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La 13ème Conférence économique Africaine (AEC) débutera lundi à Kigali (Rwanda) sous le thème "Intégration régionale et continentale pour le développement de l'Afrique", a indiqué la Banque Africaine de développement (BAD) sur son site web.

La 13ème Conférence économique Africaine (AEC) débutera lundi à Kigali (Rwanda) sous le thème “Intégration régionale et continentale pour le développement de l’Afrique”, a indiqué la Banque Africaine de développement (BAD) sur son site web.

Organisée conjointement par la BAD, la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique (UNECA) et le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), cette conférence, qui s’étalera du 3 au 5 décembre, offrira aux chercheurs, aux décideurs politiques et aux praticiens du développement, une opportunité unique de débattre et d’acquérir des connaissances sur les solutions d’intégration continentale, selon la banque panafricaine.

“Les discussions porteront sur les solutions novatrices aux obstacles à l’intégration régionale et continentale de l’Afrique”, a-t-elle ajouté.

L’objectif principal de l’édition 2018, explique la BAD, est de “promouvoir la gestion des connaissances en tant que moteur important du dialogue sur les politiques, qui favorise l’échange d’idées et la réflexion novatrice parmi les chercheurs, les praticiens du développement et les  décideurs”.

La conférence offrira aux jeunes chercheurs africains, aux Africains de la diaspora et aux organisations régionales et sous régionales, la possibilité de diffuser les résultats de leurs recherches et de partager des informations avec les décideurs africains sur le travail qu’ils accomplissent dans la région.

La précédente Conférence économique Africaine s’est tenue en 2017 à Addis-Abeba (Ethiopie), et a mis l’accent sur la manière dont les pays africains pourraient réaliser une transformation structurelle grâce à la gouvernance.

Lakoom Infos

(Agence Ecofin) - Le brasseur rwandais Bralirwa compte produire sur place d’ici le mois prochain, la bière Heineken, l’une de ses marques phares, rapporte Reuters.

Cette manœuvre de la compagnie fera du Rwanda, le 9e pays africain qui fabrique ladite boisson aux côtés du Nigeria, la Namibie, de l’Algérie, du Maroc, de l’Afrique du Sud, de l’Egypte, de la Tunisie et de l’Ethiopie.

Elle permettra en outre de faire passer le prix de la bouteille jusqu’ici importée depuis les Pays-Bas, de 1 000 francs rwandais à 800 francs rwandais.

En dehors de la satisfaction des consommateurs rwandais, l’entreprise compte exporter sa production vers les pays voisins comme le Burundi et la République démocratique du Congo (RDC).

Ce nouveau plan du groupe devrait lui permettre de gagner un peu plus de consommateurs dans un contexte de marché caractérisé par une concurrence qui vient d’acteurs locaux comme Skol et par des importations depuis des pays comme l’Ouganda et la Tanzanie.

Bralirwa a réalisé en 2017, un chiffre d’affaires de 101 millions $.  

Le chantier des réformes de l’Union africaine (UA) ne s’achève pas comme Paul Kagamé l’aurait souhaité. Pour atteindre son indépendance financière, l’institution panafricaine a semble-t-il décidé de tordre le bras aux membres qui ne sont pas à jour pour leur contribution annuelle. Au terme de son 11e sommet extraordinaire, l’UA a adopté un régime de sanctions à l’encontre des mauvais payeurs. Détails.

En demi-teinte ! C'est ainsi que s'est clôturé, ce dimanche 18 novembre, le conclave extraordinaire des pays membres de l'Union africaine (UA). Paul Kagamé aurait sans doute voulu parachever son chantier des réformes en faisant passer plusieurs mesures symboliques en faveur de l'efficacité et de l'indépendance financière de l'institution continentale.

Peu d'avancées sur l'indépendance financière de l'UA

Entre compromis, adoptions symboliques et absences de chefs d'Etat, l'UA a beaucoup avancé sur les questions de développement, comme l'intégration de l'Agence de développement de l'UA (AUDA, ex-Nepad) ou du Mécanisme africain d'évaluation par les pairs (MAEP), désormais satellites semi-autonomes de l'UA. En revanche, peu d'avancées sur la question de l'indépendance financière.

En présence d'une trentaine de chefs d'Etat ou de leurs représentants, les présents à la réunion ont fait le pont sur les houleux débats concernant la taxe Kaberuka à laquelle le bloc Afrique de l'Est reste très opposé. Reportée au sommet de février 2019, la question du plafonnage des taux de cotisations n'a pas non plus été tranchée. Certainement que l'UA n'a pas voulu raboter son budget de 800 millions de dollars (2018), à plus de 75% issu de la donation de puissances étrangères.

Pour pallier cette question, l'organisation basée à Addis-Abeba a trouvé comme solution de rechange le recours à l'autofinancement. Sauf que jusque-là, plusieurs Etats ne sont pas à jour sur leurs cotisations, soit du fait d'un manque de volonté ou soit du fait de leur situation économique. A la date du 31e Sommet de l'Union africaine à Nouakchott, le taux de recouvrement des cotisations n'était que de 30%, essentiellement porté par l'Egypte, le Nigeria, l'Afrique du Sud ou l'Algérie. Une quarantaine de pays restaient «défaillants ou partiellement défaillants» dans le versement de leur cotisation annuelle.

«Mauvais payeurs» en quarantaine

Ce chiffre a peu évolué. «Nous sommes en novembre. L'exercice budgétaire touche à sa fin, mais nous n'avons perçu que 50% des contributions», rappelle Moussa Faki Mahamat à la conférence de presse de clôture. Seulement, avec la mesure adoptée au 11e sommet extraordinaire d'Addis-Abeba, un régime de sanctions est prévu contre ces «mauvais payeurs». Graduellement et au cas par cas, les Etats «défaillants» peuvent se voir imposer des frais à régler en plus pour les exhorter à (re)mettre à jour.

Le régime de sanctions peut aller jusqu'à l'exclusion du ou des Etats pour une participation aux différents sommets et activités organisés par l'Union africaine. Ainsi, la Commission de l'UA espère avoir été suffisamment dissuasive pour que les Etats se pressent à la caisse. Toute la question est de savoir si, au nom de l'unité africaine, l'UA est prête à aller jusqu'au bout de sa logique. Au risque de voir l'organisation mettre en quarantaine, une dizaine de ses membres.

La Tribune Afrique

 

Le gouvernement du Rwanda a signé avec la Banque mondiale, un accord de crédit de politique de développement (DPO) afin de pouvoir soutenir une expansion fiscalement durable des services électriques.

Ce DPO est le deuxième d’une liste de trois et s’articulera principalement autour de la maîtrise de l’impact de la fiscalité sur le secteur électrique. Il permettra également d’améliorer l’efficacité opérationnelle, la fourniture électrique à un prix abordable de l’énergie ainsi que la comptabilisation des services électriques. Son obtention entre dans le cadre du plan national de transformation enclenché par le pays qui sera mis en œuvre de 2017 à 2024.

« Le premier crédit de 125 millions $ a été relâché en décembre 217 et nous a permis de doubler nos connexions annuelles au réseau électrique, les faisant passer de 74 000 connexions annuelles sur la période allant de 2012 à 2016, à 154 000 connexions pour l’année budgétaire 2017-2018.», a affirmé Uzziel Ndagijimana (photo), le ministre rwandais des Finances. Avec ce nouveau financement, les autorités espèrent pouvoir connecter 154 000 nouveaux foyers et entreprises au réseau électrique national pour la nouvelle année fiscale.

Gwladys Johnson Akinocho

Dans le secteur de Bigorwe, la plupart de la population vit de l’élevage de vaches regroupées à Gishwati. Mais comme dans cette région les femmes ne pratiquent pas l’élevage, ce sont les hommes qui profitent des bénéfices de cet élevage et en abusent.

Dans le secteur de Bigorwe, l’élevage bovin est considéré comme le poumon de l’économie car une usine de collecte de lait et de fromages y est installée dans les centres de Mukamira   et peut collecter une capacité variante entre 6000 litres et 8000 litres du lait par jour d’après les autorités administratives sur place.

Mais suite à une culture des Bagorwe qui discrimine les femmes à faire de l’élevage des vaches, les hommes se sont appropriés de la quasi- totalité du rendement de cet élevage.

Une situation qui provoque pas mal d’indignation chez les femmes.

Mukasine Esperance considère ce comportement comme une violence sexuelle lié à l’économie.

« Dans ce siècle, c’est très dommage de voir une telle injustice. Nous aussi nous travaillons beaucoup mais lorsqu’il est temps de partager les intérêts de la vache, nos maris nous écartent », s’indigne Mukasine.

Selon Madame Mukasine, les femmes doivent s’occuper des enfants et des travaux de ménage mais les affaires des vaches, c’est pour les maris et leur fils.

Propos corroborés par Gahire Niyonzima Faustin qui représente le conseil national des personnes handicapées dans le secteur de Bigorwe. Selon lui, la tradition a fait que les hommes gèrent l’économie de la famille.

Certains hommes arrivent même loin car ils veulent avoir une main mise sur toute la récolte des pommes de terre et laissent à leurs femmes une petite miette de pomme de terre qui reste dans les champs communément appelle « injumbure » juste pour satisfaire les petits besoins de la maison tandis que les hommes gèrent la grande récolte de ces pommes de terre.

Une tradition  qui y tient mordicus

Cette tradition qui fait que les hommes gèrent la quasi-totalité des richesses de la famille, est loin d’être éradiquée.

Joselyne Tuyisenge est une femme vaillante qui a voulu changer la situation mais en vain :

« Un certain samedi, je me suis hasardée de faire une visite des vaches de mon mari dans une ferme se trouvant à Gishwati. Quand je suis entrée dans notre étable, tous les gens qui trayaient leurs vaches à côté de nous ont dû stopper. Ils chuchotaient et se posaient des questions si je suis vraiment une femme de Bigorwe ou pas. J’étais stigmatisée et c’est vraiment blessant » , s’inquiète Tuyisenge.

Les hommes y tiennent mordicus. Innocent Cyubahiro est un de ces éleveurs de vaches qui affirme que sa femme n’a aucun droit sur ses vaches.

« Moi, je vous jure, la femme n’a aucun droit sur mes vaches, même-si je vais la vendre elle ne peut pas oser m’accompagner. Ce que je peux faire c’est juste lui donner un rapport. Je peux aimer une personne et lui faire un cadeau d’une vache. Je ne suis pas obligé d’avoir l’accord de ma femme ni même de la prévenir », nous a confié Cyubahiro.

Angélique UmulisaAngélique Umulisa travaille pour la synergie « profemmes twese hamwe » dans un projet chargé du renforcement des capacités des femmes pour une bonne gouvernance.

Selon elle, il est temps que les femmes changent de mentalité.

Nous essayerons de faire de différentes sensibilisations en montrant d’une part aux femmes qu’elles doivent jouer un rôle dans la gestion des biens de la famille et d’autre part aux hommes que ce ne sont pas eux uniquement qui doivent avoir une main mise sur la richesse familiale.

Selon le secrétaire exécutif du secteur Bigorwe, Jean Paul Gahututebuka, la culture reste un défi majeur pour inculquer une bonne gestion des biens de la famille.

« Ce que nous essayons de faire, c’est de sensibiliser dans les différents assemblées, la loi portant sur la gestion des biens familiaux entre les mariés et surtout aussi sensibiliser les futurs époux sur la bonne gestion des biens communs dans la famille », a indiqué Gahututebuka.

Par Adronis Mbazumutima

 

Journal Ukuri n°141

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