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Burundi : augmentation de la production de café

Au Burundi, la Confédération nationale des caféiculteurs (CNAC) anticipe une récolte de café de 17 000 tonnes en 2018, soit 2 000 tonnes de plus que l’année dernière. C’est ce qu’indique le Ministre Deo-Guide Rurema, Ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de l’Environnement.

Selon lui, cette hausse tient au fait que le gouvernement burundais a contraint les différents organismes de tutelle à travailler en synergie avec les opérateurs du secteur, mais aussi de mener une collaboration efficace avec le ministère de l'Intérieur pour lutter de manière plus efficiente contre la fraude.

Le café constitue la principale ressource de devises du pays. Il encaisse plus de 60% des recettes pour toutes les exportations nationales. Pour la campagne de café en cours, le Burundi s’attend à une production de café vert estimée entre 20.000 et 22 000 tonnes. Il s’agit d’une hausse de production la plus significative depuis 2015. D’après Bloomberg, le Burundi a exporté 10 000 tonnes de café en 2017 pour des recettes d’environ 52 milliards FCFA.

Pour le compte de la saison qui a débuté en mars dernier, les planteurs devraient encaisser entre 500 et 600 francs burundais pour chaque kilogramme de cérise de café livré aux stations de lavage. C’est ce qu’a indiqué Joseph Ntirabampa, le Président de la Confédération Nationale des Caféiculteurs. 

Selon toujours le ministre Rurema, cette situation est conséquente à la mise en place des mesures d’accompagnement qui ont abouti à soutenir et à encourager la production locale qui trouve aisément des marchés d’écoulement :

« Tout cela a encouragé la population à encore considérer le secteur du café comme le secteur promoteur de leur développement », a-t-il expliqué 

La libéralisation de la filière caféicole intervenue dans les années 1990 et surtout sa privatisation, encouragée par la Banque mondiale, en 2008, avaient un double objectif d’augmenter les ressources financières du pays et de fournir à la masse paysanne (au-delà de 500 000 ménages ruraux) plus de revenus monétaires car la culture du café est pratiquée par près de 600 000 ménages ruraux. Le pays produit essentiellement du café Arabica.

Le café apporte plus de 60% de devises au pays

Le Ministre Deo-Guide Rurema a  fait savoir que le développement de la culture du café est une préoccupation du gouvernement du Burundi à travers le ministère de l’Agriculture et de l’Elevage (MINAGRI).

Selon toujours lui, le café est un des produits agricoles industriels les plus importants dans le monde en général et dans notre pays en particulier. Le café à lui seul apporte plus de 60% des devises résultant des exportations. Il est l’une des cultures pratiquées par les petits producteurs et leurs revenus en dépendent.

Selon Pascal Barandagiye, ministre de l'Intérieur, la réglementation en matière de transport du café a déjà produit des effets positifs en 2017.

« Comme cela été le cas l'année dernière, la réglementation en matière de transport du café depuis les stations de lavage jusqu'aux usines reste de rigueur : celui qui tentera de faire la fraude du café verra son camion saisi définitivement (...) Le café sera vendu aux enchères et le produit de la vente sera attribué à la commune d'origine de ce café », a rappelé Barandagiye. Une déclaration, une menace à peine voilée, exhortant les commerçants à ne pas s'exposer aux sanctions qui, selon lui, sont les plus sévères en la matière.

D’après les chiffres officiels de 2017, la culture du café est la principale source de devises pour le Burundi, avec celle du thé dans une moindre mesure. Le Burundi compte près de 600 000 ménages ruraux qui cultivent du café.

Gaudence Uwineza

Journal Ukuri n°136

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