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Rwanda : coup de frein pour l’activité du brasseur Bralirwa en 2017

(Agence Ecofin) - Au Rwanda, le brasseur Bralirwa a connu une contraction de ses activités durant son exercice 2017 achevé le 31 décembre dernier.

En effet, le leader de la bière a enregistré une baisse de 12,4% en volume de ventes de boissons, à 1,56 million d’hectolitres et un chiffre d’affaires de 86,3 milliards de francs rwandais (101 millions $), soit 2,8% de moins qu’en 2016.

Ce ralentissement s’explique par une hausse du prix des produits du segment des boissons gazeuses et des bières qui a pénalisé les consommateurs, et par une concurrence exacerbée sur le marché.

« Nous avions l’habitude de détenir le monopole il y a 10 ans et maintenant, nous faisons face à une forte compétition des acteurs locaux comme Skol mais aussi des importations depuis l’Ouganda, la Tanzanie et le Kenya.», indique Victor Madiela, directeur général de Bralirwa.

Filiale du Britannique Diageo, Bralirwa produit notamment les bières de marques Primus, Mützig, Legend, Amstel, Huza et Turbo King.

Espoir Olodo

Dr Uzziel Ndagijimana Ministre des Finances et de la Planification Economique (Photo), et Monsieur Makhtar Diop, Vice-président de la Banque Mondiale ont signé mercredi un accord de financement supplémentaire de 23 millions de dollars pour aider à réduire les retards de croissance chez les enfants de moins de 5 ans, dans les13 districts qui regroupent la plupart des cas.

L’accord a été signé en marge des Réunions de Printemps de la Banque Mondiale à Washington DC.

Grâce au Soutien Nutritionnel Direct (SNDS), ce financement du Projet de Renforcement de la Protection Sociale du Rwanda permettra aux familles vulnérables de bénéficier de transferts monétaires pour encourager l’utilisation des services de santé et de nutrition, renforcer leurs connaissances sur l’amélioration du rôle parental et les soins aux enfants, et soutenir l’Etat Civil du Rwanda et les statistiques essentielles dans l’élaboration d’une feuille de route claire pour une mise en œuvre efficace.

« Compte tenu de ses effets négatifs à long terme sur le développement du capital humain et l’éradication de la pauvreté, le retard de croissance figure en bonne place dans le programme politique et de développement du Gouvernement rwandais. Nous sommes très reconnaissants à vous tous qui contribuez à cet effort », a déclaré Monsieur Ndagijimana.

Le Gouvernement rwandais, en partenariat avec la Banque Mondiale, le « Power of Nutrition et le « Mécanisme Mondial de Financement » (GFF), a élaboré un programme intégré de lutte contre la malnutrition chronique, avec un accent mis sur les districts à forte croissance, des populations vulnérables, et les 1.000 jours critiques au-delà desquels le retard de croissance devient largement irréversible.

« Je voudrais féliciter le Gouvernement rwandais d’avoir défini ces objectifs ambitieux et de son engagement à lutter contre la malnutrition chronique et à investir dans le capital humain. Le Groupe de la Banque Mondiale continuera à travailler avec le Rwanda pour intensifier le programme », a déclaré Monsieur Diop.

Le Projet de Renforcement de la Protection Sociale a été approuvé en décembre 2017 pour aider le Gouvernement du Rwanda à améliorer l’efficacité des systèmes de protection sociale, notamment le programme phare Vision 2020 Umurenge (VUP), pour les groupes vulnérables ciblés.

André Gakwaya

Le Président rwandais Paul Kagame exhorte les dirigeants africains à améliorer l’environnement des affaires afin que leurs habitants profitent pleinement des avantages commerciaux de la ZLEC (Zone de Libre Echange Continentale).

Le Président Kagame a tenu ces propos hier au cours d’un Forum des Affaires organisé en marge du Sommet du Commonwealth à Londres, et il faisait allusion à la récente signature à Kigali de la ZLEC par les pays africains.      

Ce Forum des Affaires  a réuni les dirigeants des Etats et du monde des affaires afin de voir si la croissance de l'Afrique est encore vivante et se concentre particulièrement sur le commerce intra-africain et attire des investissements en Afrique.

Lors de cette table ronde qui a également réuni les Président sud-africain Cyril Ramaphosa et kenyan Uhuru Kenyatta, le Président Kagame a souligné que les dirigeants doivent continuellement améliorer leur environnement commercial pour tirer pleinement parti de l'ouverture du continent.

"La ZLEC a été adoptée le mois dernier par les dirigeants africains. Le commerce et l'investissement vont croître à travers le continent, créant des opportunités et la valeur ajoutée. En tant que dirigeants, nous devons nous assurer que l'environnement des affaires continue de s'améliorer, afin que les citoyens puissent tirer pleinement profit du commerce et de la libre circulation", a-t-il déclaré.

L'accord pourrait entrer en vigueur d'ici la fin de l'année après sa signature par 44 États membres de l'Union Africaine (UA) en Mars dernier  lors d'un Sommet extraordinaire de l'UA qui s'est tenu à Kigali.

D'autres pays devraient signer cet accord lors du prochain Sommet de l'UA prévu en Juillet en Mauritanie. Kagame a déclaré que ce qui avait été fait jusqu'à présent était un bon début mais a noté qu'il restait encore beaucoup à faire pour impliquer le Secteur Privé et les autres parties prenantes.

"Il y a de bons progrès et un bon début. Mais il y a beaucoup à faire devant nous, et je suis sûr que les dirigeants et les responsables du Secteur Privé  sont à la hauteur. Nous voulons faire ce qu'il y a de mieux pour notre continent et notre peuple ", a-t-il déclaré.

Agence Rwandaise d'information

(Agence Ecofin) - Le gouvernement d'union nationale libyen a mis sur pied un comité regroupant des experts du ministère des Finances et de la banque offshore Libyan Foreign Bank (LFB), en vue de récupérer les prêts accordés par le régime déchu de Mouammar Kadhafi (photo) à plusieurs pays africains, a rapporté le quotidien anglophone libyen Libya Herald, le 12 avril.

Ce comité aura pour mission de coordonner avec d’autres institutions libyennes pour intensifier le recouvrement des prêts accordés par l’Etat à des pays africains, en utilisant tous les moyens juridiques et diplomatiques possibles, a-t-on ajouté de même source.

L’intensification des efforts de recouvrement des prêts servis par Kadhafi à des pays africains intervient alors que les caisses de l’Etat libyen se vident à un rythme inquiétant, en raison notamment de la baisse des revenus issus des exportations du pétrole. Pour faire pression sur les autorités libyennes, des milices armées ferment souvent des terminaux pétroliers, causant régulièrement des baisses de la production du brut.

Le déficit budgétaire de la Libye a atteint 4 milliards de dollars durant les neuf premiers mois de 2017, selon les dernières statistiques publiées par la Banque centrale libyenne.

Le  Conseil national de transition (CNT), une autorité politique de transition créée en 2011 à l’issue du renversement de Kadhafi par une insurrection armée, avait estimé les actifs libyens en Afrique (investissements, actifs immobiliers, comptes bancaires, prêts etc), à environ 35 milliards de dollars.

A noter que la Libyan Foreign Bank est détenue à 100% par la Banque centrale. Cette banque offshore possède des participations dans plusieurs institutions financières à travers le monde, dont 84 % dans la British Arab Commercial Bank et 68% dans la banque italienne Banca UBAE.

Pour bon nombre d'observateurs, ce n'est pas une surprise si l'on tient compte de la stratégie commerciale protectionniste qu'a mis en œuvre Muhammdu Buhari depuis son arrivée au pouvoir.

Le président nigérian Muhammadu Buhari a décidé de suspendre la participation de son pays au processus d’instauration d’une Zone de libre échange continentale (ZLEC). A quelques jours du sommet extraordinaire de l’Union africaine (UA), destiné à la ratification du traité, c’est un coup dur pour cet ambitieux projet d’intégration continentale chapeautée par le président nigérien Issoufou Mahamadou et le président rwandais Paul Kagamé. La décision a certes de quoi surprendre mais depuis son arrivée au pouvoir, Muhammadu Buhari n’a cessé de déployer une politique commerciale des plus protectionnistes et qu'il entend visiblement maintenir.

C'est ce qui s'appelle un faux bond en bonne et due forme ! Le président nigérian ne se rendra pas à Kigali où se tiendra ce 21 mars un Sommet extraordinaire de l'Union africaine (UA) pour la signature du traité sur la Zone de libre-échange continentale (ZLEC). Alors que plusieurs chefs d'Etat du continent sont en train de converger vers la capitale rwandaise et que Buhari était lui-même attendu, la présidence nigériane a annoncé dans un communiqué publié dimanche que « le président ne voyagera plus vers Kigali pour cet événement ». La raison selon la même source : « les réticences de certains opérateurs nigérians sur les conditions de mise en œuvre de ce traité ».

En clair donc, le Nigéria ne va pas ratifier le dit traité porté par l'UA et auquel tient le président rwandais, Paul Kagamé, président en exercice de l'organisation ainsi que le chef d'Etat nigérien Mahamadou Issoufou qui a été chargé par les chefs d'Etat du continent de chapeauter le processus.

Selon la présidence nigériane, « la décision du président est destinée à donner plus de temps aux consultations avec le secteur privé ». Plusieurs organisations patronales et professionnelles du pays ont en effet manifesté, depuis quelques temps, leurs inquiétudes sur les implications de ce traité sur l'économie nigériane.

Protectionnisme et réticences du secteur privé

La mise en œuvre du traité de la ZLEC démarre donc sous de mauvais auspices au vu du poids de l'économie nigériane dans le commerce intra-africain notamment dans la CEDEAO. Pour bon nombre d'observateurs, ce n'est pas une surprise si l'on tient compte de la stratégie commerciale assez protectionniste qu'a mis en œuvre Muhammdu Buhari depuis son arrivée au pouvoir.

Le Nigeria a pourtant participé activement au processus de bout en bout avec un négociateur en chef, Chiedu Osakwe. Le mercredi dernier, le Conseil exécutif fédéral (FEC) a d'ailleurs donné mandat au président Buhari pour ratifier l'accord relatif pour la ZLEC au nom du pays. C'est ce qui amplifié les protestations des opérateurs nigérians, notamment les industriels, qui se sont insurgés contre la signature par le gouvernement fédéral de l'accord.

Par la suite, le ministre des Affaires étrangères, Geoffrey Onyeama a tenu une rencontre avec les représentants des différents secteurs industriels du pays pour les rassurer sur l'engagement du gouvernement à « protéger les intérêts des entreprises nationales ». Des engagements qui n'ont visiblement pas convaincu et qui ont poussé le président Buhari à faire marche arrière face à la pression des puissants lobbys des industriels nigérians qui ne sont pas à leur premier fait d'armes. C'est en effet la même posture qu'ils ont adopté pour pousser le gouvernement nigérian à s'opposer à l'adhésion du Maroc à la CEDEAO.

LT

Journal Ukuri n°152

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