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Rwanda: Plus de 500 délégués venus de 45 pays africains réfléchissent sur les stratégies d’impliquer les Jeunes dans l’Agriculture

Plus de 500 délégués issus de 45 pays africains réfléchissent ensemble sur les stratégies de rendre l’agriculture plus attractive pour les jeunes.

Pour la Ministre rwandaise de l’Agriculture et des Ressources Animales (MINAGRI), Géraldine Mukeshimana, Invitée d’Honneur représentant le Président Paul Kagame à l’ouverture de la Conférence, 5 millions d’Africains qui terminent l’école n’ont pas d’emplois. Le taux de chômage reste élevé. L’agriculture a pourtant des réserves non exploitées. Beaucoup de jeunes trouvent que l’agriculture n’est pas attrayante, La solution est de maximiser l’intérêt financier, exploiter les solutions de recours aux TIC.

«Selon la Banque Mondiale, l’agribusiness peut mobiliser jusqu’à $ 1.000 millions. Le Rwanda soutient les jeunes dans l’agriculture de différentes façons. Le Forum de Jeunes dans l’Agribusiness  (RYAF) rassemble déjà 4.300 des jeunes. Mais il faut une croissance inclusive pour réduire la pauvreté d’ici 2025. L’on augmente ainsi les échanges intra-africains, ainsi que les services. L’on pourra générer plus d’emplois dans les différentes étapes de la chaîne des valeurs de l’agribusiness», a indiqué la Ministre Mukeshimana.

Elle a informé que le Rwanda a lancé un plan stratégique dans les quatre phases de la transformation, qui est  le développement des capacités et la création d’emplois. L’impact est que les jeunes travaillent dur dans le business et éliminent la faim en Afrique.

Pour le Directeur Général de l’Agence onusienne pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO), José Graziano da Silva, 60 % de la population africaine a moins de 25 ans.

«En 2050, la population de 24 ans en Afrique Subsaharienne aura doublé. Il y a un niveau élevé de sous-emploi des jeunes. Environ 12 millions d’emplois par an doivent être créés. Malheureusement, nous ne créons qu’un tiers. Les jeunes ne trouvent pas d’emplois et émigrent. Ils veulent une vie descente dans l’agriculture où ils ne sont que partiellement embauchés. Les jeunes doivent comprendre que l’agriculture est rentable Ils doivent innover en recourant à des TIC qui les aident à atteindre les marchés. Les activités agricoles vont exiger des compétences numériques. Il faut pour cela créer des associations coopératives pour avoir accès aux techniques modernes et bénéficier d’appui. L’on ne peut pas aider les personnes individuellement», a-t-il dit.

Il a ajouté qu’il faut établir des liens avec la filière des industries, créer plus d’opportunités pour les jeunes et les femmes qui doivent avoir des appuis financiers de façon inclusive. L’on doit créer aussi des investissements pour les jeunes. Le DG Gaziano a rappelé que la FAO a appuyé le Nigeria, le Sénégal et le Rwanda dans ce sens.

Pour le DG de l’ONUDI (Organisation des Nations Unies pour le Développement Industriel) basée à vienne, Li Yong, l’Afrique comptait 226 millions de jeunes en 2025 qui doubleront en 2030. Pour éviter le chaos dans l’avenir, il faut offrir des emplois aux jeunes. Cela exige la conjugaison d’efforts.

«Le secteur agricole est un axe important pour réaliser cette vision. Malheureusement, on note de faibles investissements qu’il faudra augmenter dans ce domaine. L’Afrique a des opportunités non encore exploitées, surtout pour les ruraux. L’industrie alimentaire dans la transformation pourrait créer plus d’emplois. Cela exige de s’adapter aux technologies innovantes. Il faut pour cela des investissements, des transferts de technologies, une modernisation des équipements, une connectivité pour être relié aux marchés pour toutes les chaînes de valeur. Il faut aussi la numérisation au niveau du commerce virtuel qui est important pour la création d’emplois. L’on se regroupera en coopératives et l’on s’assurera des gains de production», a-t-il dit.

Avec la couverture à bande large, on peut aider les jeunes à se connecter. Ceci est important pour le continent dans la réalisation de la ZLEC/CFTA qui élargira ses ramifications.

Li Yong a souligné que l’on aura besoin d’infrastructures de qualité pour que les entreprises travaillent efficacement.

Notons que l’ONUDI appuie différents pays comme le Pakistan au niveau des la transformation de la mangue ; l’Ethiopie dans la transformation de la viande à exporter ; le Sénégal pour 1.100 jeunes qui ont créé des emplois ; la Guinée, la Tunisie où dix mille emplois ont été créés pour les jeunes. Le Mali, l’Ouganda, le Rwanda, l’Angola, la Namibie ont créé une culture entrepreneuriale par des cours dans les écoles technique et universités.

«L'ONUDI œuvre pour le développement de l’Afrique en répondant aux besoins énormes des populations, et en créant les semences d’une industrialisation durable », a encore fait remarquer  Li Yong. 

RNA

Journal Ukuri n°138

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