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Trente deux ans après la création du premier nom de domaine internet .com, l’Union africaine a annoncé vendredi le lancement du domaine .africa afin de donner “une identité numérique” au continent.

Le nom de domaine sera disponible à partir de juillet, mais les Africains qui souhaitent l’utiliser peuvent d’ores et déjà introduire une demande, a expliqué la présidente de la Commission de l’UA, la Sud-africaine Nkosazana Ndlamini-Zuma, lors d’une conférence de presse à Addis Abeba, siège de l’UA.

“Avec .africa, je dirais que l’Afrique a enfin son identité numérique”, a déclaré celle qui, après quatre ans à la tête de la Commission, cèdera la semaine prochaine le flambeau au Tchadien Moussa Faki. Elle estime que ce nom de domaine permettra aux Africains, notamment les entrepreneurs, d‘être plus visibles sur internet.

Quelque 22% de la population d’Afrique subsaharienne a accès à internet, selon la Banque mondiale, soit un des taux les plus faibles au monde (moyenne mondiale de 44%). L’Union africaine souhaite augmenter ce taux de 10% d’ici l’année prochaine, dans le cadre d’un programme de développement.

Plus de la moitié des 2 millions de site internet africains proviennent d’Afrique du Sud, l‘économie numéro un du continent, estime Lucky Masisela, directeur de la société ZA Central Registry, qui sera chargée de gérer le nom de domaine .africa.

“.africa va venir perturber le marché et permettra de diminuer le coût des noms de domaine”, a assuré M. Masisela, notant qu’un nom de domaine .africa ne coûtera que 18 dollars (17 euros), alors que l’enregistrement d’un site sur un domaine national peu coûter jusqu‘à 250 dollars dans certains pays Afrique.

L’Union africaine espère de son côté que les revenus du lancement de ce domaine internet permettront notamment de financer la Commission de l’UA. L’Union africaine cherche de fait par divers moyens à être moins dépendante des donateurs internationaux, qui contribuent à 70% de son budget.

Africa news

(Agence Ecofin) - C’est un bulletin du bureau de coordination des affaires humanitaires de l’Onu (Ocha) qui donne l’information. Beaucoup d’écoles du Niger sont fermées en raison de la crise de fourrage due à la sécheresse. Cette situation inconfortable pousse des familles entières d’éleveurs à migrer avec bêtes et enfants à la recherche d’aires de pâturage.

« Dans les régions de Maradi et Zinder (centre-est), Agadez (nord) et Tahoua (ouest), on signale la fermeture de plusieurs écoles et un taux d’abandon de plus de 50%, » renseigne Ocha. « 33 000 enfants d’éleveurs ont déjà abandonné l’école pour suivre leurs parents à la recherche de zones de pâturage favorables, » ajoute-t-elle.

On note 17 169 abandons d’élèves dans la région de Zinder (sud Niger) et 12 043 dans la région de Tahoua (sud-ouest). Et pour éviter que toutes les écoles se vident, le gouvernement avec l’appui du Programme alimentaire mondial distribue gratuitement des repas à environ 6800 élèves encore présents dans les salles de classe.

Le gouvernement nigérien avait annoncé un déficit fourrager de plus de 12 millions de tonnes pour 2016. Lequel déficit ne permettra pas de nourrir les 40 millions de têtes du cheptel nigérien. En lieu et place, l’Exécutif et ses partenaires envisagent de mettre à la disposition des éleveurs, « des stocks d’aliments de bétail et des moyens de subsistance, » informe le bureau d’Ocha.

 

Le Niger est régulièrement confronté à ces difficultés compte tenu de sa terre aride marquée par une faible pluviométrie. L’élevage est la seconde activité principale de la population après l’agriculture.

Le fournisseur national d'électricité en République démocratique du Congo a averti à Kinshasa qu'il devrait réduire à "près de la moitié" sa production si la baisse du niveau des eaux du fleuve Congo continuait.

"Si la tendance actuelle en pluviométrie ne s'améliore pas, Snel (Société nationale d'électricité) sera contrainte de limiter le fonctionnement de ses machines", a déclaré à l'AFP Médard Kitakani, porte-parole de cette société au capital détenu par l'État congolais.

"La perte de production pourrait se situe entre 350 et 400 mégawatts selon nos propres estimations alors que la production actuelle oscille autour de 900 mégawatts", a ajouté M. Kitakani. "Si la tendance à la baisse des eaux persiste, Snel perdra un peu moins de la moitié de sa production", a-t-il dit.

L'essentiel de la production en RDC est réalisée par deux centrales hydroélectriques vieillissantes situées sur le Congo, à 260 km en aval de Kinshasa, à côté d'une dizaine d'autres petites centrales disséminées à travers le pays.

"Dans l'ensemble du réseau, il a été enregistré un déficit de pluviométrie en amont de Kinshasa avec comme conséquence des eaux qui ont baissé de moitié comparé à la même période l'année dernière", a expliqué Cédric Tshumbu, un responsable de la société assurant la surveillance et l'entretien des cours d'eau de RDC.

"Tout dépend de la météo. La situation pourrait s'améliorer d'ici le mois de mai lors de la grande saison des pluies", a-t-il toutefois ajouté.

La RDC est classée parmi les États africains disposant d'un faible taux de desserte en électricité qui varie entre 9 et 15% pour ses 70 millions d'habitants malgré un important potentiel hydroélectrique non exploité.

Avec AFP

Des scientifiques ont annoncé avoir mis au point un vaccin pour protéger gorilles et chimpanzés du virus Ebola, qui a tué des dizaines de milliers de ces animaux ces 30 dernières années.

Le vaccin peut leur être administré oralement, dans de la nourriture, donc plus facilement que par injection.

"Ces animaux, si proches de nous, sont menacés d'extinction par des maladies comme Ebola, par la chasse et par la perte d'habitat. Et nous en sommes largement responsables", a souligné l'un des chercheurs, Peter Walsh, de l'Université de Cambridge, dont les travaux sont publiés dans la revue Scientific Reports.

"Nous disposons maintenant de la technologie permettant de les sauver, nous avons l'obligation morale de le faire", a-t-il dit à l'AFP.

Lors de tests menés sur 10 chimpanzés à l'Université de Louisiane à Lafayette, le vaccin - baptisé filorab1 - a montré sa sûreté et produit "une réponse immunitaire robuste" face au virus, selon l'étude.

Ce sérum est basé sur un vaccin déjà ancien destiné à combattre la rage.

Les essais ont été menés avant que les laboratoires publics américains cessent fin 2015 de recourir aux chimpanzés en captivité pour leurs recherches. Cela signifie, pour la suite de ce programme, que les travaux devront se poursuivre sur le terrain pour trouver le meilleur dosage du vaccin, ce qui s'annonce bien plus compliqué qu'en laboratoire.

"Nous devrons utiliser des méthodes non invasives, par exemple étudier à partir des excréments les anticorps produits", a expliqué M. Walsh.

Désormais, l'équipe prépare des appâts contenant le vaccin, à destination des animaux.

Le virus Ebola a été pour la première fois identifié en 1976 au Zaïre - aujourd'hui République démocratique du Congo (RD Congo). Plusieurs épidémies ont affecté la région, le virus étant mortel pour toutes les catégories de primates.

"Il a déjà tué environ un tiers des gorilles", a indiqué M. Walsh: "Quand une épidémie éclate quelque part, 90 à 95% des gorilles du secteur meurent."

Les chimpanzés eux ont perdu des dizaines de milliers d'individus, a-t-il ajouté, tout en soulignant l'impossibilité d'un recensement précis dans un environnement forestier aussi dense.

La plupart des gorilles vivent au Gabon, au Cameroun, au Congo, en République centrafricaine, en Guinée et en RD Congo, les chimpanzés étant pour leur part plus largement répandus sur le continent.

Un tel vaccin aurait en outre l'avantage de contribuer à protéger aussi les humains, dont beaucoup ont été dans le passé contaminés en mangeant des grands singes infectés.

Quant au vaccin pour les hommes, au moins une quinzaine sont en cours d'élaboration dans le monde, dont l'un pourrait être disponible dès 2018, selon l'OMS.

Plus de 11.300 personnes sont mortes lors de la dernière épidémie, qui avait démarré en Afrique occidentale en 2014.

VOA

Alors qu'il marche dans les rues de Kigali, Henri Nyakarundi est frustré de ne pas pouvoir charger son téléphone. Cinq ans plus tard, il revient de son pays avec une invention : un kiosque solaire permettant de recharger son téléphone et de se connecter à l'internet, autogéré par un entrepreneur.

Henri Nyakarundi est né au Rwanda en 1978. Après le génocide, sa famille part s'installer au Burundi en 1996. Il n'y restera qu'une année, avant de partir faire ses études d'informatique aux Etats-Unis, dans une université de Géorgie.

Quand il revient à Kigali pour la deuxième fois de sa vie en 2008, il n'en revient toujours pas. "Tout le monde avait un portable dans la main", se rappelle-t-il, étonné d'un tel changement depuis sa dernière visite, sept ans plus tôt. "Mais je n'avais nulle part pour charger mon portable comme j'en avais envie".

"Les études, c'était très important pour ma famille, et je me rappelle que l'entrepreneuriat n'était pas très bien vu donc on poussait à faire des études et acquérir un bagage intellectuel", se remémore-t-il.

"Mais j'ai toujours eu le goût de l'entrepreneuriat".

Un modèle du kiosque solaire inventé par Henry Nyakarundi.

Un modèle du kiosque solaire inventé par Henry Nyakarundi.

 

"J'étais naïf sur le processus"

Quand il revient à Kigali, une idée lui trotte dans la tête. Est-ce qu'il existerait un objet qui permettrait de charger son portable dans la rue ? Après de vaines recherches, il commence à imaginer un objet, qui deviendra quatre ans plus tard le kiosque à énergie solaire.

Il crée alors le projet Ared (African renewable energy distributor) et se lance dans la course aux investisseurs.

"Au début, j'ai été naïf sur le processus, ça a été extrêmement difficile car il faut un capital énorme et une bonne expertise!", assure Henri.

"Ça a finalement pris trois années pour développer le concept", explique l'inventeur. Entre 2010 et 2013, il réussit à réunir pas loin de 500 000 dollars pour lancer la fabrication.

Un kiosque solaire à Kigali, au Rwanda, le 14 février 2017.

Un kiosque solaire à Kigali, au Rwanda, le 14 février 2017.

 

Une invention pour lutter contre le chômage

Après avoir trouvé l'utilité de l'objet, Henry souhaitait aussi rendre : "Nous sommes une entreprise sociale ; nous souhaitions combattre le chômage des jeunes et des handicapés" avec un concept qui utilise des énergies renouvelables.

Pour Henri, le micro-entrepreneuriat est la solution face au chômage au Rwanda. L'Ared recrute et forme les futurs gérants qui doivent s'acquitter d'environ 50 dollars pour les hommes, 25 dollars pour les femmes, pour commencer à exploiter le kiosque.

Ils peuvent offrir le chargement de 30 téléphones à la fois, et tous les bénéfices leur sont propres. D'autres services sont également proposés : paiement de factures, des impôts et un accès à l'intranet pour consulter ses e-mails.

 
 

 

Les kiosques offrent aussi l'accès aux informations et à la radio.

De son côté, l'Ared tente de monétiser grâce à de la publicité installée sur les kiosques. Pour l'instant, 25 kiosques sont présents au Rwanda.

Le plus important pour Henri Nyakarundi, est que l'invention soit " un modèle qui a un impact social".

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Journal Ukuri- vol.102

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