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[Africa Diligence] Continent de l’avenir pour nombre d’observateurs, l’Afrique est aussi partie pour être le marché où il faut investir. Mais faudrait-il encore que les obstacles à l’investissement soient levés pour rendre l’Afrique plus attrayante. Tel était le leitmotiv de la réunion du groupe d’experts des États membres de l’Organisation de la Conférence Islamique (OCI) tenue à Casablanca.

Organisée par le Centre islamique pour le développement du commerce (CIDC), cette réunion s’inscrivait dans le cadre des préparatifs de la conférence de l’OCI sur «Les obstacles à l’investissement en Afrique», prévue au cours de l’année à Abidjan, en Côte d’Ivoire.

La rencontre, initiée en partenariat avec la division des investissements de la Conférence des Nations Unies sur le Commerce et le Développement (CNUCED), visait à examiner le projet de déclaration de la Conférence et le projet de lignes directrices pour l’investissement de l’OCI qui seront présentés pour examen à la Conférence d’Abidjan.

La conférence intervient à un moment où l’Afrique est devenue un carrefour du commerce mondial, ce qui nécessite le redoublement des efforts, en vue de mettre à profit les flux des investissements et promouvoir le développement économique et social des pays du continent. Il s’agit également de coordonner les initiatives en vue de rendre les pays africains plus attractifs pour l’investissement.

Le continent a besoin d’investissements à forte valeur ajoutée, de nature à créer de la richesse et des opportunités d’emploi et faire face aux défis économiques. Le but de cette réunion ne consiste pas à faire une analyse de la question de l’investissement en Afrique, mais de proposer des solutions que les pays du continent doivent traduire en plans d’action, pour assurer la promotion du secteur de l’investissement en Afrique.

Le renforcement des investissements et la mise en œuvre de réformes économiques profondes, ainsi que les efforts engagés pour faire face aux obstacles entravant le développement de ces investissements, notamment administratifs, juridiques, financiers et de gestion, constituent des étapes essentielles sur la voie de la réalisation de l’intégration économique à l’échelle continentale, du renforcement de la position de l’Afrique sur les marchés mondiaux et de la consolidation de la position des entreprises africaines fortes dans le cadre de la coopération Sud-Sud.

 

Les ministres des Finances du Rwanda et de la Tanzanie se réunissent au sujet d’un financement ferroviaire conjoint.

Les Ministres des Finances rwandais et tanzanien se sont rencontrés lundi à Dar es Salaam en Tanzanie, pour examiner les questions financières liées à la réalisation du projet de chemin de fer à voie unique d’Isaka-Kigali, d’une longueur de 521 kilomètres, estimé à 2,5 milliards de dollars.

Monsieur Claver Gatete, Ministre des Finances et de la Planification Économique, et sa délégation, dont Monsieur Caleb Rwamuganza, le Secrétaire Permanent et Secrétaire du Trésor, ont rencontré son homologue tanzanien, le Dr Philip Mpango, et son équipe à la suite de la réunion tenue le 20 janvier par les Ministres des Infrastructures des deux pays à propos du même projet.

Monsieur Gatete a déclaré mardi au New Times : « Oui, nous nous sommes rencontrés mais tout est en cours et nous continuons à examiner des questions telles que la structure du financement, les partenariats possibles et les progrès du projet« .

« Nous sommes sur la bonne voie car notre réunion faisait suite à celle qui a eu lieu récemment à Dar es-Salaam entre les Ministres de l’Infrastructure du Rwanda et de la Tanzanie. Nous continuerons à discuter des options possibles, y compris le partenariat avec le secteur privé et d’autres partenaires ».

Des sources indiquent que lors de la dernière réunion, entre autres, il a été convenu que certaines questions essentielles, dont les études de faisabilité ayant un impact sur les coûts, soient réexaminées afin que les deux pays aient une vision plus claire des implications financières avant de mobiliser des fonds.

Le coût total du projet, estimé à 2,5 milliards de dollars, a été établi en 2015 et il est possible que certains changements doivent être faits tenant compte de l’inflation et d’autres facteurs économiques.

Le Rwanda et la Tanzanie ont convenu de construire conjointement le SGR d’Isaka (nord-ouest de la Tanzanie) à Kigali pour faciliter le mouvement des biens et des services, suite à une rencontre entre les Présidents Paul Kagame et John Pombe Magufuli lors de la visite de travail d’une journée à Dar es-Salaam, mi-janvier.

Le 14 janvier, les dirigeants des deux pays ont demandé à leurs Ministres chargés du Transport de se réunir dans les deux semaines pour délibérer sur la manière de mettre en œuvre la construction de la ligne ferroviaire commune.

Près de 80% des importations et des exportations du Rwanda passent par la Tanzanie.

Lorsque les Ministres de l’Infrastructure se sont réunis à Dar es-Salaam, le 20 janvier pour examiner la mise en œuvre du projet conjoint, ils ont, entre autres, adopté les études de faisabilité déjà menées dans les deux pays et convenu que la première pierre serait posée en octobre, et les deux pays vont conjointement mobiliser des fonds pour la construction du projet conjoint, chaque pays assumant le coût des infrastructures sur son propre territoire.

Monsieur Gatete a réitéré que des efforts appropriés sont mis en place pour accélérer les choses de telle sorte que la première pierre soit posée avant la fin de l’année.

Auparavant, les Ministres de l’Infrastructure avaient adopté le calendrier proposé pour la mise en œuvre des directives des Présidents afin de poser la première pierre d’ici octobre 2018. Les responsables des deux pays affirment que le projet est essentiel car, une fois réalisé, il réduira les coûts de transport, favorisera l’intégration physique des modes de transport, la croissance économique et l’amélioration des services sociaux dans la sous-région, entre autres.

PanorAct

L’Ouganda va recourir à des experts étrangers pour former les acteurs de son industrie pétrolière

(Agence Ecofin) - En Ouganda, le président Yoweri Museveni (photo) a déclaré, lundi, que le gouvernement envisage de se tourner vers des experts étrangers pour former les acteurs de son industrie pétrolière. C’est ce qu’a rapporté l’Agence de presse latino-américaine Prensa Latina qui précise que la déclaration a été faite, lors d'un forum organisé par la Chambre ougandaise des mines et du pétrole. 

Selon le chef de l’Etat, cette option est envisagée, en raison du manque aigu de compétences locales dans l’ensemble des domaines du secteur pétrolier. Il a indiqué que des mesures seront rapidement prises dans ce sens, afin que les compétences puissent être disponibles dès 2020, année de lancement de la production pétrolière dans le pays. 

Depuis 2006, les réserves d’or noir découvertes dans le pays, équivalent à 6,5 milliards de barils et devraient constituer le moteur de l’économie en 2018.

Olivier de Souza

(Agence Ecofin)-- D'après le chef de l'Etat nigérien Mahamadou Issoufou, qui accordait une interview à la presse, lors du sommet de l'Union africaine (UA) qui s'achève ce weekend à Addis-Abeba, en Ethiopie, le nouveau président en exercice de l’Union africaine, Paul Kagame, a convoqué une réunion extraordinaire des chefs d’Etat et de gouvernement du continent, à Kigali, au Rwanda, le 21 mars 2018, en vue du lancement officiel de la zone de libre-échange continentale (ZLEC).

Pour le président nigérien, le lancement de cette zone démontre la volonté des pays africains d’aller vers une intégration réussie et de mettre en commun les efforts pour l’aboutissement des projets communautaires.

«Pour échanger, il faut des produits ; donc pour cela il faut qu’on lève les obstacles qui entravent le commerce entre les Etats du continent», confie le président nigérien à la presse.

La faiblesse du réseau d’infrastructures sur le continent, constitue l’un des grands obstacles au développement du commerce intra-africain, aux investissements ainsi qu’au développement du secteur privé.

Selon les conclusions de la Commission économique des Nations unies pour l'Afrique (CEA), la ZLEC devrait permettre une hausse de 52% du commerce intra-africain, d'ici 2022, soit 35 milliards de dollars.

Cependant, il faut mettre en œuvre des mesures pour améliorer les infrastructures liées au commerce, harmoniser et alléger les procédures douanières et réduire les coûts de transit et autres coûts des échanges.

La création de la zone de libre-échange continentale a été décidée en 2012, par l’Union africaine. Son démarrage était prévu pour octobre 2017.

Ouganda : le secteur pétrolier sera le moteur de la croissance économique en 2018

(Agence Ecofin) - En Ouganda, les flux d’investissements directs étrangers, suite à l’attribution de blocs pétroliers et les investissements dans les projets de développement d’infrastructures de production et de transport de pétrole stimuleront l’économie ougandaise en 2018. C’est ce qu’indique le dernier rapport sur les perspectives économiques en Afrique de la Banque africaine de développement (BAD), publié mercredi.

Selon le document, la performance économique de l'Ouganda est restée globalement forte, malgré le récent ralentissement de la croissance du PIB qui devrait atteindre 5,9% en 2018, contre 4,8% en 2017 et 2,3% en 2016.

Ces résultats sont le fait d’une politique budgétaire expansionniste mais prudente qui vise à soutenir notamment les projets infrastructurels clés dans le transport du brut, tout en maitrisant les dépenses. A ce sujet, des efforts sont en cours pour concrétiser la réalisation de l’oléoduc qui transportera la production ougandaise vers le port tanzanien de Tanga. L’infrastructure aura une longueur de  445 km pour un coût de 3,5 milliards de dollars.

Selon des données fournies par le gouvernement en octobre dernier, le secteur devrait accueillir entre 15 et 20 milliards de dollars d’investissements, d’ici les 3 prochaines années. A côté de cela, de nombreux investisseurs continuent à exprimer leur intérêt pour les ressources en brut dont regorge le pays. Les derniers en date sont une délégation d’investisseurs britanniques.

Les perspectives sont telles que le FMI prévoit, qu’à son pic de production, à partir de 2020, date du début de la production, l’or noir contribuera pour 4% du PIB, chaque année.

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