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(Agence Ecofin) - Pour des scientifiques de l'Institut royal belge des sciences naturelles, la production prochaine de pétrole dans le lac Tanganyika revêt un caractère dangereux pour l’environnement et les communautés riveraines. Ils l’ont fait savoir dans un rapport publié dans la célèbre revue scientifique SCIENCE, dans un article intitulé ‘’les périls de l’extraction du pétrole dans le lac Tanganyika’’.

L’étude a été réalisée en s’appuyant sur la pollution qui a résulté de l’exploitation de l’or noir dans le Delta du Niger, qui a détruit non seulement la flore marine dans cette partie du Nigéria mais aussi mis fin à toute activité de mise en valeur de la terre dans les localités qui bordent le cours d’eau. Selon le Docteur Erik Verheyen, l’un des scientifiques concernés, l'extraction et le transport du pétrole sont sujets à des accidents.

Il a indiqué qu’en cas d’accident dans le lac Tanganyika, il faudrait des milliers d’années pour épurer le cours d’eau du pétrole brut, ce qui affecterait considérablement la santé, l'approvisionnement en eau et la sécurité alimentaire des communautés locales.

Cette nouvelle survient alors que les préparatifs pour l'exploration du pétrole et du gaz dans le lac Tanganyika s'intensifient. D’ailleurs, les responsables des quatre pays que traverse le lac (la Tanzanie, la Zambie, le Burundi et la RDC) ont décidé de se rencontrer dans quelques jours pour discuter des perspectives d’activités conjointes dans l’exploration du lac. La rencontre aura lieu à Kalemie, une ville portuaire de l’ouest de la RDC.

Il faut rappeler qu’en octobre dernier, la RDC et la Tanzanie avaient décidé, à travers un protocole d’accord, d’explorer ensemble le lac. Plus de 10 millions de personnes dépendent fortement de l’écosystème du lac Tanganyika.

Olivier de Souza

L’Etat s’apprête à céder ses participations dans le capital d’I&M Bank. Le produit de la vente sera directement réinvesti dans la construction d’un nouvel aéroport. Un deal pensé par Kigali pour renforcer son leadership sous-régional sur le marché de l’aérien.

Le Rwanda ne cesse d'avancer ses pions pour remporter le pari de devenir un incontournable sur le plan économique à travers le continent. En témoigne encore la dernière décision du gouvernement : vendre ses participations dans le capital d'I&M Bank Rwanda, parmi les plus importantes institutions bancaires du pays pour financer son projet de nouvel aéroport. L'annonce vient d'être faite par Claver Gatete, ministre des Finances et de la Planification économique.

En effet, Kigali va céder ses 99 030 300 actions, soit 19,61% du capital de la banque via une introduction en bourse (IPO) qui aura lieu le 14 février prochain. Cette opération qui marquera la cotation en bourse de cette filiale rwandaise du groupe bancaire kenyan I&M Bank, qui fait partie des plus importantes du pays, désignée en 2014 par le magazine Global Finance, meilleure banque des marchés émergents. Elle sera la quatrième société locale inscrite à la jeune Rwanda Stock Exchange, après la banque sera la quatrième société locale à la Bourse, à la suite de la Banque de Kigali, Bralirwa et Crystal Telecom.

« Le gouvernement attend 11,5 milliards RWF de la vente de sa participation dans I&M Bank Rwanda. L'argent sera investi dans les capitaux propres initiaux de l'aéroport de Bugesera », a déclaré Claver Gatete.

L'objectif de Kigali : améliorer la compétitivité du Rwanda en tant que plaque tournante du marché sous-régional de l'aérien. Le projet de construction de l'aéroport de Bugesera, une ville située à 25 Km de Kigali, rentre en effet dans la cadre des Visions 2020 et 2050 du gouvernement visant doper la performance de ce pays d'Afrique de l'Est dans tous les secteurs de l'économie et dans lequel l'aérien occupe une place prépondérante. La dynamique de développement dans laquelle évolue la compagnie aérienne nationale, RwandAir, -avec notamment ses nouvelles dessertes en Afrique de l'Ouest ou en Amérique- en témoigne de la détermination des autorités.

Et le projet de construction du nouvel aéroport de Bugesera avance bien. Le gouvernement a signé, en septembre dernier, un contrat avec la société portugaise Mota-Engil Africa qui en sera le maitre d'œuvre. Pour un coût total de 800 millions de dollars, il sera financé en partie par la firme portugaise à hauteur de 418 millions de dollars. Les travaux de la première phase comprenant un terminal d'emballement et passager 4,2 km, devrait démarrer en juin 2017 pour être opérationnelle d'ici la fin de 2018.

La Tribune Afrique

                                                                 La jeune Iribagiza (milieu) recevant le prix

La PDG et co-fondateur de HeHe Limited remporte un concours entrepreneurial TV avec 50 000 dollars. Sa société s’inscrit dans la technologie depuis sa création en 2010 à Kigali, la capitale du Rwanda.

HeHe Limited, l’entreprise de la jeune rwandaise Clarisse Iribagiza, conçoit des applications mobiles sur mesure pour les entreprises. Elle est ouverte chaque jour de la semaine et pendant 24h avec un service de stockage cloud en ligne et hors ligne.

C’est à la suite du prix de ce concours entrepreneurial avec les 50 000 dollars qu’elle a su perfectionner son chef d’œuvre. Parmi ses clients, aujourd’hui, on peut distinguer de multiples agences gouvernementales.

Pour en arriver là, elle a du braver plusieurs obstacles et a été distingué parmi les jeunes femmes entrepreneurs africaines les plus courageuses.

Par son initiative, elle symbolise désormais un pilier important pour l’évolution du développement de l’Afrique dans les technologies de l’information.

Grâce à sa créativité, Iribagiza à su, ces 6 dernières années, travailler avec les jeunes en leur offrant de meilleurs emplois et de l’épanouissement.

Africa Top Success

Facebook profite de la journée mondiale de la cyber-sécurité pour communiquer sur ses efforts dans ce volet. Il est question surtout de soutien à la société civile, surtout celles spécialisées dans la protection de l'enfance.

Facebook sensibilise à la sécurité sur Internet. A l'occasion de Safer Internet Day (en français, Internet sans crainte, un événement mondial annuel organisé par le réseau européen Insafe), le réseau de Mark Zuckerberg a annoncé avoir lancé une série d'initiatives visant à rendre Internet plus sûr pour les africains, en particulier les enfants et les jeunes. Le réseau s'associe à des organismes du secteur public et des organisations non gouvernementales africaines sous le slogan : « Agissons ensemble pour un Internet meilleur ! ».

Il s'agit notamment de partenaires tels que : Watoto Watch au Kenya, une association spécialisée dans la protection de l'enfance, le Centre international pour le développement du Leadership et le Centre d'habilitation technologique des femmes au Nigeria, le Comité des films et publications d'Afrique du Sud, l'association JOXAfrica, elle aussi spécialisée dans la cause de l'enfance au Sénégal, Tech Women au Zimbabwe ainsi que J Initiative et la fondation Ghana Internet Safety du Ghana.

Facebook leur apporte un soutien financier et marketing qui leur permet de sensibiliser le public à la sécurité en ligne. Facebook organise également un événement à Johannesburg (Afrique du Sud) et à Nairobi (Kenya) en vue de promouvoir l'importance de la sécurité en ligne pour les étudiants, les enseignants, les parents et les législateurs.

De "nouveaux" dispositifs pour améliorer la sécurité

Le volet sensibilisation n'est qu'une partie de la chaîne de mesures que prend Facebook à fin de sécuriser son espace. « The social network » développe parallèlement des produits qui permettent aux communautés de garder le contrôle et de se soutenir mutuellement pendant les crises, tout en garantissant leur sécurité en ligne. L'exemple le plus concret est le bouton « je suis en sécurité » et qui avait valu au réseau social de nombreuses critiques du fait qu'il ne concernait que certains pays occidentaux et qui a été enfin généralisé.

La dernière « innovation » que vient de proposer Facebook est une nouvelle couche de sécurité pour la protection des comptes utilisateurs contre les hackers: les clés de sécurité U2F. Il est désormais possible de verrouiller son compte avec une clé physique. Il est possible de configurer son compte afin qu'il ne s'ouvre que si ces petites « clé usb », disponibles dans les marchés à partir d'une dizaine d'euros, sont branchées sur le PC. Une option qui rends la tâche de pirater votre compte beaucoup plus compliqué. L'option était déjà disponible chez Google et Dropbox, entre autre. Par ailleurs, Facebook précise que chacun de ses nouvelles fonctionnalités intègre des mesures de confidentialité et de sécurité afin de protéger vos informations.

Le réseau social a également revu la conception de son Centre de sécurité, une interface qui fournit aux utilisateurs des informations les aidant à contrôler leurs données et à garantir leur sécurité. Disponible dans plus de 50 langues, il est disponible sur les appareils mobiles et comprend des vidéos d'explication étape par étape.

La Tribune Afrique

(Agence Ecofin) - Dans son rapport sur la mobilité en Afrique subsaharienne, pour le mois de novembre 2016, la société technologique Ericsson indique que le smartphone sera le principal moyen d’accès à Internet d’ici six ans.

Actuellement, les téléphones de base pèsent encore pour près de 60% des connexions à Internet dans cette partie du continent représentée par 48 pays. Quant à la connexion par ordinateur, tablette et modem, elle est marginale. Elle ne représente que près de 5% des moyens d’accès à Internet. Un pourcentage qui ne s’améliorera pas d’ici 2022 d’après Ericsson.

Le smartphone, qui représente par contre près de 35% des moyens d’accès à Internet actuellement, va connaître une explosion. Selon les projections de la firme technologique suédoise, en 2022, c’est 80% voire 85% des connexions à Internet en Afrique subsaharienne qui se feront via cet appareil intelligent. Avec plus d’un milliard d’abonnés aux télécoms sur le continent, ce sera près de 950 millions de smartphones actifs à travers l’Afrique.

La croissance du smartphone en Afrique subsaharienne sera grandement portée par la mise sur le marché, par les constructeurs, d’appareils à petit prix qui permettront au plus grand nombre de personnes d’expérimenter le haut débit sur mobile. Les fabricants tels que Tecno, Huawei ou encore Nokia multiplient déjà la sortie de ce type d’appareils mobiles sur leurs différents marchés africains.

Muriel Edjo

Journal Ukuri- vol.102

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