda en 1994.

Bujumbura a toujours accusé Kigali d’empêcher les réfugiés burundais de regagner leur pays. En 2016, le ministre burundais de l’Intérieur, Pascal Barandagiye, a officiellement demandé au Haut commissariat de l’ONU pour les réfugiés (UNHCR) de contraindre Kigali à laisser rentrer les réfugiés burundais qui sont sur le sol rwandais. Avec ses 86326 réfugiés burundais, le Rwanda est le 2ème pays hébergeant un nombre important de réfugiés burundais après la Tanzanie (239.833 réfugiés).

Depuis plus de deux ans, le Burundi est en proie à une grave crise politique et sécuritaire consécutive à la décision du président PierreNkurunziza de briguer un troisième mandat présidentiel jugé illégal par l’opposition et la société civile.

Les violences occasionnées par la crise politique ont fait plus d'un millier de morts et poussé 420.000 personnes à fuir le pays, selon le rapport de l’UNHCR, publié le 8 juin dernier.

AA