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Le candidat du parti au pouvoir lors de sa campagne électorale dans le District de Rulindo au nord u pays

Personne ne peut détruire les bonnes réalisations déjà mises en place par les Rwandais qui demeurent vigilants pour assurer la sécurité de leurs ouvrages, selon le candidat du FPR, Paul Kagame.

«Personne ne peut détruire nos infrastructures alors que je suis présent, comme le souligne la chanson qui nous anime. Les bonnes méthodes qui stimulent le développement de l’agri-élevage font partie intégrante de notre culture. Nous devons construire ensemble des écoles, des centres de santé, des hôpitaux, des routes. Nous devons aussi les protéger. Nous avons été formés pour bâtir et non pas pour détruire. Notre culture est celle de la construction», a-t-il indiqué.

Il ajouté que le travail de vote du 4 Août signifie continuer à construire l’histoire de la construction de la nation, pour que les enfants qui naîtront trouvent prêtes des bases sur lesquelles ils renforceront la nation.

«Le 04 Août prochain sera une cérémonie de consolidation du processus de la construction de la nation. Nous sommes préparés. Notre avancée ne peut laisser personne en arrière : hommes, femmes, vieux et jeunes. Tous travaillent ensemble vite pour aller plus loin. Chacun apportera sa pierre à l’édifice. Nous nous réjouissons des progrès réalisés», a poursuivi le candidat du FPR lors du 6ème jour de sa campagne électorale dans le District de Rulindo.

Il a tenu à exprimer ses remerciements au Président du Parti Social Démocrate (PSD), Dr Vincent Biruta, pour son message à la population de Rulindo.

Dans ce message, Dr Biruta a souligné que le PSD et les autres partis politiques qui ont soutenu le FPR voteront le candidat du FPR.

«Le PSD et les autres partis œuvrent en synergie avec le FPR. Nous avons le même langage de bâtir ensemble le Rwanda en privilégiant l’unité, la démocratie, le développement et l’amélioration de bonnes conditions socio-économiques des Rwandais. Le PSD est l’ami du FPR depuis 25 ans», a rappelé Dr Buruta.

Kagame a informé que c’est le programme du FPR et des autres parties qui continue à être mis en œuvre jusqu’à présent et qui enregistre des résultats performants.

Le candidat Kagame a relevé que quand les Rwandais ont bien compris, ils se mettent à l’œuvre.

«C’est ce que nous attendons d’eux pour voter 100 % le candidat du FPR. Cela signifie atteindre à 100% les activités projetées», a-t-il dit sous les acclamations du public.

Il a confié qu’il a été réjoui par les habitants du District de Rulindo. «Unis, nous pouvons travailler soudés avec notre intelligence et nos énergies. Nous pouvons atteindre ainsi toujours nos objectifs. Entre vous et moi, se sont érigés  un espoir et une confiance totale», a terminé Paul Kagame.

La Société Tumba Coffee a prospéré grâce au leadership du FPR et de Paul Kagame

La société qui transforme le café « Tumba Coffee » appartient à Venuste Mugiraneza. Celui-ci habite le secteur Buyoga dans le district de Rulindo. Tumba Coffee a été créé en 2002.

«Je suis revenu au Rwanda en provenance des forêts congolaises de Katale en RDC. C’est l’Armée Patriotique Rwandaise (APR) qui nous y a trouvés et qui nous a rapatriés. Elle nous a libérés de la gueule des miliciens génocidaires. A cette époque, j’avais 25 ans. Mais je paraissais vielli. C’est lors de la visite du Président Kagame à Gitarama en 202 et de son message aux habitants qui m’est venue l’idée de transformer le café. Je suis partie d’une avance de 70 mille Frw sur mon salaire en 2002 pour arriver aujourd’hui à cent millions Frw qui constituent le capital de mon entreprise. J’ai contracté un crédit à la banque pour que l’usine m’appartienne entièrement », a témoigné Venuste Mugiraneza qui confie que la bonne gouvernance de Kagame est le moteur de ses succès.

Venuste Mugiraneza veut travailler à toute vitesse et passer de la production actuelle de 800 grammes par caféier à 3,2 Kg. Le revenu issu du café passera ainsi de 6 millions Frw à 24 millions Frw.

«Notre café est apprécié en Amérique, en Europe et en Australie où il est exporté. Il finance des actions de développement dans le District de Rulindo, notamment la constructions des routes».

RNA

Un temps envisagée, l’idée de faire participer des pays non-africains n'a pas été suivie par le Comité exécutif de la Confédération africaine de football réuni à Rabat. La prochaine CAN aura lieu en juin-juillet 2019.

Après 2 jours d'un symposium qui a fait couler beaucoup d'encre, le Comité exécutif de la CAF a passé en revue les résolutions des différents ateliers.

L'élargissement de la CAN à 24 équipes est désormais acté et ce changement majeur interviendra dès 2019. Le Cameroun, qui doit en principe organiser la compétition, sera-t-il prêt ? L'Egypte ou le Maroc sont déjà en embuscade en cas de refus de la CAF d'organiser le tournoi sur le sol camerounais. Une visite d’inspection aura lieu en septembre précise l’instance africaine.

La CAF affirme qu'un "consensus s'est dégagé sur un certain nombre de points", notamment "un tournoi qui devra se disputer entre les mois de juin et juillet. La compétition continuera à se disputer tous les deux ans, les années impaires et exclusivement sur le continent africain et avec des sélections nationales africaines."

Un temps envisagée, l’idée de faire participer des pays non-africains n'a pas été suivie par le Comité exécutif.

Concernant les compétitions inter-clubs, il a été convenu par le Comité de "maintenir le format actuel, mais de procéder à l'avenir à un changement de calendrier pour les compétitions interclubs qui devraient commencer à se dérouler des mois d'août à mai."

 Foot Afrique

Le président tanzanien John Magufuli a appelé les réfugiés burundais à rentrer dans leur pays, après avoir rencontré son homologue burundais Pierre Nkurunziza qui effectuait dans le nord-ouest de la Tanzanie sa première visite à l'étranger en plus de deux ans.

En amont de la rencontre, des diplomates avaient indiqué à l'AFP sous couvert de l'anonymat que M. Magufuli avait été mandaté par les pays de la Communauté d'Afrique de l'Est (EAC) pour convaincre Pierre Nkurunziza de participer au dialogue interburundais de sortie de crise.

Rappelant que ce dialogue est au point mort, le gouvernement refusant de discuter avec l'opposition en exil, un de ces diplomates avait dit que "la communauté internationale attend beaucoup de cette rencontre" à Ngara, à une quinzaine de kilomètres de la frontière burundaise. "Magufuli est l'un des rares à pouvoir avoir une influence sur le président burundais".

A l'issue de la rencontre, tenue secrète jusqu'au dernier moment, M. Nkurunziza a d'abord affirmé qu'"aujourd'hui, le Burundi est en paix". "Nous appelons nos frères et soeurs réfugiés en Tanzanie à rentrer au Burundi, pour que nous puissions bâtir notre pays ensemble".

M. Magufuli a renchéri: "Mes frères burundais, je vous prie de rentrer chez vous, pour bâtir votre pays. Vous venez d'entendre votre président, préparez-vous dès aujourd'hui à rentrer chez vous. Je ne vous expulse pas, mais nous devons nous dire la vérité".

Selon le Haut Commissariat de l'ONU pour les réfugiés, 275.000 Burundais se sont réfugiés en Tanzanie. Les gouvernements burundais et tanzaniens contestent ces chiffres et soutiennent qu'une grande partie des réfugiés sont déjà rentrés au pays.

"Il y en a qui font des réfugiés une affaire rentable, j'ordonne d'ailleurs au ministre de l'Intérieur d'arrêter d'accorder la nationalité (tanzanienne, ndlr) aux réfugiés. Il faut que nous apprenions à servir nos pays", a également déclaré M. Magufuli.

"Ceux qui prêchent que le Burundi n'est pas en paix doivent cesser cet évangile", a-t-il ajouté.

M. Nkurunziza n'avait plus quitté son pays depuis mai 2015. Il se trouvait alors à Dar es Salaam (Tanzanie) pour un sommet de l'EAC, mais était rentré en urgence au Burundi en pleine tentative de coup d'Etat, finalement déjoué.

Le Burundi traverse une crise violente depuis la décision en avril 2015 de Pierre Nkurunziza de briguer un troisième mandat controversé, obtenu en juillet de la même année. Des manifestations avaient alors été violemment réprimées et le coup d'État manqué en mai 2015 a fait basculer le pouvoir dans une répression systématique.

Les violences ont déjà fait de 500 à 2.000 morts, selon les sources (ONU et ONG), et ont poussé à l'exil plus de 425.000 Burundais. L'ONU a depuis accusé Bujumbura de graves violations des droits et mis en garde contre un risque de génocide.

Pierre Nkurunziza a été escorté jusqu'à Ngara par un convoi lourdement armé. Il était à la tête d'une "forte délégation" incluant notamment les ministres de la Sécurité publique, de la Défense et des Relations extérieures, selon un communiqué de la présidence burundaise.

AFP

La Burundaise Nadine Ndayisenga est détenue au cachot de la commune de Rugombo (province de Cibitoke, nord-ouest du Burundi)  après son arrestation hier vers 16 heures.

De retour du Rwanda, elle a été arrêtée par le chef de poste de la PAFE (Police de l'Air, des Frontières et des Étrangers) de Ruhwa, l'accusant de s'y être rendue pour visiter "les manifestants se trouvant au Rwanda".

Selon le Collectif SOS Médias Burundi, la famille de Nadine Ndayisenga exige sa libération, mais le chef de poste de la police de Rugombo dit qu'elle a été arrêtée pour raison d'enquête.

Agence Rwandaise d'Information

À Kigali, le Tap&Go est devenu un réflexe pour les usagers des bus. Le système de paiement par carte, développé par AC Group, revendique déjà 1 million d’utilisateurs au Rwanda.

« Cela permet aux opérateurs de transport d’éviter les fraudes et d’adapter le service aux besoins des consommateurs », explique Patrick Buchana, directeur général et fondateur d’AC Group.

Après avoir conquis le marché local, l’entreprise se déploie aujourd’hui au Cameroun. « Nous avons déjà 80 000 souscripteurs à Yaoundé et à Douala, et nous sommes en négociations avec plusieurs autres pays sur le continent », avance le dirigeant.

La société, qui prélève un pourcentage sur chaque transaction, emploie déjà plus de 50 personnes à Kigali. Son patron, qui exerce en parallèle une activité de conseil auprès des gouvernements en matière de transports intelligents, préfère encore rester discret sur la valeur de son entreprise.

Celle-ci pèserait déjà plusieurs millions de dollars. Patrick Buchana s’est fixé la mission de devenir « un acteur panafricain du transport ».

APA, Kigali

Jean-paul Kambere 

Doté d’une mimique extrêmement expressive, Jean-Paul Kambere est avant tout un citoyen ordinaire. Mais, il est reconnu par sa simplicité et fait partie des gens que l’on admire aujourd’hui dans ce petit village appelé Sarambwe, le nom même de la réserve naturelle des gorilles dont il s’agit. Ici nous sommes dans le Rutshuru profond, à une centaine de kilomètres au nord de Goma. Passionné par les animaux depuis son jeune âge, l’homme a eu un rêve qu’il va jusqu’à réaliser aujourd’hui malgré des menaces qui pèsent sur lui : « connaitre et protéger ces gorilles dont on parle dans cette brousse à la lisière de son village. »

Né dans le paysage de la réserve de Sarambwe, Jean-Paul Kambere a alors 15 ans lorsqu’il se réfugie frauduleusement dans ce couloir écologique faisant la ceinture verte avec l’Ouganda voisin. De là, il croit inhiber le choc émotionnel lié à la mort tragique de ses deux parents qu’il venait de perdre aussitôt dans cette région rebelle. C’est dans cette voie qu’il fait la première rencontre avec des individus à l’allure imposante et visiblement agressifs. Du coup, il se souvient : « les villageois parlaient des gorilles dans cette brousse… ». C’est le début d’une bonne aventure. Mais pendant ce temps, la réserve de Sarambwe est encore méconnue du grand public et peut-être même de l’ICCN qui, selon les informations à notre possession, doutait encore de la présence des gorilles dans ce secteur.

Une nouvelle vie commence avec les gorilles

Jean-Paul Kambere s’est ainsi lancé le défi. Mais sa présence était une menace pour ces gorilles et il lui fallait d’abord imiter leur comportement et leurs mouvements pour inciter la confiance chez ces grands singes. Analphabète pourtant, il s’est fait accepté et s’est directement mit à les surveiller à l’intérieur de cet espace d’environs 10 km2. L’exercice s’est étendu sur six mois de suite et du coup il dénombre au total 17 individus de gorilles repartis dans deux familles : « J’ai passé six mois avec ces gorilles et nous avons cohabité harmonieusement. Le gorille est un animal paisible et social... il suffit de s’adapter à son humeur ! » indique-t-il, ajoutant que la survie de ces gorilles était constamment menacée par la perte et la fragmentation de leur habitat, la chasse, les maladies et les effets des conflits armés, etc.

Combattre aux côtés des gorilles

Jean-Paul Kambere a consenti des sacrifices pour arriver à gagner la confiance de ces gorilles et les approcher le plus près. Des fois, ce sont ces gorilles eux-mêmes qui tentent de l’attaquer mais il sait déjà comment s’y prendre. Au risque de sa vie, il a combattu notamment en entretenant régulièrement l’habitat de ces gorilles, en détruisant des pièges autour d’eux et parfois en les soignant à partir des plantes médicinales : « c’est peut-être le don que Dieu a mit en moi pour sauvegarder cette population des gorilles », rétorque-t-il, à la question de savoir le pourquoi de sa motivation : « j’avais amèrement constaté d’autres graves menaces mettant en danger la survie de ces gorilles. C’est notamment l’envahissement de la réserve par l’armée ougandaise et bien d’autres groupes armés locaux, l’agriculture, la coupe des bois, des incendies dont sont auteurs les riverains », insiste-t-il, ironisant n’avoir jamais été à l’école pour bien établir les faits. Mais durant tout ce temps, le village n’avait pas de ses nouvelles. Il reviendra alors pour une autre mission, après les six mois passés avec les gorilles dans ladite réserve.

Initier les villageois à préserver ces gorilles

Le combat de  Kambere ne s’est pas achevé. Il vient faire découvrir aux villageois l’espèce qu’il trouve semblable à lui-même et avec lequel il a été en contact pendant tout le temps passé dans la réserve. Pour tenter de susciter la confiance des villageois qui le diabolise, il explique aux villageois que c’est l’homme qui menace le gorille et qui le rend ainsi agressif : « nous devons cesser d’aller piéger ces gorilles et d’envahir la réserve en cultivant ou en coupant des bois » disait-il, avant d’y amener d’autres jeunes villageois pour admirer comme lui, ces espèces.

 « Même durant les dernières occupations rebelles de CNDP et du M23, l’homme est resté seul aux côtés de (ses gorilles) », témoigne une villageoise. Ainsi, la communauté locale se passionne petit à petit à la vie des gorilles.

Depuis, le nombre d’individus des gorilles a augmenté. Il est aujourd’hui passé de 17 à 27 gorilles repartis désormais dans trois familles, dont l’une est solitaire, nous indique-t-on.

A cause de cela, des villageois lui vouent beaucoup de respect. C’est bien lui qui a conduit en 2010 la visite du directeur du parc national des Virunga Emmanuel de Mérode dans cette réserve : « il était venu se rendre compte de la présence réelle des gorilles ici. Et il les a vu ! » précise Kambere, rappelant qu’il avait également conduit en 2007 la visite d’un citoyen français M. Xavier Gilbert de l’organisation « Objectif Brousse » dans ladite réserve.

 « C’est bien cette organisation qui soutient le mieux nos actions », renseigne Jean-Paul Kambere, ajoutant : « j’ai initié d’autres jeunes à la surveillance des gorilles et l’organisation (ObjectifBrousse) nous a doté des tenues et se charge du paiement des frais scolaires pour plus d’une centaine d’enfants dans notre village, y compris mes enfants et ceux d’autres pisteurs ».

Difficile d’être lanceur d’alertes dans la conjoncture actuelle. Mais âgé de 30 ans aujourd’hui, Jean-Paul Kambere rêve d’un lendemain meilleur de par son engagement. Reste à signaler que l’organisation internationale « Objectif brousse » travaille ici en partenariat avec une association locale très active CEPED (Centre d’ Education pour la Protection de l’Environnement et Développement durable) qui fut d’ailleurs représenté á Paris lors de la COP 21. Mais grâce à Jean-Paul Kambere, pisteur en chef de l’organisation « ObjectifBrousse » en partenariat avec le CEPED, les photos des individus des gorilles ont été prises et ladite réserve a été cartographiée. 

Par contre, une autre association locale dite la Voix de la Nature ou (VONA) en sigle, travaille dans ce secteur, renseigne encore Kambere qui souligne également le travail de titan réalisé par un officier militaire des FARDC basé dans ce secteur pour la sécurisation de la réserve et des pisteurs.

Par Joseph Tsongo

Les responsables de la Communauté islamique du Burundi (COMIBU) n’ont encore fait aucune réaction

Le ministre burundais de l’Intérieur et de la Formation patriotique, Pascal Barandagiye, a appelé, mardi, tous les Musulmans mariés à plus d’une épouse à ne garder qu’une seule femme pour se conformer à la loi, a rapporté le correspondant d'Anadolu.

«Nous demandons à tous les Musulmans du Burundi qui sont mariés à plus d’une femme de s’unir légalement avec une seule femme avant la fin de cette année», a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse organisée à Bujumbura.

S'adressant aux Musulmans qui veulent garder leurs deux, trois voire quatre épouses, arguant que la religion musulmane le leur autorise, le ministre a précisé que le gouvernement a demandé l'avis des spécialistes de la religion.

«Nous avons approché des spécialistes de la religion musulmane qui nous ont signifié que seuls ceux qui sont en mesure de traiter équitablement leurs épouses peuvent prendre plus d’une femme », a-t-il expliqué.

Le responsable burundais a, par ailleurs, rappelé que "le Burundi est un Etat laïc", soulignant que "la loi concerne donc tout le monde sans exception".

Au Burundi, les Musulmans représentent moins de 10℅ de la population totale. La communauté est essentiellement implantée dans les centres urbains, notamment à Bujumbura, à Gitega (centre) et à Rumonge (Sud).

Les responsables de la Communauté islamique du Burundi (COMIBU) n’ont, quant à eux, pas réagi aux déclarations du ministre. 

Le 1er mai dernier, le chef de l’Etat, Pierre Nkurunziza, avait exhorté les citoyens polygames et ceux vivant en union libre, à s'inscrire auprès des services d’état civil avec une seule femme avant la fin de l'année 2017. Une mesure qui s’inscrit dans le cadre d'une campagne de moralisation de la société burundaise.

A l’expiration de ce délai, le gouvernement prévoit une série de sanctions, notamment la privation de la gratuité des soins pour les femmes et les enfants de moins de cinq ainsi que des amendes.

AA/Bujumbura

Deux Généraux très connus, le Lt. Gén. Emmanuel Karake Karenzi et le Major Général Jacques Nziza, figurent sur la liste des officiers démobilisés lors de la cinquième phase de 2017.

Le Ministère de la Défense a rendu publique l’information par un communiqué, disant que 817 soldats, 369 sous-officiers, et autres 379 au terme de leur contrat, ont été démobilisés. Tandis que 70 autres ont été retirés de l’armée pour raison de maladie.

Parmi ceux qui ont été démobilisés figurent le Lt. Gén. Emmanuel Karake Karenzi, qui était le Conseil du Président pour les Questions Militaires et de Sécurité. Tandis que le Major Général Jacques Nziza, était chargé des relations entre la Population et l’Armée. Le  Brig. Gén. Gashayija Bagirigomwa, qui était chargé des démobilisés en Province de l’Est, a été aussi démobilisé.

La première phase de démobilisation a commencé en 2013, selon ce même communiqué.

Lors d’une cérémonie, le Ministre de la Défense, le Gén. James Kabarebe, a rendu hommage à ces démobilises pour leur rôle dans l’arrêt du génocide et la reconstruction du pays.

«Au nom de l’Armée et de son Chef Suprême, je vous exprime ma gratitude pour le patriotisme et le dévouement dont vous avez fait preuve dans l’arrêt du génocide et la reconstruction du pays. Vous remettez le costume militaire. Mais sachez que nous pouvons faire appel  à votre riche expérience en cas de besoin», a-t-il indiqué.

Au nom de ses frères d’armes, Karake Karenzi a dit qu’ils se tiennent prêts à répondre à l’appel au cas où le pays a besoin de leurs services.

«Nous connaissons notre rôle en tant que citoyens ordinaires. Nous nous tenons prêts à apporter notre contribution partout ou l’on aura besoin de nos services», a-t-il dit.

Agence rwandaise d'information

Alexis Sinduhije à Bujumbura, le 11 avril 2010. AFP PHOTO/ESDRAS NDIKUMANA

Au Burundi, le parti du Mouvement pour la solidarité et le développement (MSD) a récemment rendu publique une « feuille de route » présentant son analyse et ses propositions pour sortir de la crise politique que connaît le pays depuis plus de deux ans. Il s’agit d’une série de recommandations adressées aux chefs d’Etat de la région. Un moyen pour son président en exil, Alexis Sinduhije, véritable bête noire du régime de Bujumbura qui l’accuse d’avoir participé à la tentative de putsch du 13 mai 2015, de revenir sur le devant de la scène politique et d’améliorer une image écornée par les sanctions américaines qui pèsent sur lui et par les rapports qui l’accusent d’être à la tête d’une rébellion armée.

RFI : Dans cette feuille de route dont vous présentez la tenue d’élections libres et transparentes comme l’objectif principal, est-ce à dire que pour vous, l’objectif, ce n’est plus le départ de Pierre Nkurunziza ou l’annulation du troisième mandat qu’il a brigué ?

Alexis Sinduhije : Cela fera partie des questions à négocier. De toutes les façons, il n’y aura pas d’élections libres, justes et transparentes, tant qu’elles seront organisées par Pierre Nkurunziza et son parti au pouvoir. Ce que nous, nous demandons, c’est d’aller négocier l’environnement favorable pour la tenue d’élections libres, justes et transparentes, la libération des prisonniers politiques, le retour des réfugiés, le démantèlement des milices, le rétablissement de la presse privée et indépendante, ainsi de suite.

Le MSD fait partie du Conseil national pour le respect de l'Accord d'Arusha pour la paix et la réconciliation au Burundi et de l'Etat de droit (Cnared) qui regroupe une grande partie de l’opposition en exil. Pourquoi signer cette feuille de route au nom du MSD, et pas du Cnared ?

C’est parce qu’il y avait une diabolisation contre le MSD comme quoi nous étions des radicaux. Donc il faut quand même qu’on essaie de démontrer que nous ne le sommes pas.

Vous êtes au Burundi « l’ennemi numéro un », en tout cas à Bujumbura, selon les autorités. Est-ce que votre présence dans les négociations ne risque pas de braquer le pouvoir ? Le dialogue finalement ne serait pas peut-être plus apaisé, plus facile sans vous ?

Je ne pense pas qu’il peut y avoir un dialogue sans le MSD. Moi, je représente le MSD, mais s’il me demande de m’éclipser pour l’intérêt de tout le monde, que le MSD négocie, il n’y aura pas de différence. Bujumbura a peur du MSD.

Depuis trois années maintenant, vous vivez en exil. Sur le terrain, les militants du MSD sont quotidiennement emprisonnés, torturés, parfois assassinés même. Est-ce que depuis votre exil, vous vous sentez parfois impuissant ?

Oui. Impuissant, mais en même temps, courageux. Nous avons déjà perdu plus de 3 000 personnes, 3 000 vies. Et tous, Hutus comme Tutsis confondus, ils sont tués juste parce qu’ils sont membres du parti MSD. Sans moyen d’arrêter cela, il est bien clair que je me sens assez souvent impuissant.

Est-ce qu’avec cet exil qui se compte maintenant en année, l’opposition burundaise ne se déconnecte pas peu à peu du peuple burundais ?

L’opposition burundaise est dans l’âme des Burundais. Ce n’est pas parce que les leaders ont quitté le pays qu’ils sont partis avec l’âme des Burundais. Je pense que l’opposition est là, présente.

Dans la feuille de route qui a été présentée par le MSD, vous dites : « Les personnes soupçonnées de crimes de sang doivent être exclues de la participation aux institutions et aux futures institutions de transition ». Est-ce que vous qui êtes soupçonné d’avoir créé la rébellion armée du Red Tabara (Résistance pour un État de droit au Burundi), un récent rapport de l'International Crisis Group est formel là-dessus, est-ce que par conséquent, vous vous excluez vous-même du processus de transition ?

Nous parlons de la transition, et après c’est la transition qui va désigner qui sont condamnés et qui ne le sont pas ? Nous n’allons pas chercher à diriger la transition. Nous, nous soutenons que la transition soit dirigée même par des gens qui sont en dehors des partis.

Vous êtes également sous le coup de sanctions des Etats-Unis, du Trésor américain, au même titre que plusieurs personnalités du régime. Selon le trésor américain, « Alexis Sinduhije est un soutien actif de la rébellion armée au Burundi. Il a recruté et entraîné des forces d’opposition », et il affirme encore que vous êtes impliqué dans des plans d’assassinats de hauts responsables burundais. Que répondez-vous ?

Je crois que la décision du Trésor américain a été inspirée par le souci d’équilibre, parce que j’étais un Tutsi qu’il fallait mettre sur la balance.

Vous pensez être un bouc émissaire dans cette affaire ?

Oui, exactement. Je suis un bouc émissaire. Il fallait trouver un Tutsi.

Une réforme de la Constitution est en cours. S’il n’y a plus de limite de mandat, qu’est-ce qui peut encore empêcher aujourd’hui Pierre Nkurunziza d’être président à vie ?

Il y a un dilemme quand il y a  un pouvoir qui s’impose et qui veut rester au pouvoir par la force. La tendance des militants, c’est de se révolter et de vouloir opter pour le choix des armes. Entre les massacres de nos militants et l’acceptation d’un processus pacifique, qu’est-ce qu’il faut prendre ? C’est ça le dilemme auquel nous faisons face.

Dans ce dilemme que vous évoquez, est-ce que vous personnellement, votre choix est clair aujourd’hui ?

Le choix est très clair pour l’instant. Nous ne croyons pas à l’échec de la diplomatie, pour l’instant.

Vous pouvez dire également que vous n’avez aujourd’hui aucun lien avec aucun groupe armé qui existerait au Burundi ou à l’extérieur des frontières ?

Forcément, j’ai des liens avec certains membres de ces groupes qui sont des anciens membres de partis. Mais on n’a pas des liens de financement ou des liens de commandement.

Est-ce que vous désapprouvez leur méthode ?

Je respecte leur choix. Je respecte aussi leur colère, c’est leur façon de lutter. Ils combattent un ennemi, un ennemi du peuple burundais. Donc de ce point de vue, je respecte leur choix.

RFI

L'Afrique progresse vers la création d'ici le 30 octobre d'une grande zone de libre-échange (ZLE) qui couvrira environ la moitié des pays du continent.

Cette zone serait formée de la fusion du Marché commun de l'Afrique orientale et australe (COMESA), de la Communauté d'Afrique de l'Est (EAC) et de la Communauté de développement d'Afrique australe (SADC).

Francis Mangeni, directeur des questions commerciales et douanières auprès du COMESA, rappelle dans une tribune parue lundi dans le quotidien kenyan The Star que 19 des 26 pays impliqués dans ce projet imaginé en 2008 ont déjà signé l'accord.

"Trois annexes non résolues ont fait que l'accord n'était pas complet et ceci a été invoqué par certaines parties comme justifiant le fait qu'elles ne pouvaient signer ou ratifier le document. Mais leur adoption a marqué un jalon dans les négociations, levant le dernier obstacle en faveur de la signature et de la ratification de l'accord", écrit-il.

Cette zone de libre-échange prévoit d'éliminer les tarifs douaniers sur une période de cinq à huit ans, dont 60 à 85% dès l'entrée en vigueur de l'accord.

Lorsque l'accord tripartite a été officiellement lancé en juin 2015, les chefs d'Etat ont établi un calendrier de 12 mois pour finaliser les négociations sur les tarifs douaniers. Le délai ayant expiré, les ministres compétents ont fixé en octobre 2016 une nouvelle date à avril 2017, qui a expiré à son tour.

Cette fois, "la date-butoir du 30 octobre devrait être différente en raison du risque existentiel manifeste que ferait peser sur la tripartite la création prévue fin 2017 de la Zone de libre-échange continentale (ZLEC)", explique M. Mangeni.

Voulue par l'Union africaine, la ZLEC doit fusionner le bloc COMESA-EAC-SADC avec la Communauté économique des Etats d'Afrique centrale (CEEAC), la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (CEDEAO), l'Union du Maghreb arabe (UMA) et la Communauté des Etats sahélo-sahariens (CEN-SAD).

APA

Franco de Simoné, un médecin italien exerçant au Burundi a été retrouvé poignardé à son domicile à Bujumbura, le 3 juillet 2017.

Neuf suspects ont, à ce sjour, été arrêtés, dans le cadre de l’enquête sur l’assassinat de Franco de Simoné, un médecin italien tué à son domicile à Bujumbura, le 3 juillet 2017, a annoncé lundi le procureur général de la République du Burundi, Sylvestre Ndayizeye.

« A ce jour, neuf personnes ont déjà été arrêtées, parmi elles figure Diane Ciza, une amie de la victime », a indiqué le procureur dans un communiqué publié lundi et dont Anadolu a reçu copie

Chirurgien à Kira Hospital, un centre hospitalier privé de Bujumbura, De Simoné a été retrouvé, le 3 juillet, poignardé à son domicile dans le quartier huppé de Kiriri, à l’est de Bujumbura.

C’est le premier expatrié assassiné au Burundi depuis le début de la crise qui secoue le pays il y a plus de deux ans.

En 2014, trois religieuses d’origine italienne avaient été tuées dans la zone urbaine de Kamenge, au nord de Bujumbura.

Depuis plus de deux ans, le Burundi est en situation de grave crise politique et sécuritaire née de la décision du Président Pierre Nkurunziza de briguer un 3ème mandat présidentiel jugé illégal par l’opposition et la société civile.

Les violences consécutives a cette crise ont déjà fait plus d'un millier de morts et poussé plus de 420.000 personnes à fuir le pays, selon le rapport de l’agence de l’ONU pour les refugiés (UNHCR) publié le 10 juillet 2017.

AA/Bujumbura

La plainte des opérateurs économiques américains du secteur des textiles de seconde main risque de mettre fin aux bénéfices commerciaux liés à la loi sur la croissance économique et les opportunités d'Affaires en Afrique (AGOA) dont jouissent l’Ouganda, le Rwanda et la Tanzanie. A l'origine de ce différend commercial, la volonté de ces pays d'interdire l'importation des vêtements d'occasion.

Pas de fripes, pas d'AGOA (African Growth Opportunity Act, ou loi sur la croissance économique et les opportunités d'Affaires en Afrique). Mais l’Ouganda, le Rwanda et la Tanzanie, pour qui une éviction auraient d'importantes conséquences économiques, notamment en termes d'emplois, ne comptent pas se laisser faire, indique The East African.

Ces trois pays membres de la Communauté d’Afrique de l’Est (EAC) ont exprimé le 13 juillet 2017, lors d’une audience publique à Washington, leur opposition à une procédure déterminante pour le maintien de leurs avantages commerciaux dans le cadre de l'AGOA, qui couvre trois secteurs (agriculture, textile et artisanat). Entrée en vigueur en 2000, cette loi américaine promeut le commerce et l'investissement en Afrique subsaharienne, grâce notamment à un accès libre de droits de douane au marché américain dont les pays africains bénéficient en se pliant à certaines règles.

Une entrave aux dispositions de l'AGOA
Le Bureau du représentant américain au Commerce a lancé en juin 2017 une procédure «hors cycle» d'examen de l’éligibilité de l’Ouganda, du Rwanda et de la Tanzanie à l’AGOA. Cette dernière fait suite à une plainte de la Secondary Materials and Recycled Textiles Association (Smart) qui regroupe les acteurs américains du commerce de textiles de seconde main.

L'association américaine estime que la décision des pays membres de l’EAC, qui compte également le Kenya, le Burundi et le Soudan du Sud, d’interdire l’importation de vêtements et de chaussures de seconde main d’ici 2019 contrevient aux engagements pris dans le cadre de l’AGOA, notamment celui d’éliminer les barrières douanières concernant les Etats-Unis.

Selon Lawrence Bogard, l’avocat de Smart, les membres de l’association devraient enregistrer de lourdes pertes si cette interdiction entrait en vigueur, rapporte The East African. Le juriste américain a également réclamé que l'éligibilité du Kenya soit également examinée. Nairobi, un temps visé, a finalement échappé à la procédure en revenant sur son projet d'interdire l'importation de fripes, communément appelés mitumba. Les autorités américaines ont pris acte des engagements du Kenya mais restent vigilantes quant à leur respect. Pour ce pays, «66.000 emplois liés à l'AGOA» sont en jeu.

En Afrique de l'Est, les gens ont désormais «les moyens de s'acheter des habits neufs»
Si le Kenya ne veut pas prendre de risque, ce n'est pas le cas du Rwanda de Paul Kagamé. Il a fait savoir en juin 2017 que la menace américaine n’influerait en rien sur la décision de son pays. «Nous sommes mis en situation de devoir choisir: soit d’être le destinataire de textiles de seconde main (…), soit de développer notre industrie textile, ce à quoi les Rwandais ont droit même si c’est au détriment de notre participation à l’AGOA», a déclaré le président Paul Kagamé selon le journal tanzanien The Citizen«Le Rwanda et d'autres pays de la région qui sont partie prenante de l’AGOA, doivent faire d'autres choses, nous devons développer nos industries.»

C'est également dans ce sens qu'a plaidé le 13 juillet 2017 la ministre ougandaise du Commerce, Amelia Kayambadde, qui assure la présidence du Conseil des ministres de l'EAC. «L'Industrialisation est un pilier stratégique de d'intégration» au sein de l'EAC. «Les chefs d'Etat ont décidé que le textile et la fabrication de chaussures sont une priorité», a-t-elle indiqué, rapporte The East African.

Pour la ministre, le développement d'une industrie textile locale compenserait amplement la perte des emplois générés par le secteur du vêtement d'occasion. Amelia Kayambadde a souligné qu'à l'intérieur de la communauté économique «la demande concernait aujourd'hui les habits neufs». Les gens, a-t-elle ajouté, veulent «une nouvelle vie (et) ont les moyens de s'acheter des produits neufs.»

Les pays de l'EAC veulent désormais évelopper l’industrie textile locale tout en préservant les avantagés liés à l'AGOA. «Ces pays misent sur les effets positifs de cette interdiction ainsi que sur des politiques de soutien aux exportations pour revivifier leur industrie textile et tirer profit des nombreuses opportunités commerciales offertes par l’AGOA», explique l'Agence Ecofin

Les exportations du Rwanda, de la Tanzanie et de l'Ouganda vers les Etats-Unis ont atteint 43 millions de dollars américains en 2016 et leurs importations en provenance des Etats-Unis 281 millions. A ce jour, 38 pays africains bénéficient de l’AGOA qui a été renouvelée en 2015 pour une période de 10 ans par l’administration Obama.

France TV Info

Le candidat à la présidence Frank Habineza lors de sa campagne à Nyamasheke

Le candidat du Parti Vert démocratique à la présidentielle rwandaise, Frank Habineza parle déjà de ses priorités. « Il est maintenant difficile pour les rwandais de faire des affaires en raison de la sur taxation. Alors qu’à ce stade, nous voulons que plus de gens expérimentent les affaires et cela n’est possible  qu’en réduisant les taxes », a-t-il déclaré, au cours de son deuxième rassemblement dans le cadre des campagnes électorales dans le secteur de Kanjongo, en district de Nyamasheke dans l’Ouest du pays.

Frank Habinez a juré que s’il est élu président du Rwanda, il réduira la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) ainsi que d'autres taxes pour faciliter le commerce et réduire les prix sur le marché.

 « Nous allons réduire la TVA de 18 à 15% parce que les prix sont élevés en raison des taxes, nous allons établir aussi des moyens de taxation harmonisée car nous avons de nombreuses taxes qui peuvent être réduites si elles sont combinées », a-t-il rassuré les quelques membres de son parti politique venus pour l’écouter.

Malgré la faible participation, Habineza a fait savoir  qu'il était optimiste : « les Rwandais trouveront de l'espoir et voteront pour moi lors des élections »,  affirme-t-il. Mais d’une part, il n’a pas arrêté de déclarer que les prix sont élevés sur les marchés rwandais à cause de la sur taxation.

A lui d’ajouter que certaines personnes optent pour faire des affaires hors du pays en raison de taxes élevées, en rappelant qu'il saurait mettre fin à ce phénomène une fois élu à la tête du Rwanda.

Pendant que d’autre part, le candidat du parti vert au cours de son meeting a fait savoir qu’il créera plus d'emplois et cherchera d’emplois temporaires pour ceux qui ne peuvent pas obtenir leurs emplois en permanence.

Il dit par ailleurs qu’il saura placer des opportunités et aider les rwandais à avoir accès et ou liaison directe avec d’autres régions du pays.

« Nous aiderons les jeunes à obtenir des emplois, nous créerons des opportunités d'emplois et lierons les demandeurs d'emplois aux clients…nous allons construire un bateau moderne qui vous aidera à accéder à d'autres districts comme Rubavu au nord  et d'autres pour stimuler les commerces et la coopération avec d’autres districts », souligne Frank Habineza. 

Il a en outre promis qu’une fois élu, il fermera tous les centres de transit et favorisera les moyens adéquats pour punir les criminels qui sont en prisons. « Nous voulons également que les tribunaux compétents puissent promouvoir une bonne justice, nous voulons également que la démocratie soit durable parce que nous voulons que tous les Rwandais vivent en harmonie sans conflits et favorisent l'unité et la réconciliation pour chacun d'entre nous… » , a dit Habineza à ses partisans.

Les électeurs de Nyamasheke estiment que le candidat du parti vert a un bon projet de société, mais avant de décider pour qui ils voteront, ils attendent que d'autres candidats passent pour présenter eux aussi leurs programmes.

« Nous avons un bon leader (Kagame). Jusqu'à présent, nous n'avons rien trouvé de mal avec lui, nous avons des vaches, nous avons accès aux soins de santé et nos vies ont changé depuis quelques années grâce à lui. Maintenant qu'il est également en course, je pense qu'il mérite encore un vote », ironise Chantal Uwiragiye, une mère de quatre enfants du secteur Kanjongi dans le district de Rusizi.

Par Gilbert Cyiza

Paul Kagame, candidat du Front Patriotique du Rwanda (FPR) a tenu ces propos lors de son allocution devant des centaines de milliers de partisans lors des rassemblements de sa campagne.

 D’abord aux partisans du district de Nyaruguru, et puis vers la localité voisine de Gisagara où le candidat du parti au pouvoir était attendu  depuis le matin par une foule enthousiasmée.

De là, le président Paul Kagame a déclaré que son parti a choisi de le porter candidat aux scrutins  du 3 au 4 août comme il l’avait confirmé lors du référendum de décembre 2015.

C’est à l’occasion qu’il a dit avoir besoin de ses partisans pour réussir et vice versa : « Nous ne pouvons pas réussir davantage si nous ne travaillons pas ensemble. Mais nous ne pouvons pas aussi atteindre les objectifs du développement durable si nous ne jouons pas notre rôle. » A-t-il rappelé, affirmant ainsi : « Vous me voulez autant que je vous veux, mais rien ne peut se réaliser sans travailler ensemble. »

Il a toutefois assuré que les ambitions de développement qui ont poussé ses partisans à le choisir ne sauraient pas aboutir, s’ils ne se joignaient pas à lui. Mais l’un des partisans ayant déclamé un poème pendant la circonstance, a comparé Paul Kagame à un pilote ou capitaine d'une équipe gagnante.

Dans son poème, il a raconté et venté de nombreuses réalisations dans sa région natale grâce à la  bonne gouvernance du président sortant.

Il y a environ 10 ans, il n'y avait qu'une seule route à Gisagara, et le district caché le secteur le plus pauvre du pays, notamment le secteur de Gishubi. Cependant, aujourd'hui il existe de nombreuses routes secondaires et le district bénéficie désormais des nombreux projets d’énergies électriques et de l'eau potable.

 Les partisans de Paul Kagame ont déclaré que l'accès à l'électricité a augmenté et passé de 2% en 2010 à plus de 20% cette année. Et pendant ce temps, Kagame précise que : « lorsque vous croyez en nous, nous sentons en nous une grande responsabilité qui consiste dans la mesure du possible à transformer positivement la vie de chacun. » a-t-il fait savoir.

Pour rappel, le gouvernement a récemment lancé une nouvelle centrale électrique à la tourbe dans le secteur de Mamba, district de Gisagara. Objectif, augmenter la capacité de production d'énergie nationale jusqu'à 40%.

Il reste à signaler qu’environs 400 millions de dollars ont été injectés dans l'extraction de 80 MW d'énergies de tourbe provenant de la vallée d'Akanyaru dans le district de Gisagara, dans le sud du Rwanda. Du moins pour le reste, le Rwanda vise à générer 563 mégawatts d'ici 2020 à partir des 208MW actuels et les 355 MW d'électricité restant seront générés au cours des trois prochaines années.

Par Gilbert Cyiza

Le gouvernement ougandais soutient son projet visant à supprimer la limite d‘âge pour les candidats à la présidentielle malgré une forte opposition des partis politiques (d’opposition) et des organisations de la société civile.

La limite d‘âge pour un candidat à la présidence en Ouganda est actuellement de 75 ans et le président Yoweri Museveni, aujourd’hui âgé de 73 ans, en aura 77 (deux ans de plus), lors des élections de 2021.

Il est donc, pour le moment, inéligible à sa propre succession. Cette tentative de modification est, de ce fait, vue par plusieurs spécialistes politiques comme une manœuvre afin de contourner la restriction et se maintenir au pouvoir.

Mwesigwa Rukutana, le procureur général adjoint a déclaré vendredi à Reuters que la modification de la limite d‘âge est actuellement en examen par le Parlement.

“Si quelqu’un a très bien servi et que le peuple pense qu’il a encore beaucoup à apporter, il ne devrait pas être empêché simplement parce qu’il a dépassé 75 ans… Tant que les gens votent, l‘âge du candidat ne dérange pas”, a-t-il dit.

Ce dernier réfute les accusations selon lesquelles ce nouveau projet de loi ne soit qu’un stratagème pour les alliés du président de le maintenir à la tête de la présidence ougandaise.

Winnie Byanyima, directrice générale d’Oxfam International et ancienne politicienne ougandaise a demandé aux députés de rejeter ce projet qu’elle qualifie de dangereux pour le pays.

Certains groupes de jeunes du mouvement de résistance national de l’opposition ont également lancé une campagne cette semaine contre la levée de la limite d‘âge. Un mouvement considéré comme illégal par les autorités et interrompu par les forces de l’ordre.

En juillet 2005, une réforme de la Constitution a supprimé toute restriction sur le nombre de mandats pour le chef de l’État. Yoweri Museveni, au pouvoir depuis 1986, a été réélu en 2006 puis en 2011.

Avec REUTERS

 

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