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(Agence Ecofin) - Pour l’exercice fiscal qui démarre début juillet, le gouvernement ougandais entrevoit de relever son budget de 10% à 8,09 milliards $. C’est ce qu’a déclaré le ministre en charge des Finances, Matia Kasaija (photo), devant les membres du Parlement, dans le cadre de la présentation du budget de l’année fiscale 2017/2018. Cette révision haussière devrait permettre au pays de l’Afrique de l’Est de relancer son économie en berne depuis l’année dernière.

En 2016, la sécheresse combinée au resserrement du crédit au secteur privé, a marqué négativement l’activité économique qui a reculé. Selon les prévisions, pour le compte de l’exercice fiscal qui prend fin ce mois-ci, la croissance du pays devrait s’établir autour de 3,9% contre une projection initiale de 5,5%.

Selon M. Kasaija, les réformes dans les secteurs clés, notamment agricole, financier et pétrolier devraient aider l’Ouganda à stimuler son économie, cette année. « En raison de ces actions, l'économie devrait rebondir à des taux de croissance annuels de 7% au minimum, à moyen terme », a-t-il déclaré, avant d’annoncer que le gouvernement empruntera 267 millions $ (954 milliards shillings) sur le marché domestique, pour financer une partie de son gap budgétaire.

Pour l’exercice actuel, les emprunts sur le marché local ougandais se sont établis à 171 millions $ (612 milliards shillings).

                             

(Agence Ecofin) - Selon la Banque mondiale, les perspectives de croissance à long terme des économies en développement sont compromises par le ralentissement des investissements, dû en partie à la reprise fragile de l'économie mondiale.

Parmi les régions les plus touchées par la tendance à faible investissement, l'Afrique subsaharienne où les récentes mauvaises performances des principales économies exportatrices de matières premières, comme le Nigeria, l'Afrique du Sud et l’Angola ont freiné les efforts visant à réduire la pauvreté.

Dans sa dernière édition des Perspectives économiques mondiales, la Banque a souligné une tendance corrosive à long terme. L’institution financière explique que le ralentissement de l'investissement dans les économies en développement a freiné la croissance de la productivité.

Lors d’une interview, Paul Romer (photo), économiste en chef de la Banque mondiale, a déclaré que l'effet à long terme du faible niveau des investissements dans ces économies, est l'un des principaux défis auxquels l'économie mondiale est confrontée aujourd'hui. Il a également souligné que ceci révèle que les marchés mondiaux des capitaux ne fournissent pas les ressources financières nécessaires aux pays du tiers monde.

La Banque mondiale a annoncé, dimanche, qu'elle prévoyait une croissance de 2,6% pour l'Afrique subsaharienne contre 1,3% en 2016. En 2018, la région constituée de 44 pays devrait progresser d’environ 3,2%, selon les chiffres avancés par l’institution basée à Washington.

                           

Les prévisions 2017 sont prometteuses pour le « pays des mille collines ». Elles tablent sur une augmentation de 10% des recettes touristiques soit 40 millions de dollars de plus que l’année précédente. Deux locomotives soutenues par le gouvernement de Paul Kagamé tractent cette croissance du secteur touristique : la diversification de la faune sauvage mais aussi et surtout le tourisme des affaires. Les détails.

« Nous nous attendons à une augmentation des touristes venus au Rwanda cette année, avec plusieurs stratégies que nous avons mises en place ». Clare Akamanzi, la directrice générale du Rwanda Development Board (RDB) est très optimiste pour le secteur touristique. Selon des statistiques de son bureau, le Rwanda devrait générer 444 millions de dollars de recettes touristiques au cours de l'année 2017.

En comparaison, ce serait une hausse de 10% par rapport à 2016 où le tourisme avait rapporté 404 millions de dollars aux caisses de l'Etat. Ces prévisions sont portées par une révision à la hausse des tarifs des permis de trekking exclusivement réservés aux animaux sauvages comme par exemple les gorilles de montage.

Plus globalement, le « pays des mille collines » profite de la diversification de sa faune par l'introduction d'espèces devenues rares ou disparues de l'environnement du pays pour attirer les touristes. En plus des rhinocéros noirs réintégrés début mai dans l'écosystème, le Rwanda s'attèle à ce que sa faune soit repeuplée par les animaux dits du « Big five » pour enrichir la population dans les réserves. L'objectif est de mettre en avant la diversité de la faune du pays afin de promouvoir et organiser des safaris pour attirer les touristes internationaux.

Tourisme d'affaires ou l'arme de séduction du Rwanda

Mais l'arme de séduction touristique par excellence du Rwanda reste le tourisme d'affaires. Onzième au classement de la compétitivité touristique du Forum économique, le Rwanda est passé maître dans l'organisation des conférences internationales d'affaires. Il a été classé troisième pays africain en termes de capacité d'accueil des conférences internationales par le rapport 2016 de l'Association internationale de conférences et de Congrès (ICCA).

En 2016, l'organisation de tels événements a rapporté 47 millions de dollars de recettes au pays de Paul Kagamé. Le Rwanda Development Board espère qu'en 2017, le tourisme d'affaires générera 64 millions dollars pour le tourisme cette année. Le tourisme d'affaires devrait donc continuer à porter le développement du tourisme au pays des mille collines.

LT

                                            

Charles Boamah, vice-président de la BAD.

(Agence Ecofin) - En 2016, l'Afrique a maintenu sa position de deuxième région en matière de croissance rapide derrière l'Asie du Sud, révèlent les données publiées lors des Assemblées annuelles de la Banque africaine de développement (BAD) à Ahmedabad, en Inde.

Le rapport qui a analysé les perspectives économiques du continent, les activités de la Banque, le profil financier et les activités du marché des capitaux, précise que le continent a enregistré en moyenne une croissance du PIB estimée à 2,2% en 2016, comparativement à une progression de 7,1 % enregistrée par l'Inde. Les économies développées ayant atteint une évolution moyenne de 2%.

Le document prédit également que la croissance des économies africaines devrait en moyenne progresser de 3,4% en 2017 et de 4,3% en 2018, principalement grâce à la demande intérieure et aux niveaux d’activité de certaines nations, en particulier celles de l’Afrique de l’Est.

« Bien que les ressources naturelles et les matières premières soient encore des facteurs majeurs, leur importance a diminué alors que les facteurs domestiques, y compris la demande de consommation, ont pris un rôle important.», a expliqué Charles Boamah, vice-président de la BAD.

Par sous-région, c’est l’Afrique de l’Est qui mène le bal avec une moyenne de croissance du PIB réel de 5,3%, portée par une forte performance de l'Ethiopie, la Tanzanie ainsi que Djibouti.

S’ensuit l’Afrique du Nord, avec une moyenne de 3,3%, grâce à la reprise de l’activité économique en Egypte (4,3%) et en Algérie (3,5%), malgré les incertitudes politiques persistantes, souligne l’institution financière multinationale.

Plus bas, sur la carte du continent, l'Afrique australe a enregistré une moyenne de 1,1%, en raison de la mauvaise performance de l'Afrique du Sud et de l'Angola, les deux principaux exportateurs de produits de base dans la sous-région, touchés par la sécheresse et les chocs liés aux conditions défavorables des termes de l'échange, alors que Madagascar et le Mozambique ont connu une progression robuste supérieure à 4%.

En Afrique centrale, les performances économiques de la République centrafricaine et de São Tomé-et-Príncipe qui se sont nettement améliorées n’ont pu résister à la chute des prix mondiaux du pétrole qui a frappé la plupart des pays de la zone. La sous-région a enregistré une progression de 0,8%, une performance meilleure que celle de l’Afrique de l’ouest.

En dépit des bonnes performances de la Côte d'Ivoire, du Sénégal et d’autres pays de l’UEMOA, le taux de croissance moyen de la sous-région est tombé à 0,4%, principalement en raison de la récession nigériane.

Le Nigeria et l'Afrique du Sud représentent la part la plus importante du PIB global de l'Afrique avec respectivement 29% et 19%, rappelle le rapport.

                             

(Agence Ecofin) - Bank of Kigali, le groupe bancaire le plus important au Rwanda par le chiffre d'affaires et l'encours des actifs, réfléchit envisage une introduction croisée de ses actions sur les marchés financiers de Johannesburg, Nairobi ou Londres, a-t-on appris d'une information donnée par Bloomberg.

Selon Nathalie Mpaka, sa directrice financière, qui est citée par l'information, une décision définitive relativement à ce sujet sera prise vers la fin du mois de décembre 2017, et son orientation sera fonction du montant de capital à mobilier « Nous ne pouvons pas aller à Londres, si c'est juste pour mobilier 50 millions $ », a fait savoir Mme Mpaka. En cas de validation, le processus final ne devrait intervenir qu'en 2018.

Cette initiative découle selon les dirigeants de la banque, de l'appétit que manifeste des investisseurs internationaux pour entrer dans son capital, mais qui éprouvent des difficultés pour le faire via le Rwandan Stock Exchange où la banque est cotée, en raison de processus longs et contraignants.

La banque a déjà précisé, qu'elle n'était plus intéressé, par le rachet des actifs de Crane Bank en Ouganda. Mais elle pourrait avoir besoin de renforcer son capital, avec de nouveaux fonds propres, afin de faire face à la demande croissante de financements au Rwanda, un pays en plein essor économique.

En 2016, elle a prêté près de 479 millions $ à sa clientèle, dont 85,3% à destination des entreprises. Ce niveau de crédits accordés à l'économie rwandaise, porte à 30,1%, la moyenne de progression annuelle de cette activité de Bank of Kigali depuis 2012.

2016 a cependant été une année un peu difficile pour la banque, qui en est sortie avec un résultat net de 25,7 millions $, soit le niveau de marge nette le plus bas depuis 2013. Par ailleurs, on note aussi que, bien qu'en hausse, le volume des prêts accordées à l'économie a progressé de seulement 22,1% à la fin 2016 (contre une moyenne de 30%) entre 2012 et 2016).

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