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La sélection nationale de football du Maroc a d’ores et déjà confirmé sa participation à la deuxième édition du tournoi commémoratif du génocide des Tutsi du Rwanda prévu le 1er juin à Kigali.

Le tournoi est organisé en mémoire des victimes du génocide  au cours duquel plus d’un million de personnes ont péri entre avril et juillet 1994. Le Rwanda s’en servira également pour préparer son premier match de qualification de la CAN 2019 contre la République centrafricaine qui a lieu le 11 juin à Bangui

Les pays invités à ce tournoi commémoratif du génocide sont la Guinée Conakry, la Guinée équatoriale, le Togo, le Congo Brazzaville, la Libye, le Burkina Faso, l’Ethiopie, le Gabon, le Liberia, le Ghana, le Kenya, le Maroc et le Nigeria.

RNA

                           

L’Union européenne a avalisé ce lundi des sanctions à l’encontre de neuf personnalités en République démocratique du Congo, rallongeant la liste des autorités persona non grata sur le sol européen.

Un communiqué publié ce lundi par le Conseil européen énumère la liste des neuf personnalités congolaises. On y retrouve l’actuel ministre de l’Intérieur et de la sécurité, Ramazani Shadari. Son prédécesseur Evariste Boshab n’a pas été épargné. Lambert Mende, ministre des Communications et porte-parole du gouvernement a lui aussi été épinglé de même que Kalev Mutond, chef de l’Agence nationale du renseignement.

Autres noms sur la liste Muhindo Akili Mundos, commandant de la 31ème brigade de l’armée congolaise, Eric Ruhorimbere, chef des opérations militaires dans la région du Kasai central, Jean-Claude Kazembe Musonda, ex-gouverneur du Haut-Katanga, Alex Kandé Mupompa, gouverneur du Kasaï central. Le chef milicien, Gideon Kyungu Mutanga, actuellement en résidence surveillée, est lui aussi inscrit sur la liste noire de l’UE.

Toutes les personnes citées sont dans “l’immédiat” privées de voyage sur le sol européen et leurs avoirs en Europe également gelés. Ces sanctions ont été favorisées par les ambassadeurs européens le 27 mai. Dans leur plaidoirie, ils reprochaient notamment à ces figures militaires et politiques de la RD Congo, leur rôle dans les violences dans le Kasaï et toutes les violations des droits de l’homme qui ont cours dans le pays.

“La crise dans la province du Kasaï a atteint un niveau exceptionnel en termes sécuritaire, humanitaire et en matière de droits de l’homme. Tout en condamnant fermement tous les actes de violence indépendamment de leur origine, l’UE est préoccupée par les rapports d’utilisation disproportionnée de la force par les organes de l‘État, en particulier les forces de sécurité, dans la gestion de la crise “, a déclaré le communiqué.

Fin 2016, l’Union européenne avait déjà publié une liste de sept personnalités congolaises frappées de sanctions. Des mesures prises, selon l’Europe, en vue de favoriser le climat politique et social en République démocratique du Congo alors que les violences se font persistantes dans certaines régions, comme c’est notamment le cas au Kasaï.

APA

                            

La Première Dame Jeannette Kagame (gauche), la ministre des sports et de la culture Uwacu Julienne (droite) pendant la publication du livre "My son, it is a long story"

En présence de la Première Dame du Rwanda, Madame Jeannette Kagame, la ministre des sports et de la Culture Julienne Uwacu, ainsi que des centaines de personnes, l’un des membres du parlement rwandais, l’Honorable Edouard Bamporiki vient de publier son livre  « My Son, It is a long story », un livre sur la lutte contre l'idéologie du génocide des Tutsis au Rwanda.

La publication de l’ouvrage a été organisée par Art for Peace Rwanda, une organisation fondée par Bamporiki, en partenariat avec la Commission nationale pour la lutte contre le Génocide (CNLG) ce dimanche le 28 Mai.

Le livre raconte soixante-sept histoires et des témoignages recueillis auprès des personnes condamnées du génocide, qui purgent leurs peines d'emprisonnement dans différents centres correctionnels du pays et douze parmi elles sont des femmes.

Lors de son allocution, le Secrétaire exécutif de CNLG, le  Dr Jean Damascene Bizimana, a indiqué que le livre était une contribution majeure à la lutte contre l'idéologie du génocide et a salué l'auteur pour avoir apporté une nouvelle perspective dans la littérature du génocide contre les Tutsis.

"Après les massacres de 1994 contre les Tutsis, nous avons publié plus de 40 ouvrages sur le génocide, y compris ceux concernant le déni du génocide. Ce livre est l'un des rares livres qui racontent les histoires réelles du point de vue des auteurs qui ont commis les atrocités », a-t-il apprécié.

"En consultant les promoteurs pour partager leurs témoignages, c’est l’une des étapes importantes franchies dans la lutte contre l'idéologie du génocide, en particulier en luttant contre ceux qui continuent le déni du génocide. Ce livre aura une grande contribution à cet égard ", a-t-il ajouté.

Le Secrétaire exécutif du CNLG a encouragé Bamporiki à traduire le livre dans plusieurs autres langues pour une plus large accessibilité, afin d'accroître les connaissances sur le génocide.

Selon Bamporiki, le livre commencé en 2010, a été écrit afin de donner des informations claires aux générations futures sur l'histoire du pays.

                              

L'auteur du livre "My son, it is a long story", l'honorable Edouard Bamporiki 

Il ajoute que la partie la plus surprenante dans le livre est le cas des femmes qui ont commis des atrocités et qui purgent leurs peines avec leurs maris.

«Je ne pensais pas que les femmes pouvaient être si brutales parce que nous savons que les femmes sont des personnes bienveillantes et leurs histoires sur leur contribution aux massacres étaient si touchantes. Le livre vise également à favoriser la guérison et les contenus arriveront aux concernés dans leur forme originale pour aider les jeunes qui n'étaient pas présents à l'époque d’apprendre davantage sur l'histoire de leur pays. Et j'espère qu'il peut encourager les Rwandais à écrire leurs propres histoires ", a confié Bamporiki.

Gilbert Cyiza/ Imburi Phare

                           

Cette opération est censée se terminer dans tout le pays à la fin du mois de juillet prochain, selon la commission électorale.

La Commission électorale nationale indépendante (CENI) a lancé, dimanche, l’opération d’enregistrement des électeurs à Kinshasa, la capitale congolaise, en prévision des prochaines élections ( fin 2017), a rapporté le correspondant d’Anadolu.

« Cette opération est censée se clôturer à la fin du mois de juillet prochain sur tout le territoire », a déclaré Corneille Nangaa, président de la CENI, lors du lancement des inscriptions.

Il a, en outre, indiqué que la Commission prévoit l'enregistrement de près de 5 millions de personnes à Kinshasa.

L'opération d’enregistrement des électeurs était déjà lancée dans le pays depuis le 31 juillet dernier dans la province de Nord-Ubangi dans l’Ouest, et s’est étendue progressivement dans d’autres provinces suivant un chronogramme établi par la commission électorale.

Elle n'a, toutefois, pas été effectuée dans les provinces du Kasaï où elle a été reportée sine die en raison de la persistance des violences meurtrières qui secouent cette partie congolaise depuis le mois d’août.

Le président de la CENI avait, d'ailleurs, noté dans une récente déclaration à Anadolu, que la tenue des élections dans les délais pourrait être compromise par la persistance des troubles dans le Kasaï.

Plus grand pays d’Afrique centrale, la RDC traverse depuis plusieurs mois une crise politique provoquée par la non tenue des élections dans les délais (en novembre 2016).

Fait qui a consacré le maintien du président, Joseph Kabila, au pouvoir au delà de son dernier mandat constitutionnel, arrivé à terme le 19 décembre.

AA/Kinshasa

                                

(Agence Ecofin) - L’opérateur de câble sous-marin de fibre optiqueb annonce l’ouverture d’un point de présence, à Gaborone, au Botswana et à Kigali, au Rwanda. Pour cette entrée sur le marché botswanais et rwandais, Seacom s’est associé au fournisseur d’accès à Internet botswanais Abari Communications et rwandais Broadband Systems Corporation.

A travers cette collaboration, les deux pays qui n’ont pas d’emprise maritime pour accueillir directement le câble sous-marin de fibre optique de Seacom, vont pouvoir bénéficier plus facilement d’une connectivité à très haut débit.

Pour le Rwanda qui adosse actuellement une grande partie de son développement sur les technologies de l’information et de la communication, la disponibilité d’une connectivité à très haut débit viendra renforcer les efforts déjà entrepris par le pays pour fournir aux populations, un accès à des services numériques de haute qualité.

Pour le Botswana, la connectivité supplémentaire à des prix abordables qu’apporte Seacom, va améliorer davantage l’accès des populations au net et accroître les usages dans le segment numérique. De nouveaux services comme l’e-administration, l’e-santé, l’e-éducation pourront rapidement germer de cet investissement privé dans la data, qui vient compléter celui du public, contribuant ainsi à l’amélioration des conditions de vie des populations.

L’ouverture d’un point de présence au Botswana et au Rwanda entre dans le cadre de la stratégie de diversification par Seacom, de son portefeuille d’activités, au cours de l’année 2017. Le 15 mai dernier, Byron Clatterbuck (photo), le président-directeur général de l’opérateur de câble sous-marin de fibre optique avait indiqué qu’une augmentation de la capacité de ses réseaux était également prévue.

                            

Kanyinya (Nyarugenge): Un grave accident de bus sur la route Musanze-Kigali s’est produit dans la cellule Gatare, secteur Kanyinya, district de Nyarugenge, et a fait 15 morts ce samedi vers  14 h 30, selon le porte-parole se la Sécurité routière CIP Emmanuel Kabanda.

Il a ajouté que parmi les personnes tuées figurent deux enfants. Le bus accidenté appartient à la Société Kigali Safari. Le seul rescapé de l’accident est un jeune blessé qui a pu sauter par la fenêtre. Il a été conduit à l’hôpital.

L’accident a été dû à un excès de vitesse, selon les témoins sur place. Avant de plonger dans la vallée, le bus a d’abord cogné d’autres véhicules. La police est intervenue rapidement sur le lieu de l’accident pour dispenser les soins d’urgence.

ARI

Le président ougandais Kaguta Yoweri Museveni, également médiateur principal dans la crise burundaise et actuel président de la communauté Est-africaine (EAC) a récemment plaidé pour la levée des sanctions européennes contre le Burundi. Une prise de position qui a choqué l’opposition et la société civile burundaises. Et d’aucuns se demandent si l’on devrait continuer avec cette médiation très partiale, quand on se rappelle aussi des propos du médiateur Benjamin William Mkapa en décembre dernier lors de sa visite à Bujumbura. 

Mais, le président Museveni soutient-il réellement le régime de Nkurunziza pour plaider en sa faveur ? 

De sources bien informées font savoir que les récentes déclarations sur le Burundi par Museveni ont été faites sans avoir même consulté le rapport du facilitateur Mkapa remis aux Chefs d’Etat de l’EAC. 

Contrairement à ce que la plupart des Burundais attendaient de ce 18è sommet, il semblerait que la question burundaise ne faisait pas vraiment la priorité. C’est plutôt l’Accord de Partenariat Economique (APE) avec l’Union européenne qui importe le plus pour ces dirigeants de l’EAC. Bien que Museveni semble défendre l’unité de l’EAC face aux accords APE, en déclarant que « le Burundi est membre de l’EAC. Comment peut-il signer l’APE avec l’UE lorsqu’il est encore soumis à des sanctions », la crise burundaise n’est apparemment reléguée qu’au second plan pendant ce sommet. 

La crise au Burundi, un prétexte pour échapper au vrai problème de l’EAC 

À propos de l'APE, il devrait y avoir différents positionnements des uns et autres et les sanctions de l’UE contre le Burundi n'ont été que du prétexte. En effet, bien que les négociations entre l'EAC et l'UE sur l’APE aient été officiellement conclues en octobre 2014, dans le but que tous les signataires s'engagent avant juillet 2016, seuls deux membres de la CAE se sont engagés jusqu'à présent. Il s'agit du Kenya et le Rwanda qui ont tous les deux signé cet accord en septembre 2016.   

Pour le moment, à part le Kenya qui est un pays revenu intermédiaire (PRI), un tel retard ou refus à signer cet accord avantage tous les membres de l'EAC en tant que pays les moins avancés (PMA) du fait que ces PMA bénéficient d’accès gratuit au marché européen sur toutes les transactions sauf sur les armes, indépendamment de la signature de l'APE.  

À ce propos, Museveni a prévenu l'UE contre la punition du Kenya. « Nous nous opposons à tout déménagement de l'UE pour nuire au Kenya en ce qui concerne les problèmes EU-EAC (APE). Ce que nous voulons dire, c'est que le Kenya ne devrait pas être désavantagé puisque le pays a déjà signé l'accord », a-t-il insisté. Reste à savoir si l'UE acceptera cette mise en garde. Dans leur communiqué, les Chefs d'Etat de l'EAC ont également déclaré que « les membres restants qui n'ont pas signé l'APE ne sont pas en mesure de le faire en attendant des éclaircissements sur les problèmes qu'ils ont identifiés dans l'accord. » C’est totalement incohérent et absurde.  

La vérité est que ces pays de l'EAC ont constaté que cet APE n'est pas bénéfique pour leurs pays. Mais, ils ont manqué d'arguments convaincants face à la pression de l'UE, principal partenaire de cette communauté. En effet, une étude sur l'EAC réalisée par la Commission économique des Nations Unies pour l'Afrique a montré qu'avec la mise en application de l'APE, le développement dans les pays de l'EAC se ralentirait avec des pertes énormes au Kenya (45 millions de dollars) alors que l'UE enregistrerait un gain de 212 millions de dollars. Actuellement, l'UE est la plus grande destination d'exportation de l'Afrique de l'Est, mais en termes d'importations, l'UE se classe troisième après la Chine et l'Inde. Et pour rendre les discussions difficiles voir même impossibles, ils ont déclaré que « les sanctions de l'UE contre le Burundi devraient être discutées dans le cadre des pourparlers avec l'UE ».  

Même si c'est légitime qu'ils refusent de signer cet accord, ils ne devraient pas associer leur refus avec les sanctions prises par l'UE contre le Burundi. Ces dernières n'ont rien à voir avec cet APE étant donné que le Burundi a été sanctionné après avoir violé l’Article 96 des Accords de Cotonou adopté en 2000 pour une durée de 20 ans. Heureusement, l’UE refuse de lever ces sanctions contre le Burundi tant que la situation ne change pas dans ce pays.

« les sanctions resteront en place tant que la situation ne changera pas au Burundi », a déclaré Roeland van de Geer, l’ambassadeur de l’UE en Tanzanie et auprès de l’EAC cité par BBC. 

Rappelons qu’après les consultations entre l’UE et le Burundi au titre de l’article 96 de l’accord de partenariat UE-ACP (Accord de Cotonou) qui ont été conclues le 14 mars 2016, l’UE a suspendu tous les appuis financiers directs fournis à l'administration burundaise, y compris les appuis budgétaires, mais a maintenu intégralement son soutien financier à la population et son aide humanitaire. L'article 96 constitue la base juridique permettant de suspendre l'accord de Cotonou, à la suite d'une période de dialogue, dans les cas où l'une des parties estime que les éléments essentiels et fondamentaux de l'accord ne sont pas respectés. 

En plus de l’APE, d’autres problèmes divisent les pays de l’EAC 

La région a d’autres problèmes qui les divisent en plus de l’APE. C’est notamment la lutte de puissance économique dans la région qui oppose la Tanzanie et le Kenya, actuelle puissance économique régionale et qui a déjà signé l’APE et le choix de l’Ouganda de faire transiter sa future production de pétrole brut par un oléoduc (pipeline) traversant la Tanzanie, écartant ainsi un projet concurrent porté par le Kenya. 

Et avec Nkurunziza et Museveni déjà liés par la corruption  dans le remboursement de la dette de l'Ouganda par l’affaire des cahiers Picfare qui valaient des millions de dollars ; Salva Kiir du Sud Soudan dont Museveni est l'allié incontournable dans la guerre qui gangrène son pays et Paul Kagame du Rwanda (signataire aussi de l'APE) dans le collimateur du pouvoir de Bujumbura depuis le début de la crise burundaise actuelle, on se retrouve devant deux blocs antagonistes sur différents sujets : d’une part, le Kenya et le Rwanda (les deux signataires de l'APE). Et d’autre part, la Tanzanie, l’Ouganda, le Sud Soudan et Burundi (non signataires, mais avec des différentes causes du refus).   

Mais, que faire réellement face à la crise burundaise ? 

La région n’a plus de crédibilité et soufre de la partialité dans la médiation de la crise burundaise avec ses positions partiales de certains leaders de la région. Le mieux serait que la médiation soit confiée à une autre organisation impartiale et compétente. Par exemple, l’ONU.  

Toutefois, la région reste importante dans tous les cas, d’où la nécessité de s’allier à tous les démocrates de la région pour demander à leurs chefs d’Etat de s’impliquer pour la recherche d'une solution pacifique, sinon le pire est à craindre. 

Selon plusieurs observateurs, le peuple burundais est toujours en attente d’un sauveteur venu « d’ailleurs » suite à un manque de leadership fort de l’opposition. Malgré cette situation, beaucoup restent convaincus  que la solution au mal burundais ne viendra que de nous-mêmes, burundais, même s'il nous manque de cohésion entre les forces vives politiques, armées et civiles de l’opposition. « Uwuja gukira ingwara arayirata », dit-on en Kirundi. 

Des divisions internes se succèdent du jour le jour et cela donne raison à ceux qui pensent que le régime de Bujumbura n’est pas du tout fort mais qu’il se ressource en force dans la faiblesse de ses opposants. Heureusement, cette tendance n’est pas statique. Un jour, ceux qui entravent la résolution de la crise, verront que leurs « égos » et conflits personnels ne valent plus rien que l’intérêt général de la nation. C’est à partir de ce moment que le soutien de « tous les partisans de la démocratie au niveau régional » et international aura de bons résultats attendus. Car, il faut le dire, la crise burundaise a peu de solutions et l’une d’elle sera efficace et je suis très optimiste à sujet. Ça tarde mais ça arrivera !  

Pour Bujumbura et ses alliés, Museveni (au nom de la région) a bien parlé. Mais, derrière ces « beaux discours », se cachent d’autres motifs. Pour le moment, il a mis en avant ses intérêts, ce qui paraît normal. Mais, le temps peut nous surprendre. Et en attendant ces surprises qui pourront ne même pas arriver, il faut que les burundais sachent que c’est à eux d’abord de solutionner leur problème. « Akimuhana kaza imvura ihise », dit le proverbe Kirundi.  

 Blaise Baconib Nijimbere

                         

Actes de bienfaisance, coups de pinceaux et produits phares meublent une ambiance ramadanesque haute en couleur en Afrique.

Le Mois Saint pointe à l’horizon. Bon nombre de fidèles africains ont déjà entamé leurs rituels traditionnels. La paix et rien que la paix, prêchent certains ; solidarité et entraide, insistent les autres. Mais le mois saint a bel et bien ses propres dits dans certaines contrées du continent.


• Coups de pinceau et feuilles du « moringa » à Niamey


Au Niger, pays dont la population est à plus de 90% musulmane et où le jeûne de Ramadan 2017 débute, samedi, l’encens ramadanesque émane surtout des mosquées, tout autant que des marchés de la capitale Niamey.

Du côté des lieux de culte, l’ambiance du jeûne se traduit par des coups de pinceaux donnés à certaines façades des mosquées, ainsi que par le renforcement de leurs dispositifs de sonorisation. L’objectif étant d’atteindre le plus grand public possible, lors des prêches nocturnes qui sont organisés pendant toute la période du mois de Ramadan.

Le Mois Saint est aussi un moment au cours duquel les plus nantis procèdent à la distribution d’une partie de leur fortune aux personnes démunies. C’est le cas des commerçants qui distribuent des vivres et des sommes d’argent à des personnes nécessiteuses. «L’année dernière j’ai eu beaucoup de cadeaux pendant le Ramadan. J’attends celui de cette année avec beaucoup d’impatience», confie à Anadolu Ali Sani, un mendiant rencontré aux abords du grand marché de Niamey.

Au niveau des marchés, sont exposés de nombreux produits prisés par les jeûneurs. Outre les dattes, le thé et les fruits, très consommés à l’heure de rupture, il y a aussi et surtout les feuilles du «moringa» qui servent à préparer du «kopto», un plat très aimé par ceux qui observent le Ramadan, surtout les habitants des centres urbains. C’est généralement le tout premier plat que prennent les jeûneurs après la rupture, en raison de sa facilité de digestion.

• Dons aux mosquées à N’Djamena


Au Tchad où samedi sera le premier jour du jeûne, les mosquées y compris la Grande Mosquée de la capitale N’Djamena ont eu droit à plusieurs dons de la part de bien des fidèles. Ces derniers ont offert tapis de prière, Livres de Coran et denrées alimentaires.

Ces dons aux mosquées à l’approche du mois du jeûne s’inscrivent dans l’esprit de partage et de générosité prôné par la religion musulmane, de l’avis de Tchadiens rencontrés par le correspondant d’Anadolu.

« Les dons que nous faisons aux mosquées ne visent pas seulement à embellir les mosquées pour en faire un cadre agréable accueillant nos activités spirituelles pendant le mois béni de ramadan, mais aussi, à aider les pauvres parmi nos frères à s’acquitter comme il se doit de leur devoir religieux », témoigne Ibrahim Konaté, la soixantaine.

N’y allant pas par quatre chemins, le président du Conseil supérieur des affaires islamiques du Tchad, Hassan Hissein, fait, quant à lui, remarquer que le partage des biens matériels avant le mois de ramadan est une tradition tchadienne. « Un rite social synonyme, dit-il, d’entraide et de philanthropie, dès lors que des Tchadiens aisés ont pris l’habitude de secourir leurs frères nécessiteux pendant le mois béni ».
L’Islam est la première religion du Tchad. Les Musulmans représentent 53,1 % de la population.

* Un Congolais d’exception en RDC


En République démocratique du Congo (RDC) où les Musulmans accueillent le mois de ramadan samedi, c’est le petit village du Nod-Kivu, Kindonye, qui puisse faire parler de lui. Là-bas, les bonnes habitudes ne sont jamais délaissées. Le fidèle Rachid Hajji, un homme hors du commun, fait montre de grande philanthropie à l’égard de ses "frères du village".

« Pour moi, Ramadan rime avec spiritualité, convivialité, amour et solidarité. J’invite souvent Musulmans et Chrétiens à partager avec moi et ma famille la rupture du jeûne, dans une ambiance paisible et fraternelle », assure-t-il en s’exprimant au correspondant d’Anadolu.

Les actes de bienfaisance de Rachid Hajji ne se limitent toutefois pas à ses frères congolais, mais ils profitent aussi à bon nombre de déplacés venus d’autres contrées africaines.

En RDC, les Musulmans sont une minorité représentant la deuxième communauté religieuse, soit entre 10 et 12 % de la population totale du pays, selon la communauté musulmane et l’Agence centrale du renseignement des USA (CIA).

AA/ Niamey- N’Djamena- Kinshasa-Bujumbura/ Kané Illa- Mahamat Ramadane- Joseph Tsongo- Nzosaba Jean Bosco

                                   

La Première Dame du Rwanda S.E Jeannette Kagame au Kwibuka23 Café Littéraireà Kigali.

Au moment où le Rwanda commémore toujours la tragédie du génocide contre les Tutsis  de 1994 sous le thème « Commémorons le génocide des tutsi, combattons l’idéologie du génocide, fortifions notre progrès » les jeunes  ont été invités à lire et à écrire des livres sur le génocide contre les Tutsis, à en savoir plus sur ce sujet et combattre son déni.

Cet appel a été lancé ce jeudi à Kigali, lors de la deuxième édition du Café littéraire sur le génocide et son idéologie, une rencontre annuelle organisée par la Commission Nationale pour la Lutte contre le Génocide (CNLG) en partenariat avec la bibliothèque publique de Kigali.

Au cours de cet évènement, la Première Dame du Rwanda Jeannette Kagame, a fait savoir que le leadership du pays fait tout  le possible pour réconcilier les peuples et que la coexistence a été prouvée possible.

Cette rencontre littéraire a rassemblé l’auteure Esther Mujawayo et le journaliste Yann Gwet qui ont déjà écrit et publié sur le génocide contre les Tutsis, des étudiants universitaires, chercheurs et représentants des différentes institutions et un public  investi dans la réflexion de lutte contre l’idéologie du génocide.

Mujawayo qui vit en Allemagne, survivante du génocide et auteure des ouvrages sur le genocide, "SurVivantes", et "La fleur de Stéphanie", met  au défi les jeunes à reconnaître la différence entre le passé et le présent et de tirer le meilleur parti de l'environnement actuel.

"Tout d'abord, les valeurs ont été brisées, des femmes jamais tuées auparavant, les églises étaient sacrées, mais tout cela ont été détruit pendant le génocide. Je me demandais comment les jeunes pouvaient savoir que le Rwanda avait de belles collines, une bonne culture et des valeurs. Voilà la raison pour laquelle j’étais poussée à écrire ", a-t-elle raconté.

                               

Sandrine Umutoni , Directrice générale de Imbuto Foundation, Mme Esther Mujawayo auteure des ouvrages, de La fleur de Stephanie & SurVivantes et Yann Gwet, et journaliste pour le Monde & Jeune Afrique.

"La semence de la haine a été semée et la semence pour désintoxiquer doit être semée par l'éducation. Les parents devraient être ouverts et dire à leurs descendants la vérité d'une manière claire », a-t-elle renchéri.

Quant à Dr Jean Damascène Bizimana, Secrétaire exécutif de la CNLG a réaffirmé que les jeunes jouent un grand rôle dans la lutte contre le déni du génocide.

«Nous réunissons des écrivains et des chercheurs principalement des jeunes, pour qu'ils connaissent l'histoire du génocide. Nous nous attendons à ce qu'ils participent à la lutte contre le déni du génocide, l'une des grands obstacles les plus graves auxquels nous sommes confrontés aujourd'hui ", a-t-il déclaré.

Au cours de cet évènement, Yann Gwet, journaliste d’origine camerounaise et chroniqueur au quotidien français « Le Monde » et au Jeune Afrique, a déclaré que « chaque génération devrait découvrir sa mission et l'accomplir ».

Il a ainsi appelé les jeunes à être formateurs d'un bon avenir.

Les étudiants qui participaient à ce Café littéraire, ont aussi salué l’organisation de cet l'événement, disant qu'ils ont compris l’appel et sont motivés à agir.

"Ce que le gouvernement fait, nous inspire et les semences semées porteront certainement de bons fruits », a déclaré Jean Michel Rwibutso, un étudiant à l'université de Kigali.  

« Nous sommes au courant de tout ce que vous faites pour nous comme future génération. Nous vous promettons de ne pas vous décevoir et d’être les défenseurs de l’unité et du développement de notre pays», a souligné le jeune étudiant.

                               

interaction d'un jeune participant avec les auteurs pendant la rencontre

 Par Gilbert Cyiza

GENEVA, Suisse, 26 mai 2017/APO/ --

Selon l’organisation médicale humanitaire Médecins Sans Frontières (MSF), les populations déplacées qui vivent dans des campements autour de la ville de Kalémie en République démocratique du Congo (RDC) ont un accès limité à la santé, font face à d’inquiétantes pénuries d’eau et de nourriture, et n’ont pas d’abri décent. Dix mois après avoir fui les conflits intercommunautaires, elles vivent dans des conditions désastreuses et ont urgemment besoin de plus d’assistance humanitaire.  

« Les enfants meurent de faim ou de maladies évitables comme la diarrhée ou la rougeole »

D’après une estimation des Nations unies, près d’un demi-million de personnes se sont déplacées entre juillet 2016 et mars 2017 dans la province du Tanganyika à la suite de violences. Au total, 44 000 d’entre elles vivent dans des campements autour de la ville de Kalémie. En avril, alors qu’elle menait une campagne de vaccination contre la rougeole, MSF a évalué les taux de malnutrition dans dix campements auprès de 5 700 d’enfants de moins de cinq ans. Le résultat a montré un niveau de malnutrition supérieur au seuil d’urgence : 16 % étaient malnutris et 4,5 % d’entre eux souffraient de malnutrition sévère aigüe.

« Les enfants meurent de faim ou de maladies évitables comme la diarrhée ou la rougeole » indique Hugues Robert, le responsable de la cellule d’urgence MSF. « Même si les déplacés  sont ici depuis presque un an, le taux de mortalité des enfants de moins de cinq ans correspond à celui qu’on observe habituellement au début d’une urgence, dans la phase critique.»

Depuis mars, les équipes MSF offrent une aide d’urgence aux populations déplacées des territoires de Kalémie et de Kansimba, en menant des campagnes de vaccination, des cliniques mobiles, des distributions d’eau et en construisant des latrines et des douches dans certains campements. Une équipe a également mené des activités médicales auprès d’un groupe de 1 500 personnes déplacées dans le village de Moke, où l’évaluation des taux de malnutrition a révélé à quel point la situation était critique. 51 % des enfants de moins de cinq ans étaient malnutris, dont 23 % souffraient de malnutrition aigüe sévère. MSF a mis en place des cliniques mobiles et une distribution de nourriture. Il y a deux semaines, ces personnes ont été obligées de repartir lorsque les anciens résidents sont revenus. Elles ont dû s’installer plus loin dans la brousse, dans un endroit très difficilement accessible. Ces personnes doivent pouvoir bénéficier d’aide et de protection jusqu’à ce qu’elles puissent retourner chez elles en sécurité.

MSF appelle les agences des Nations unies et le gouvernement congolais à une réponse humanitaire renforcée à Kalémie et Kansimba dans la province du Tanganyika. Les conditions de vie dans les campements doivent être améliorées très rapidement, la santé doit être plus accessible et l’aide alimentaire établie pour les familles de déplacés comme celles des communautés hôtes. Enfin, les populations exposées aux violences doivent être protégées. Un premier niveau d’assistance a été déployé et d’autres activités sont prévues, mais pour le moment, l’aide est plus qu’insuffisante.

MSF travaille en République démocratique du Congo depuis 1981. Les équipe MSF mènent des campagnes de vaccination contre la rougeole dans la province du Tanganyika depuis avril 2017 et  traite les nombreuses personnes atteintes  de malnutrition au sein des déplacées et communautés hôtes.

Distribué par APO pour Médecins sans frontières (MSF)

                                         

Le CNARED regrette que la Communauté de l'Afrique de l'Est reste insensible aux graves violations des droits de l’Homme dont le Burundi est le théâtre depuis deux ans

La principale plateforme de l’opposition burundaise en exil réunie au sein du Conseil national pour le respect de l'Accord d'Arusha pour la Paix et la Réconciliation au Burundi et de l'Etat de droit (CNARED ) se dit « très déçue » des résultats du 18eme sommet des chefs d’Etat de la Communauté d’Afrique de l’est (CAE), organisé le 20 mai 2017 à Dar-Es-Salaam en Tanzanie, selon un communiqué cette plateforme, consulté par Anadolu jeudi.

Le CNARED regrette en effet que la CAE reste insensible aux graves violations des droits de l’Homme dont le Burundi est le théâtre depuis deux ans.

« C’est avec une grande consternation que le CNARED a appris les résultats de ce sommet par rapport à la question burundaise. En effet, non seulement les chefs d’Etat n’ont aucunement répondu à notre appel, pour venir en aide au peuple burundais en détresse depuis plus de deux ans, mais ceux-ci ont plutôt apporté leur appui au système criminel de Pierre Nkurunziza et sa clique ».

L’opposition est particulièrement irritée par la demande, par la CAE, de la levée des sanctions de l’UE qui pèsent sur Bujumbura. « En exigeant de l’Union Européenne qu’elle lève les sanctions contre le régime de Bujumbura, au seul motif que le Burundi fait partie de « la famille EAC », qu’il fallait préalablement consulter, le sommet s’est rendu solidaire des violations massives des droits de l’homme commises par le régime de Bujumbura », poursuit le professeur Charles Nditije, président du CNARED.

Au lieu de lever ces sanctions, cette plateforme de l’opposition demande à l’Union Européenne d’évaluer l’évolution de la situation politico-sécuritaire et des violations des droits de l’Homme au Burundi. «Nous sommes sûrs qu’après cette analyse, les sanctions devraient non seulement être maintenues, mais plutôt renforcées et étendues».

Le CNARED demande spécifiquement à l’Union africaine (UA) et à l’Organisation des Nations unies (ONU) de continuer à suivre de près l’évolution de la situation au Burundi, « qui risque de dégénérer dangereusement dans des violences de masses, comme l’indiquent les rapports les plus fiables des organisations de défenses des droits de l’Homme ».

Au cours du 18eme sommet des chefs d’état membres de la Communauté des Etats d’Afrique de l’Est (CAE), le président ougandais Yoweri Museveni, Médiateur dans la crise burundaise et président en exercice de la CAE, a demandé la levée des sanctions que l’UE a prises contre le Burundi.

«Nous ne voulons pas que l'Union européenne prenne des mesures contre un Etat membre sans discussions avec nous», a-t-il déclaré.

Depuis deux ans, le Burundi est en situation de grave crise politique et sécuritaire, née de la décision du président Pierre Nkurunziza de briguer, en avril 2015, un 3ème mandat présidentiel jugé illégal par l’opposition et la société civile.

Les violences consécutives à cette crise ont déjà fait plus d'un millier de morts et poussé plus de 428.000 personnes à fuir le pays, selon le rapport du Haut commissariat des Nations unies les réfugiés (UNHCR, publié le 15 mai 2017.

Bujumbura/ Nzosaba Jean Bosco

                                    

L’Académie de la paix du Rwanda (Rwanda Peace Academy) en partenariat avec l'équipe britannique de soutien à la paix en Afrique de l'Est (BPST-EA) a organisé un atelier sur « le génocide, les crimes d’agression de masse et la justice transitoire dans les opérations de soutien de la paix» qui s’est déroulé à Musanze au nord du pays depuis le 8 mai et s’est achevé vendredi dernier.

Cet atelier de haut niveau a attiré au total vingt-six officiers militaires, policiers et officiers civils de sept pays africains, dont les Comores, le Kenya, l'Ouganda, la Tanzanie, la Somalie, le Malawi et le Rwanda, ainsi qu'un officier de la Conférence Internationale de la Région des Grands Lacs.

Nicola Dahrendorf, qui a représenté l'équipe britannique de soutien à la paix en Afrique de l'Est a attribué le succès de l’atelier au partenariat continu entre BPST-EA et l'Académie de la paix du Rwanda et a salué tous ceux qui ont contribué au succès du développement et de la prestation de la formation.

Le Haut-Commissaire britannique au Rwanda, S.E William Gelling, a également remercié l'APR (Académie de la Paix au Rwanda) d'avoir accueilli le cours et a fait remarquer qu'une bonne coopération entre BPST-EA et APR a contribué à la réussite du cours.

Il a souligné que la diversité des participants était encourageante et cela résulte également d'une bonne coopération entre l’APR et l'équipe britannique de soutien à la paix en Afrique de l'Est.

«Je suis sûr que ce protocole de diversité offre une expérience d'apprentissage enrichissante. Cela montre également le progrès grandissant du Rwanda en tant que centre régional pour ce type de travail ", a déclaré Gelling, ajoutant que le Royaume-Uni s'est engagé à soutenir ce type de formation et à travailler avec ses amis africains pour développer la capacité du personnel exceptionnel de soutien de la paix issu du continent.

Le directeur de l'Académie de la paix au Rwanda, le colonel Jill Rutaremara, qui a officiellement clôturé la formation, a salué le gouvernement du Royaume-Uni représenté par le Haut-Commissaire au Rwanda, William Gelling et le représentant de BPST-EA Nicola Dahrendorf pour leurs efforts et le financement de cet atelier.

« Les connaissances et les compétences que vous avez acquises seront très utiles pour vous aider à comprendre la relation entre les conflits violents et le génocide ainsi que les crimes d'atrocités de masse, bien que tous les conflits violents ne se traduisent pas nécessairement par des crimes de génocide et d'atrocités de masse», a déclaré le directeur de l'APR.

"Vous devez également savoir que, sans un mécanisme efficace de la justice transitionnelle, il serait très difficile d'assurer la stabilité, l'unité, la réconciliation et l'harmonie sociale dans une société post-conflit, en particulier celle qui a été victime de crimes de génocide et d'atrocités de masse.

C'est ce contexte qui devrait informer la nature de l'assistance, des conseils et des contributions que vous allez rendre en tant que gardiens de la paix dans le développement du mécanisme de justice transitionnelle ", a-t-il conclu.

Gilbert Cyiza, Imburi.info

                                

Il faut compter 1500 dollars pour visiter le gorille de montagne au pays des mille collines.

C’est plus qu’un animal à la force physique colossale. Ami à la fois aimé et redouté, le gorille de montagne du Rwanda fait des miracles et parvient à rendre la vie dans les bourgs et villages les plus reculés encore supportable.

D’ailleurs, il faut compter 1500 dollars pour visiter cet animal magique qui orne le parc national des volcans au Nord-Est du Rwanda. Ce montant est applicable aussi bien aux étrangers qu’aux locaux, selon l'Agence rwandaise de développement (ARD). Auparavant, les locaux déboursaient 35 dollars alors que les étrangers résidents au Rwanda payaient 375 dollars et les étrangers non résidents 750 dollars pour voir ces animaux impressionnants.

« Nous avons augmenté le prix afin d'assurer la durabilité de la conservation et d'améliorer l'expérience des visiteurs », justifie Clare Akmanzi, responsable de l'ARD, dans un communiqué dont Anadolu a reçu copie. L’autre motif de cette augmentation des prix est la volonté d'une meilleure répartition des recettes touristiques entre les populations vivant dans les régions avoisinantes des parcs nationaux.

Depuis 2005, les autorités reversent, en effet, 5% de ces recettes auxdites populations à travers des projets communautaires. Ces populations ont bénéficié, en l’espace de 12 ans, de 400 projets dont des écoles et des hôpitaux.

La nouvelle tarification pour visiter les gorilles vise à consacrer désormais 10% des recettes touristiques nationales à ces populations, selon les autorités rwandaises. « On leur donnait 5% et désormais ils auront 10%, donc c'est une bonne nouvelle car ces projets profitent directement aux populations. Çà va encore les encourager à mieux s'impliquer dans le combat pour la conservation », a déclaré à Anadolu Alexis Nizeyemana, de l'Agence rwandaise de gestion environnementale.

Le pays des mille collines compte 3 parcs nationaux opérationnels en 2017. Le parc national des volcans a été crée en 1960. Il est situé dans le nord-est du Rwanda et s'étend sur une superficie de 13000 hectares. On y trouvait 9 familles de gorilles de montagnes en 2010. En 2015, on dénombrait 20 familles. Ce parc reste le moins fréquenté du pays mais le plus grand pourvoyeur de devises.

« Le parc a totalisé moins de 10% des visites selon les chiffres de 2015 et rapporté 16 millions de dollar. Il a un poids économique important et on espère que la tendance économique se maintiendra les années à venir », a indiqué à Anadolu, Prosper Uwingeli, responsable de la conservation au parc national des volcans.

La République Démocratique du Congo et l'Ouganda abritent les mêmes gorilles de montagne. Mais le coût d’une visite est moins élevé en Ouganda, où l’ont doit compter 400 dollars dans la basse période et 600 dollars dans la période de pic (où il y a beaucoup de touristes) pour visiter ces gorilles.
« J'ai plusieurs amis expatriés qui veulent désormais se rendre en Ouganda car ils trouvent les nouveaux prix du Rwanda hors de leur portée », affirme Marius Chabi, un étranger vivant à Kigali.

Les autorités rwandaises prévoient néanmoins 15% de réduction pour les personnes qui se rendent à Kigali pour des conférences. Elles envisagent aussi une réduction de 30% pour les touristes désireux de visiter non seulement le parc national des volcans où vivent les gorilles mais aussi les deux autres parcs: Akagera et Nyungwe.

« La tarification de la visite à 1500 dollars va évidemment faire chuter le nombre de touristes. Mais heureusement qu'il y a des mesures compensatrices comme ces différentes réductions. Même si les visites chutent, les autorités pourront garder les mêmes performances économiques dans le secteur », commente l'économiste Teddy Kaberuka, approché par Anadolu.

Les gorilles de montagnes sont une espèce en voie de disparition. Leur population est estimée à 880 individus selon l'Agence rwandaise de développement.

Le Rwanda abrite 62% de cette population selon la même institution. Depuis décembre 2015, le pays des mille collines a entamé un recensement des gorilles sur son sol. Les resultants seront disponibles vers la fin 2017.

AA, Henri De Marie

                              

L’information a été rendue publique par la presse locale qui a consulté le récent livre blanc sur l’immigration rédigé par le ministère sud-africain des Affaires étrangères.

L’exemption de visas devrait surtout concerner les voyageurs confirmés tels que les diplomates, les officiels, les chercheurs, les hommes d’affaires et les étudiants. L’idée est d’accueillir un maximum de migrants qualifiés originaires de toute l’Afrique afin de combler l’important déficit en main d‘œuvre auquel le pays est confronté du fait de la fuite des cerveaux.

Officiellement pourtant, le gouvernement sud-africain voudrait appliquer les recommandations de l’Agenda 2063 de l’Union africaine défendues par l’ancienne présidente de la Commission de l’UA Nkosazana Dlamini-Zuma. Celles-ci demandaient aux États membres de lever l’obligation de visa à l’horizon 2018 afin de faciliter les échanges intra-africains et une meilleure intégration et le développement du continent.

Mme Zuma a d’ailleurs co-présidé avec les présidents rwandais et tchadien Paul Kagame et Idriss Deby le lancement du passeport africain lors du sommet tenu à Kigali il y a un an.

Africa news

                                        

Des enfants dans un centre pour personnes déplacées à Goma, au Nord Kivu.

Près de 400.000 enfants congolais risquent d'être atteint par d'une malnutrition sévère dans la région du Kasaï, dans le centre de la République démocratique du Congo, en raison des violences en cours, a prévenu mercredi l'Unicef.

La crise au Kasaï "a gravement empiété sur les programmes de santé au cours des derniers mois, mettant à risque de malnutrition sévère aiguë presque 400.000 enfants", assure un communiqué de l'agence onusienne.

L'Unicef "a besoin de 40,2 millions de dollars américains pour sa réponse d'urgence dans le Grand Kasaï". "Ces enfants sont parmi les plus vulnérables du pays et maintenant ils font face à une crise imminente si l'accès aux services de base n'est pas rétabli rapidement", ajoute le document.

"Sans soins de santé adéquats, sans accès à la nourriture et à l'eau potable, la vie de centaines de milliers d'enfants est menacée". Selon l'Unicef, "les approvisionnements alimentaires et les produits de base sont devenus rares" au Kasaï.

Depuis septembre, la région du Kasaï est secouée par la rébellion de Kamwina Nsapu, chef traditionnel tué en août 2016 lors d'une opération militaire, après s'être révolté contre les autorités de Kinshasa.

Ces violences qui impliquent miliciens, soldats et policiers ont fait plusieurs centaines des morts - dont deux enquêteurs de l'ONU en mars - et causé le déplacement de 1,27 million de personnes.

Avant même le déclenchement des violences, les provinces du Kasaï étaient parmi les plus pauvres de la RDC. Au cours des derniers mois, les conflits dans la région ont exacerbé cette situation.

AFP

Moss Kiny

"Parlons Kirundi", un bel ouvrage du Dr Laurent Niyonkuru pour l'apprentissage facile et rapide du Kirundi
 

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