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Les autorités rwandaises ont dévoilé lundi 09 juillet 2018, leurs ambitions dans les filières café, thé et horticulture dans le cadre du 4ème  Plan stratégique de transformation de l’agriculture (Psta4) couvrant la période 2018-2024.

L’objectif sera de faire progresser de plus de 75%, le rendement par plant de café en le faisant passer de 2,8 kg à 5 kg, précise le communiqué du gouvernement qui veut faire du secteur agricole, un contributeur clé à l’économie du pays.

Pour sa part, le thé devrait voir son rendement à l’hectare s’élever à 9 tonnes contre 7 tonnes actuellement.

Concernant l’horticulture, un volume à l’export de 34 millions de tiges de fleurs a été fixé tandis que le stock global de produits horticoles expédiés devrait se chiffrer à 46 314 tonnes.

D’un coût global de 2,7 trillions de francs rwandais (3,1 milliards $), le Psta4 vise à renforcer la recherche et l’innovation, ainsi qu’à accroître la création de valeur ajoutée et améliorer la sécurité alimentaire et nutritionnelle.

Comptant pour 31% du PIB du Rwanda, l’agriculture a connu une croissance de 8% durant le premier trimestre 2018, d’après l’Institut national de la Statistique (Insr).

Moctar FICOU / VivAfrik

Les tarifs douaniers entre les États-Unis et la Chine affectent l’approfondissement du commerce.

Les tarifs douaniers américains sur les importations chinoises de 34 milliards de dollars sont entrés en vigueur vendredi, et Beijing ayant promis de réagir immédiatement, les deux plus grandes économies du monde se sont lancées dans des conflits commerciaux de grande ampleur.

Le ministère chinois du commerce a déclaré dans un communiqué peu de temps après l’expiration du délai qu’il était dans l’obligation de riposter, ce qui signifiait que 34 milliards de dollars de produits américains importés, y compris les automobiles et les produits agricoles, seraient soumis à des droits de douane de 25%.

« La Chine a promis de ne pas tirer le premier coup, mais pour défendre les intérêts nationaux et les intérêts du peuple, elle n’a d’autre choix que de riposter si nécessaire », a déclaré le ministère du Commerce dans un communiqué.

Le ministère a qualifié les actions américaines de « violation des règles du commerce mondial » et a déclaré qu’il avait « déclenché la plus grande guerre commerciale de l’histoire économique ».

Le Président Trump a averti jeudi, que les Etats-Unis pourraient finalement cibler plus de 500 milliards de dollars de marchandises chinoises, soit à peu près le montant total que les Etats-Unis ont importé de Chine l’année dernière.

« Nous pouvons probablement dire que la guerre commerciale a officiellement commencé », a déclaré Monsieur Chen Feixiang, professeur d’économie appliquée à la faculté d’Economie et de Gestion de l’Université de Shanghai Jiaotong.

Effet marginal.

« Si cela se termine à 34 milliards de dollars, cela aura un effet marginal sur les deux économies, mais si cela monte à 500 milliards de dollars comme le Président Trump l’a dit, cela aura un impact important pour les deux pays », a déclaré Monsieur Chen.

Le Président Trump s’est opposé à Pékin pour le vol de propriété intellectuelle et les barrières à l’entrée pour les entreprises américaines, et un déficit commercial américain de 375 milliards de dollars avec la Chine.

Tout au long de l’escalade du conflit, la Chine a cherché à prendre la bonne voie, se positionnant comme un champion du libre-échange, mais vendredi les médias d’Etat ont intensifié les critiques contre Monsieur Trump.

« En fait, l’administration Trump se comporte comme une bande de voyous envers d’autres pays, en particulier la Chine », a déclaré vendredi le journal officiel China Daily dans un éditorial en anglais.

« Son caractère turbulent risque d’avoir un impact profondément dommageable sur le paysage économique mondial dans les décennies à venir, à moins que les pays ne s’unissent pour s’y opposer ».

Alors que la première série de tarifs ne devrait pas avoir d’impact économique majeur dans l’immédiat, on craint qu’une longue bataille ne perturbe les fabricants et les importateurs de produits concernés, compromettant ainsi le commerce mondial, l’investissement et la croissance.

« Pour les entreprises exposées à des tarifs douaniers, elles vont changer le pays d’origine d’approvisionnement si elles peuvent. Si elles ne le peuvent pas, elles répercuteront le plus possible les frais de douane ou verront une baisse des marges », a déclaré Monsieur Jacob Parker, Vice-président des opérations chinoises au Conseil de Commerce américano-chinois à Beijing.

« Les entreprises ne savent pas à quel point cela peut arriver, ou comment cela va se terminer. »

« Ford Motor Co » a déclaré jeudi que pour l’instant, il n’augmentera pas les prix des modèles Ford importés et des modèles Lincoln de luxe à marge plus élevée en Chine.

Un conseiller de la Banque Centrale chinoise a déclaré que les tarifs d’importation américains de 50 milliards de dollars de produits chinois, 34 milliards de dollars plus une liste de suivi prévue de 16 milliards de dollars, réduiraient la croissance économique chinoise de 0,2 point de pourcentage. a rapporté vendredi l’agence de presse officielle Xinhua.

Le différend a perturbé les marchés financiers, y compris les actions, les devises et le commerce mondial des produits de base du soja au charbon, au cours des dernières semaines.

Les actions américaines ont toutefois progressé jeudi, dans l’espoir que les tensions commerciales entre les Etats-Unis et l’Europe pourraient s’atténuer après les commentaires de Madame Angela Merkel la chancelière allemande.

« Ce n’est pas une catastrophe économique. Nous n’aurons pas à chasser notre nourriture avec des bâtons pointus. Mais il freine l’économie mondiale qui a une dynamique moins durable que ce qui semble être », a déclaré Monsieur Rob Carnell, économiste en chef chez ING, dans une note aux clients.

Les agents des douanes et de la protection des frontières des États-Unis devaient percevoir des droits de 25% sur toute une gamme de produits, notamment les véhicules automobiles, les disques durs, les pompes, les vannes les imprimantes et de nombreux autres composants industriels.

La liste évite les tarifs directs sur les biens de consommation tels que les téléphones portables et les chaussures.

Mais certains produits, dont les thermostats, sont regroupés dans des catégories de biens intermédiaires et de biens d’équipement.

Monsieur Gao Feng, porte-parole du ministère chinois du Commerce, a déclaré jeudi que les tarifs américains proposés toucheraient de nombreuses compagnies américaines et étrangères opérant en Chine et perturberaient leurs approvisionnements en composants et travaux d’assemblage.

Les entreprises étrangères représentaient 20 milliards de dollars, soit 59% des 34 milliards de dollars d’exportations de la Chine qui seraient assujettis aux nouveaux tarifs américains, les entreprises américaines représentant une part importante de ces 59%, a indiqué Monsieur Gao.

Les tarifs douaniers de la Chine sur des centaines de produits américains comprennent les principales exportations telles que le soja, le sorgho et le coton, menaçant les agriculteurs américains dans les États qui ont soutenu Monsieur Trump lors des élections américaines de 2016, comme le Texas et l’Iowa.

PanortAct

 

Il se t tient du 14 au 16 Juin 2018, le premier salon industriel du Burundi sous le haut patronage du deuxième vice-président de la République, Joseph Butore. Les cérémonies d’ouverture du 1er salon industriel du Burundi, édition 2018, se sont déroulées dans les enceintes de l’hôtel Club du Lac Tanganyika sous le thème : « l’industrie, pilier et moteur de la croissance économique dans la Communauté Est Africaine ». Un salon industriel qui a vu la participation des industriels des pays de l’EAC.

Le président de l’Association des Industriels du Burundi (AIB), Olivier SUGURU a indiqué dans son discours que ce 1er salon industriel constitue une grande opportunité pour les industriels de la région. « C’est une occasion qui nous est offerte pour nouer des contacts et faire des partenariats », a-t-il indiqué. Il aussi fait savoir que cet évènement est une bonne occasion de contribuer, d’une part, à la promotion des produits industriels burundais et régionaux, et de renforcer des échanges intra-communautaires et l’intégration du pays au marché commun de l’EAC, d’autre part, afin de mieux impliquer le secteur industriel dans le développement économique du Burundi.

Le Représentant pays de Trade Mark East Africa, Alice NIBITANGA a fait savoir que Trade Mark contribue d’appuyer le secteur industriel par une instauration d’un climat propice de collaboration entre le secteur privée et public. Elle a mentionné que dans une étude récente de Trade Mark East Africa, la région d’Imbo constitue une zone économique stratégique pour le Burundi, d’où elle interpelle les industriels régionaux a une grande ouverture qui leur permet d’exploiter toutes les opportunités qui s’offrent a eux. NIBITANGA a ajouté que pour cette année 2018, Trade Mark East Africa finance le secteur privée à hauteur d’un million et cinq cent mille dollars.

L’AIB estime que le parcours industriel du Burundi enregistre des défis qui sont aussi importants comme l’enclavement du Burundi, l’existence des infrastructures vétustes, le manque d’énergie hydroélectrique suffisante et le manque de politique claire en matière d’industrialisation du Burundi. Aux cotes de ces défis, il révèle que les opportunités ne manquent pas aussi. Il s’agit entre autres l’exploitation mieux organisée et respectueuse de l’environnement du secteur minier; la promotion et le développement du tourisme ;
 et la promotion des innovations technologiques et des services notamment financiers.


Olivier SUGURU a terminé ses propos en indiquant que ce salon Industriel permettra de faire connaitre, en outre, les activités déjà réalisées par cette association au profit du secteur privée dans le pays, depuis 1999 lors de sa création.

Les industriels ont eu l’occasion d’exposer leurs produits dans des stands réservés pour ce jour. Tous les secteurs de l’industrie du Burundi étaient représentés : construction, l’agroalimentaire, le textile, l’assurance, les banques, l’énergétique, l’hôtellerie et l’imprimé. Comme attente, ils estiment que ce salon industriel est une belle occasion qui se présente pour vendre leurs services et nouer des partenariats entre eux. Ils estiment que, si bien que les défis demeurent importants pour une activité industrielle compétitive, la confiance reste de mise.  Signalons que ce salon industriel comporte aussi des séances de débats sur des thématiques qui touchent le secteur d’industrialisation du Burundi.

Steve Baragafise

 

La Tanzanie obtient 455 millions $ de la Banque mondiale pour son réseau de transmission électrique  

(Agence Ecofin) - La Banque mondiale vient d’approuver l’accord d’un prêt de 455 millions $ à la Tanzanie. Le décaissement de ce financement se fera par le biais de l’Association internationale de développement (IDA) dans le cadre d’un programme de support des projets énergétiques dans les pays de l’Afrique de l’Est.

« Ce crédit financera la construction d’une ligne de transmission haut voltage importante qui permettra d’améliorer l’électrification des régions Sud et Nord-Est de la Tanzanie.», a affirmé la Banque mondiale dans un communiqué.

Le gouvernement tanzanien a annoncé pour sa part, qu’il compte lever 880 millions $ au titre de son exercice budgétaire 2018/19 afin de financer ce type de projet. Le pays qui est en proie à un déficit énergétique malgré sa ressource abondante en gaz naturel, compte faire passer sa puissance électrique des 1 500 MW actuels à 5 000 MW d’ici 2021.

Le président John Magufuli a également affirmé que 46,2 milliards d’investissements seraient nécessaires au cours des 20 prochaines années pour satisfaire la demande énergétique grandissante.

Gwladys Johnson Akinocho

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Après trois années de récession, l’économie burundaise devrait timidement renouer avec la croissance en 2018. Néanmoins, l’incertitude politique et les sanctions infligées par l’Union Européenne, principal bailleur de fonds du pays, devraient continuer à peser sur l’activité. Pendant que le marché des devises chute de façon spectaculaire à Bujumbura ces derniers jours, un phénomène dont les causes divergent selon les acteurs sur place.

Le taux d’inflation mensuelle chute de 0,4% en mars 2018, un signe précurseur ?

Rien que pour l’année 2018, le taux d’inflation mensuelle est chuté de 0,4% en mars 2018. Cette année qui avait bien commencé pour les consommateurs avec une baisse des prix sur le marché connait aujourd’hui un taux d’inflation en hausse. Selon l’ITEEBU, dans son bulletin d’Indice des prix à la consommation des ménages du 11 Avril 2018, il annonce une légère baisse du taux d’inflation mensuelle de 0,4% contre 1,3% en janvier 2018.  Cette baisse mensuelle de l’Indice des prix à la consommation est une conséquence de la réduction des prix des produits alimentaires qui enregistrent une légère hausse. Pour la période de janvier à mars 2018, l’IPC est passée de 3,1% à 1,8%.

Au mois d’avril, les prix des denrées alimentaires repartent à la hausse. Tous les produits alimentaires connaissent une augmentation qui varie entre 500 et 1000 fbu. Cette hausse est imputable à la diminution de ces produits dans les stocks d’approvisionnement, aux aléas climatiques et surtout à la période de soudure.

Une assiette fiscale excédentaire selon l’Office Burundais des Recettes

Le message est venu directement du président Pierre NKURUNZIZA, lors du discours annuel du 1er mai donnant exemple d’un signe d’une économie en bonne santé, que l’Office Burundais des Recettes (OBR) a récolté au cours des 3 premiers mois de 2018, plus de 212 milliards de francs Bu (soit plus de 121 millions USD) sur 190 milliards (environ 108,5 Millions USD) qui étaient prévus, soit un dépassement de 22 milliards (environ 12,5 Millions USD), un excédent de 12% sur les prévisions.

Depuis 2009, c’est une première fois que l’OBR enregistre de telles performances fiscales. Officiellement,  l’économie est prometteuse pour les prochaines années. Elle sera boostée par l’équilibre énergétique annoncé entre 2019-2020 ; les débuts des 2 nouvelles routes de Soie chinoise en Afrique, les débuts d’une industrie minière burundaise et la stabilité sécuritaire et institutionnelle du Burundi. Et cette situation pourrait durer vu des classements internationaux sur le Burundi. En effet, une étude du Forum économique Mondial classe le Burundi 4ème des économies les plus inclusives en Afrique sub-saharienne après la Tanzanie, le Ghana et le Cameroun – Indice de développement inclusif 2018. Ce qui augmente les espoirs de Bujumbura. 

Des performances prises à court par le taux de croissance faible en Afrique

En effet, pour Albert Zeufack, économiste en chef de la Banque Mondiale pour la région Afrique, la croissance économique a rebondi en Afrique, mais pas assez rapidement. Le taux de croissance en 2017 était de 2,6% contre 1,5% en 2016. « Certes, il y a reprise de la croissance mais elle n’est pas suffisamment forte pour nous ramener à des taux de croissance qu’on a connus avant l’effondrement des cours des matières premières de 2014. De plus, elle n’est pas suffisante pour éradiquer la pauvreté dans un horizon proche », estime M. Zeufack.

Selon toujours Zeufack, cette croissance est résorbée par la pression démographique. La région enregistre un taux de croissance de la population de 2,7%, soit un écart de 0,4% par rapport à la croissance économique. Les pays africains doivent intensifier et approfondir les réformes macroéconomiques et structurelles pour parvenir à des niveaux de croissance élevés et soutenus.

Des contextes asymétriques qui ne justifient pas la chute actuelle des devises selon les acteurs

Bien que l’Office burundais de recettes estime que l’assiette fiscale du premier trimestre de l’année a été maximale, les données sur l’évolution de la croissance au Burundi qualifient de ‘’fragile’’ l’économie globale.

Depuis 2012, le Burundi a connu une croissance médiocre : -3,9% en 2015, -0,6% en 2016, et 0,5% en 2017.  Théoriquement, cette situation renforce la hausse des devises et contraignent le pays dans une situation d’une économie déficitaire.

Malgré une probable hausse de production du café et du thé, la valeur des exportations devrait souffrir d’une évolution peu favorable des cours de ces deux denrées. Le franc burundais devrait aussi continuer à se déprécier. Déjà fragilisée par les faibles revenus, la dépendance à l’aide internationale et la faible base des exportations avant la crise politique, la dette est d’autant plus exposée à un risque de surendettement. Finançant son déficit extérieur et une partie de son déficit budgétaire par l’endettement, le Burundi voit ses ratios de la dette publique se dégrader. La dette domestique, contractée essentiellement auprès de la Banque Centrale, augmente notamment très rapidement et compte désormais pour plus de 65 % de l’encours total de la dette, alors qu’elle représentait encore moins de 50 % fin 2013.

Cette situation n’arrange pas aussi la chute des devises. Mais, Il y a une semaine qu’on assiste à la chute vertigineuse des devises, et les raisons divergent sur la cause de ce phénomène. Selon les banques commerciales :’’Cette chute de devises est liée plus à la décision de la BRB de libéraliser les services de transfert de monnaie étrangère. Maintenant, les transactions faites à Bujumbura se font en monnaie étrangère et se reçoit en monnaie étrangère. Ce qui a augmenté le flux des devises et leur disponibilité sur le marché’’

Cette explication ne convainc pas pourtant les commerçants. Un commerçant qui œuvre au centre ville de Bujumbura estime que « cette chute de devises est due à l’arrêt des activités d’import-export. Selon lui, le commerce est au point mort. La plupart des commerçants transfrontaliers sont allés s’approvisionner surtout au cours des fêtes de noël et de nouvel an. Et jusqu’aujourd’hui, nos stocks sont pleins. Alors, personne ne sollicite plus les dollars car personne ne vient acheter. Nous n’avons pas la monnaie locale en échange des devises car nos produits ne sont pas vraiment vendus comme il faut.

Nous croyons d’ailleurs que la Banque Centrale a confisqué la monnaie locale car ce phénomène de manque de monnaie locale ne se comprends pas’’, a-t-il conclu.

Cependant, il est clair que les explications données à ce phénomène ne convergent pas en réalité. Apparemment, tous devraient s’adapter au contexte du moment quel que soit le prix à payer car la macro-économie semble jouer en faveur des incertitudes.

Et en  l’absence des aides internationales, les déséquilibres subsisteront

Pourtant, la pression sur les comptes publics devrait persister en 2018 et la mobilisation des recettes devraient rester faible. Les revenus fiscaux se maintiennent seulement grâce à des taxes qui asphyxient le pouvoir d’achat des ménages burundais, tandis que la collecte des recettes non-fiscales, amputées des dons, devrait rester médiocre. Le Burundi étant privé du soutien des bailleurs de fonds internationaux, qui sert essentiellement au financement des infrastructures, les dépenses en capital demeureront modiques. Ainsi, ce sont les dépenses courantes qui continueront à peser sur la balance globale.

Steve Baragafise 

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