Le directeur-pays du FIDA, M. Abdelhaq Hanafi qui l’a fait savoir à l’ouverture de cet atelier, a relevé qu’il marque également le lancement officiel du Programme d’appui au secteur agricole du Nord-Kivu (PASA- NK).

Ce dernier, a-t-il ajouté, est le dernier né de la coopération FIDA-RDC, mis en œuvre en octobre 2016 mais frappé de la suspension du portefeuille ainsi que le regroupement des équipes de la RDC et de la République du Congo avec les staffs des gouvernements assurant,  les équipes du FIDA à Kinshasa et à Rome.

Cette rencontre, a-t-il précisé, revêt une connotation de familiarisation des équipes de deux pays.

Près de 53 millions d’USD au projet PASA-N-K 

Le projet d’appui au secteur agricole dans la province du Nord-Kivu (PASA-N-K) est financé à hauteur de 53 millions d’USD  pour une durée de 9 ans amputé  de deux ans de suspension. Il va s’appuyer sur les organisations paysannes et des services étatiques, tout en ciblant en priorité les chaînes de valeur riz, maïs, pomme de terre et café.

Le montage institutionnel de ce projet est novateur, dans la mesure où c’est la première fois que le FIDA et le gouvernement de la RDC ont accepté d’impliquer des organisations paysannes et des ONG dans la gestion directe et la mise en œuvre d’un projet.

La contribution du FIDA  dans ce projet s’élève à près de 34 millions d’USD dont la moitié est sous-forme de don et la différence sous-forme des prêts, à des conditions particulièrement favorables exemptés d’intérêt, mais soumis à une condition de service de 0,75% par an et d’un délai de 40 ans dont 10 années de différé, a dit M. M. Abdelhaq Hanafi.

Il a fait remarquer que le partenaire de FIDA qui est le Fonds de développement des pays exportateurs de pétrole (OFID) s’est engagé à apporter 9,7 millions d’USD pour le désenclavement des bassins de production

L’atelier immersion, a souligné M. M. Abdelhaq Hanafi,  rassemble pour la première fois les équipes des projets de deux Congo pour une formation mutuelle, un échange sur les thèmes clés, une construction d’une stratégie pour améliorer la performance de deux portefeuilles, en le gérant ensemble comme une seule et même équipe les défis et les risques liés au travail dans les deux pays

Conséquence de la levée de la mesure de suspension 

 M. Abdelhaq Hanafi a souligné à la même occasion que grâce à la levée de la mesure de la suspension de l’engagement du FIDA en RDC, celui-ci a obtenu une prorogation pour 28 mois du Programme d’appui aux pôles d’approvisionnement de Kinshasa en produits vivriers et maraîchers (PAPAKIN), moyennant une condition, celle d’atteindre des niveaux des performances acceptables qui seront attestés par l’atteinte d’un certain nombre des jalons fixés respectivement au 31 décembre 2018 et au 30 juin 2019.

Le Programme intégré de la réhabilitation de l’agriculture dans la province de Maniema (PIRAM) et le PASA-N-K sont aussi soumis à la même contrainte. « Nous devons travailler pour démontrer au FIDA que la RDC a mis en place un cadre  et des procédures, et possède des équipes des projets capables d’assurer un décaissement, un investissement et un suivi performant en qualité et en quantité dans le délai court », a martelé le Directeur-pays du FIDA.

Des réalisations 

Le FIDA-RDC a déployé de diverses activités après la levée de la mesure de suspension de l’engagement de cet organisme, lesquelles visent la relance des projets PAPAKIN et PIRAM. Les autorités impliquées dans les projets ainsi que des experts ont pris part active à ces activités.

Lesdites activités ont consisté en la planification pluriannuelle, la gestion financière et la planification de passation des marchés pour répondre aux jalons fixés par le FIDA à la fin du mois de décembre 2018 et à fin juin 2019, a affirmé M. M. Abdelhaq Hanafi.

Il a soutenu que les activités amorcées dans le cadre de ces  trois projets ont abouti  aux résultats escomptés, notamment, l’élimination d’un certain nombre d’engagements qui étaient en suspens  depuis la suspension du portefeuille du FIDA.

Il s’est agi aussi des missions d’inspections au cours desquelles, M. M. Abdelhaq Hanafi a découvert que la RDC est bénie en ressources naturelles. A cet effet, il s’est résolu que la réalisation des objectifs assignées aux projets est possible, avant de se déclarer satisfait de la participation effective du comité de pilotage et de sa Task-force qui est une équipe d’experts, issus de divers ministères en appui au comité de pilotage.

Selon lui, l’implication institutionnelle au niveau central et provincial est l’une des clés du succès des projets FIDA en RDC. Il a, par ailleurs, manifesté la volonté de renforcer davantage l’implication des gouvernements provinciaux, des administrations de tutelle, du comité de pilotage et de la Task-force.

Il a précisé qu’à ce prix que son organisme s’assurera des prévisions budgétaires dégageant des ressources et permettant de compléter les ressources issues du gouvernement, afin que chaque entité étatique impliquée dans le suivi et l’appui aie les ressources, les connaissances et les équipements nécessaires.

ACP