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RDC : L’opposition menace de se retirer du dialogue politique

Lundi, le parti Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS), épine dorsale du Rassemblement, s'est retiré de ces assises, accusant le camp présidentiel de multiplier les blocages.

Le Rassemblement des forces politiques et sociales acquises au changement, principale plateforme de l'opposition congolaise, a menacé de se retirer des discussions sur l'additif de l'accord du 31 décembre, si la signature du texte final n’aura pas eu lieu lundi.

Dans une déclaration à Anadolu, le député Jean-Claude Vuemba a affirmé, mercredi, que Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, président du bureau politique du Rassemblement et Félix Lumbi, président du conseil des sages sont prêts à déclarer au peuple que le consensus avec le régime Kabila n'a pas été possible et à demander à ce dernier d'en tirer les conséquences.

« Nous pouvons accorder deux jours de plus, après la date annoncée par la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO), au nom de la recherche d’un consensus avec le pouvoir », a tempéré Vuemba, cadre du Rassemblement.

L’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), principal parti d’opposition en République démocratique du Congo (RDC), a quitté, lundi soir, les négociations politiques pour la transition, parrainées par la Cenco.

Trois mois après la signature de l’accord du 31 décembre pour une sortie de crise en RDC, l’impasse politique persiste. Le texte additif à cet accord n'a, en effet, jamais été adopté, en raison de certains points de divergence, dont le mode de désignation du premier ministre de la transition et le remplacement d’Étienne Tshisekedi, chef de file de l’opposition, récemment décidé à Bruxelles.

Lundi soir, la conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) a annoncé que la signature du texte final qui sanctionnera les discussions entamées en décembre pour apaiser la tension, née de la crise électorale, aura lieu lundi prochain.

Mettant en garde contre la persistance de la crise politique en RDC, Maman Sidikou, responsable de la mission de l’ONU en RDC (MONUSCO) a indiqué que le risque de violences électorales reste élevé dans les zones urbaines en République démocratique du Congo (RDC).

S’exprimant devant le Conseil de sécurité à New-York, il a fait remarquer que la mort de l'opposant Etienne Tshisekedi, le 1er février dernier, a eu un impact significatif sur le processus politique dans le pays.

La RDC traverse une crise politique et sécuritaire accrue, en raison de la non tenue des élections dans les délais (novembre 2016).

AA