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                                                        Geraldine Mukeshimana, la Ministère de l’Agriculture et des Ressources Animales (MINAGRI).

Le gouvernement rwandais a récemment imposé une interdiction sur les exportations de lait cru afin d’améliorer la performance du sous-secteur, rapporte The NewTimes. Cette restriction commerciale s’adresse principalement à quatre districts de la Province de l’Ouest en l’occurrence Rubavu, Rutsiro, Nyabihu et Ngororero dont les pratiques de collecte, de transport et de vente ne répondent pas aux lignes directrices prescrites par le Ministère de l’Agriculture et des Ressources Animales (MINAGRI).

D’après Geraldine Mukeshimana (photo), en charge du portefeuille, le lait ne sera désormais expédié que sous une forme transformée par des entités accréditées.

Par ailleurs indique la responsable, les exploitants achemineront leur production vers des centres de collecte, pour une livraison ultérieure aux usines de transformation et devront disposer d’une carte de prestation de service en plus du permis de transport qu’ils doivent recevoir du Ministère.

Pour rappel, le secteur laitier est une filière clé à l’économie rwandaise. Il contribue pour environ 15% à la formation du PIB agricole et à hauteur de 6% au PIB national d’après les données du MINAGRI. Le pays produit environ 445 millions de litres de lait frais par an.

Espoir Olodo

Le Burundi bénéficie d’une subvention de 24,9 millions $ du FIDA en faveur de l’inclusion financière agricole

(Agence Ecofin) - Le Fonds international de développement agricole (FIDA) a accordé au Burundi, une subvention de 24,9 millions $, au profit du Projet d'Appui à l'Inclusion Financière Agricole et Rurale du Burundi (PAIFAR-B).

L’accord de financement a été signé le 3 octobre dernier, par Gilbert Houngbo, président de l’institution et Phil Domitien Ndihokubwayo, ministre des Finances, du Budget et de la Privatisation.

D’une durée de 7 ans, ce projet a un coût global de 38,6 millions $ et entend promouvoir d’une part, un environnement local favorable à l’inclusion financière; d’autre part, il vise à rehausser le taux d’inclusion financière en milieu rural agricole et non agricole, grâce à un renforcement des capacités techniques et matérielles des Etablissements de microfinance (EMF).

Il devrait bénéficier à 99 200 ménages ruraux, répartis dans les 17 provinces que compte le pays.  

Pour rappel, le projet est cofinancé par le Gouvernement burundais et les bénéficiaires, respectivement à hauteur de 2,6 millions $ et 2,1 millions $. 

La compagnie aérienne rwandaise, Rwandair, renforce sa présence en Afrique de l’ouest en déployant ses ailes à Dakar. La ligne commerciale qui lie désormais depuis ce mardi, 3 octobre, Kigali à Dakar, contribuera à accroître le volume des échanges commerciaux entre le Sénégal et le Rwanda. Quant à la compagnie Rwandair qui veut dominer le ciel africain, la desserte de Dakar a un potentiel énorme.

L'arien, outil de la diplomatie économique entre Dakar et Kigali. Les deux capitales ont lancé ce mardi 3 octobre une ligne commerciale, pour accroître le volume de leurs échanges. Le vol inaugural de cette nouvelle liaison aérienne entre les deux pays, effectué par un avion de la compagnie Rwandair, s'est posé hier à l'Aéroport international Léopold Sédar Senghor.

Trois vols par semaine

Sur le tarmac de l'aéroport de Dakar, des officiels sénégalais et des diplomates rwandais pour accueillir « chaleureusement »l'avion de la compagnie aérienne rwandaise qui va désormais effectuer trois vols par semaine entre Kigali et Dakar. Une arrivée qui marque le début d'une nouvelle dynamique dans la coopération économique entre les deux pays africains et même au-delà.

« Cette liaison va non seulement booster le volume commercial et la mobilité des personnes entre nos deux pays, mais aussi rapprocher davantage l'Afrique de l'Ouest et l'Afrique de l'Est et du Centre », a déclaré l'ambassadeur rwandais à Dakar, Mathias Harebamungui lors d'une conférence de presse à l'aéroport de Dakar.

Du côté du Sénégal, on salue également cet « exemple » de coopération Sud-Sud à dupliquer sur tout le continent. Le conseiller technique au ministère des transports aériens du Sénégal, Abdoulaye Ndiaye, a estimé pour sa part que l'arrivée de cette nouvelle compagnie arienne contribuera au rayonnement d'une plateforme aéroportuaire au Sénégal. Le pays de la teranga s'apprête à ouvrir un nouvel aéroport, l'aéroport international Blaise Diagne (AIBD). L'AIBD qui sera mis en service début décembre, est l'un des plus grands et plus modernes aéroport d'Afrique de l'Ouest. Une infrastructure qui fera de Dakar un hub géographique intéressant pour les compagnies aériennes.

Dakar, un potentiel intéressant

Mais déjà pour Rwandair qui dessert 21 villes d'Afrique de l'Ouest, australe et centrale, du Moyen Orient et de l'Asie, notamment, Dakar a un potentiel important. La desserte dans la capitale sénégalaise va en effet permettre à la compagnie rwandaise qui revendique une flotte de 12 types d'avion, d'offrir de meilleures correspondances et de multiplier ses fréquences comme le confirme Chance Ndagano, Directeur intérimaire de RwandAir. « L'ouverture à l'Afrique de l'Ouest via Dakar est une preuve supplémentaire de notre engagement à améliorer les liens sur le continent africain et la volonté de créer de nouvelles opportunités pour l'échange économique, le commerce et le tourisme entre pays dans le but de favoriser le développement économique », a déclaré Chance Ndagano via un communiqué de presse.

Vers d'autres cieux...

Si RwandAir, membre de l'Association internationale du transport aérien (IATA), un opérateur certifié de l'Agence européenne de la sécurité aérienne (AESA), ne cache plus ses ambitions de dominer le ciel africain, la compagnie qui projette de lancer de nouvelles lignes aux États-Unis, caresse également le rêve de conquérir d'autres cieux.

LT

 

L'instauration d'un nouveau système de gestion des opérations douanières selon les procédures du territoire douanier unique au sein de la Communauté Est-Africaine (CEA) est à l'origine de la pénurie temporaire d'essence dans certaines stations-service du Burundi, a-t-on appris de la direction de la Gestion du carburant.

L'instauration d'un nouveau système de gestion douanière au sein de la Communauté est-africaine (CEA), aurait induit des dommages collatéraux. D'après la direction de la gestion du carburant au ministère burundais de l'énergie, elle a provoqué un manque d'essence dans certaines stations-service du Burundi. « Ce qui s'est passé et qui a malheureusement perturbé l'approvisionnement des stations-service, est lié en grande partie à l'instauration d'un nouveau système de gestion des opérations douanières selon les procédures du territoire douanier unique au sein de la Communauté Est-Africaine (CEA) », a indiqué Daniel Mpitabakana le patron de la direction en charge de la gestion du carburant.

Cette disposition porte aussi ainsi sur le carburant consommé au Burundi, qui transite par le port tanzanien de Dar es-Salaam. La Tanzanie étant membre de la CEA, tout comme le Kenya, l'Ouganda, le Rwanda et le Soudan du Sud et le Burundi, le carburant destiné aux consommateurs Rwandais doit donc respecter la nouvelle procédure avant de quitter le port.

Manque de maîtrise du nouvel outil

Le retard causé par le nouveau système de gestion douanière s'explique d'après les autorités burundaises, en partie par le manque de maîtrise du nouvel outil par les importateurs. « Nous avons remarqué que le manque de maîtrise de ce nouvel outil, par certains importateurs ; et, en partie, le manque d'habileté parmi certains déclarants, ont été à la base du retard des livraisons qui étaient attendus au cours du week-end passé », a confié Mpitabakana, qui a ajouté qu'ils profiteront de ces retards « pour tranquilliser les consommateurs en les informant que ce problème sera résolu dans un proche avenir dans la mesure où près d'une centaine de camions chargés de tous les produits, sont actuellement en route vers le Burundi ». Selon lui, une fois le problème résolu, les Burundais ne connaîtront plus de pénurie de carburant.

Notons que, selon le responsable, dans ce cas précis,  les documents de transfert des marchandises sont payés et délivrés au Burundi avant d'être envoyé au service de douane de la ''Tanzanien Revenue Authority''. Cette dernière se charge ensuite, de délivrer le document de transfert antérieurement délivré par les services de douane de la localité burundaise de Kobero, à la frontière avec la Tanzanie.

Tribune Afrique

 

(Agence Ecofin) - Le Président Vladimir Poutine a annoncé que la Russie avait effacé une partie de la dette de certains pays « les plus pauvres » d’Afrique. C’était au sortir d’une rencontre avec son homologué guinéen, la Président Alpha Condé, hier 28 septembre à Moscou, rapporte la presse russe. « Dans le cadre de l'initiative visant à aider les pays les plus pauvres et en état de fort endettement, nous avons annulé plus de 20 milliards $ de dettes de différents pays africains », a déclaré Vladimir Poutine. 

Toutefois, aucune précision n’a encore été donnée concernant la liste des pays concernés par cette initiative visant à alléger la dette des pays africains. 

Vladimir Poutine a, par ailleurs, révélé que son pays avait également accordé 5 millions $ supplémentaires à certains Etats africains, à travers le Programme alimentaire mondial (PAM). 

A noter que cette rencontre entre les Présidents russe et guinéen a permis de renforcer les liens de coopération entre les deux pays. Avec des points d’accords notamment dans les secteurs de l’éducation, des sciences et technologie et de la lutte antidrogue. 

Pour revenir à la nature de la dette des pays africains annulée par la Russie, il faut relever qu’elle date essentiellement de l’ère soviétique. En effet, à cette époque, Moscou apportait un appui financier aux États socialistes en coopérant avec eux dans le domaine militaire, et en participant à la construction d’infrastructures. 

Quant aux donations russes au PAM, celles-ci datent de 2011 et ont été réparties entre l’Éthiopie, la Somalie, la Guinée, le Kenya et Djibouti. La Côte d’Ivoire a, pour sa part, reçu de l’aide alimentaire russe via l’Organisation internationale de protection civile.