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Le Gouvernement égyptien a décidé d’investir 26 milliards de dollars dans le gaz et le raffinage pétrolier. L’investissement est ciblé sur un programme de développement de 12 projets gaziers et pétroliers devant permettre à l’Egypte d’atteindre l'autosuffisance en gaz dès 2020.

L'Egypte autosuffisante en gaz en 2020 ? C'est en tout cas ce que veulent croire les autorités du Caire qui ont décidé d'investir une vingtaine de milliards de dollars dans le secteur des hydrocarbures pour la mise en œuvre d'un programme de développement de 12 projets de production de gaz et de construction de huit raffineries pétrolières.

Dans une interview accordée au quotidien local, Daily News Egypt, le ministre égyptien en charge de l'Energie, Tarek El Molla, a affirmé que son gouvernement va mettre en place, dans les quatre années à venir, un programme de développement de champs de gaz naturel et la construction de raffineries de pétrole pour un coût global de 26 milliards de dollars.

D'une capacité de raffinage de 840.000 barils de pétrole par jour, selon les estimations de la compagnie pétrolière Britannique, BP, le pays des pharaons qui extrait son or noir dans le Golf de Suez et le long de ses rives, ne participerait qu'à hauteur de 0,8% dans la production mondiale de pétrole et 1,3% pour le gaz. Un paradoxe dans un pays riche en gaz de près de 95 millions habitants.

Redevenir exportateur de gaz

Pour corriger cette lacune, ce pays de l'Afrique du nord dont la production de gaz naturel a connu une dégradation forte (41 Mds m³ mi-2016), mise sur son potentiel gazier. Si le rythme de la production gazière égyptienne a timidement repris depuis, jusqu'à atteindre en mars 2017 prés de 46 Mds m³, Le Caire vise encore plus loin. En 2019, la production gazière du pays devrait fortement progresser et dès 2020, le pays qui exportait du gaz vers la Syrie et la Jordanie, il y a encore quelques années, devrait redevenir exportatrice et un acteur majeur du gaz naturel de qualité commerciale (GNL), dans la région, notamment avec l'entrée en exploitation du champ de Zohr, qui fait partie des trois projets qui devraient satisfaire à 100% la demande domestique égyptienne, dans les quatre années à venir, une fois à pleine puissance.

Selon le membre du gouvernement égyptien, les domaines gaziers du Zohr, de North Alexandria et de Nooros sont parmi les projets les plus importants qui augmenteront de 50% la production nationale courant 2018 et contribueront à l'autosuffisance en gaz de l'Egypte.

LT

                                    

Le Projet de Facilitation du Commerce dans la Région des Grands Lacs, le PFCGL, a été lancé en mai dernier pour faciliter le commerce transfrontalier à la douane communément  appelée ‘’ petite barrière ‘’ à Goma. Ce programme vise à favoriser les petits commerçants transfrontaliers, les douaniers et tous les passagers migrateurs  pour  leur faciliter la libre circulation et les opérations douanières. C’est le ministère du commerce extérieur qui pilote ce projet grâce à l’appui financier de la Banque Mondiale.   

Dès son lancement, la coordination provinciale du projet a dévoilé les étapes de ce projet : il consiste à  réaliser une planification d’infrastructure et  mettre en place le cabinet d’expertise pouvant mener des études environnementales  pour bien localiser l’espace pour lequel toutes les infrastructures seront construites au niveau de cette partie de la frontière. Suivra ensuite l’étape de recenser toutes les personnes affectées par le projet.   

‘’ L’objectif du projet, c’est de faciliter à toutes les mamans qui opèrent les petits commerces transfrontaliers. Vu la durée de temps qu`elles mettent pour traverser la douane, elles seront recensées et identifiées pour avoir accès au libre passage sans pour autant faire la queue à la barrière. La voie d’entrée et de sortie sera unique à la douane pour accroître aussi les recettes de l’état aux sein des services frontaliers » a fait savoir Martin WIJILOWU, Coordonnateur provincial du PFCGL.

 Les personnes affectées par le projet  ne sont que des populations locales qui habitent la zone cible du projet. Ces personnes seront indemnisées par le gouvernement congolais à la suite de leur délocalisation vers un autre site d’habitation avant toute mise en œuvre de ce programme.

Le CERF Burkina est un cabinet  recruté par le PFCGL, composé des experts Burkinabés déjà sur place œuvrant à l`instant à la barrière pour recenser  les  occupants de  cet espace visé.  Ce bureau pourra mener ses études dans environ 4 hectares  ciblés selon la cartographie du projet.  Son rôle consiste essentiellement à recenser les habitants  situés dans la zone cartographiée à fin de documenter  sur les valeurs intrinsèques et évaluer de leurs biens matériels  pour leur indemnisation.  ‘’L’étude consiste donc à recenser et évaluer tous les biens des populations qui habitent dans la zone du projet afin de proposer un document qui va permettre d’indemniser ces populations qui seront affectées par le projet », a expliqué  Adama ZARE, directeur technique au bureau d’étude CERF Burkina.

Les populations bénéficiaires de ce programme demeuraient cette zone dans le qui-vive après avoir été mis en garde du processus de leur délocalisation. Mais, au départ  ils n’avaient pas été ni notifiés ni promis d’aucune assistance et remboursement de leurs biens matériels.

Le gouvernement congolais est le bailleur indispensable pouvant assurer l’indemnisation de ces habitants.  Ces derniers exhortent le gouvernement à les traiter au même pied d’égalité que les autres dont leurs lopins de terres sont certifiés par des documents cadastraux. 

                               

‘’ Le message de réconfort que nous pouvons donner à notre population, c’est de rester calme. Car nous avons abouti à des bons résultats après nos pourparlers avec le gouvernement et la Banque Mondiale. Les choses sont sur la bonne voie, la population aura ce qu’elle réclame toujours », a déclaré Promesse KAVULIRENE, président du comité local des bénéficiaires du projet.

Le délégué de la Banque mondiale a formellement appuyé les doléances des populations civiles  habitant cette zone et leur a promis de plaider pour eux afin de considérer tous les bénéficiaires du projet au  même pied.

Cependant, il a fait appel à ces derniers d’accepter librement l’endroit où ils seront délocalisés. En contrepartie, ils seront indemnisés en compensation de leurs biens qu’ils auront perdu.

 ‘’ Nous, au niveau de la Banque mondiale, nous vous rassurons  que nous coopérons étroitement avec le gouvernement congolais. Il est constaté que nous sommes en possession de tous les éléments nécessaires pour en faire une histoire de succès pour ce projet. Par ricochet, nous avons un deuxième paquet de projet  pour améliorer les conditions de vie de populations dans le cadre de développement‘’, a indiqué le  directeur du département social et développement de la Banque Mondiale.

Signalons que ce projet vient à la suite du programme « dégagement de la zone neutre congolo-rwandaise » autrefois empruntée par la population.

Par Vivian Nzabarinda

                            

(Agence Ecofin) - Le Bureau du représentant américain au commerce (USTR) a annoncé sur son site web, l'ouverture d'un réexamen extraordinaire des conditions d’éligibilité du Rwanda, de la Tanzanie et de l’Ouganda à l’Africa Growth and Opportunity Act (AGOA).

Dans le cadre de cette procédure, l’institution indique qu’elle collaborera avec certaines agences américaines de commerce et précise qu’une audience publique sera organisée, le 13 juillet prochain, dans la capitale américaine, Washington.

Cette révision intervient en réponse à la pétition soumise à l’USTR, le 21 mars dernier, par l’Association américaine de l’industrie des matières secondaires du textile (SMART) à propos de l’interdiction des importations de vêtements d’occasion à bas prix, décidée en mars 2016, par la Communauté Est-Africaine (EAC) dont font partie les trois Etats concernés.

D’après la SMART, la restriction qui devait aboutir, d’ici 2018, au ban de ces produits textiles usagés, entraînera des difficultés économiques majeures à l’industrie américaine de vêtements d’occasion.

Ce dernier point est particulièrement sensible dans la mesure où les USA représentent avec l’Europe, l’un des principaux fournisseurs de cette catégorie de vêtements à ladite région.

Si du côté américain c’est l’argument économique qui prévaut, l’enjeu n’est pas moins important pour la partie est-africaine.

En effet, ces pays misent sur les effets positifs de cette interdiction ainsi que sur des politiques de soutien aux exportations pour revivifier leur industrie textile et tirer profit des nombreuses opportunités commerciales offertes par l’AGOA.

Grâce à leur appartenance à ce traité (reconduit en septembre 2015 pour une période de 10 ans), la Tanzanie, l’Ouganda et le Rwanda bénéficient, à l’image de 36 autres pays subsahariens, d’une exonération de droits de douanes pour une large gamme de leurs produits destinés au marché américain.

Pour rappel, d’après l’USTR, les recettes d’exportation cumulées des trois nations vers les USA ont atteint 43 millions $ en 2016, alors que celles des USA à leur égard culminaient à 281 millions $, la même année.

                                 

Le Président Kagame s’est déclaré prêt à affronter les conséquences impliquées dans le bannissement des vêtements d’occasion, car d’après lui "le Rwanda n’allait pas revenir sur sa décision."

C’est après que le bureau du représentant américain au commerce, Robert Lighthizer, ait annoncé l’ouverture d’une révision sur l’éligibilité du Rwanda, de la Tanzanie et de l’Ouganda pour bénéficier des possibilités de l’AGOA (African Growth and Opportunity Act), dont l’exemption des droits de douane sur l’ensemble des produits en provenance du pays, en même temps qu’un accès préférentiel sur le marché américain.

Cette décision a été prise en fonction de la pétition déposée par l’association "Secondary Materials and Recycled Textiles Association" (SMART), après que les membres de la communauté de l’Afrique de l’Est aient décidé de bannir les vêtements d’occasion afin de promouvoir le secteur Industriel.

C’est alors qu’il venait de déposer sa candidature à la NEC, le Président Kagame, a annoncé à la presse que dans ce dilemme, le choix des Rwandais devait toujours passer avant tout.

“Si je décidais de mettre en place des programmes qui serviront à promouvoir le secteur industriel et que quelqu’un dit "Non, tu recevras des sanctions si tu le fais, car on s’est décidé que tu seras le dépotoir des vêtements d’occasion, pour pouvoir bénéficier de l’acte de l’AGOA", pertinemment, le résultat sera un conflit d’opinions.”, a constaté le Président Kagame

“C’est avec dignité qu’on affirmera "Le Rwanda appréciait l’acte de l’AGOA, mais promouvoir notre propre secteur industriel passe avant tout.", a-t-il fièrement déclaré

"On est confrontée à une situation où nous devons choisir entre devenir un destinataire de vêtements usagés, ou de cultiver notre propre secteur industriel. En ce qui me concerne, faire le choix est assez simple, on choisira ce dont les Rwandais ont besoin. Nous pourrions subir des conséquences. Mais même lorsqu’on est confronté à des choix difficiles, il y a toujours un moyen ”, a-t-il ajouté.

Le Président Kagame a aussi noté que ce ne serait pas la première fois que le Rwanda prendrait des décisions difficiles dans l’intérêt général des citoyens.

Les pays membres de l’EAC ont décidé d’éliminer progressivement l’importation de vêtements et de chaussures d’occasion dans la région de l’Afrique de l’Est, dans le but de booster le secteur Industriel de ladite région.

Dans le cadre de cette politique, l’année dernière, le Rwanda a augmenté les taxes sur les vêtements d’occasion de 0,2 $ à 2,5 $ par kilo, tandis que les taxes sur les chaussures d’occasion sont passées de 0,2 $ à 3 $ par kilo.

Par l’acte de l’AGOA, le Rwanda, la Tanzanie et l’Ouganda ont envoyé en Amérique, des produits avec une valeur de 33 millions de dollars en 2015, de 43 millions de dollars en 2016 ; alors que les produits envoyés par l’Amérique étaient de 257 millions de dollars en 2015 et de 281 millions de dollars en 2016.

IGIHE

                                 

(Agence Ecofin) - L'année caféière 2017/2018 devrait s’achever avec des stocks mondiaux de 34 millions de sacs (1 sac= 60kg), ce qui marque le plus faible niveau enregistré depuis cinq ans. C’est ce que prévoit le Département américain de l’agriculture (USDA) dans ses dernières perspectives pour le marché global, publiées le 16 juin dernier.

Cette réduction des stocks tient à une augmentation de la demande mondiale, passant à 158 millions de sacs, soit une hausse de 1,34%, par rapport à l’année précédente.

Pendant ce temps, la production affichera une croissance modeste de 0,10% avec 159 millions de sacs, dont 95 millions de sacs d’arabica et 64 millions de sacs de robusta, contre une hausse notable de 4%, l’année précédente.

S'agissant des principaux producteurs mondiaux de l’arabica, la variété la plus cultivée, le Brésil, premier fournisseur et numéro un mondial du café, devrait rentrer 40,5 millions de sacs, soit une baisse de 5,1 millions de sacs, en raison de l’année défavorable du cycle biennal de la variété. Conséquence de ce recul, le pays devrait enregistrer une production globale (arabica et robusta) de 52,1 millions de sacs contre 56,1 millions de sacs, l’année antérieure.

Pour sa part, la Colombie qui ne cultive que l’arabica dont elle représente le second producteur mondial (4e fournisseur mondial de café), devrait maintenir sa production à un niveau équivalent à celle de la saison précédente, soit environ 14,6 millions de sacs.

A l’image de ce dernier pays, l’Ethiopie, plus gros consommateur africain de la fève et 3e producteur mondial d’arabica (5e au niveau global) finira sa campagne 2017/2018 avec un volume de 6,54 millions de sacs, un niveau proche de celui enregistré, un an plus tôt (6,52 millions de sacs).

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