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Dans le souci de poser les bases d’un réel développement, les nouveaux investissements pour les infrastructures ont atteint $ 1,5 milliards et il faut citer ici la construction en cours du nouvel aéroport de Bugesera, selon le Président Paul Kagame.

«La construction de ce nouvel aéroport de Bugesera se poursuit bien. Des stratégies ont été aussi prises pour promouvoir le tourisme qui porte actuellement ses fruits. Au cours de cette année, le Rwanda a abrité 169 conférences internationales qui ont rapporté à nos hôtels et à nos avions qui ont eu à transporter beaucoup de visiteurs. A leur retour chez eux, ces derniers parlent de bons services dont ils ont bénéficié au Rwanda et ils deviennent nos meilleurs ambassadeurs. Il est important pour les Rwandais d’améliorer les services quand ils reçoivent les visiteurs», a-t-il indiqué.

Le Président rwandais a tenu ces propos lors de son message inaugural devant plus de trois mille participants alors qu’il ouvrait les travaux du 15ème Dialogue National et qu’il présentait aux Rwandais l’Etat de la Nation. 

Il a informé que le pays continue de s’affermir dans sa reconstruction sur la base de son unité déjà consolidée. Ce qui constitue une fierté méritée pour tous les Rwandais. C’est grâce à cet atout que les Rwandais peuvent mieux travailler, notamment sur certains aspects prioritaires qui ont permis de rehausser le pays, toujours selon le Président  Kagame. 

La conséquence est que les importations ont été réduites de 3%, tandis que la balance commerciale a été aussi réduite de 20%.  En même temps 8.000 nouveaux emplois ont été créés dans les industries cette année. Le commerce des mines a été renforcé grâce à la valeur ajoutée, et il a dépassé toutes nos exportations. Il a fait remarquer que l'électricité a augmenté parce que le Gouvernement a travaillé avec le Secteur Privé pour réduire les coûts. Les utilisateurs de l’énergie se sont accrus et ont réalisé plus. 

«Nous continuons des programmes pour que les ménages aient accès à l’énergie, toujours grâce au bon partenariat entre le Gouvernement et le Secteur Privé», a poursuivi le Chef de l’Etat.  

Le secteur de l’agri-élevage a atteint une croissance de 8 %.

Toujours en citant certaines réalisations atteintes ces derniers temps, le Président Kagame a dit que ce secteur de l’agri-élevage occupe une place importante dans l’économie nationale et qu’il a atteint une croissance de 8 %, malgré l’attaque des cultures par des vers et une sécheresse prolongée dans certaines parties du pays.

«Ce sont les efforts des habitants qui ont permis cette transformation. Je les remercie en les exhortant de continuer sur la lancée. Ils ont pu obtenir les intrants sans la corruption. L’irrigation des cultures a aidé dans la hausse de la production. Nous devons investir dans les semences pour rehausser la valeur et ne pas dépendre de l’extérieur. Il est encourageant de voir que nos enfants terminent leurs études tout en ayant initié leur business dans l’agriculture », s’est exprimé le Chef de l’Etat.

Il a estimé que le développement suit sont bon rythme normal. Ce qui n’empêche pas de s’interroger si le pays fournit le maximum de tous ses efforts ses capacités, en privilégiant d’atteindre les conditions de vie des Rwandais sans laisser personne derrière.

L’éducation à tous les niveaux constitue aussi une priorité. « Donner une bonne éducation de qualité adaptée aux temps actuels, voir si le pays fournit les connaissances, des capacités, et tout le nécessaire afin de propulser le pays en avant et bâtir une économie de qualité supérieure. Il nous faut voir si notre matériel d’appui à l’éducation est à jour. Nous avons fait face à beaucoup de problèmes, dont certains sont encore sans réponse Mais nous continuons à construire nos capacités  et à faire face aux problèmes qui surgissent. Tel est l’objectif que doit atteindre notre éducation », a souligné Paul Kagame. 

Le numéro un rwandais a rappelé que le pays continue à écrire et à préserver son histoire, en se complétant et en renforçant sa solidarité. «C’est bon de protéger nos acquis, de les sécuriser et de les rendre durables. Mais nous ne devons pas nous jeter la palme ou nous décourager. Il faut accélérer la vitesse et aller loin dans le développement. C’est quand on réalise plus qu’on se sent plus apaisé», a-t-il il encore dit.

Il a remercié les Rwandais et les institutions du pays pour les progrès atteints. Il a exprimé sa gratitude à l’institution de la santé des Rwandais pour ses bons résultats dans la lutte contre la malaria, le VIH/SIDA et beaucoup d’autres maladies contre la mère et l’enfant à la naissance. Sans une bonne santé, il est vrai qu’on ne peut rien atteindre.

Il a rappelé que ces bons résultats sont basés sur des volontaires qui rendent des services à tous les Rwandais. «Continuons toujours ces bons services dans la solidarité pour atteindre plus de performances», a-t-il exhorté. 

Le Président Kagame à remercié les Rwandais pour leur rôle en tout, notamment la sécurité. Il leur a demandé de bien travailler et de se préparer aux prochaines législatives, pour toujours le développement du pays et l’intérêt de chacun.

«Travaillons sur les bonnes politiques pour l’intérêt de tous les Rwandais, continuons à vivre solidaires et ensemble avec les pays voisins de la région et du continent, pour que nous puissions tous atteindre nos vœux», a conclu le Chef de l’Etat.

Notons que les délégations ministérielles du Congo, du Tchad, du Liberia, le Directeur Exécutif de l’ONUSIDA, et d’autres hôtes internationaux participent aux travaux du 15ème Dialogue National qui sera clôturé demain.

RNA

Si l’Afrique porte un véritable gisement en termes de ressources humaines à l’horizon 2050, pour l’heure, sa jeunesse est son talon d’Achille. En effet, les taux de chômage et de sous-emploi chez les jeunes africains sont des plus importants dans le monde et augmentent chaque année.

C’est que les systèmes éducatifs actuels du continent ne parviennent pas à fournir à ses jeunes des compétences adéquates, même au niveau le plus élémentaire. Ce n’est donc pas pour rien que la 6e édition des Dialogues des Atlantiques, qui poursuit ses travaux à Marrakech, a consacré toute une plénière à la thématique.

En pleine transition économique, l’Afrique se retrouve aujourd’hui dans une situation meilleure qu’elle ne l’était auparavant. «Mais cette situation est encore loin d’être idéale», comme l’ont rappelé les différents panélistes et participants à cette rencontre.
Pour des millions de jeunes Africains sans emploi, mais férus de technologie, la révolution numérique de l’Afrique présente d’énormes possibilités, encore faut-il préparer cette révolution technologique et en faire une priorité, insiste Assia Bensalah Alaoui, ambassadeur itinérant de S.M. Mohammed VI.

«Changer le discours africain passe par l’éducation et la communauté savante doit y être impliquée en amont et en aval», ajoute-t-elle. Pour Kassie Freeman, ancienne présidente de la Comparative International Education Society et actuellement présidente du consortium de la diaspora africaine, c’est de la responsabilité des agences gouvernementales et des politiques publiques que de combler le fossé numérique avec des stratégies pensées à long terme.

D’après les projections, le continent comptera en 2050 un tiers de la population jeune de la planète, contre un cinquième actuellement. Il importe donc d’adapter au contexte les politiques publiques axées sur la jeunesse. Pour Assia Bensalah Alaoui, il faut des ressources financières stables, de bons partenariats régionaux et internationaux ou encore faire appel à la diaspora comme ce fut le cas au Rwanda.

Ce pays a réussi, 20 ans après le génocide, à transformer totalement son système éducatif faisant le pari d’un avenir high-tech, grâce aux ingénieurs formés par les universités. Cependant, estime Silas Lwakabamba, ancien ministre de l’Education du Rwanda, «on ne peut faire l’économie d’un enseignement technique et professionnel de qualité. C’est le seul moyen d’absorber le chômage des jeunes».

Pour les intervenants, il est essentiel que les États africains aillent plus loin dans leur collaboration, car l'évolution économique, sociale et culturelle ne pourra se faire sans une réelle stratégie de collaboration entre pays africains.

Le visa, un instrument désuet

Si le capital humain est l’avenir de l’Afrique, le continent est en train d’assister à un drame qu’est l’immigration de ses jeunes. Pour juguler ce fléau, il faut instaurer une relation encore plus poussée entre le Nord et le Sud. Une collaboration qui irait en profondeur pour essayer de débloquer tout le potentiel économique de l’Afrique, et qui nécessiterait des fonds importants, insiste Miguel Angel Moratinos, ancien ministre espagnol des Affaires étrangères, qui a d’ailleurs fustigé le «visa» qu’il estime être «un instrument complètement désuet». Pour Moratinos, il s'agit d'un obstacle psychologique qui empêche de regarder les Africains autrement que comme des immigrants potentiels.

 

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(Agence Ecofin )--Le gouvernement rwandais et la Banque mondiale ont signé un accord financier d’une valeur de 125 millions $ au titre de l’Opération d’appui aux politiques de développement (DPO) du secteur énergétique rwandais. L’information a été rapportée par le quotidien The New Times.

Cette enveloppe prendra la forme d’un prêt concessionnel et permettra d’accompagner les actions entreprises par le pays, en faveur du secteur énergétique, dans le cadre de sa Stratégie nationale de transformation portant sur la période 2017-2024.

En outre, elle devrait contribuer, entre autres, à renforcer la transparence et la responsabilité dans les programmes d’électrification, améliorer la qualité des services d’approvisionnement, réduire les pertes d’énergie et assurer la viabilité financière sur le long terme du secteur énergétique.

Cet appui financier de la Banque mondiale est le premier d’une série de trois enveloppes, d’une valeur globale de 325 millions $, devant aller au profit du domaine de l’énergie au Rwanda.

Pour rappel, en 2015, le taux d’accès à l’électricité du Rwanda s’est établi à 24,5% et sa capacité de production électrique s’est chiffrée à 186 MW, d’après la BAD.

(Agence Ecofin)--Dans une analyse de marché, Goldman Sachs recommande à Bharti Airtel de sortir des marchés du Kenya, du Rwanda et de la Tanzanie et de vendre ses tours télécoms dans cinq marchés non-rentables pour réduire ses charges et augmenter ses marges en Afrique. La banque d’investissement insiste sur une évidence à laquelle s’était déjà rendu Sunil Bharti Mittal, le président du groupe télécoms indien, en janvier 2017. Prenant part au World Economic Forum de Davos en Suisse, l’homme d’affaires avait dévoilé l’intention de la société de fusionner et de céder certains de ses actifs

Goldman Sachs insiste sur la sortie de Bharti Artel du Kenya, du Rwanda et de Tanzanie parce que ces trois marchés enregistrent les marges financières les plus faibles de toutes les filiales du groupe en Afrique. Des gouffres financiers en somme. La banque d’investissement souligne que c’est grâce à des cessions stratégiques engagées par le groupe en Afrique depuis 2015, d’une valeur de 3,3 milliards de dollars US, qu’il a pu aujourd’hui, réduire sa dette de près de 40%.

Cette réduction de la dette combinée à l’amélioration des marges du bénéfice avant intérêts, impôts, dépréciation et amortissement (Ebitda) a aidé la branche africaine de Bharti Airtel à enregistrer un profit positif au premier trimestre de l’année financière de 2018. Au 31 septembre dernier, Airtel Afrique a déclaré un profit de 48 millions de dollars US. L’année dernière, c’est 91 millions de dollars de perte que l’entreprise déclarait.

Goldman Sachs conseille aussi à Bharti Airtel une acquisition de 9Mobile au Nigeria. La banque explique qu’en additionnant simplement les parts de marché d’Airtel Nigeria et de 9Mobile, la part de marché fusionnée est légèrement plus grande que celle de l’actuel opérateur leader qu’est MTN Nigeria.

Le gouvernement reconnaît le rôle que l’éducation de qualité peut jouer dans le développement national et fera de son mieux pour fournir un enseignement qui réponde aux besoins du pays, a déclaré le Premier ministre Edouard Ngirente.

Le premier ministre s’est adressé hier à une séance plénière au Parlement. Il a décrit les priorités du programme septennal du secteur de l’éducation.

Le Premier ministre a indiqué que les défis à relever pour fournir une éducation de qualité répondant aux besoins du développement du pays restent toujours une priorité, malgré les efforts soutenus déployés par le gouvernement pour y remédier.

Il a indiqué que le pays manque encore de personnel qualifié dans de nombreux domaines tels que l’agriculture, l’exploitation minière, le tourisme, les transports, les vêtements, la transformation du lait et les infrastructures, d’où la nécessité d’une formation professionnelle.

Il a indiqué aussi que le gouvernement donnera une priorité aux cours de science, technologie et mathématiques, à l’enseignement et la formation technique et professionnel (EFTP), tout en encourageant l’apprentissage et l’utilisation des TIC dans l’éducation, la recherche et le renforcement des capacités.

Le gouvernement prévoit créer 1,5 million d’emplois dans les sept prochaines années et il est nécessaire de mobiliser et de faciliter la « Fédération du Secteur Privé » (PSF) pour aider à former, créer et développer les petites et moyennes entreprises (PME) ainsi que les grandes entreprises pour l’efficacité, et développer des compétences pratiques, a déclaré Ngirente.

Au cours des 14 dernières années, plus de 1,7 million emplois ont été créés, a-t-il déclaré.

«C’est pourquoi le gouvernement continue de déployer des efforts pour améliorer les connaissances de nombreuses personnes afin qu’elles soient à la base d’une économie fondée sur la connaissance envisagée en 2020 et dans les sept prochaines années», a déclaré le Premier Ministre.

Soixante et un pour cent de la main-d’œuvre possède des compétences qui répondent aux besoins du marché du travail.

A l’aide de la recherche effectuée par le Secrétariat National du Renforcement des Capacités, le premier ministre a déclaré que même si beaucoup a été fait, il y a encore un manque de connaissances et de compétences nécessaires pour transformer l’économie.

« Notre éducation devrait donc s’attacher à combler ce fossé pour contribuer au développement plus rapide et durable de notre pays », a-t-il ajouté.

Développement de secteurs

Dans la plantation de thé, sur les 7 000 employés qualifiés dont on a besoin cette année, il n’y en a actuellement que 2 500. Le pays en aura besoin de 9 000 d’ici 2020 et de 12 000 travailleurs en 2024.

Cela permettra l’augmentation des exportations de thé de 25 500 tonnes en 2016 à 45 000 tonnes en 2024, selon Edouard Ngirente.

En horticulture, seulement 39 personnes ont les compétences requises alors que cette année, 528 personnes étaient nécessaires. Le secteur a également besoin de 692 agriculteurs formés d’ici 2020 et de 939 d’ici 2025.

Cela ferait passer la production horticole de 25 000 tonnes en 2016 à 46 000 tonnes en 2024.

Il est également nécessaire de former davantage de géologues, car le secteur minier manque toujours de main-d’œuvre qualifiée alors qu’il n’y avait que 13 000 personnes en 2016 contre les 23 900 nécessaires.

Au moins 83% des Rwandais impliqués dans le secteur minier utilisent des moyens rudimentaires, a-t-il ajouté.

D’après les prévisions, d’ici à 2030, le pays aura besoin de 44 700 travailleurs qualifiés.

Il a indiqué que dans le secteur du tourisme, les réunions incitatives, Conférences et Evénements (MICE) ont également besoin d’un coup de pouce, en particulier dans le secteur de l’hôtellerie, puisque le pays aura besoin de 155 600 personnes en 2025, contre 41 000 aujourd’hui.

Dans le secteur du traitement du lait et de la chaîne de valeur du lait entier, il a indiqué que 76% des personnes travaillant dans le secteur n’ont pas les compétences requises, tandis que seulement 10% des produits laitiers étaient transformés.

« Pour augmenter la production de lait à au moins 60% du lait transformé, il faut au moins 730 personnes formées », a-t-il dit.

Dans l’industrie du cuir, environ 15 000 personnes sont employées, ce qui laisse un manque à gagner de 2 930 employés.

Pour développer davantage de villes, il faut également former plus d’ingénieurs dans le secteur de la construction et le pays aura besoin de 17 000 ingénieurs contre 11 500 actuellement disponibles.

Dans le secteur de l’énergie, le pays aura besoin de 2 750 personnes en 2020.

« Toutes les économies avancées se sont développées grâce à de nouvelles innovations résultant d’une éducation de qualité répondant aux besoins du marché du travail », a-t-il déclaré.

Il a indiqué que le gouvernement mettrait en place un fonds d’innovation pour aider les diplômés à devenir plus innovants et à créer leurs propres emplois.

Certains législateurs ont exprimé des réactions mitigées disant que le gouvernement devrait stabiliser le secteur de l’éducation car il a subi plusieurs changements au fil des ans, ce qui, selon eux, affecte la qualité de l’éducation.

Le député Jean Thierry Karemera a déclaré: « Le secteur de l’éducation est très sensible et chaque fois qu’il y a des lacunes, cela affecte la qualité de l’éducation. Nous devons faire correspondre notre éducation à nos besoins ».

Newtimes

Journal Ukuri n°148

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