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L’Autorité de régulation des services d’utilité publique du Rwanda (RURA) a donné à Airtel Rwanda Ltd, son approbation pour l’acquisition de 100% d’actions de Tigo Rwanda Ltd, la filiale locale du groupe télécoms Millicom International Cellular (MIC). Les deux sociétés télécoms qui étaient parvenues à un accord, le 17 décembre 2017, avaient besoin du feu vert du régulateur télécoms pour poursuivre et clore le processus d’absorption administratif et financier entamé.

Une fois achevée, l’acquisition de Tigo Rwanda Ltd, dont le montant n’a toujours pas été dévoilé, fera d’Airtel Rwanda Ltd, le plus grand opérateur télécoms du pays, en matière de parts de marché, devant MTN. Au 31 décembre 2017, dans un marché de 8 819 217 abonnés, la filiale du groupe télécoms indien Bharti Airtel occupait la 3ème place avec 1 634 379 clients pour 19 % de part de marché. La société Tigo qui était deuxième, la dépassait largement avec 3 456 601 abonnés pour 39% de part de marché. MTN détenait la place de leader, pas très loin de Tigo, avec 3 728 237 abonnés pour 42% de part de marché. Avec l’acquisition de Tigo, Airtel détiendra 58% de part de marché, avec 5 362 616 abonnés.

Selon Airtel, cette opération d’acquisition n'affectera pas les abonnés existants de Tigo Rwanda qui continueront à être servis, de manière transparente, pendant et après la consolidation. Ils ne seront pas tenus de changer leur numéro de téléphone ou leur compte Mobile Money.

Le 20 décembre 2017, Philip Amoateng, le président-directeur général de Tigo Rwanda Ltd, avait déjà rassuré les employés de l’entreprise et ses partenaires commerciaux sur l’impact bénéfique de son acquisition par Airtel. Il avait déclaré qu’elle ne changera pas grand-chose aux affaires de la compagnie de télécommunications et apporterait plus d'avantages aux clients qui bénéficieraient d’une connexion améliorée et d’un réseau plus étendu et bien intégré.

Muriel Edjo

L'Egypte affiche une grande dépendance vis-à-vis du Nil. En plus d'irriguer l'agriculture, le fleuve est également la première source d'eau potable. (Crédits : Reuters)
L'Egypte affiche une grande dépendance vis-à-vis du Nil. En plus d'irriguer l'agriculture, le fleuve est également la première source d'eau potable. (Crédits : Reuters)

La brouille entre Addis-Abeba et Le Caire sur la gestion des eaux du Nil ne devrait pas se régler de sitôt, en témoigne le niet opposé par le gouvernement éthiopien à la proposition de la diplomatie égyptienne de confier l’arbitrage du litige né de la construction du Haut barrage de la renaissance éthiopienne à la Banque mondiale.

La crise régionale autour de la gestion des eaux du plus long fleuve du monde, le Nil, semble être dans l'impasse, après que le Premier ministre éthiopien, Hailemariam Desalegn ait rejeté la proposition égyptienne d'une médiation menée par la Banque mondiale dans la dispute issue de la construction d'un barrage hydroélectrique par Addis-Abeba sur sa partie du cours d'eau stratégique.

Négociation au point mort

Le projet éthiopien du Haut barrage de la Renaissance inquiète le gouvernement égyptien, qui craint que cet ouvrage d'art ne restreigne les eaux qui descendent des hauts plateaux éthiopiens, avant de de traverser le désert soudanais pour atteindre ses champs et ses réservoirs. L'Ethiopie réfute de son côté, que le barrage, qui mobilise un investissement de 4 milliards de dollars puisse engendrer un tel impact.

La construction de cette infrastructure vise à faire d'Addis-Abeba, l'un des plus importants exportateurs d'énergie du continent. Pour l'heure, les négociations entre les différentes parties bloquent depuis des mois sur la question du libellé de l'étude d'impact environnemental du barrage. Le ministre égyptien des Affaires étrangères, Sameh Shoukry a dans une tentative pour débloquer la situation proposé en décembre dernier une médiation de la Banque mondiale.

L'Ethiopie ne veut pas entendre parler de la Banque mondiale

« Rechercher un soutien professionnel est une chose, transférer l'arbitrage à une institution est une autre chose. Alors nous leur avons dit que ce n'est pas acceptable pour nous », a déclaré Hailemariam à la presse éthiopienne.

Le refus d'un arbitrage de la Banque mondiale par l'Ethiopie a été tempéré par le Premier ministre éthiopien, qui malgré son refus de la proposition égyptienne a assuré « qu'il est possible de parvenir à un accord grâce à la coopération et à l'esprit de confiance ».

Une position que semble partager, le Raïs égyptien Abdel Fattah al-Sissi, qui suite au refus éthiopien s'est engagé à ne pas laisser les différends sur la construction du barrage « ruiner » les relations du Caire avec Addis-Abeba. Le partage et l'utilisation des eaux du Nil est un sujet de dispute récurrent entre les pays traversés par le fleuve, des tensions qui pourraient dégénérer en un conflit susceptible de déstabiliser la sous-région en cas de détérioration de la situation.

Les ambitions du méga-barrage éthiopien

Le Haut barrage de la Renaissance éthiopienne, dont les travaux sont achevés à 60% devrait produire à termes 6.000 MW. Ce projet stratégique pour Addis-Abeba s'inscrit dans le cadre de son plan de développement 2015-2020, qui vise à porter la production électrique éthiopienne à 17.346 MW, contre une capacité actuelle d'un peu plus de 4.300 MW issus des segments hydrauliques, éoliens et géothermiques.

La mise en œuvre de ce projet représente ainsi un impératif pour la réalisation des objectifs éthiopien en production d'énergie. Le principal point de discorde entre l'Ethiopie et l'Egypte se rapporte à la vitesse à laquelle le réservoir du barrage devra être rempli. L'inquiétude du Caire s'explique par la dépendance de son secteur agricole au Nil, dont les eaux représentent également la première source d'eau potable des égyptiens.

La Tribune Afrique

 
 
 
 

Médecins sans frontières (MSF) a saisi l’occasion de la deuxième édition de ses Journées pédiatriques organisée les 15 et 16 décembre 2017 à Dakar (Sénégal) pour démontrer l’intérêt de la télémédecine en Afrique, en particulier pour ce qui est des soins pédiatriques.
 
Partant de sa propre expérience, l’organisation humanitaire explique comment contourner l’absence de pédiatres et de spécialistes de néonatologie dans de nombreuses localités du continent.
 
"Nous avons sur le terrain des équipes de médecins et d’infirmiers généralistes qui ont accès à des spécialistes de tous les domaines de la médecine et dans toutes les langues ; ce qui nous permet d’être plus réactifs sur le terrain", explique Daniel Martinez, pédiatre chez MSF.

“Il y a vraiment un besoin de s’orienter vers la télémédecine en pédiatrie pour améliorer les diagnostics et ensuite les traitements que nous proposons aux enfants”

Souleymane Tassembedo, médecin-épidémiologiste au Burkina Faso

 
Cet accès aux médecins spécialistes est rendu possible grâce à une plateforme internet accessible aussi bien sur ordinateur que sur mobile.
 
"Sur cette plateforme, explique le pédiatre, l’infirmier ou le médecin va décrire le cas clinique auquel il est confronté en attachant les images ou les vidéos associées ; puis envoyer le tout sur la plateforme. Ces informations sont reçues par nos coordonnateurs cliniques qui cherchent ensuite dans notre réseau un ou des spécialistes connaissant le contexte de la région concernée et disponibles pour répondre sur la plateforme".
 
Ces avis de spécialistes vont enfin permettre au médecin ou à l’infirmier généraliste demandeur de mieux traiter son patient.
 
Mais, qu’advient-il si les avis divergent ? "Effectivement, on a souvent des experts qui ne sont pas d’accord. La plateforme permet aux spécialistes de mener un débat sur les problèmes posés. De cette discussion naît une réponse commune et claire", répond Daniel Martinez.
 
A en croire MSF, la plateforme est accessible hors connexion ; sauf que le médecin ne peut que sauvegarder sa requête afin de l’envoyer plus tard lorsque la connexion sera redevenue disponible.
 
Selon l’organisation, l’insuffisance de pédiatres et de néonatologues fait que "l’Afrique centrale et l’Afrique de l’ouest demeurent les régions qui ont la plus forte mortalité infantile, totalisant à elles seules la moitié des décès des enfants de moins de cinq ans dans le monde ".
 

"Un outil fantastique"

 
Aussi cette réponse ne laisse-t-elle pas indifférents les médecins du continent. "J’ai pratiqué la pédiatrie sans la télémédecine et avec la télémédecine ; et je peux vous dire que c’est un outil fantastique", témoigne Ghislain Tchabo, résident en pédiatrie à la Faculté des sciences de la santé à l’université d’Abomey-Calavi au Bénin.
 
"En médecine, poursuit-il, échanger est un trésor. Il y a beaucoup de situations qu’on rencontre sur le terrain et pour lesquelles on a besoin d’un avis de quelqu’un qui a déjà connu le même cas ; afin de partager des expériences pratiques et adaptées à notre contexte en Afrique. Car, donner un avis c’est une chose et donner un avis pour avoir déjà pratiqué dans le même contexte en est une autre."
 
Pour Souleymane Tassembedo, médecin-épidémiologiste au Centre Muraz de Bobo-Dioulasso (Burkina Faso), "il y a vraiment un besoin de s’orienter vers cette alternative-là pour améliorer les diagnostics et ensuite les traitements que nous proposons aux enfants".
 
L’intéressé poursuit : "dans notre pays, il y a un service dédié à la télémédecine qui travaille pour connecter les praticiens qui sont sur le terrain au niveau local avec des médecins qui sont dans les hôpitaux de référence. Et comme les enfants de moins de cinq ans sont l’une des populations les plus touchées par les maladies, ils en seront aussi les principaux bénéficiaires".
 
Selon un communiqué de presse conjoint OMS[1] / UNICEF[2] publié en octobre 2017, 15 000 enfants sont morts chaque jour en 2016 avant d’avoir atteint leur cinquième anniversaire, dont 46% au cours des 28 premiers jours de leur vie, soit 7 000 nouveau-nés.

SCIDEV.NET

Les entreprises fournissant de l’électricité hors réseau en Afrique de l’Est et de l’Ouest, pourront désormais bénéficier d’une enveloppe financière de 10,3 milliards de shillings kényans (plus de 100 millions $) mise à disposition par la Banque africaine de développement (BAD).

Ce financement est l’un des instruments de l’Energy Inclusion Off-Grid Energy Access Fund qui a pour objectif d’intégrer l’énergie hors réseau dans le processus d’électrification du continent, relaie Business Daily. Le programme fournit, en effet, aux compagnies des prêts en monnaies locales et en devises fortes.

« Ce fonds sera géré par Lion’s Head Global Partners depuis ses bureaux situés à Nairobi, Lagos et Londres, en se focalisant, dans un premier temps, sur l’Afrique de l’Est, ainsi que sur la Côte d’Ivoire, le Ghana et le Nigeria, dans le but de construire un marché régional fort sur ce segment. Cet instrument novateur permettra de mobiliser le secteur financier ainsi que la participation des investisseurs locaux à cette opportunité croissante d’investissement vert.», a affirmé la banque dans un communiqué.

Le fonds fournira une structure de capital mixte en investissant une partie des fonds propres de la BAD dans les projets, tout en octroyant une garantie pour les investisseurs extérieurs qu’il mobilisera. Actuellement, l’institution financière a déjà approuvé un financement de 3 milliards de shillings sur ses fonds propres et mobilisé 5,5 milliards de shillings auprès d’investisseurs partenaires. Le solde de la dotation prévue pour l’instrument sera mobilisé, d’ici la fin du mois de mars 2018.

Gwladys Johnson Akinocho

Le « National Geographic Traveller » vient de dévoiler sa « cool list » pour 2018 en indiquant les repaires les plus cool, les lieux de rencontre les plus branchés, les pauses de la liste des seaux et les évasions passionnantes … ce sont les 18 destinations prévues pour l’année 2018.

Parmi ces lieux pour le moins exceptionnels, on peut retrouver le Sri Lanka, Tbilissi, Buenos Aires, Namibie, Grèce, Portugal, Rwanda, Nashville, Singapour, Flandre/Hauts de France, Bristol, Paris, Maurice, Seychelles, Perth, Russie, Abu Dhabi et Amsterdam.

Voici ce que l’on peut lire sur le Rwanda :

  1. Rwanda
    Il a parcouru un long chemin en deux décennies. Autrefois synonyme de tragédie, le Rwanda est devenu une destination incontournable pour les amoureux de la faune. C’est le pays des gorilles dans la brume, et l’attraction numéro un (même en dépit d’une hausse abrupte des frais de suivi) reste la chance d’une rencontre rapprochée avec un dos argenté battant la poitrine dans le parc national des volcans. La croissance de la population de gorilles de montagne du Rwanda – de 250 dans les années 1980 à environ 600 aujourd’hui – n’est pas la seule bonne nouvelle. Un programme récent a vu la réintroduction de lions et de rhinocéros noirs dans le parc national de l’Akagera. Et depuis que RwandAir a lancé des vols directs entre Gatwick (Londres) et Kigali en mai (trois par semaine), il n’a jamais été aussi facile d’y arriver.

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