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Burundi : les TIC au service de la croissance économique

Le 21 ème siècle s'ouvre sur des mutations dont il est difficile de mesurer d’ores et déjà l'ampleur pour les entreprises et les salariés ainsi que pour la société burundaise dans son ensemble. Au Burundi, les technologies d'information et de la communication constituent un facteur d'accélération des échanges commerciaux. Les marchés se mondialisent en même temps qu'ils se segmentent pour fidéliser des clients de plus en plus mobiles. L'entreprise burundaise va devoir procéder à des adaptations de plus en plus rapides de sa structure pour être compétitive. Le recours intensif au travail en équipe, la restructuration des niveaux hiérarchiques, ainsi qu'une plus grande polyvalence conduisent au développement d'organisation apprenante.

Selon André-Calixte BARISABIRA, Expert en Informatique : « les Technologies de l'Information et de la Télécommunication (TIC) sont devenues un nouveau vecteur de plus en plus important de la croissance économique de l'entreprise. Elles ont transformé la planète en un petit village (l'ère numérique). Ces TIC ont changé le comportement du personnel (structure transversale). L'association de l'informatique et des télécommunications a permis de circuler l'information dans le monde. Celui qui la détient a le pouvoir, l'information est la matière première du futur. Ces TIC exigent des compétences élevées et la maîtrise. »

Selon l’expert, dans le cadre des évolutions technologiques et de la diversification des relations et de l'organisation du travail, les salariés burundais sont confrontés à une plus grande mobilité interne et externe à l'entreprise, géographique et professionnelle ainsi qu'au besoin d'entretenir et d'améliorer leurs niveaux de compétences et de qualifications. Pour gagner la bataille, il faut que le personnel de l'amont jusqu'à l'aval participe pour le développement de l'entreprise. Au cours de ce siècle, on assiste au passage de l'économie matérielle à une économie immatérielle, qui consiste à chercher une productivité de plus en plus croissante.  

 « Le développement de la nouvelle économie dépend des connaissances et de la créativité de l'être humain que des ressources naturelles. Cette nouvelle tendance de l'économie mondiale se trouve en pleine mouvance, c’est-à-dire une mutation d'une économie de production à une économie d'information et de savoir. L'économie du marché est une économie de réseaux de services où l’information est la source moyenne de création de la valeur ajoutée. », ajoute l’expert.

Ainsi, le partage de l'information et le partenariat s'impose au sein de l'organisation. Face à ces exigences telle que (mondialisation : ouverture du marché, alliances, partenariat.), l'entreprise burundaise doit s'adapter et adapter son organisation avec les outils appropriés.

 

Les entreprises burundaises facilitent la décentralisation de développement par l’usage des NTIC.

Jouissant d’une bonne santé et occupant une position concurrentielle favorable sur un marché, les entreprises burundaises contribuent non seulement à la création des revenus, mais également à la redistribution du revenu national en faveur des pauvres. Ces entités économiques, dans une certaine mesure facilitent ainsi la décentralisation de développement. Toutes ces vertus reconnues aux entreprises ne sont possibles que si elles disposent des ressources matérielles, financières, humaines et informationnelles. Or l’acquisition de cette dernière et son exploitation constituent une valeur ajoutée pour le système d’information de l’entreprise qui, de nos jours connaît une véritable mutation avec l’arrivée des nouvelles technologies de l’information et de la communication (NTIC) encore appelées Technologies de l’Information et de la Communication (TIC).

« Sur le plan économique, le bouleversement des flux de l’information autour de l’entreprise burundaise apparaît à la fois comme une menace et une opportunité. Une entreprise qui gère bien cette situation, peut bénéficier d’une flexibilité et d’une capacité pouvant lui permettre de s’adapter sur son marché en assurant sa compétitivité ».

Ainsi, toute entreprise utilisatrice d’internet ou de ses dérivées est placée sous le jeu d’un grand vent. Nombreuses sont les « success stories », des entreprises ayant connu un développement de leur activité à la suite de relations nouées avec de nouveaux clients locaux ou étrangers sur la toile.

La mairie de Bujumbura accueille la 1ere édition du salon numérique

Dans l’optique de promouvoir l’entreprenariat numérique à l’endroit de la population en général et la jeunesse en particulier, la marie de Bujumbura accueille le 24 Aout 2018 la 1ere édition du salon numérique qui a pour but de promouvoir l’entreprenariat numérique au Burundi.

Cette première édition est organisée par Say African Youth Company en collaboration avec Google nommé Digital Skills For Africa. Cette édition fait suite a une formation qui avait été dispensée à 11 mille jeunes burundais, rwandais et congolais sur l’entreprenariat numérique.

Selon l’organisateur de l’événement, « après toutes ces formations, nous avons jugé qu’il était bon d’avoir un sommet qui viendrait couronner tout cela avec les entrepreneurs et les étudiants. Mais également inviter des gens qui viendraient de différents pays et cela pour ne pas être les seuls à parler en ne pointant que le Burundi mais écouter également et apprendre des expériences d’autres pays tels que le Congo, l’Ouganda et la Belgique, dans l’innovation technologique », explique David ABIYAH.

Cette 1ere édition va rassembler près de trois cent acteurs de la société civile; étudiants, universitaires, jeunes, leaders des associations, le gouvernement et institutions gouvernementales et autres institutions et organismes internationaux. Des sujets importants sur le numérique vont faire objet de débat et permettront de booster l’usage du numérique au pays et d’en faire un outil de travail utile pour les populations de proximité.

Ces sujets se rapportent sur la  jeunesse et l’esprit d’entreprise, l’entrepreneuriat dans un monde numérique, la technologie de la chaîne de blocs, la crypto monnaie et le concept d’argent bit coin, la contribution du gouvernement à l’entrepreneuriat numérique, les défis de l’entrepreneuriat numérique au Burundi ou encore les lois et les aspects juridiques de l’entrepreneuriat numérique. L’objectif étant de donner les outils aux jeunes et aux entreprises pour faire face de façon accélérée et adaptée à ce nouveau monde où les technologies avancent à pas de géant.

Certes, des innovations dans le domaine des TIC donnent naissance à des solutions endogènes qui transforment les entreprises et dynamisent l'entrepreneuriat et la croissance économique mais le défi désormais consiste à faire passer ces innovations et ces réussites à l'échelle supérieure afin qu'elles exercent un impact social et économique plus visible pour le pays.

Justin Niyonizigiye                                                                                                          

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