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Foster + Partners, l'architecte du "spatioport" de Virgin Galactic, va concevoir le premier "droneport" du monde, et c'est un pays africain qui accueille le projet: le Rwanda.  

Le premier "droneport", un aéroport pour drones, sera construit au Rwanda et opérationnel en 2020. C'est l'agence d'architecture Foster + Partners, qui a signé notamment la "soucoupe volante" d'Apple et le premier terminal commercial spatial pour Virgin Galactic, qui est en charge du projet. Cet aérodrome servira à l'acheminement de matériel médical, de médicaments, de vivres et de tout autre transport d'urgence, dans les régions reculées d'Afrique de l'Est.    

Des infrastructures devenues communes d'ici dix ans

"Seulement un tiers des Africains vit à moins de 2 km d'une route praticable en toute saison. Il n'existe pas aujourd'hui d'autoroutes transcontinentales, presque pas de tunnels, et pas assez de ponts pour pouvoir atteindre des gens qui vivent dans des zones reculées", explique l'architecte britannique Lord Norman Foster au Telegraph.  

Le projet est mené en partenariat avec l'Ecole Polytechnique de Lausanne (EPFL). Deux types de drones, conçus par l'EPFL et l'Imperial College de Londres, seront utilisés: certains auront une capacité de charge de 10 kg, les autres seront capables de transporter jusqu'à 100 kg

Pour Lord Foster, de telles infrastructures pourraient devenir communes durant la prochaine décennie. Des projets similaires sont déjà prévus en RDC. 

lexpansion.lexpress.fr

La Banque africaine de développement (BAD) a annoncé, le 16 septembre, avoir accordé à l’Ouganda un don et un prêt d’un montant global de 121 millions de dollars destiné à financer l’amélioration de l’’accès à l’électricité dans les zones rurales.

Le projet pour l’électrification rurale de l’Ouganda («Uganda Rural Electricity Access Project»), financé par la BAD, comprendra la construction d’environ 1147 km de ligne moyenne tension et 808 km de ligne basse tension ainsi que le raccordement au réseau électrique de plus de 58 206 ménages ruraux, 5320 centres d’affaires ruraux et 1474 institutions publiques rurales (écoles, centres de santé et bureaux administratifs).

En outre, il appuiera le développement de raccordements «inclusifs et verts» par l’acquisition et l’installation d’armoires de distribution électrique destinées à ceux qui ne peuvent se permettre le raccordement de leur  foyer et par la possibilité pour les ménages de payer les frais de raccordement par versements échelonnés.

Le plan de financement du projet comprend aussi un élément destiné à soutenir les principales institutions de ce secteur, à savoir d’une part l’Agence pour l’électrification rurale, afin de renforcer sa capacité à réaliser des études de faisabilité et des évaluations d’impact social et environnemental et à en assurer le suivi, et d’autre part l’Autorité de régulation du secteur de l’électricité, afin de renforcer sa capacité à fixer des tarifs appropriés.

Le projet d’électrification rurale de l’Ouganda est l’un des projets conçus par le gouvernement pour atteindre un taux d’accès à l’électricité à 26% dans les zones rurales d’ici 2022, contre 7% actuellement.

AfDB

D’ici 2018, le téléphone mobile se taillera plus de 50% du temps de connexion à Internet chez les jeunes

(Agence Ecofin) - Voici une autre étude qui montre combien le téléphone mobile s’est imposé dans la vie des jeunes. D’ici 2018, ces derniers se serviront de cet appareil pour au moins 50% du temps de connexion à Internet. Ce support récoltera à lui tout seul un temps supérieur à tous les autres appareils réunis. L’étude été réalisée par ZenithOptimedia, réseau mondial d’agences média du groupe Publicis, en partenariat avec GlobalWebIndex, firme mondiale de recherche sur la consommation du digital.

Les résultats ont été présentés lors du dmexco 2015 (Digital Marketing Exposition and Conference), l’un des plus grands rendez-vous mondiaux sur l’économie numérique, qui s’achève ce 17 septembre à Cologne en Allemagne. L’étude a porté sur 200 000 internautes dans 34 pays considérés comme les principaux marchés publicitaires du monde. Dans 3 ans, les jeunes de la tranche 16-24 ans passeront plus de temps sur Internet via leur mobile qu’avec tous les autres types d’appareils réunis ; quel que soit le lieu où ils se trouvent. Aucune indication n’est donnée sur l’Afrique, même cette la tendance est considérée comme mondiale.

Certains pays comme le Mexique et l’Arabie Saoudite ont déjà atteint ce point de basculement. Le Brésil, la Corée du Sud et l’Argentine l’atteindront en 2016. L’échéance est prévue pour 2017 en Chine et au Japon, présentés comme étant respectivement les 2ème et 3ème plus grands marchés de la publicité au monde. Les Etats-Unis, qui sont premier, et l’Allemagne (5ème) passeront le cap en 2018.

Les habitudes de connexion des 16-24 ans influenceront à coup sûr le marché publicitaire, car cette tranche représente 41% des utilisateurs mobile, contre 31% des 25-34 ans. Par ailleurs, les principales activités sur Internet via le mobile sont les services des réseaux sociaux (44%), la météo (38%) et le visionnage des vidéos (22%).

A l’ère de l’Internet mobile et des applications qui vont avec, les moteurs de recherche sont moins sollicités, note l’étude. En effet, les internautes passent 88% du temps de connexion sur les applications. Du coup, l’utilisation des moteurs de recherche est passée de 55% à 49%, globalement. Chez les 16-24 ans, la baisse est plus forte : de 53% à 43%.

La technologie au secours des éléphants d’Afrique

Face aux gangs de braconniers qui se modernisent pour chasser les éléphants d'Afrique, les protecteurs des pachydermes se tournent eux aussi vers les technologies avancées pour empêcher leur extinction.

Dans les étendues sauvages de la réserve de Samburu, dans le nord du Kenya, Google, le géant américain de l’internet, s’est attelé à la création de cartes en trois dimensions à base de données satellitaires qui permettent de suivre les déplacements de dizaines d’éléphants équipés d’un collier.

L’idée est de garantir leur sécurité à court terme et de contribuer à long terme à la protection de leur habitat. « Cela constitue une inestimable banque d’informations », commente Iain Douglas-Hamilton, patron du groupe écologiste Save the Elephants (Sauvez les éléphants) tout en présentant une carte où l’on voit presque en temps réel de petites icônes d’éléphants se déplacer sur un grand écran de télévision.

Alors que le prix de l’ivoire atteint plusieurs milliers de dollars par kilo en Asie, les organisations militant pour la protection des éléphants craignent que l’espèce puisse disparaître d’Afrique en l’espace d’une génération.

Mais dix ans de coopération entre écologistes et Google ont fait que, au moins dans ce coin du Kenya, le braconnage recule. « C’est une anomalie sur le continent africain, mais nous avons traversé l’oeil du cyclone et le braconnage est en recul ici », dit M. Douglas-Hamilton.

« Nous pouvons utiliser la technologie de Google Earth pour comprendre les schémas de migration et nous en servir pour assurer une meilleure protection » des éléphants, ajoute Farzana Khubchandani, directrice marketing de Google Kenya.

Chaque éléphant équipé d’un collier apparait sur une carte sur laquelle est surimposée la manière dont sont utilisés les sols, une indication précieuse au moment où l’extension des terres arables réduit les espaces sauvages pour les animaux.

A ce jour, 85 éléphants sont ainsi suivis, la moitié dans le nord du Kenya, le reste en République démocratique du Congo, en Afrique du Sud et au Zimbabwe.

Le Kenya tente d’empêcher les braconniers de s’en prendre à ses derniers éléphants – ils ne seraient plus que quelque 30.000 – et à son dernier millier de rhinocéros.

La réserve de Samburu, à 300 km au nord de Nairobi, accueille quelque 900 éléphants. Mais le conflit entre l’homme et l’animal s’y aggrave car le bétail déborde sur le parc en raison de la sécheresse.

A court terme, le suivi des éléphants grâce aux colliers améliore la sécurité des animaux, mais l’affaire a un coût certain: 8.000 dollars pièce pour l’achat de l’appareil, son ajustement et son entretien.

« Les colliers peuvent nous dire qu’un animal ne bouge plus. Cela nous permet de réagir très rapidement et d’envoyer des patrouilles », dit David Daballen, responsable des opérations sur le terrain de Save the Elephants.

« A long terme, cela permet une meilleure planification pour créer des couloirs pour les animaux » dans des zones menacées par le développement, explique M. Douglas-Hamilton.

Des éléphants sur Google Street View

En complément des cartes, les chercheurs établissent un arbre généalogique des familles d’éléphants.

« Voici Flaubert, il a 26 ans », déclare M. Douglas-Hamilton, conduisant lentement dans la famille baptisée « les artistes », chacune portant un nom différent.

« Voilà Rodin et Matisse, mais Gauguin est mort malheureusement », ajoute le zoologue britannique de 73 ans qui a passé sa vie parmi les pachydermes et dénonce « un génocide des éléphants ».

Il est capable de nommer chacun des 23 éléphants qui mangent le long de l’Ewaso Ng’iro, une rivière serpentant au milieu des 165 km2 de la réserve.

Google a annoncé cette semaine le lancement d’un service de Google Street View qui permet d’un clic d’observer la population d’éléphants de Samburu.

Des caméras spéciales installées sur le toit de voitures ont pris des images à 360 degrés pour alimenter la base d’images qui permettent des visites virtuelles. Une façon de sensibiliser les internautes au sort des éléphants et de promouvoir le tourisme.

Les bonnes vielles méthodes d’étude restent toutefois valables.

Dans le centre de recherches de Samburu on peut observer des dizaines de mâchoires d’éléphants tués par des braconniers ou victimes de la sécheresse. Leurs dents fournissent des informations précieuses sur l’âge de leur mort.

D’autres parties du squelette permettent de retracer leur vie.

« On a une balle ici, une autre là », explique M. Daballen en soulevant l’os blanchi d’une épaule. Ebony, l’éléphant à qui elle appartenait, n’est en fait pas mort de ces tirs à l’épaule, mais d’une balle reçue dans la tête en mai 2011.

Jeune afrique avec AFP

Les investissements publicitaires sur internet vont dépasser la publicité à la télévision pour la première fois dans le monde en 2018, tandis que l’importance de la presse ne cesse de décroître, selon des estimations de ZenithOptimedia, l’agence média du groupe Publicis, publiées lundi.

L’écart entre les investissements publicitaires sur les deux médias, internet (fixe et mobile) et télévision, se réduit d’année en année, passant de 13,3 points à 1,9 point en 2017. « A ce rythme de croissance, la publicité sur internet devrait dépasser la télévision au niveau mondial en 2018″, prévoit ZenithOptimedia.

La presse papier continue de son côté à perdre des parts de marché. Son importance dans les dépenses publicitaires, qui était encore de 39,4% en 2007, doit passer à 19,6% cette année et 16,7% en 2017. La télévision captera alors 35,9% des dépenses publicitaires, l’internet fixe 19,1% et l’internet mobile 15%, selon la filiale de Publicis.

Revoyant légèrement ses estimations à la baisse, ZenithOptimedia estime que le marché publicitaire mondial va croître de 4% en 2015, à 544 milliards de dollars, la progression devant s’accélérer à 5% l’an prochain grâce aux jeux Olympiques d’été et aux élections présidentielles américaines, avant de retomber à 4,4% en 2017 « en l’absence de grands événements ».

En France, ZenithOptimedia envisage une légère reprise, d’ici 2017, d’un marché publicitaire qui devrait encore se contracter de 0,3% cette année.

« Même si la reprise économique reste fragile, les perspectives économiques sont un peu plus favorables et nous ont incités à revoir à la hausse nos prévisions pour les trois prochaines années », commente Sébastien Danet, le président de l’agence, cité dans un communiqué.

Le marché publicitaire français devrait peser 9,9 milliards d’euros en 2017, soit 5% de moins que l’année record 2011, ce qui le maintiendra à la 7ème place du classement mondial, selon l’agence.

La télévision résiste bien en France, et elle continue à gagner des parts de marché. Elle devrait pour ZenithOptimedia collecter 32,6% des investissements publicitaires en 2017, devant internet (32,1%), la presse papier (15,8%) l’affichage (11,6%) et la radio (7,1%).

LNT avec AFP

Journal Ukuri n°148

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