Lire nos articles en différentes langues ici

 

                                    

Anastase Murekezi, Ombudsman national

Un rapport du Bureau de l’Ombudsman pour 2016-2017 montre que le Bureau a reçu un total de 2 981 dossiers de personnes faisant appel des décisions des tribunaux, invoquant l’injustice dans les décisions, tandis que 49 personnes ont demandé de l’aide pour la mise en œuvre des décisions judiciaires.

Lors de la présentation du rapport au Parlement le 16 octobre, l’Ombudsman, Anastase Murekezi, a expliqué que 1 934 dossiers (64,9%) n’avaient pas été traités en 2015-2016, tandis que 1 047 (35,1%) avaient été reçus en 2016-2017.

Anastase Murekezi a déclaré que sur les cas qui ont fait l’objet d’un appel, un total de 1 033 ont été évalués et 67, l’équivalent de 6,5%, ont été révisés par la Cour suprême.

Le rapport indique qu’aucun cas d’injustice n’avait été identifié sur un total de 966 cas, soit 93,5%.

Le rapport indique qu’il y a beaucoup de cas qui n’ont pas été évalués en 2016-2017 en raison du nombre écrasant de personnes par rapport à un petit effectif pour examiner les dossiers.

Alain Billen

                                  

Proparco et FMO ont investi 30 millions d’euros à parts égales dans la Banque Populaire du Rwanda (BPR). Le montant accordé sous forme de prêt a été arrangé par l’institution française. Filiale du fonds Atlas Mara, la Banque Populaire du Rwanda, active dans l’accompagnement des PME, est la deuxième établissement bancaire du pays en termes de dépôts.

La cérémonie de signature du prêt est intervenu le 14 octobre à Washington en marge des assemblées générales du FMI et de la Banque Mondiale. Les échanges de documents ont été paraphés par d’une part Gregory Clemente, CEO de Proparco et son homologue Linda Broekhuizen du FMO. D’autre part, Atlas Mara était représenté par Sanjeev Anand, directeur général de la branche banque.

Financial Afrik

Ancien ministre de l’Intérieur et militant du parti au pouvoir, l’Ombudsman du Burundi ne fait pas l’unanimité. Son élection en 2016 par le Parlement a été contestée par l’opposition.

L’opposition burundaise en exil a accusé Edouard Nduwimana, Ombudsman, ou Médiateur de la République, jugé pro-régime, de "torpiller" le processus de paix.

«Au moment où le peuple burundais attend avec impatience le démarrage effectif de véritables négociations inclusives, à même de remettre le pays sur la voie de la stabilité et le retour à l’Etat de droit, Edouard Nduwimana use de manœuvres visant à torpiller le processus des négociations d’Arusha, par la constitution d’une opposition parallèle et «pirate» dite «interne», a déclaré dans un communiqué publié lundi soir, le professeur Charles Nditije, président du Conseil National pour le respect de l’Accord d’Arusha pour la Paix et la Réconciliation au Burundi et de l’Etat de droit (CNARED), principale plateforme de l’opposition en exil.

L’opposition burundaise «condamne sans réserve» ces manœuvres et tricheries «indignes d’un Ombudsman et contraires aux missions qui sont attachées à cette fonction», rapporte la même source.

Pour aider le Burundi à sortir de la crise qui le secoue depuis plus de deux ans, l’opposition demande aux dirigeants de la Communauté des Etats d’Afrique de l’Est (CAE), à l’Union Africaine, aux Nations Unies et aux autres partenaires de «prendre des mesures coercitives pour contraindre le régime de Bujumbura à prendre part aux négociations, et ce, sans conditions». 

«Une convocation rapide d’une session de véritables négociations avec les vrais protagonistes couperait court à ses spéculations et redonnerait espoir au peuple burundais, en proie à des exactions de toutes sortes, à la peur, au désespoir et à une misère sans nom», a conclu le leader de l’opposition radicale.

Ancien ministre de l’Intérieur et militant du parti au pouvoir, l’Ombudsman du Burundi ne fait pas l’unanimité. Son élection en 2016 par le Parlement a été contestée par l’opposition.

Pourtant, de par la constitution du pays, cette personnalité est supposée être indépendante.

Elle a notamment la mission «d’assurer la médiation entre l’Administration et les Citoyens, d’assurer le contrôle du bon fonctionnement des entités administratives et de recevoir des plaintes et mener des enquêtes concernant les fautes de gestion et de violation des droits des citoyens commises par des agents de la fonction publique, judiciaire, des établissements publics et de tout organisme investi d’une mission de service public. 

Ni le gouvernement burundais ni l’Ombudsman n’ont encore réagi à ces accusations de l’opposition radicale. 

Depuis fin avril 2015, le Burundi traverse une grave crise politique émaillée de violences, déclenchée par la candidature controversée du président Pierre Nkurunziza à un troisième mandat. 

Ces violences ont déjà fait plus de 1000 morts et ont poussé plus de 400.000 personnes à l’exil selon l’ONU et les ONG. 

Jean Bosco/Anadolu

Résultat de recherche d'images pour "journée mondiale de l'alimentation"

« Nous devons faire venir les jeunes à l'agriculture et y voir une activité entrepreneuriale lucrative, non pas un signe de manque d'ambition », a souligné Akinwumi Adesina, président de la Banque africaine de développement 

La sécurité alimentaire en Afrique dépend de la capacité à attirer les jeunes vers l'agriculture et l'agroalimentaire. Tel est le message qu’a livré la Banque africaine de développement à l'occasion de la Journée mondiale de l'alimentation 2017. Car le secteur agricole a le potentiel de créer de la richesse et des emplois pour les jeunes Africains, de quoi endiguer les migrations. 
  
La Journée mondiale de l'alimentation, célébrée tous les ans le 16 octobre, promeut la sensibilisation et une action mondiale en faveur de ceux qui souffrent de la faim. Elle rappelle également la nécessité d'assurer pour tous une sécurité alimentaire et un régime alimentaire nutritif. Le thème de cette année met l'accent sur la nécessité de « changer l'avenir des migrations - Investir dans la sécurité alimentaire et le développement rural ». 
  
Le programme ENABLE Youth de la BAD, qui prépare une nouvelle génération de jeunes “agripreneurs”, est en bonne voie pour y parvenir. 
  
Au Libéria, Mahmud Johnson, 26 ans, est le fondateur de J-Palm Liberia, qui travaille à accroitre de 50 à 80 % les revenus des petits exploitants de palmiers à huile. Il est aussi en train de créer des emplois pour plus de 1 000 jeunes, amenés à travailler comme commerciaux pour ses produits. 
  
« En dépit de difficultés colossales, nous, jeunes Africains, sommes résolus à maximiser les ressources agricoles que nous avons en abondance, pour créer de la richesse, des emplois et des opportunités socio-économiques dans nos pays et à travers tout le continent. Nous avons besoin que nos parties prenantes nous voient comme des partenaires sérieux dans la transformation de l'Afrique et qu’ils nous aident à développer nos entreprise », plaide Mahmud Johnson. 
  
Mahmud et quelques-uns de ses employés ont bénéficié de programmes de renforcement des capacités dans le cadre de l'initiative Empowering Novel Agri-Business-Leded Youth for Youth, dite « ENABLE Youth » par acronyme. 
  
À l’instar du jeune patron de J-Palm Liberia, de nombreux jeunes africains n’ont d’autre envie que de rester en Afrique pour y créer de la richesse et des emplois, à condition qu’on leur offre les outils et l’opportunité d’utiliser leurs compétences. La Banque collabore avec l'Institut international d'agriculture tropicale (IITA) dans le cadre du programme ENABLE Youth, pour développer une nouvelle génération de jeunes agripreneurs. 
  
« Notre objectif est de faire émerger 10 000 jeunes entrepreneurs agricoles par pays au cours des dix prochaines années, a déclaré le président Adesina. En 2016, la Banque a fourni 700 millions de dollars pour appuyer ce programme dans huit pays, et nous avons aujourd’hui des demandes en provenance de 33 pays ». 
  
Pour la Banque, les investissements dans l'agriculture sont essentiels pour que les jeunes Africains puissent prospérer, et, partant, endiguer les flux de migration. 
  
« Cet objectif et le thème de la Journée mondiale de l'alimentation 2017 sont bien alignés sur deux des Cinq grandes priorités de développement de la BAD, les High 5 Nourrir l'Afrique et Améliorer la qualité de vie des populations africaines », a déclaré Jennifer Blanke, vice-présidente chargée de l’Agriculture et du développement social à la BAD. 
  
« Une agriculture reposant sur un secteur privé florissant en Afrique est à même de fournir des emplois et des revenus qui attirent et retiennent les meilleurs talents africains sur le continent, tout en améliorant la qualité de vie de tous les Africains », a-t-elle plaidé. 
  
Avec plus de 70 % des Africains qui dépendent de l'agriculture pour leur subsistance, il est impératif de libérer le plein potentiel de ce secteur, ce qui contribuera grandement à améliorer la qualité de vie des Africains. 
  
En conséquence, l'un des objectifs de « Nourrir l’Afrique » est d'éliminer la faim et la malnutrition à l’horizon 2025. 
  
Parce que les ressources minérales comme l'or, les diamants ou le pétrole brut ne sont pas illimitées, les pays africains doivent diversifier leurs économies. Cela ne peut se faire sans mettre l’accent sur l'agriculture, étant donné que la grande majorité des Africains en dépendent pour leur subsistance. 
  
La hausse de la demande alimentaire et l'évolution des habitudes de consommation en raison de facteurs démographiques comme l'urbanisation (flux migratoires intérieurs) entraînent une hausse rapide des importations nettes de produits alimentaires. Celle-ci devraient même tripler et passer de 35 milliards de dollars en 2015 à plus de 110 milliards de dollars d'ici à 2025 si la tendance à la hausse n’est pas jugulée. 
  
Sachant que les petits agriculteurs africains ont autour de 60 ans en moyenne, la sécurité alimentaire de l'Afrique dépend de sa capacité à attirer les jeunes vers l'agriculture et l'agroalimentaire et à les responsabiliser. Les gouvernements peuvent soutenir ces changements en créant les conditions propices, grâce à des réformes politiques visant à accroître les investissements privés dans l'agriculture et l'agroalimentaire. Et aussi en définissant mieux l'importance de l'agriculture pour leurs économies dans leur interaction avec le public. 
  
« La sécurité alimentaire, le développement rural sont étroitement liés aux questions de migration, de fragilité et de résilience, analyse Khaled Sherif, vice-président de la BAD pour le Développement régional, l'Intégration et la Prestation de services. La Corne de l'Afrique et le Sahel offrent des exemples incontestables de la façon dont des facteurs mondiaux comme l'insécurité alimentaire, l'extrémisme radical et les migrations aggravent la fragilité d’un État et ont un effet dévastateur sur le développement. » 
  
Et le vice-président Sherif d’ajouter : « Le manque d'opportunités économiques, d'infrastructures, d'opportunités d'emploi et les changements climatiques imprévisibles dans ces pays sont des sources majeures de fragilité, qui conduisent souvent à la migration forcée de populations dans une quête désespérée d’opportunités. La Banque adopte, le cas échéant, des approches fondées sur les risques aux niveaux national et régional pour lutter contre la fragilité ». 
  
Ainsi, le 14 octobre, la BAD a joint sa voix à celle du ministre de l'Agriculture et du développement rural de la Côte d'Ivoire et d'autres partenaires au développement lors d’une journée qui promouvait l'agriculture comme activité lucrative. Tous ont souligné la nécessité pour les gouvernements d'investir dans l'agriculture pour créer des emplois et endiguer les flux migratoires qui minent la sécurité et l'économie des pays africains.

Pressafrik

Au Rwanda, le Ministère des Ressources Animales et Agricoles (MINAGRI) déboursera 13 milliards de francs rwandais (15,5 millions $), dans l’amélioration de la performance de la filière porcine, indique The New Times.

Selon Didace Rushigajiki, spécialiste du bétail au MINAGRI, cette enveloppe devrait permettre entre autres de promouvoir l’adoption de nouvelles technologies dans le segment de transformation, et de renforcer les capacités des acteurs dans l’élevage porcin et le contrôle des maladies.

Plus globalement, indique le dirigeant, plusieurs mesures sont envisagées pour aboutir à la qualité des produits et d’améliorer l’accès au marché pour les acteurs de la filière. Il s’agit notamment d’un accompagnement dans l’installation d’abattoirs modernes pour le respect des normes de qualité, ainsi que de la régulation des prix pour protéger les éleveurs.

Pour rappel, selon The New Times, le Rwanda table sur une production de 68 000 tonnes de viande de porc d’ici 2023-2024, contre 20 000 tonnes actuellement. Le pays ne possède que 5 abattoirs modernes et dirige principalement ses exportations vers la RDC.

Espoir Olodo

Le président Paul Kagame a déclaré qu’après le génocide de 1994 contre les Tutsis, le gouvernement a œuvré pour reconstruire la nation en plaçant les populations au centre des stratégies nationales de développement. Il s’exprimait vendredi lors du sommet sur le capital humain organisé par le Groupe de la Banque mondiale à Washington DC, aux États-Unis.

L’événement vise à souligner l’importance d’une population saine, instruite et qualifiée pour la construction d’une économie stable et productive. Paul Kagame a déclaré que le capital humain est sans aucun doute le moteur de la croissance des revenus élevés et le fondement de la prospérité. Il a dit que les gens naissent tous égaux en droits et en dignité, mais la trajectoire et la vitesse du progrès sont déterminées par la façon dont ils utilisent les capacités acquises dans les premières étapes de leur vie.

Le chef de l’Etat a déclaré qu’en investissant dans la santé, l’éducation et la créativité, les leaders transforment les peuples en individus capables de penser et d’agir non seulement pour eux-mêmes mais aussi pour le bénéfice de leurs communautés. « Émanciper la liberté et la capacité humaines est un multiplicateur de force qui crée un potentiel illimité. Pour cette raison, je voudrais tous nous mettre au défi de ne pas limiter nos ambitions d’ ‘‘éliminer l’extrême pauvreté’’ ».

« Notre objectif est la prospérité et le bien-être pour tous. C’est l’essence de ce qui ne cesse de nous réunir ici, à chaque fois », a-t-il ajouté.

Parlant de l’expérience du Rwanda, le président a déclaré qu’il y a vingt-trois ans, le pays était complètement dévasté. « Alors que nous travaillions à reconstruire la nation, nous n’avions pas d’autre choix que de mettre notre peuple au centre de notre stratégie. C’était simplement une question de sécurité et de survie ».

Prenant l’exemple des décennies avant 1994, il a déclaré que l’accès à l’enseignement secondaire et supérieur était une faveur politique soumise à des quotas ethniques. Il a dit que le pays ne produisait qu’environ 2 000 diplômés universitaires pendant cette période, contrairement à aujourd’hui, environ 90 000 Rwandais terminent leurs études supérieures chaque année.

Il a déclaré que le programme national d’assurance maladie du Rwanda couvre près de 90% des Rwandais et que des dizaines de milliers de travailleurs bénévoles de santé communautaire sont déployés à travers le pays. « Cela a contribué à une réduction de 80% de la mortalité maternelle et une réduction de 70% de la mortalité infantile et juvénile depuis 2000 ».

Il a réitéré qu’en exigeant l’égalité d’accès et d’opportunités pour les filles et les femmes dans les écoles, sur le lieu de travail et en termes de droits légaux, le pays a rendu l’économie plus forte et résiliente. « Nous élargissons l’enseignement technique et professionnel avec une pertinence directe pour le marché du travail ».

Paul Kagame a noté que le Rwanda a décidé de réunir tous les organismes clés dans un programme coordonné de développement de la petite enfance axé sur la nutrition, l’assainissement et l’éducation préscolaire.

« L’élimination de la malnutrition est une priorité particulière. Le taux de retard de croissance est passé de plus de la moitié des enfants en 2010 à près d’un tiers aujourd’hui. Mais c’est encore trop élevé. Notre objectif est de réduire encore le retard de croissance à 15% d’ici 2020, avec des réductions annuelles de 6% par la suite ».

Le président a affirmé que le Rwanda est heureux d’avoir le partenariat et le soutien solide de la Banque mondiale pour ces efforts avec trois nouveaux projets axés sur la protection sociale, la nutrition et l’agriculture. Cependant, il a souligné que le Rwanda a encore un long chemin à parcourir pour atteindre le statut de pays à revenu élevé.

« Compte tenu de notre point de départ, nous sommes habitués aux parcours difficiles, donc il n’y a aucun doute que finalement nous y arriverons. Mais nous ne pouvons tirer pleinement profit de nos ressources naturelles ni saisir les opportunités de la mondialisation sans faire d’abord le potentiel inhérent de notre peuple une réalité ».

Il a dit que le gouvernement ne fournissait pas de fonds, mais créait des biens publics dans un environnement de sécurité, de stabilité, de prévisibilité des politiques et de primauté du droit ; soulignant que l’optimisme quant à l’avenir partagé par les Rwandais, ainsi que par les partenaires, repose sur la poursuite de l’amélioration tangible du bien-être des citoyens.

Il a conclu en disant que le capital humain génère de la prospérité en permettant des mentalités de responsabilité, de productivité, d’innovation et d’autonomie.

André Gakwaya

Cinq jours après le passage par les urnes des Libériens les urnes ont dévoilé 95% des résultats et ceux-ci sont largement en faveur de George Weah, ancienne star du football mondial reconverti dans la politqiue et qui se présente comme le défenseur des plus démunis.

Selon les derniers résultats publiés dimanche soir, George Weah décrocherait 39% des voix au premier, loin devant Joseph Boakai, vice-président sortant qui décrocherait 29,1 %

« Il n’y a plus de doute à présent » sur la nécessité d’un second tour, a déclaré le porte-parole de la Commission électorale nationale (NEC), Henry Flomo, lors de l’annonce de ces résultats partiels.

Quelque 1,55 million de suffrages ont déjà été dépouillés, pour un taux de participation moyen de 74,5 %, a précisé le président de la NEC, Jérôme Korkoya, lors d’une conférence de presse.

Les 18 autres candidats sont largement distancés. L’avocat et vétéran de la politique Charles Brumskine arrive en troisième position, avec 9,8 % des suffrages, devant Alexander Cummings, ancien dirigeant de Coca-Cola pour l’Afrique, à 7,1 %, suivi par le sénateur Prince Johnson, chef de milice pendant la guerre civile (1989-2003, quelque 250 000 morts), à 7 %.

Large avance

Sur les 15 provinces du pays, George Weah faisait la course en tête dans 12, y compris celle de la capitale, Monrovia, dont il est sénateur depuis 2014 et qui concentre près de 40 % des quelque 2,1 millions d’électeurs.

Le vice-président paraît devoir s’imposer dans deux provinces, dont sa région natale de Lofa (nord), la quatrième en nombre d’électeurs, et M. Brumskine à Grand-Bassa (centre).

Selon la Constitution, le second tour est organisé le deuxième mardi qui suit la proclamation des résultats définitifs du premier tour.

La présidente sortante Ellen Johnson Sirleaf, prix Nobel de la paix 2011, qui ne pouvait plus se représenter après deux mandats, a estimé le jour du vote que le Liberia était « prêt pour la transition », la première d’un dirigeant élu à un autre dans ce pays « depuis trois générations ».

Africa news

Les autorités congolaises ont lancé samedi à Kinshasa une réunion d'évaluation du processus électoral, alors que la Commission électorale vient de laisser entendre qu'il n'y aurait pas de scrutin avant 2019 pour remplacer le président Joseph Kabila.

Aucun calendrier ne sera annoncé à l’issue de cette réunion tripartite – gouvernement, Commission électorale, Commission nationale de suivi de l’accord et du processus électoral (CNSA) -, a indiqué à l’AFP le rapporteur de la commission électorale.

« Mercredi, nous clôturons les travaux et la Commission électorale vous dira à quelle date elle publiera le calendrier », a précisé à l’AFP le rapporteur, Jean-Pierre Kambala.

Cela pourrait être une question de jours, poursuit-il, à l’unisson des responsables congolais qui répètent depuis des semaines que l’annonce du calendrier est imminente.

Ce calendrier est réclamé avec insistance par la communauté internationale qui mise toujours sur l’application de l’accord pouvoir-opposition du 31 décembre 2016.

Présidentielle en 2016 ou en 2019 ?

Cet accord prévoyait l’organisation d’élections présidentielle, législatives et provinciales en une seule fois « au plus tard en décembre 2017 » pour la succession de Joseph Kabila dont le deuxième et dernier mandat a pris fin le 20 décembre 2016.

Le délai de fin 2017 est devenu impossible à tenir. La Commission électorale a aussi annoncé cette semaine qu’elle ne pourrait organiser des élections dans les 504 jours suivant la fin de l’enrôlement  – soit pas avant début ou mi-2019.

Violences dans le Kasaï, où le recensement doit durer au moins jusqu’en décembre, nettoyage du fichier électoral, adoption de nouvelles lois sur la répartition des sièges: les autorités invoquent plusieurs raisons pour le retard des élections et aussi leur coût.

La Ceni attend le financement du processus

« Nous avons besoin de 1,335 milliard de dollars, dont 400 millions pour la révision du fichier », a dit à l’AFP Jean-Pierre Kalamba.

« Nous avons signé un projet d’appui au processus électoral congolais de 123 millions qui ne nous ont jamais été donnés », répond-il à propos du financement de la communauté internationale.

Le Rassemblement de l’opposition boycotte la « tripartite » lancée par le Premier ministre, Bruno Tshibala. Son président, Félix Tshisekedi, a estimé jeudi que le président Kabila et la Commission électorale avaient « déclaré la guerre au peuple congolais » après l’annonce du retard du scrutin.

 

RFI

(Agence Ecofin) - En vue de contribuer au développement agricole de la République du Congo, le Rwanda souhaite y acquérir et y exploiter des terres arables. L’idée a été exprimée par l’ambassadeur rwandais au Congo, Jean-Baptiste Habyarimana, au cours d’une audience avec le ministre congolais des Affaires foncières et du Domaine public, Pierre Mabiala.

« Le Congo dispose de terres et le Rwanda a une expérience dans le domaine agricole car une grande partie de notre population a investi dans ce secteur. Nous venons de mettre en place une équipe conjointe qui va travailler sur ce projet qui intéresse nos deux Etats.», a notamment confié l’ambassadeur à l’Agence d’Information d’Afrique centrale

L’agence de presse rappelle que le Rwanda n’est pas seul à s’intéresser aux terres agricoles congolaises. La société ougandaise Good Farm vient de signer un mémorandum d’entente avec le ministère congolais de l’Agriculture et de l’Elevage portant sur l’acquisition de 20 000 hectares de terres. 

                             

La Première Dame, Mme Jeannette Kagame, a exhorté les dirigeants du gouvernement à prendre en compte la promotion de la famille et la santé dans le cadre des programmes de gouvernance afin de soutenir les aspirations futures.

Mme Kagame a déclaré hier que malgré les efforts déjà déployés pour promouvoir des pratiques familiales décentes, il est impératif de faire de la bonne gouvernance et de la promotion de la famille une partie de notre vie quotidienne.

L’événement a réuni différents responsables gouvernementaux, des partenaires de développement ainsi que des milliers de résidents de Kirehe et de ceux des régions voisines.

« Le Rwanda que nous voulons est un pays transformé où nous voyons des changements notables dans la vie des gens. Il est donc très important que nous prenions en compte tous les aspects de la vie de notre peuple dans une perspective plus large », a déclaré la Première Dame.

La campagne de cinq semaines est consacrée à un certain nombre d’activités, notamment la sensibilisation à la santé (Semaine de la Santé), l’égalité des sexes et les programmes d’éducation en matière de santé reproductive, en plus de la sensibilisation à la gouvernance et à la promotion de la famille.

Esperance Nyirasafari, ministre de la promotion de la femme et du genre, a indiqué qu’une telle campagne aiderait à trouver des solutions à des problèmes complexes touchant les familles.

Elle a déclaré que des campagnes similaires avaient mené à la construction de 40 centres de développement de la petite enfance à travers le pays, tandis que 13 filles qui avaient abandonné l’école étaient inscrites dans des écoles de formation professionnelle offrant des capitaux de démarrage. Jusqu’à 12 632 couples, qui n’étaient pas formellement mariés, ont été encouragés à formaliser leur état matrimonial.

Le ministère de la Santé a indiqué que la Semaine de la santé visera à étendre les services de planification familiale à plus de 25 000 femmes, en plus d’offrir des vaccins gratuits contre la rougeole et la rubéole.

La Première Dame a exhorté les parents à ne pas abdiquer l’éducation des enfants au gouvernement, mais plutôt à assumer la responsabilité première de veiller à ce que les jeunes se nourrissent correctement tout comme d’autres nécessités de base pour leur permettre de grandir à pleine capacité.

« Trouvons le temps de parler de l’éducation de nos enfants, leur fournir tout ce dont ils ont besoin pour grandir et bien étudier », a-t-elle dit.

Mme Kagame a également défié les jeunes de faire preuve de prudence dans leur vie et de faire des choix positifs, car ces choix pourraient s’avérer déterminants dans leur avenir.

Elle a également été témoin de « Umuhango wo kworozanya« , évènement au cours duquel les bénéficiaires de « Girinka » ont donné des vaches à leurs voisins. Girinka est un programme gouvernemental en vertu duquel les pauvres reçoivent des vaches.

Fode Ndiaye, représentant de l’ONU au Rwanda, a salué le rôle du gouvernement dans la promotion de la transformation socio-économique des femmes rurales, soulignant leur rôle non seulement pour leurs familles mais aussi pour la sécurité alimentaire communautaire et mondiale.

Alain Billen

Des militaires burundais en mission de paix en Somalie (Amisom) viennent de recevoir une formation sur des tirs cadrés (snipers), a appris Anadolu, jeudi, du ministère burundais de la Défense et des Anciens combattants.

«Il s’agit d’une formation bien cadrée en snipers», a déclaré, jeudi sur Twitter, le colonel Gaspard Baratuza, porte-parole de l’armée burundaise.

Le ministère a également confirmé cette information via son site officiel: «Nous avons commencé par cette formation car nous faisons toujours face aux menaces des "Al-Shabaab" qui tendent parfois des embuscades à nos convois de ravitaillement et se cachent, par la suite, parmi la population innocente".

Cette formation vient, donc, à point nommé car les militaires qui sont désormais les tireurs d’élite viseront les vrais objectifs, c’est-à-dire l’ennemi, sans causer des dommages collatéraux», a déclaré le Chef d’état major du 1er groupement, le Lieutenant-colonel Vincent Ndayikengurukiye. 

«Il y aura une plus value car, non seulement les militaires seront plus efficaces sur le théâtre des opérations, mais aussi cette formation leur permettra d’utiliser moins de munitions, puisque chaque balle qui sera tirée atteindra l’objectif qui sera visé», a-t-il encore ajouté. 

Cette formation portait sur le tir avec des armes de type Kalachnikov (AK 47), des Dragounov (arme de précision avec lunettes) et des Mitrailleuses 
kalachnikov (Mi-Kalash).

Le Burundi participe à la Force de l’Union Africaine pour le maintien de la paix en Somalie depuis 2007. Après l’Ouganda, le Burundi est le deuxième pays contributeur en troupes de l’Amisom avec 5400 hommes.

Fondé en 2004, le Mouvement des Shebabs est une organisation extrémiste affiliée à al-Qaida qui commet des attentats en Somalie et parfois au Kenya.

Anadolu

Le ministre rwandais de la Justice a accusé mercredi l'organisation Human Rights Watch de "recycler de vieilles allégations infondées pour lesquelles ils n'ont pas de preuve crédible".

Le ministre de la Justice, Johnston Busingye, a tenu ces propos en réponse à un rapport de Human Rights Watch indiquant que l'armée rwandaise incarcérait des suspects de manière informelle et les torturait par des passages à tabac, de l'asphyxie, des simulations d'exécution et des chocs électriques.

Ce rapport, publié mardi, fait état de détentions arbitraires dans des camps militaires et de pratiques de torture répandues et systématiques par l'armée.

"Human Rights Watch ne fait que recycler de vieilles allégations infondées, pour lesquelles ils n'ont aucune preuve crédible, dans la poursuite de leur plan déterminé et vindicatif contre le Rwanda", a dit M. Busingye dans un tweet.

M. Busingye a souligné que le Rwanda était signataire de la Convention des Nations unies contre la Torture et affirmé qu'il en respectait les termes.

APA

Marguerite Barankitse lors de son passage dans la région.

Malgré une vie marquée par les pires horreurs, Marguerite Barankitse garde toujours le sourire. Cette humanitaire burundaise, qui a fondé l’association Maison Shalom, recueille depuis plus de 20 ans, les enfants touchés par la guerre dans son pays. Maggy, comme on la surnomme, les accueille tous peu importe leur ethnie ou leur religion.

Le Burundi, pays encore plus petit que la Suisse mais peuplé par plus de 11 millions d’habitants, est situé en Afrique de l’Est. Il a pour voisin la Tanzanie, le Rwanda et la République Démocratique Du Congo. Depuis son indépendance le 1er juillet 1962, des conflits n’ont cessé de diviser la société burundaise.

La vie de Marguerite Barankitse a basculé le 24 octobre 1993 dans sa ville de Ruyigi. Ecouter le son

Dans ce chaos, Maggy recueille de nombreux orphelins du Burundi d’abord, puis des pays voisins. C’est le début de l’association Maison Shalom. L’occasion aussi pour ces enfants de côtoyer les différentes ethnies qui composent la société du Burundi. Ecouter le son

Après avoir œuvré pendant plus de 20 ans dans son pays. Marguerite Barankitse doit fuir le Burundi. Ecouter le son

Son engagement pour les enfants a été reconnu et elle a obtenu des dizaines de récompenses internationales. Elle avait également été remerciée au niveau national par l’actuel gouvernement du président Pierre Nkurunziza avant qu’il décide de la chasser en 2015. Elle vit depuis en exil au Rwanda. Après la sortie du rapport de la commission d’enquête des Nations unies sur le Burundi, début septembre, Marguerite Barankitse lance un appel à la communauté internationale. Ecouter le son

RJB.CH

Aviadev

De nouvelles routes aériennes et un nouvel optimisme sur le continent africain ont conduit à une forte croissance de 13,3% des arrivées de vols internationaux en Afrique du début au milieu de l'année 2017, par rapport à la même période de l'année dernière, selon un rapport publié mercredi par ForwardKeys, spécialisé dans les études du tourisme mondial.

Le rapport a été publié lors de la conférence d'Aviation d'Afrique 2017 (AviaDev 2017) qui se tient aux côtés du Forum africain sur les investissements en hôtellerie (AHIF) à Kigali, la capitale rwandaise.

Le Rwanda accueille l'AHIF en collaboration avec AviaDev 2017 du 10 au 12 octobre, rassemblant plus de 500 délégués, dont des experts des secteurs de l'aviation et de l'hôtellerie, des investisseurs et des représentants gouvernementaux d'Afrique et d'ailleurs.

L'Egypte et la Tunisie mènent la reprise des arrivées de vols internationaux, après que les préoccupations de santé et de sécurité de 2014 à 2016 ont commencé à s'estomper, selon le rapport.

Les réservations de voyage en Afrique pour le reste de l'année 2017 (du 21 septembre à la fin de l'année) sont de 15,2% supérieures à celles de l'année dernière en raison des réservations anticipées aux Etats-Unis, en Europe et en Asie-Pacifique, selon ForwardKeys.

Les destinations de la Communauté d'Afrique de l'Est (CAE) ont connu une forte croissance de 12,2% cette année, en particulier de la part des visiteurs européens.

L'aviation africaine affiche une croissance extrêmement saine, a précisé Olivier Jager, directeur général de ForwardKeys.

Selon l'Association du transport aérien international (IATA), le transport aérien fournit 6,8 millions d'emplois et contribue 72,5 milliards de dollars au PIB en Afrique.

L'IATA a prédit que les dix marchés de l'aviation les plus dynamiques au cours des 20 prochaines années seront tous en Afrique.

Selon la Banque africaine de développement, la demande en transport aérien a augmenté de manière constante au cours des dernières années en Afrique, le nombre de passagers et le transport de marchandises ayant augmenté respectivement de 45% et 80%.

agence Xihnua

Des soldats des Forces armées de la RD Congo, avec l’appui de la Force de la MONUSCO, poursuivent la traque des groupes armés à l’est de la RD Congo. © Photo MONUSCO/Alain Wandimoyi

Plusieurs personnes ont été tuées ce mercredi lors de l'attaque d'un village attribuée à une milice d'opposants hutus rwandais de l'est de la République démocratique du Congo, a rapporté un porte-parole de l'armée. Selon lui, cinq civils et un policier ont été tués.

Les Forces démocratiques pour la libération du Rwanda (FDLR) ont attaqué le village de Bwiza dans la province du Nord-Kivu, a déclaré à la presse le porte-parole de l’armée, Guillaume Ndjike Kaiko. « Les FDLR ont attaqué un commissariat de police. Un élément de la police a été tué. Quelques civils ont trouvé la mort ». L'armée est intervenue et a mis en « débandade » les miliciens, a-t-il ajouté.

Un membre de l'Agence nationale de renseignement (ANR) aurait aussi été tué, a déclaré de son côté le délégué du gouverneur dans la région, Jean Lukoo, qui a ajouté que les assaillants avaient « emporté un troupeau de vaches ».

Frontalière de l'Ouganda, du Rwanda, du Burundi et de la Tanzanie, l'est de la RDC est le théâtre d'opérations de plusieurs groupes armés depuis plus de 20 ans. Lundi, également dans le Nord-Kivu, deux Casques bleus ont été tués lors d'une attaque attribuée aux rebelles musulmans ougandais des Forces démocratiques alliées (ADF), qui auraient aussi tué samedi une vingtaine de civils, selon la Mission de l'ONU en RDC (Monusco).

RFI

 

Grands Titres

Rwanda: 2 981 cas d’appel à l’Ombudsman sur les décisions des tribunaux de 2016/...
17 Oct 2017 16:26Rwanda: 2 981 cas d’appel à l’Ombudsman sur les décisions des tribunaux de 2016/2017

                                     Anastase Murekezi, Ombudsman national Un rapport du Bureau de l’Ombudsman pour 2016-2017 montre que le Bureau a reçu un [ ... ]

Voir plus...
Proparco et FMO investissent dans la Banque Populaire du Rwanda
17 Oct 2017 16:10Proparco et FMO investissent dans la Banque Populaire du Rwanda

                                   Proparco et FMO ont investi 30 millions d’euros à parts égales dans la Banque Populaire du Rwanda (BPR). Le montant accord [ ... ]

Voir plus...
Burundi : L’opposition accuse l’Ombudsman de «torpiller» le processus de paix...
17 Oct 2017 15:58Burundi : L’opposition accuse l’Ombudsman de «torpiller» le processus de paix

Ancien ministre de l’Intérieur et militant du parti au pouvoir, l’Ombudsman du Burundi ne fait pas l’unanimité. Son élection en 2016 par le Parlement a été contestée  [ ... ]

Voir plus...
Journée mondiale de l'alimentation : l'agriculture, une voie d’avenir pour les j...
17 Oct 2017 13:33Journée mondiale de l'alimentation : l'agriculture, une voie d’avenir pour les jeunes Africains

« Nous devons faire venir les jeunes à l'agriculture et y voir une activité entrepreneuriale lucrative, non pas un signe de manque d'ambition », a souligné Akinwumi Adesina, [ ... ]

Voir plus...
Rwanda: le gouvernement injectera 15,5 millions $ dans la filière porcine
16 Oct 2017 16:28Rwanda: le gouvernement injectera 15,5 millions $ dans la filière porcine

Au Rwanda, le Ministère des Ressources Animales et Agricoles (MINAGRI) déboursera 13 milliards de francs rwandais (15,5 millions $), dans l’amélioration de la performance d [ ... ]

Voir plus...