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Les Français sont champions du monde ! Et ce fut dur ! Face à une équipe de Croatie dominatrice sur l'ensemble de la partie, la France a été d'un réalisme incroyable pour remporter (4-2) cette finale de la Coupe du monde 2018. Les successeurs de 1998 sont enfin là !

Après plus d'un mois de compétition, cette finale débutait avec une certaine tension, totalement compréhensible, chez les 22 acteurs. Mais assez rapidement, les Croates montraient un visage plus agressif et mettaient la pression sur les Bleus. Longtemps gênés par le pressing des Vatrini, les Bleus ouvraient pourtant le score sur un coup franc de Griezmann dévié de la tête dans son but par Mandzukic (1-0, 18e). Quelle efficacité des Français !

Mais les Croates ne lâchaient rien et Perisic profitait d'un mauvais renvoi de la défense tricolore à la suite d'un coup franc pour égaliser d'une frappe puissante croisée (1-1, 28e). Alors que les Croates dominaient dans le jeu, les Français obtenaient un penalty sur une main de Perisic dans la surface à la suite d'un corner grâce à l'assistance de la vidéo. Sans trembler, Griezmann transformait sa tentative d'un tir placé sur le côté gauche (2-1, 37e).

Au retour des vestiaires, les Croates repartaient vers l'avant et il fallait une superbe parade de Lloris pour empêcher Rebic d'égaliser ! Fébriles, les Français étaient en grande souffrance et se retrouvaient étouffés... mais Mbappé parvenait à être dangereux sur un contre en butant sur Subasic. Dans une réussite folle, les Bleus, pourtant à la peine, réalisaient le break avec une frappe en deux temps de Pogba qui trompait le gardien (3-1, 59e) ! Oh que ça sentait bon !

Et dans la foulée, Mbappé pliait définitivement cette rencontre avec une frappe lointaine parfaite à la suite d'un travail énorme d'Hernandez (4-1, 65e). La France filait vers sa seconde étoile ! Malheureusement, alors que les Croates avaient la tête sous l'eau, Lloris commettait une énorme bourde devant Mandzukic, qui propulsait le ballon au fonde des filets (4-2, 69e). Les Bleus allaient-ils douter ? Non ! Malgré des minutes irrespirables, les Français étaient solides et les Croates ne parvenaient plus à être dangereux. La France remporte sa seconde étoile !

Maxfoot

Les deux équipes européennes n'ont pas réussi à se départager ni dans le temps réglementaire, ni après les prolongations et c'est aux tirs au but que les Croates ont éliminé un Danemark accrocheur.

Un match qui démarre à cent à l’heure aiguise toujours les papilles. Ce huitième de finale opposant la Croatie et le Danemark a commencé directement avec le dessert : deux buts en quatre minutes. Puis, plus rien mis à part de l’ennui jusqu’au bout du temps réglementaire.

Au bout de trente secondes, c’est la spéciale danoise : une longue touche qui s’envole devant le but adverse. À la retombée du ballon, Jörgensen profite d’un cafouillage pour placer un tir du gauche qui trompe Subasic, le portier croate. Le Danemark mène déjà au score (1-0, 1ère). C’était une surprise à la vue de la phase de poules où la Croatie s’était illustrée comme l’une des sélections les plus fortes, notamment en écrasant l’Argentine (3-0). Mais les Scandinaves ne sont restés devant que trois minutes. Le temps pour Rakitic, le milieu de terrain du FC Barcelone, de mettre le feu devant le but danois et de servir involontairement Mandzukic, qui d’une frappe puissante égalise (1-1, 4e).

Encore des prolongations

Ensuite, le calme plat ou presque. Les deux équipes ont bien eu quelques bonnes occasions. Les Croates qui ont semblé pêcher physiquement, auraient pu prendre l’avantage sur les frappes puissantes de Rakitic (28e, 90e). Le Danemark a lui touché la barre transversale sur un centre d’Eriksen à la 42e minute. Mais c’était trop peu pour décoincer la rencontre. On a donc eu le droit à une deuxième prolongation de la journée dans ce Mondial 2018 après la victoire aux tirs au but de la Russie face à l’Espagne. Les Danois, qui ont défendu la majeure partie de la rencontre, étaient plutôt heureux de pousser leur adversaire dans les cordes. Tout le contraire de la Croatie, supérieure techniquement, mais trop usée physiquement pour réussir à déstabiliser les Scandinaves sur des actions construites.

Foot Afrique

Les Lions de la Teranga ont mené deux fois au score, mais des erreurs défensives ont permis aux Japonais de revenir dans le match. La qualification se jouera lors du dernier match face à la Colombie.

Ce n’est pas un but qui rentrera dans l’histoire et marquera l’imaginaire des Sénégalais, comme celui de Papa Boupa Diop face à la France lors de la Coupe du monde 2002. Mais, l’ouverture du score de Sadio Mané contre le Japon dimanche 24 juin à Ekaterinbourg en Russie, aussi moche soit-elle, pourrait s’avérer tout aussi importante que la réalisation de son glorieux prédécesseur il y a 16 ans, si le point du match nul récolté par les Lions de la Teranga face au Japon (2-2) leur offre dans quelques jours la qualification pour les huitièmes de finale.

Les Lions de la Teranga ont mené deux fois au score, mais des erreurs défensives ont permis aux Japonais de revenir dans le match. La qualification se jouera lors du dernier match face à la Colombie.

Ce n’est pas un but qui rentrera dans l’histoire et marquera l’imaginaire des Sénégalais, comme celui de Papa Boupa Diop face à la France lors de la Coupe du monde 2002. Mais, l’ouverture du score de Sadio Mané contre le Japon dimanche 24 juin à Ekaterinbourg en Russie, aussi moche soit-elle, pourrait s’avérer tout aussi importante que la réalisation de son glorieux prédécesseur il y a 16 ans, si le point du match nul récolté par les Lions de la Teranga face au Japon (2-2) leur offre dans quelques jours la qualification pour les huitièmes de finale.

 

 

À la 11e minute de leur rendez-vous crucial face à la formation du pays du Soleil-Levant, les hommes d’Aliou Cissé ont concrétisé leur domination précoce par un but de leur star, l’ailier de Liverpool, qui a vu le ballon dégagé par le gardien japonnais Kawashima lui rebondir sur le genou avant de finir dans les filets de la cage asiatique (1-0, 11e).

Ce but marqué presque par effraction, en plus d’encourager les Lions de la Teranga à croire encore davantage en leur force, a fait rentrer Sadio Mané, auteur d’une première prestation correcte mais sans folie lors de la victoire des Sénégalais face à la Pologne (2-1), pleinement dans son Mondial 2018.

Afrique foot

Les Marocains ont livré un grand match face à la sélection espagnole, mais les joueurs d'Hervé Renard ont encaissé un but dans les dernières secondes alors qu'ils menaient au score. Frustrant !

Après deux défaites cruelles sur le même score, d’abord face à l’Iran (0-1) puis face au Portugal (0-1), le Maroc n’avait plus rien à jouer d’autre que pour le spectacle dans ce match de gala face à l’Espagne en conclusion du groupe B. L’absence de pression a semble-t-il décomplexé les Lions de l’Atlas qui ont attaqué leur rencontre pied au plancher face au champion du monde 2010. Pressing agressif, jeu rapide, les joueurs du sélectionneur français Hervé Renard ont vite mis en place des ingrédients qui avaient manqué par moment lors du douloureux revers face à l’Iran, mais qu’on avait ensuite vu face au Portugal.

L’opportunisme de Boutaïb

À la 14e minute, Khalid Boutaïb valide la bonne entrée en matière des siens en profitant d’un ballon que le défenseur Sergio Ramos n’attaque pas sur une passe en retrait de Iniesta, pour filer seul vers le but. L’attaquant marocain ne manque pas son face-à-face avec le gardien ibère en tirant entre ses jambes (1-0, 14e). Le Maroc ouvre le score. C’est la sensation dans ce match où l’Espagne, pas encore qualifié, semble fébrile.

La preuve de cette fragilité défensive, à la 25e minute, Boutaïb, encore lui, gratte avec fougue un ballon dans les pieds de Gérard Piqué et s’élance vers la cage européenne. Hélas, cette fois c’est le portier espagnol De Gea qui remporte son duel et stoppe la frappe. Le Maroc vient de manquer l’opportunité de reprendre l’avantage, car entre-temps l’Espagne avait marqué par l’intermédiaire de Isco sur une très belle action collective dont elle a le secret (1-1, 19e).

La frappe sublime d’Amrabat

Dos à dos à la pause, les deux équipes se sont ensuite échangés les coups, chacun dans son style : les Maghrébins procédant sur des contre-attaques, alors que l’Espagne procédait par de longues séquences de passes. Le Maroc a eu une énorme opportunité de doubler la mise à la 55e minute sur une frappe sublime de Nordin Amrabat, qui a frappé la lucarne du but espagnol. Cinq minutes plus tard, c’est Isco qui était tout proche de marquer sur une tête, mais le défenseur des Lions, Romain Saïss, écartait le danger sur sa ligne.

Un sauvetage qui a maintenu les Marocains dans le match et permettait de rêver encore d’un exploit. Dirar, Amrabat, Ziyech et tous les autres regardaient la grande Espagne les yeux dans les yeux. Et la délivrance de joie est arrivée à la 80e, quand sur un corner obtenu grâce à une reprise de volée de Ziyech, En Nesyri s’est élevé plus haut que tout le monde pour catapulter le ballon dans le but espagnol (2-1, 80e) !

Il fallait ensuite tenir pour décrocher ce premier succès dans cette Coupe du monde 2018. Malheureusement, sur un corner rapidement tiré, l’Espagnol Aspas égalisait d’une talonnade, alors que le chronomètre n’indiquait plus que quelques secondes à jouer. L’arbitre sifflait d’abord hors-jeu, puis se ravisait avec raison sur le conseil de ses assistants vidéo et accordait le but. Le Maroc a eu le mérité de rivaliser avec la Roja. Mais à l’image de son Mondial 2018, il n’a une nouvelle fois pas été récompensé de ses efforts, à la fois par malchance et par manque de concentration.

FootAfrique

Candidat pour la cinquième fois à l’organisation de la Coupe du monde, le Maroc a de nouveau échoué mercredi 13 juin à Moscou. Largement devancé par le dossier United 2026 par 134 voix contre 65, le Royaume a constaté que onze pays africains avaient préféré donner leur voix à son puissant adversaire.

Si l’Afrique était unie, cela se saurait. Le Maroc s’en est aperçu mercredi à Moscou, en voyant onze pays du continent (Cap Vert, Afrique du Sud, Bénin, Liberia, Sierra Leone, Namibie, Botswana, Zimbabwe, Guinée, Lesotho, Mozambique) lui préférer United 2026. Les Nord-Africains, qui misaient sur une cinquantaine de votes africains, tombent de haut.

« Je suis un peu surpris. Il y a  près de  80 % de fédérations africaines qui ont préféré le Maroc. Ce n’est pas mal, mais franchement, je m’attendais à mieux. Je pense que le dossier marocain était solide. Et que cette candidature de mon pays était celle de tout un continent. Visiblement, certains ne l’ont pas vu comme cela », regrette Abdeslam Ouaddou, l’ancien  défenseur des Lions de l’Atlas.

Le Bénin et la Guinée

« Le Maroc a aidé de nombreuses fédérations africaines, il a de quoi être déçu de constater que certaines n’ont pas voté pour lui », regrette Constant Omari, le président de la Fédération congolaise de football (FECOFA), qui n’a pas caché sa déception en constatant que nombre de ses homologues africains ont accordé leur voix au dossier United 2026. Et notamment le Bénin et la Guinée. Le président de la fédération guinéenne a cependant affirmé, après la publication du vote par la FIFA, qu’il n’avait pas donné sa voix à United, invoquant « une erreur technique ».

Depuis Niamey, François Zahoui, le sélectionneur ivoirien du Niger, s’attendait à un peu plus de solidarité africaine. « D’abord, un total de 65 voix, cela me semble peu. Et concernant l’Afrique, je crois que tous n’ont pas bien compris que notre continent a besoin d’organiser des événements d’ampleur internationale pour son image, mais aussi pour améliorer ses différentes infrastructures. La Confédération africaine de football (CAF) devrait à l’avenir insister sur ce point dans ses discours ».

Même analyse pour l’ancien international camerounais Patrick Mboma : « Cette candidature, c’était d’abord celle de l’Afrique. J’ai du mal à comprendre pourquoi des pays africains ont préféré le dossier adverse : trois pays, trois visas, trois langues, un gros décalage horaire. Surtout le Bénin et la Guinée, voire le Cap Vert et le Mozambique ; passe encore pour les Anglophones, encore que certains pays ont tendance à s’inventer une proximité culturelle avec les États-Unis. »

La quête de bénéfices

Pour le Marocain Abdeslam Ouaddou, la FIFA avait clairement affiché sa préférence pour le dossier United 2026. « On sait que cela va générer plus de bénéfices. Je ne nie pas la solidité de cette candidature : les trois pays sont prêts. Mais on a privilégié le foot business au détriment du développement du foot en Afrique. La FIFA a franchi un cap supplémentaire dans le capitalisme. »

Jeune Afrque

Journal Ukuri n°135

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