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Yoweri Museveni, Président de l'Ouganda.

Au sud-est du pays, dans le district de Mbale, le président ougandais Yoweri Museveni a inauguré ce vendredi 09 mars 2018, un parc industriel financé par la Chine. Etabli sur une superficie d'environ 2,51 km², le parc pourra accueillir une cinquantaine d'entreprise de divers secteurs et permettra la création de plus de 15.000 postes de travail.

L'Ouganda dispose d'un tout nouveau parc industriel. S'inscrivant dans une stratégie du gouvernement visant à développer l'industrie de fabrication de l'Ouganda, il s'agit selon Evelyn Anite, ministre ougandaise d'Etat chargée des investissements, du onzième construit dans le pays durant ces deux dernières années. Celui-ci comme grand nombre, d'investissement chinois, a été officiellement ouvert vendredi dernier par le président ougandais Yoweri Museveni. S'étendant sur une superficie de 2,51 km², le nouveau joyau couvre trois villages dans le sous-comté de Bukasakya dans le district de Mbale au sud-est du pays. Dans son intervention circonstancielle, le chef de l'Etat ougandais a expliqué que la participation chinoise à ce nouveau parc industriel facilitera le processus d'industrialisation de l'Ouganda. Elle permettra aussi, selon Museveni, de stimuler l'économie du pays, tout en améliorant le niveau de vie des habitants de la zone. Le numéro 1 ougandais a exhorté ses compatriotes à faire preuve d'hospitalité vis-à-vis des investisseurs chinois, leur expliquant que le projet créera plusieurs emplois pour Mbale et ses environs. Une annonce confirmée par la partie chinoise.

A en croire Zhang Zhigang, président du groupe Tian Tang, une entreprise chinoise implantée dans le pays depuis 16 ans et qui était à l'inauguration, le parc industriel de Mbale génèrera plus de 15.000 postes de travail. « Nous projetons d'accueillir 50 entreprises dans le parc, travaillant dans la verrerie, la fabrication de meubles et de machines, l'industrie agroalimentaire, les smartphones, l'assemblage de voitures ou encore les nouvelles énergies », a expliqué l'investisseur chinois au micro de Xinhua. Selon lui, encouragé par la ''bonne gouvernance'' dans le pays, l'objectif pour eux, est de « faire du parc un centre de fabrication pour l'Ouganda et d'exporter les produits vers toute l'Afrique et même le monde entier ».

Kampala reconnaissant envers Pékin

Le 13 février dernier, lors de son inspection du parc industriel Liaoshen, situé à Kapeeka, dans le district de Nakaseke et construit par la Chine, le président ougandais n'a pas pu empêcher de mettre en avant la grandeur des œuvres de la Chine dans son pays et en Afrique. « Les Chinois travaillent avec nous depuis la lutte contre la colonisation. Le président Mao Zedong a commencé à nous soutenir même quand la Chine était encore sous-développée ... Actuellement, la Chine en fait plus pour soutenir l'Afrique et l'Ouganda en particulier. Ils sont en train de travailler avec l'Afrique pour notre prospérité mutuelle. Je leur adresse mes félicitations pour la fin de l'année du coq et l'entrée dans l'année du chien », a déclaré Yoweri Museveni. Selon les données du gouvernement ougandais, le pays a attiré au total 219 millions de dollars d'investissements directs étrangers chinois jusqu'à la fin de l'année 2017.

Kampala est convaincue que les ougandais peuvent beaucoup apprendre des Chinois pour réussir en terme de développement. « Les Chinois ont dans leur culture la diligence, la précision et la gestion rigoureuse du temps. Acquérir certaine de ces compétences et cette éthique de travail dans le cadre de notre collaboration avec eux sera utile pour développer notre propre économie », a indiqué Matia Kasaija, ministre ougandais en charge des finances

LT

Rwanda: Vodacom s’installe dans le pays avec des visées sur les secteurs de l’éducation, de la santé et de l’agriculture

Le groupe télécoms sud-africain Vodacom a officiellement fait son entrée au Rwanda à travers sa branche Vodacom Business. La filiale qui s’est associée à Axiom Networks, un fournisseur local de services de connectivité pour les entreprises, souhaite proposer ses solutions de connectivité qui incluent des services à valeur ajoutée et Internet des objets, aux organisations non gouvernementales ainsi qu’aux agences gouvernementales du pays.

Le 22 février 2018, Vodacom Business a d’ailleurs rencontré les clients de son partenaire pour se présenter. 

Pour Johnny Kayihura, cofondateur et président-directeur général d'Axiom Networks, l'entrée de Vodacom Business sur le marché local suscitera davantage de concurrence parmi les acteurs du secteur. Cette concurrence engendra une plus grande variété de services aux consommateurs, s’est-il réjoui, expliquant qu’une collaboration avec la marque Vodacom est une belle opportunité pour Axion Networks d’offrir aux clients les meilleurs services qui soient, et de renforcer  son empreinte continentale.

Plusieurs organisations publiques ont déjà manifesté de l’intérêt pour les solutions de Vodacom Business. L’Autorité fiscale du Rwanda (RRA) par exemple souhaite se doter d’une solution sur mesure qui permettra au fisc de collecter plus de taxes en temps réel.

Agence Ecofin

[Africa Diligence] Continent de l’avenir pour nombre d’observateurs, l’Afrique est aussi partie pour être le marché où il faut investir. Mais faudrait-il encore que les obstacles à l’investissement soient levés pour rendre l’Afrique plus attrayante. Tel était le leitmotiv de la réunion du groupe d’experts des États membres de l’Organisation de la Conférence Islamique (OCI) tenue à Casablanca.

Organisée par le Centre islamique pour le développement du commerce (CIDC), cette réunion s’inscrivait dans le cadre des préparatifs de la conférence de l’OCI sur «Les obstacles à l’investissement en Afrique», prévue au cours de l’année à Abidjan, en Côte d’Ivoire.

La rencontre, initiée en partenariat avec la division des investissements de la Conférence des Nations Unies sur le Commerce et le Développement (CNUCED), visait à examiner le projet de déclaration de la Conférence et le projet de lignes directrices pour l’investissement de l’OCI qui seront présentés pour examen à la Conférence d’Abidjan.

La conférence intervient à un moment où l’Afrique est devenue un carrefour du commerce mondial, ce qui nécessite le redoublement des efforts, en vue de mettre à profit les flux des investissements et promouvoir le développement économique et social des pays du continent. Il s’agit également de coordonner les initiatives en vue de rendre les pays africains plus attractifs pour l’investissement.

Le continent a besoin d’investissements à forte valeur ajoutée, de nature à créer de la richesse et des opportunités d’emploi et faire face aux défis économiques. Le but de cette réunion ne consiste pas à faire une analyse de la question de l’investissement en Afrique, mais de proposer des solutions que les pays du continent doivent traduire en plans d’action, pour assurer la promotion du secteur de l’investissement en Afrique.

Le renforcement des investissements et la mise en œuvre de réformes économiques profondes, ainsi que les efforts engagés pour faire face aux obstacles entravant le développement de ces investissements, notamment administratifs, juridiques, financiers et de gestion, constituent des étapes essentielles sur la voie de la réalisation de l’intégration économique à l’échelle continentale, du renforcement de la position de l’Afrique sur les marchés mondiaux et de la consolidation de la position des entreprises africaines fortes dans le cadre de la coopération Sud-Sud.

 

La Banque européenne d'investissement prévoit pour le Rwanda une enveloppe de 69 millions d'euros d'investissements dans les infrastructures et le secteur privé. Cet appui devrait être confirmé cette semaine lors d'une visite d'une délégation de la Banque au pays.

Une délégation de la Banque européenne d'investissement (BEI) est attendue à Kigali d'ici la fin de cette semaine. Selon le ministère rwandais des finances et de la planification économique qui a apporté l'information, à cette occasion, l'institution financière européenne devrait confirmer un appui financier de 69 millions d'euros d'investissement dans les infrastructures et le secteur privé au Rwanda.

« La Banque européenne d'investissement est un partenaire financier international majeur pour notre pays et je me réjouis que le nouveau soutien de la BEI aux investissements publics et privés à travers le Rwanda soit confirmé lors de leur visite à Kigali. Cela permettra également de discuter des futurs investissements dans plusieurs secteurs au Rwanda de la Banque européenne d'investissement », a déclaré le ministre Claver Gatete.

Selon lui, cette enveloppe qui constitue le premier investissement au secteur public rwandais de la BEI, est destinée à la construction du premier réseau public d'égouts au Rwanda ainsi qu'à la mise en place de nouvelles lignes de crédit pour soutenir l'investissement des entrepreneurs et des petites entreprises du pays.

Pour la partie européenne, ce nouveau financement vient confirmer le bilan impressionnant de la BEI sur le plan de l'amélioration des services clés et de déblocage des investissements du secteur privé en Afrique. « Cette visite démontre l'engagement ferme de la BEI au Rwanda et en Afrique de l'Est et l'augmentation des activités récentes permettront à la BEI de bénéficier de son expérience technique et de son expertise financière uniques », a estimé le chef de la délégation européenne au Rwanda, l'ambassadeur Nicola Bellomo.

Passage en revue de projets

En dehors de la confirmation de l'appui de la BEI au Rwanda, lors de sa visite, l'institution devrait aussi échanger avec les autorités du pays, le ministre des finances, les représentants des banques rwandaises et des institutions financières internationales et les ambassadeurs, sur les opérations en cours et les activités futures.

En effet, ce n'est pas la première fois que la BEI intervient au Rwanda ou dans la zone est-africaine. En juillet 2016, elle avait consenti à soutenir une nouvelle initiative de prêt de 28 millions d'euros émanant de Bank of Kigali pour appuyer les investissements du secteur privé dans l'ensemble du pays, au titre d'un programme national. Cette décision de la BEI s'inscrivait dans le cadre de son second Mécanisme pour le financement des entreprises privées d'Afrique centrale et orientale, qui est un programme de prêt régional de 230 millions d'euros à l'appui des investissements du secteur privé au Burundi, Kenya, en Ouganda, en RDC, au Rwanda et en Tanzanie.

En 2017, les nouveaux investissements de la BEI en Afrique se sont élevés à 2,6 milliards d'euros. Ces appuis vont à divers secteurs dont l'agriculture, l'énergie, les télécommunications, les transports, les infrastructures de l'eau, les prêts de la microfinance et les investissements du secteur privé.

LT

Les ministres des Finances du Rwanda et de la Tanzanie se réunissent au sujet d’un financement ferroviaire conjoint.

Les Ministres des Finances rwandais et tanzanien se sont rencontrés lundi à Dar es Salaam en Tanzanie, pour examiner les questions financières liées à la réalisation du projet de chemin de fer à voie unique d’Isaka-Kigali, d’une longueur de 521 kilomètres, estimé à 2,5 milliards de dollars.

Monsieur Claver Gatete, Ministre des Finances et de la Planification Économique, et sa délégation, dont Monsieur Caleb Rwamuganza, le Secrétaire Permanent et Secrétaire du Trésor, ont rencontré son homologue tanzanien, le Dr Philip Mpango, et son équipe à la suite de la réunion tenue le 20 janvier par les Ministres des Infrastructures des deux pays à propos du même projet.

Monsieur Gatete a déclaré mardi au New Times : « Oui, nous nous sommes rencontrés mais tout est en cours et nous continuons à examiner des questions telles que la structure du financement, les partenariats possibles et les progrès du projet« .

« Nous sommes sur la bonne voie car notre réunion faisait suite à celle qui a eu lieu récemment à Dar es-Salaam entre les Ministres de l’Infrastructure du Rwanda et de la Tanzanie. Nous continuerons à discuter des options possibles, y compris le partenariat avec le secteur privé et d’autres partenaires ».

Des sources indiquent que lors de la dernière réunion, entre autres, il a été convenu que certaines questions essentielles, dont les études de faisabilité ayant un impact sur les coûts, soient réexaminées afin que les deux pays aient une vision plus claire des implications financières avant de mobiliser des fonds.

Le coût total du projet, estimé à 2,5 milliards de dollars, a été établi en 2015 et il est possible que certains changements doivent être faits tenant compte de l’inflation et d’autres facteurs économiques.

Le Rwanda et la Tanzanie ont convenu de construire conjointement le SGR d’Isaka (nord-ouest de la Tanzanie) à Kigali pour faciliter le mouvement des biens et des services, suite à une rencontre entre les Présidents Paul Kagame et John Pombe Magufuli lors de la visite de travail d’une journée à Dar es-Salaam, mi-janvier.

Le 14 janvier, les dirigeants des deux pays ont demandé à leurs Ministres chargés du Transport de se réunir dans les deux semaines pour délibérer sur la manière de mettre en œuvre la construction de la ligne ferroviaire commune.

Près de 80% des importations et des exportations du Rwanda passent par la Tanzanie.

Lorsque les Ministres de l’Infrastructure se sont réunis à Dar es-Salaam, le 20 janvier pour examiner la mise en œuvre du projet conjoint, ils ont, entre autres, adopté les études de faisabilité déjà menées dans les deux pays et convenu que la première pierre serait posée en octobre, et les deux pays vont conjointement mobiliser des fonds pour la construction du projet conjoint, chaque pays assumant le coût des infrastructures sur son propre territoire.

Monsieur Gatete a réitéré que des efforts appropriés sont mis en place pour accélérer les choses de telle sorte que la première pierre soit posée avant la fin de l’année.

Auparavant, les Ministres de l’Infrastructure avaient adopté le calendrier proposé pour la mise en œuvre des directives des Présidents afin de poser la première pierre d’ici octobre 2018. Les responsables des deux pays affirment que le projet est essentiel car, une fois réalisé, il réduira les coûts de transport, favorisera l’intégration physique des modes de transport, la croissance économique et l’amélioration des services sociaux dans la sous-région, entre autres.

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Journal Ukuri n°148

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