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Rwanda: « El Nino ne s’intensifiera pas dans les 7 grands Etats de la Corne de l’Afrique » (Expert)

Bien qu’ El Nino va continuer à se renforcer dans les prochains mois, cela n’ aggravera pas la situation dans les sept pays de la Grande Corne de l’Afrique (GHA), du fait que le réchauffement de la surface de la mer dans l’Océan Indien s’affaiblira, a déclaré lundi un expert météo de haut niveau.

La température de la surface de la mer dans l’Océan Indien ne sera pas assez élevée pour se développer en un Super El Nino, qui a besoin d’une augmentation de 4 degrés Celsius dans le Pacifique tropical et de 2 degrés dans l’océan le long de l’équateur, a déclaré le Pr Laban Ogallo, un chercheur principal du Centre de la prévision et d’applications du climat (ICPAC) de l’IGAD basé au Kenya.

Les pays membres d’ICPAC sont Djibouti, l’Erythrée, l’Ethiopie, le Kenya, la Somalie, le Soudan et l’Ouganda, ainsi que le Burundi, le Rwanda et la Tanzanie.

Les derniers résultats des modèles indiquent que d’autres effets négatifs d’ El Nino ont été signalés dans d’autres régions du monde et un intérêt particulier est le blanchiment inédit des récifs coralliens dans l’océan Indien et la zone tropicale orientale et occidentale du Pacifique. Cela a un impact évident sur la pêche et l’environnement pour les zones concernées, a déclaré M. Ogallo.

Les modèles de connaissances et les analyses d’observatoire fournissent aux scientifiques africains et aux décideurs une meilleure compréhension de la variabilité dans la région.

Il a déclaré qu’El Nino est susceptible d’atteindre une ampleur limitée cette année et durer quelques mois, ce qui est relativement un phénomène habituel.

Un super El Nino a seulement eu lieu trois fois dans l’histoire récente, 1972, 1982 et 1997-1998, a déclaré Ogallo.

Depuis le début de cette année, El Nino a causé des pluies excessives à plusieurs parties des zones méridionales et orientales dans les mois d’été, alors que la région du Nord a connu une grave sécheresse.

Pour répondre à certains de ces défis, ICPAC a recommandé aux Services météorologiques nationaux de la région d’améliorer leurs capacités à émettre des prévisions saisonnières sous-nationales pour leurs principales zones agricoles, y compris les probabilités réalistes et fiables d’occurrence.

Cela parce que la Grande Corne de l’Afrique comprend certains des endroits les plus arides du monde avec l’environnement hostile et la vulnérabilité au changement climatique, a-t-il déclaré.

En outre, les experts affirment que du fait qu’El Nino continue à se développer, quelques-unes des conséquences attendues se concrétiseront, tandis que d’autres ne seront toujours pas vérifiées du fait que le système et les outils de surveillance pour accéder aux informations et aux connaissances sur la résilience à la sécheresse et à la gestion des risques de catastrophes dans la Grande Corne de l’Afrique sont encore limitées.

Les prévisions météorologiques indiquent que le secteur nord/sud de la Grande Corne de l’Afrique (GHA) recevra des pics de précipitations au cours des mois à venir d’octobre et décembre.

Les zones équatoriales de la sous-région ont deux principaux pics de précipitations centrés autour de mars-mai et octobre-décembre de chaque année, a-t-il déclaré.

Les précipitations améliorées au cours d’octobre à décembre tendent à se prolonger l’année prochaine dans de nombreux pays membres de l’ICPAC, a déclaré le rapport sur ​​les prévisions météo.

PANA

Ouganda : le projet de la centrale hydroélectrique de Muzizi démarrera bientôt

(Agence Ecofin) Les travaux de la centrale hydroélectrique de Muzizi en Ouganda pourront bientôt démarrer grâce au concours de la KfW et de l’Agence française de développement (AFD). Ces derniers ont en effet passé avec l’Ouganda, un accord pour le financement de l’infrastructure dont le coût s’élève à 70 millions d’euros. La KfW apportera 4 millions € et l’ADF 45 millions €. Les 21 millions € restants, seront levés par le gouvernement ougandais par le biais de l’Energy Fund.

D’une capacité de 44,6 MW, la centrale sera installée dans le district de Kibale. Elle sera alimentée par la rivière Muzizi, un affluent du fleuve Albert. L’électricité qu’elle produira desservira les localités de Kibale, Kabarole, Kyenjojo et Ntooroko dans l’ouest du pays.

Le projet a déjà été transmis à un consultant en conception qui se chargera de l’élaboration des plans de la centrale, de la revue des études de faisabilité, de la préparation de l’appel d’offres et du plan de compensation des populations affectées par la construction du barrage hydroélectrique. Sauf imprévus, la construction du barrage devrait s’achever en 2019.  

RDC: La présentation du prototype du premier satellite une preuve du savoir et du savoir-faire congolais

La présentation officielle au Chef de l’Etat et à toute la nation du prototype expérimental du tout premier satellite congolais, lors du défilé du 60 juin dernier à Matadi, est une preuve du savoir et du savoir-faire congolais, a-t-on estimé le week end au Programme national de recherche spatiale et technologique (PNRST) coordonné par le président de la société savante, morale et de l’élite en RD Congo, le Dr Blaise Wamba Yetshi.

Ce prototype expérimental a été produit dans un environnement technologique local après des études de pré-faisabilité, de faisabilité et de dimensionnement avec des logiciels appropriés, avant la recherche et l’acquisition des composantes.

Selon l’ingénieur Léonard Kabeya Mukeba, professeur à l’ISTA et directeur de cabinet du coordonnateur national du PNRST, ce prototype expérimental du tout premier satellite congolais permet déjà, au point fixe, de balayer un rayon de plus de 50 kilomètres et d’envoyer des images avec une résolution de 1,5 mètres. «Il n’y a pas de magie dans la technologie, tout est question de volonté politique», a dit le professeur Kabeya Mukeba qui a ajouté que l’essentiel est de commencer quelque part.

S’agissant particulièrement de la mise sur orbite du tout premier satellite congolais dénommé «KLK-WC 50», tous les espoirs sont désormais permis après la démonstration réussie de Matadi, soutient-on au PNRST où on attend une plus grande implication du ministère de la Recherche et technologies afin de faire avancer rapidement ce projet hautement stratégique.

La mise sur orbite de son propre satellite aidera la RD Congo notamment d’accélérer le processus de son émergence en lui permettant d’augmenter considérablement son budget national. Cela va également impacter positivement de nombreux autres secteurs d’application du satellite (économie, science, sécurité…), signale-t-on.

ACP

(Agence Ecofin) - L’opérateur de téléphonie mobile Tigo, filiale du groupe télécom Millicom International Cellular, a dévoilé son nouveau slogan pour se repositionner sur le marché télécom Rwandais. D’après Tongai Maramba, le directeur général de Tigo, ce nouveau slogan : « Live it. Love it », est la promesse de nouveaux produits innovants qui apportent de la valeur ajoutée aux vies des clients. Il remplace « Souriez, vous avez Tigo ».

Lors de la cérémonie de lancement du nouveau slogan, le 29 juillet 2015, Tongai Maramba a expliqué que Tigo est fermement engagé à aider le Rwanda à devenir le carrefour TIC de l’Afrique de l’Est à travers la fourniture de forfaits Internet compétitifs. « L’Internet est devenu une partie indispensable de la vie des populations… Au Rwanda, comme dans plusieurs pays,  nous utilisons les produits et services numériques pour les entreprises, l’éducation ainsi que pour les activités familiales et le loisirs ». « Cela correspond à notre nouveau slogan, qui est le résultat d'un vaste projet de positionnement de Tigo pour répondre aux besoins de la clientèle en rapide évolution », a ajouté le patron de Tigo Rwanda.

Second opérateur télécom du Rwanda, en termes de part de marché, Tigo vient après MTN. La société détient plus de 2,7 millions de consommateurs au terme du mois de mars 2015 selon les statistiques de l’Autorité de régulation des services du Rwanda (Rura). Tigo y a également enregistré plus d’1,2 million d’utilisateurs Internet.

La RDC réclamera 21 milliards $ aux pays pollueurs lors de COP 21

(Agence Ecofin) - La République Démocratique du Congo compte obtenir lors de la prochaine COP 21, une compensation de l’ordre de 21,622 milliards de dollars auprès des pays pollueurs. Ce montant selon les sources officielles est destiné à mettre l’important massif forestier du pays, le deuxième plus grand au monde, à contribution dans la lutte contre le réchauffement climatique.

Cette mise à contribution nécessite, selon les experts congolais, un appui technique et financier conséquent. Ainsi, 12,54 milliards $ seront utilisés pour mettre en œuvre des mesures d’atténuation dans les secteurs de l’agriculture, des forêts et de l’énergie. La sédentarisation agricole, le développement de l’agriculture intensive et de l’agroindustriel, l’amélioration de la filière bois-énergie et l’hydro-électrification sont quelques-unes des mesures qui seront prises. Les 9,08 milliards restants permettront la mise en place des mesures d’adaptation.

A la veille de la conférence COP 21, alors que seuls 59 pays sur les 187 attendus ont déposé leurs propositions de contribution, la RDC est le 6ème pays africain à annoncer ses engagements. Reste à savoir si elle obtiendra le financement nécessaire, selon son gouvernement, pour la mise en place de ces mesures.

Journal Ukuri n°138

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