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Président Paul Kagame« C’est reconnu depuis des années que le RWANDA possède une très grande quantité de coltan et d’une qualité exceptionnelle. Nous allons leurs donner un visa, leurs payer un billet d’avion et les emmènerons visiter les mines. C’est un moyen simple et peu onéreux pour éliminer toute confusion», a déclaré le Président Kagame lors d’une Conférence de Presse mensuelle à la Présidence. 

En 2013, le Rwanda a attiré l’attention du monde entier lorsqu’il a exporté près de 2,5 tonnes de coltan, ce qui représentait 28 % du total des 8,8 tonnes de tantale produits dans le monde.

Le ministère des Ressources Naturelles et des Mines a d’ailleurs précisé que le Rwanda est actuellement le premier exportateur mondial de coltan. 

En réalité, le pays n’exploite aujourd’hui qu’une petite partie de ses capacités réelles de production. Le Ministre d’Etat en charge des mines, Monsieur Evode Imena a d’ailleurs déclaré que les objectifs du secteur minier prévoient des exportations pour près de 400 millions de dollars en 2017 ainsi que la création de 600.000 emplois nouveaux.

Cette réalité ne suffit cependant pas à faire taire les critiques qui prétendent que le RWANDA va siphonner le coltan de la RDC pour l’exporter comme « origine rwandaise ». Pour répondre à ces affirmations, le Président insiste : « Ce sont des choses simples à vérifier et vous pouvez facilement avoir des preuves en venant visiter les mines, rencontrer les gens qui y travaillent et tester les minéraux ». Et d’ajouter : « Parfois le monde crée des montagnes à partir de rien pour répandre des rumeurs et de la confusion ».
Le pays est prêt à faciliter le travail de ceux qui voudraient être convaincus davantage.

Le Rwanda a réussi à satisfaire toutes les exigences du DFA (Dodd-Frank Wall Street Reform and Consumer Protection Act) qui contrôle l’achat de tous les minéraux provenant de la RDC (République Démocratique du Congo) et de ses 11 pays voisins.

En réponse à la législation DFA, le Rwanda a mis en place un programme de traçabilité des minéraux. Tous les minéraux extraits possèdent des certificats d’origine et sont marqués dès le site minier jusqu’à ce qu’ils soient prêts à être exportés.

Les entreprises qui viennent s’approvisionner en minéraux au Rwanda, sont contraintes d’exporter uniquement ceux qui sont sans conflit.

Photo 1 : Président Paul Kagamé - Conférence 
Photo 2 : Une mine dans le district de Gakenke (Nord-ouest du Rwanda) 

KT Press - 11/03/2015 14:07:33

La première tablette africaine à Abidjan« Les créateurs africains ont besoin de personnes pour croire en eux. Et si vous êtes là, c’est que vous croyez en nous. Aujourd’hui, c’est un soulagement d’avoir enfin conçu le bébé. Nous nous installons d’abord à Abidjan parce que nous pensons que ce sera le début d’une belle aventure », a déclaré, le 19 février à Abidjan, le Congolais Vérone Mankou devant la centaine de personnes venues assister à l’ouverture de la boutique VMK, la société avec laquelle il a lancé la première tablette africaine.

« Cela incite à consommer africain désormais », se réjouit un visiteur pendant le tour du propriétaire qui a suivi la coupure du ruban symbolique, avant de se procurer une tablette.

« Elle est entièrement conçue et construite par des Ivoiriens. C’est la preuve qu’il y a de l’ingéniosité en Afrique », souligne Vérone Mankou pour qui la capitale économique ivoirienne était incontournable dans le plan de développement des activités de son entreprise.

Vous arrivez avec un smartphone baptisé Elikia L. Quelle est sa particularité ?

C’est une tablette qui fonctionne sous Endroit 4.4.2. Elle est dotée d’un écran 4 pouces, d’une résolution 480 sur 800 pixels, d’un 1 giga de stockage interne, ainsi que plusieurs entrées. Pour nous, c’est le smartphone le plus abouti de nos produits. Il est basique, permet à tout le monde d’accéder à la technologie à moindre coût, soit 63 900 francs CFA (98 euros) l’unité.

Pensez-vous que c’est un tarif abordable dans un pays où le pouvoir d’achat est relativement faible ?

Elikia vaut deux fois moins cher que la concurrence. Nous pensons qu’à ce prix-là, il sera accessible au plus grand nombre d’Ivoiriens et d’Africains.

Source: www.lemonde.fr

consequences du climatUne pluie rarissime pour la saison est tombée sur le Cap Vert. Pour les météorologues en conclave dans la capitale de l'archipel, il s'agit d'une nouvelle preuve d'un changement climatique auquel le sous-développement rend l'Afrique particulièrement vulnérable.

Sécheresses, vagues de chaleur et inondations comme celles qui ont submergé le Malawi et le Mozambique voisins en janvier (au moins 300 morts et 400 000 déplacés) : les indices se multiplient sur le continent, observent les spécialistes réunis pour la conférence ministérielle africaine sur la météorologie (Amcomet), qui s'est achevée samedi 14 février.

« Depuis 1950, neuf parmi les dix années les plus chaudes sont les années 2000, donc le réchauffement global est visible en Afrique », remarque André Kamga Foamouhoue, chef du département Climat et environnement au Centreafricain des applications de la météorologie pour le développement (Acmad), à Niamey. « Il est beaucoup plus important que le réchauffement global moyen parce qu'aujourd'hui en Afrique, sur les années 2000, il y a beaucoup d'années où le réchauffement dépasse un degré », bien que le continent ne soit pas plus exposé que les autres aux phénomènes climatiques, précise-t-il. « Les maisons qu'on construit en Afrique utilisent du matériau de très faible résistance parce qu'il n'y a pas beaucoup d'argent, et les gens vontconstruire dans des zones inondables puisque ça coûte moins cher. Donc c'est cet ensemble de phénomènes qui fait que l'Afrique est très vulnérable », explique-t-il.

Des records de 400 mm de pluie en une journée

Certains usagers, agriculteurs ou pêcheurs, « ne prennent pas au sérieux les messages de prévention et s'installent dans les lits des fleuves », déplore Jolamu Nkhokwe, directeur du département du changement climatique et desservices météorologiques au Malawi. « Il y a des chefs de village qui, par crainte que le terrain ne soit accaparé par d'autres, s'accrochent à des zones inondables plutôt que de se déplacer en fonction des informations que nous leur donnons ».

Source: lemonde.fr du 16/02/15

solar plant in RwandaLe Rwanda accueille depuis peu le plus grand ensemble de panneaux solaires installé sur le continent africain en dehors de l’Afrique du Sud et de l’île Maurice. Ce champ solaire commercial, qui fournit 6% des besoins énergétiques du Rwanda et notamment 12 000 habitations, s’étale sur une parcelle de terrain de 20 hectares et est composé de 28.360 panneaux photovoltaïques, qui exploiteront la lumière du soleil pendant 25 ans conformément à l’accord d’achat d’électricité. Dotée d’une capacité de 8,5 mégawatts, c’est la première centrale électrique à l’énergie solaire en Afrique de l’Est.

Les panneaux solaires, fabriqués en Israël, ont été installés dans l’Est de la province de Rwamagana, à environ 60 km de la ville de Kigali. Plus précisément, ils se situent sur le terrain du “Agahozo-Shalom Youth Village”, construit grâce aux dons d’une philanthrope juive américaine nommée Anne Heyman, qui abrite et éduque des orphelins du génocide rwandais.

C’est la compagnie néerlandaise “Gigawatt Global” qui a mis en place ce projet d’énergie solaire au Rwanda. “Gigawatt Global” est une entreprise multinationale du secteur des énergies renouvelables, spécialisée dans le développement et la gestion de projet d’énergie solaire sur les marchés émergents. C’est toutefois l’entreprise israélienne située à Jérusalem “Energiya Global”, spin off et division recherche et développement de Gigawatt Global, qui est à l’origine de la recherche et du développement initial de ce projet d’énergie solaire. “Ce que nous pouvons voir ici, aujourd’hui, pour le Rwanda, l’Afrique et le monde, c’est l’espoir” a déclaré Yosef Abramowitz, américano-israélien et  co-fondateur de l’entreprise “Gigawatt Global”. Yosef Abramowitz est également le co-fondateur de “Arava Power Company”, une société israélienne spécialisée dans le développement de centrales solaires photovoltaïques, qui avait inaugurée en 2011 le premier champ solaire commercial d’Israël dans le kibbutz Ketura.

« Nous voulons faire du Rwanda un catalyseur pour l’énergie solaire en Afrique sub-saharienne » a déclaré Yosef Abramowitz. Pour beaucoup, améliorer l’accès à l’électricité est le meilleur moyen pour un pays de se développer économiquement. D’autant que selon Power Africa, en Afrique subsaharienne environ 70 pour cent de la population, c’est à dire 600 millions de personnes, n’ont pas accès à l’électricité.

Le financement de ce projet d’énergie solaire a nécessité 23,7 millions de dollars et a bénéficié du soutien de Fonds d’investissements basés aux Pays-Bas, à Londres ainsi que le Fonds d’investissement norvégien pour les pays en développement (Norfund). Le projet a également été soutenu financièrement par des subventions américaines et par le programme finlandais de partenariat pour l’énergie et l’environnement  en Afrique (EEP).

Source: siliconwadi.fr 

Journal Ukuri- vol.102

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