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L'instauration d'un nouveau système de gestion des opérations douanières selon les procédures du territoire douanier unique au sein de la Communauté Est-Africaine (CEA) est à l'origine de la pénurie temporaire d'essence dans certaines stations-service du Burundi, a-t-on appris de la direction de la Gestion du carburant.

L'instauration d'un nouveau système de gestion douanière au sein de la Communauté est-africaine (CEA), aurait induit des dommages collatéraux. D'après la direction de la gestion du carburant au ministère burundais de l'énergie, elle a provoqué un manque d'essence dans certaines stations-service du Burundi. « Ce qui s'est passé et qui a malheureusement perturbé l'approvisionnement des stations-service, est lié en grande partie à l'instauration d'un nouveau système de gestion des opérations douanières selon les procédures du territoire douanier unique au sein de la Communauté Est-Africaine (CEA) », a indiqué Daniel Mpitabakana le patron de la direction en charge de la gestion du carburant.

Cette disposition porte aussi ainsi sur le carburant consommé au Burundi, qui transite par le port tanzanien de Dar es-Salaam. La Tanzanie étant membre de la CEA, tout comme le Kenya, l'Ouganda, le Rwanda et le Soudan du Sud et le Burundi, le carburant destiné aux consommateurs Rwandais doit donc respecter la nouvelle procédure avant de quitter le port.

Manque de maîtrise du nouvel outil

Le retard causé par le nouveau système de gestion douanière s'explique d'après les autorités burundaises, en partie par le manque de maîtrise du nouvel outil par les importateurs. « Nous avons remarqué que le manque de maîtrise de ce nouvel outil, par certains importateurs ; et, en partie, le manque d'habileté parmi certains déclarants, ont été à la base du retard des livraisons qui étaient attendus au cours du week-end passé », a confié Mpitabakana, qui a ajouté qu'ils profiteront de ces retards « pour tranquilliser les consommateurs en les informant que ce problème sera résolu dans un proche avenir dans la mesure où près d'une centaine de camions chargés de tous les produits, sont actuellement en route vers le Burundi ». Selon lui, une fois le problème résolu, les Burundais ne connaîtront plus de pénurie de carburant.

Notons que, selon le responsable, dans ce cas précis,  les documents de transfert des marchandises sont payés et délivrés au Burundi avant d'être envoyé au service de douane de la ''Tanzanien Revenue Authority''. Cette dernière se charge ensuite, de délivrer le document de transfert antérieurement délivré par les services de douane de la localité burundaise de Kobero, à la frontière avec la Tanzanie.

Tribune Afrique

 

La compagnie aérienne rwandaise, Rwandair, renforce sa présence en Afrique de l’ouest en déployant ses ailes à Dakar. La ligne commerciale qui lie désormais depuis ce mardi, 3 octobre, Kigali à Dakar, contribuera à accroître le volume des échanges commerciaux entre le Sénégal et le Rwanda. Quant à la compagnie Rwandair qui veut dominer le ciel africain, la desserte de Dakar a un potentiel énorme.

L'arien, outil de la diplomatie économique entre Dakar et Kigali. Les deux capitales ont lancé ce mardi 3 octobre une ligne commerciale, pour accroître le volume de leurs échanges. Le vol inaugural de cette nouvelle liaison aérienne entre les deux pays, effectué par un avion de la compagnie Rwandair, s'est posé hier à l'Aéroport international Léopold Sédar Senghor.

Trois vols par semaine

Sur le tarmac de l'aéroport de Dakar, des officiels sénégalais et des diplomates rwandais pour accueillir « chaleureusement »l'avion de la compagnie aérienne rwandaise qui va désormais effectuer trois vols par semaine entre Kigali et Dakar. Une arrivée qui marque le début d'une nouvelle dynamique dans la coopération économique entre les deux pays africains et même au-delà.

« Cette liaison va non seulement booster le volume commercial et la mobilité des personnes entre nos deux pays, mais aussi rapprocher davantage l'Afrique de l'Ouest et l'Afrique de l'Est et du Centre », a déclaré l'ambassadeur rwandais à Dakar, Mathias Harebamungui lors d'une conférence de presse à l'aéroport de Dakar.

Du côté du Sénégal, on salue également cet « exemple » de coopération Sud-Sud à dupliquer sur tout le continent. Le conseiller technique au ministère des transports aériens du Sénégal, Abdoulaye Ndiaye, a estimé pour sa part que l'arrivée de cette nouvelle compagnie arienne contribuera au rayonnement d'une plateforme aéroportuaire au Sénégal. Le pays de la teranga s'apprête à ouvrir un nouvel aéroport, l'aéroport international Blaise Diagne (AIBD). L'AIBD qui sera mis en service début décembre, est l'un des plus grands et plus modernes aéroport d'Afrique de l'Ouest. Une infrastructure qui fera de Dakar un hub géographique intéressant pour les compagnies aériennes.

Dakar, un potentiel intéressant

Mais déjà pour Rwandair qui dessert 21 villes d'Afrique de l'Ouest, australe et centrale, du Moyen Orient et de l'Asie, notamment, Dakar a un potentiel important. La desserte dans la capitale sénégalaise va en effet permettre à la compagnie rwandaise qui revendique une flotte de 12 types d'avion, d'offrir de meilleures correspondances et de multiplier ses fréquences comme le confirme Chance Ndagano, Directeur intérimaire de RwandAir. « L'ouverture à l'Afrique de l'Ouest via Dakar est une preuve supplémentaire de notre engagement à améliorer les liens sur le continent africain et la volonté de créer de nouvelles opportunités pour l'échange économique, le commerce et le tourisme entre pays dans le but de favoriser le développement économique », a déclaré Chance Ndagano via un communiqué de presse.

Vers d'autres cieux...

Si RwandAir, membre de l'Association internationale du transport aérien (IATA), un opérateur certifié de l'Agence européenne de la sécurité aérienne (AESA), ne cache plus ses ambitions de dominer le ciel africain, la compagnie qui projette de lancer de nouvelles lignes aux États-Unis, caresse également le rêve de conquérir d'autres cieux.

LT

 

La Banque islamique de développement va accorder 1,5 milliard $ à la Tunisie d’ici à 2020

Parmi les initiatives qu'elle lance pour tenter de résoudre la crise migratoire, l'Italie expérimente le partenariat public-privé en se tournant vers les entrepreneurs de la diaspora africaine afin qu'ils créent des emplois dans leurs pays d'origine.

"Les ressources de la diaspora africaine sont largement sous-estimées", estime Marco Santori, président de la Fondation Etimos, consortium financier établi en Italie, qui collecte de l’argent pour investir dans des pays en voie de développement.

"C'est un aspect qui a été négligé ces dernières années en raison de l'urgence des secours et de l'assistance à apporter aux migrants", a-t-il ajouté en présentant, mardi à Rome, le nouveau programme Migraventure porté par la Fondation Etimos et l'Organisation internationale pour les migrations (OIM).

Financé par le ministère italien des Affaires étrangères, l'initiative s'adresse aux entrepreneurs d'origine africaine installés en Italie et qui envisagent de créer une entreprise (ou d'en développer une qui existe déjà) dans leur pays d'origine.

"C'est un projet qui croit aux Africains qui croient en l'Afrique", a résumé Le Jeune Noubi, 31 ans, dont le projet d'entreprise aquacole au Cameroun est l'un des dix premiers à avoir été retenu par Migraventure. Son lancement est prévu le 1er janvier.

"Grâce au programme, j'ai pu réduire le niveau de mon apport personnel dans le projet et ainsi limiter les risques", a expliqué à l'AFP cet étudiant en 6e année de médecine à Florence qui confie n'avoir jamais vraiment eu l'intention de porter la blouse blanche.

"Vous savez, ce sont souvent les parents qui décident de votre orientation professionnelle, en tout cas cela a été mon cas. Or, je pense que l'Afrique a surtout besoin de d'emplois et développement économique", assure-t-il.

Autre projet validé, celui de Cheikh Diop qui souhaite créer une entreprise d'agriculture biologique au Sénégal, son village natal, après avoir mis sur pied une coopérative qui produit des yaourts bio à Rome.

- Une crèche à Lagos -

Ajibola Olwakemi Victoria, elle, est sur le point d'ouvrir une crèche pour les enfants de 3 mois à 5 ans, à Lagos, au Nigéria.

"Le pays est en forte croissance et les femmes qui travaillent sont obligées de quitter le marché du travail lorsqu'elles ont des enfants, il y a donc un réel besoin dans ce domaine", a-t-elle expliqué.

Quant à Pierre Sonna, arrivé en Italie en 2009 pour y suivre des études de cinéma, il ouvrira bientôt une école des métiers de l'audiovisuel à Douala, la capitale économique du Cameroum qui n'en possède pas.

"Le pays est en pleine transition entre l'analogique et le numérique, nous manquons de professionnels formés", a expliqué à l'AFP le jeune homme qui est déjà à la tête d'une petite société de production à Rome.

Sur une centaine de projets ayant répondu à un premier appel à candidatures du programme Migraventure, une dizaine (dont six au Cameroun) ont d'ores et déjà été retenus et leur financement validé.

"Ils recevront chacun une aide publique maximale de 30.000 euros pour un investissement moyen qui jusqu'ici atteint 57.000 euros par projet", explique Davide Libralesso, responsable des relations internationales à la Fondation Etimos.

Et si les quelques dizaines d'emplois attendus dans une première phase peuvent sembler une goutte d'eau comparé aux 280.000 migrants arrivés sur les côtes italiennes depuis le début 2016, les promoteurs de Migraventure répondent que "leur modèle a vocation a être dupliqué ailleurs".

"Le modèle de la PME italienne est le plus adapté à une telle expérience", a déclaré le vice-ministre des Affaires étrangères, Mario Giro, venu clore la présentation.

"Il est plus vulnérable aux aléas de l'économie mais il est politiquement plus viable et c'est le seul que nous puissions proposer à l'Afrique", a-t-il ajouté.

Il a aussi affirmé que l'Italie était le 1er investisseur européen en Afrique, avec 11,6 milliards d'euros en 2016, et le 3e dans le monde derrière la Chine (38,4 milliards) et les Emirats arabes unis (14,9 milliards).

http://www.afriqueexpansion.com

(Agence Ecofin) - Le Président Vladimir Poutine a annoncé que la Russie avait effacé une partie de la dette de certains pays « les plus pauvres » d’Afrique. C’était au sortir d’une rencontre avec son homologué guinéen, la Président Alpha Condé, hier 28 septembre à Moscou, rapporte la presse russe. « Dans le cadre de l'initiative visant à aider les pays les plus pauvres et en état de fort endettement, nous avons annulé plus de 20 milliards $ de dettes de différents pays africains », a déclaré Vladimir Poutine. 

Toutefois, aucune précision n’a encore été donnée concernant la liste des pays concernés par cette initiative visant à alléger la dette des pays africains. 

Vladimir Poutine a, par ailleurs, révélé que son pays avait également accordé 5 millions $ supplémentaires à certains Etats africains, à travers le Programme alimentaire mondial (PAM). 

A noter que cette rencontre entre les Présidents russe et guinéen a permis de renforcer les liens de coopération entre les deux pays. Avec des points d’accords notamment dans les secteurs de l’éducation, des sciences et technologie et de la lutte antidrogue. 

Pour revenir à la nature de la dette des pays africains annulée par la Russie, il faut relever qu’elle date essentiellement de l’ère soviétique. En effet, à cette époque, Moscou apportait un appui financier aux États socialistes en coopérant avec eux dans le domaine militaire, et en participant à la construction d’infrastructures. 

Quant aux donations russes au PAM, celles-ci datent de 2011 et ont été réparties entre l’Éthiopie, la Somalie, la Guinée, le Kenya et Djibouti. La Côte d’Ivoire a, pour sa part, reçu de l’aide alimentaire russe via l’Organisation internationale de protection civile.

Le fonds MPEF IV accompagnera de grosses PME du Maroc, de la Tunisie, l’Algérie et l’Égypte.

La SFI (Société Financière Internationale) s’apprête à injecter quelque 15 millions d’euros (près de 165 millions de DH) dans un fonds d’investissement dédié à l’Afrique du Nord et dont le Maroc devra compter parmi les principaux bénéficiaires. En effet, cette filiale de la Banque mondiale n’attend que le feu vert de son conseil d’administration, prévu pour le 29 septembre 2017, pour devenir, au côté d’autres bailleurs de fonds multilatéraux, un actionnaire fondateur de Maghreb Private Equity Fund IV (MPEF IV), un véhicule d’investissement promu et géré par Afric Invest.

Doté d’un capital cible de 200 millions d’euros (plus de 2,2 milliards de DH), ce fonds généraliste interviendra dans tous secteurs confondus pour accompagner de grosses PME issus du Maroc, de la Tunisie, l’Algérie et l’Égypte dans leur développement local et régional. Pour ce qui est du Maroc, les investissements prévus oscilleront entre 50 millions de DH et 200 millions de DH, ce qui permet au gestionnaire qui fait partie des principaux acteurs du capital-investissement en Afrique de cibler des entreprises de différentes tailles avec une prédilection pour les grosses PME familiales (dont le chiffre d’affaires dépassent les 250 millions de DH). MPEF IV devra poursuivre ses investissements jusqu’en 2022 avant d’entamer une période de désinvestissement pendant laquelle  les fonds seront restitués aux actionnaires au fur et à mesure des cessions réalisées.

À travers ce nouveau concours, la SFI renouvèle son soutien à Afric Invest dont elle avait déjà accompagné les fonds mahrébins précédents (MPEF I, MPEF II et MPEF III). Des fonds qui ont opéré, plusieurs prises de participations au Maroc notamment dans le capital d’entités leaders dans leurs secteurs respectifs telles SJL (leader marocain du transport de marchandises), Matel-PC Market (qui a donné lieu par la suite à Disway, leader de la distribution IT au Maghreb), CMCP (leader marocain de l’emballage carton) ou Marwa (une belle sucess-story marocaines).

http://www.challenge.ma

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