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C’est en quelque sorte un référendum dépouillé des opérations de vote d’un scrutin classique. Sans glisser un bulletin dans une urne, les Zambiens de 30 provinces sur les 130 du pays sont invités à se prononcer sur le maintien ou non de leur pays sur la liste des membres de la Cour pénale internationale (CPI). Une consultation nationale sous l’arbre à palabres qui s’inscrit dans le sillage de la fronde africaine contre la juridiction internationale.

Sortir ou non de la Cour pénale internationale(CPI). Telle est la question sur laquelle les Zambiens devront se prononcer pendant deux mois. Le gouvernement a lancé ce lundi 27 mars, une consultation nationale destinée à donner la parole aux citoyens sur un retrait ou un maintien éventuel de la juridiction internationale.

Une consultation pour préciser la position officielle de la Zambie...

Du lancement de la consultation à sa fin prévue en mai, des réunions publiques organisées dans les provinces permettront aux Zambiens de fournir leurs arguments en faveur de l'une ou l'autre option. L'organisation de la consultation nationale, pilotée par le ministère de la Justice, aura coûté quelques 33.000 euros.

Les citoyens des autres provinces pourront quant à eux envoyer leurs réponses par écrit via une plateforme dédiée. Les réponses collectées auprès des citoyens seront ensuite compilées afin de dégager une réponse reflétant l'opinion la plus répandue chez les Zambiens.

Le gouvernement se basera alors sur cette compilation de réponses pour prendre position en faveur du retrait ou du maintien du pays à la CPI. La position officielle de la Zambie ne sera dévoilée qu'en juin lors du sommet de l'Union africaine (UA) à Addis-Abeba en Ethiopie.

Cette décision risque de peser lourd dans la balance sur le haro général des pays africains sur la Cour pénale internationale. En janvier, lors du sommet de l'UA, la grogne contre la juridiction basée à La Haye aux Pays-Bas, accusée d'être exclusivement tournée vers la poursuite d'Africains, avait motivé une résolution non contraignante pour un retrait collectif de tous les pays africains de la CPI.

Cette résolution était en quelque sorte la fin du film de l'année 2016 marquée par une fronde ouverte lancée de certains pays africains contre la juridiction de La Haye universellement compétente pour enquêter et sanctionner les crimes de guerre et les crimes contre l'Humanité commis dans le monde.

... dans le sillage de la fronde africaine contre la CPI à l'UA

Sans attendre un aval de l'agora africaine, le Burundi a consommé le divorce avec la CPI en actant son retrait du Statut de Rome en octobre 2016 sur fonds de brouille entre la juridiction internationale et le pouvoir burundais.

 Le retrait de l'Afrique du Sud, initié par Jacob Zuma au même moment a été stoppé net par la justice du pays qui le jugeait inconstitutionnel pour ne pas avoir consulté le parlement. Ce n'est peut-être que partie remise.

La Gambie de Yahya Jammeh qui qualifiait la CPI de « juridiction néocolonialiste » avait introduit une procédure de divorce mais le processus avait été enrayé à la faveur de l'arrivée au pouvoir d'Adama Barrow.

Des pays comme le Kenya dont le président Uhuru Kenyatta avait été pourtant acquitté, songe à claquer la porte de la CPI. Plus récemment, la Namibie a conditionné son maintien au sein du club des 124 pays membres de la CPI à la ratification par les Etats-Unis du Statut de Rome qui créa en 1998, la juridiction.

Même si leur pays en est encore membre, des Congolais avaient lancé une pétition pour réclamer le retrait de Brazzaville du Statut de Rome donc de la CPI.

Malgré cette volée de bois vert contre la juridiction basée à La Haye, des pays comme le Sénégal -qui dirige l'Assemblée des Etats parties au Statut de Rome- ou encore la Côte d'Ivoire, le Cap-Vert et le Nigéria soutiennent le maintien des pays africains dans la CPI. La même position a été soutenue par le Ghanéen Koffi Annan, ancien SG de l'ONU.

Les récriminations qui bruissent dans les couloirs des 21 étages du gratte-ciel abritant le siège de l'Union africaine, promettent des débats houleux lorsque le sujet sera évoqué en juin à Addis-Abeba.

Ibrahima Bayo Jr.|LT

 
Traversant la marie de Bujumbura d’Est à l’Ouest, la rivière Ntahangwa prend sa source dans les hauteurs des Mirwa pour se jeter dans le lac Tanganyika. Elle sépare les communes Mukaza et Ntahangwa respectivement au centre et au nord de la capitale burundaise. Elle traverse plusieurs quartiers de la ville de Bujumbura dans lesquelles plusieurs infrastructures modernes sont érigées.
 
Depuis de belle lurette, sur son passage, surtout en période pluvieuse, avec l’augmentation de son débit, son lit se creuse continuellement et dangereusement, les ravins s’étendent ; et par conséquent, elle détruit ses berges, des infrastructures publiques et des maisons riveraines s’effondrent ou sont sur le point de s’effondrer ayant déjà des fissures, plusieurs familles déménagent. La population riveraine y assiste impuissamment. « Quand nous demandons le secours des autorités, la réponse est qu’il n’y pas d’argent. Et cela date de longtemps », se plaint un des riverains qui atteste qu’ils ont adressé beaucoup d’alertes et des pétitions aux autorités compétentes depuis plus de dix ans, toujours sans réactions. Pourtant, le gouvernement devraient, à défaut de les protéger, dédommager les victimes et essayer de trouver solution durable ensemble car les dégâts sont déjà énormes.
 
Les quartiers plus menacés et dégâts occasionnés
 
Les quartiers de Mutanga Sud, Mutanga Nord, Kigobe et Nyakabiga sont les plus sérieusement menacés par la colère de la rivière Ntahangwa.
 
À Kigobe Sud, en zone de Gihosha, commune Ntahangwa, un grand ravin s’est formé le long de la rivière et s’élargit du jour le jour sous les yeux impuissants des habitants riverains. Cette rivière a emporté certaines maisons riveraines, d’autres présentent des fissures. Les occupants de plusieurs maisons ont déjà déménagé de peur de partir avec les bâtiments dans la rivière. Des experts parlent des fissures au-delà de l’avenue Mikarakara, et une 3è fissure risque d’emporter le Boulevard du 28 Novembre. « Ça fait peur même d’y passer à pied », confient les habitats du quartier. D’où l’urgence des travaux quel que soit le coût pour éviter le pire.
 
À Mutanga Nord, en zone de Gihosha, commune Ntahangwa, en amont du pont qui sépare Mutanga nord et celui du sud, l’enfoncement du lit de la rivière est allé jusqu’à une quinzaine de mètres. Les petits kiosques du petit marché dit « Ku Kabasazi » à Mutanga Nord sont en cours d’effondrement et sont obligés de quitter les lieux bientôt.
 
À Mutanga Sud, en zone de Rohero, commune Mukaza, cette rivière a déjà détruit la route allant vers le sous quartier de Mugoboka ainsi que les maisons environnantes situées au terminus de l’avenue Sanzu ; cette route n’est plus praticable, seuls les piétons peuvent s’y aventurer. Pire encore, c’est ce seul passage pour se rendre à Mugoboka et une fois que la route aura été totalement coupée, ce sera terminé pour les habitants de la localité.
 
Les murs de certaines salles de classes de l’Ecole Fondamentale (ECOFO) de Mutanga Sud sont déjà fissurés, ses latrines sont totalement sous l’eau et la cour de la récréation n’est plus séparée du bord de la rivière ce qui est très dangereux pour les élèves de ladite école. Des maisons de la même localité sont menacées d’effondrement, et d’autres présentent des fissures.
 
La rivière Ntahangwa ne cesse d’agrandir ses rives et pourra même causer des dégâts en zone de Nyakabiga de la commune Mukaza, le long de l’avenue de l’imprimerie. Le pont de la République et celui sur le Boulevard du Peuple Murundi sont aussi menacés. Les quartiers de Ngagara et Buyenzi ne sont pas épargnés, mais ils sont moins menacés que les autres quartiers, du moins, pour l’instant.
 
Conséquences d’une mauvaise attribution des parcelles ?
 
Selon le Code de l’Environnement, seul le ministère de l’Eau, de l’Environnement, de l’Aménagement du territoire et de l’Urbanisme a le droit de donner des parcelles. Quand il s’agit de plus d’un hectare (1ha), un décret présidentiel est exigé. Tous les sites à viabiliser doivent avoir un avis favorable de la Commission Foncière Nationale. Idem pour les parcelles.
 
Après, un bureau d’étude doit être mis en place pour étudier les morcellements de parcelles, le traçage des avenues, l’installation d’électricité, l’adduction d’eau, etc. Cette étude, une fois terminée, doit être agréée par l’Office Burundais pour la Protection de l’Environnement (OBPE). Et un certificat de conformité environnementale attestant le respect du Code de l’eau et de l’environnement doit être délivré.
 
Même si l’Etat ne peut pas prévoir des accidents catastrophiques, il doit veiller à ce que toutes les parcelles soient attribuées conformément à cette procédure normale prévue par la loi. Ce qui n’est pas le cas, car, la plupart de fois, la corruption et l’influence politique, etc. sont privilégiées. L’exiguïté de la terre fait que les gens construisent partout où ils peuvent trouver un petit espace, même dans des zones dites interdites alors qu’il faut d’abord faire une étude d’impact environnemental avant d’attribuer des parcelles comme le stipule le Code de l’Environnement, dans son article 52.
 
(1)Les spécialistes en environnement indiquent que le lit de la rivière Ntahangwa devrait être protégé par une zone tampon pour éviter qu’elle ne s’enfonce progressivement en grignotant les rives. Malheureusement, la zone tampon n’est souvent pas respectée lors de l’attribution des parcelles. Tout se passe dans l’anarchie totale avec de la corruption et influence politique ou favoritisme régional ou familial en violation du Code de l’Environnement.
 
Un cadre du ministère de l’Environnement a indiqué qu’une zone tampon est « un intervalle situé entre un espace protégé et une zone exploitable : c’est un espace de transition, inexploitable et déterminé par le ministère de l’Environnement et de l’Urbanisme, pour éviter que la zone protégée soit entamée ou détruite ». Il a précisé que « c’est un petit espace où les gens peuvent retirer néanmoins quelques ressources, mais sans l’exploiter à fond ». Selon lui, la zone tampon est différente d’un espace vert qui est un endroit aménagé et protégé pour sauvegarder et embellir l’environnement urbain. (Source, article publié par Iwacu, le 12-09-2011)
 
Qui est responsable alors de ces dégâts déjà occasionnés ?
 
Cette situation inquiétante s’est aggravée à cause l’action humaine de destruction de l’environnement et des ravages des rivières. En plus du déboisement, les gens exploitent de façon anarchique les rivières. Dans plus de dix ans écoulés, il y a eu une extraction abusive des moellons, du sable et des pierres. Ils le font tellement mal de façon qu’ils entrent dans les bords de cette rivière. Ces derniers deviennent très larges et par conséquent fragiles. C’est ainsi que même les arbres plantés pour protéger les berges sont souvent emportées par l’eau.
 
Même si beaucoup sont ceux qui pensent que l’état est le seul fautif dans cette histoire, il y a d’autres qui pensent que ceux qui, malgré les risques évidents, ont quand même construit ou continuent de construire sur ces terrains-là à risques devront être responsables de leurs actes. Certes, les pouvoirs publics auraient dû interdire ces constructions et il en a les moyens. Mais, qu’en est-il de ceux qui ont construit à quelques mètres des ravins ? C’est vraiment absurde et incompréhensible.
 
Pour ce qui est du dédommagement, seuls les propriétaires qui ont respectés la loi ont le droit de poursuivre l’Etat en justice pour dédommagements. Malheureusement, même si l’État est obligé d’assurer la protection de la rivière et des maisons situées de part et d’autres, il lui sera très difficile d’indemniser tous les victimes de la colère de Ntahangwa car il n’en a pas la volonté. C’est pour cela qu’on conseillerait les gens de consulter des experts avant d’acheter leurs parcelles et/ou construire leurs maisons ; car « vaut mieux prévenir que guérir », dit-on.
 
Les autorités disent que seuls ceux qui ont acquiert et bâti leurs parcelles après la promulgation du code national de l’eau en 2012 pourront être indemnisés. Ce code prévoit que les constructions doivent laisser tout au moins « une zone tampon de 25 mètres à partir du bord de toute rivière qui se déverse dans le lac Tanganyika, 50 m pour les lacs du Nord et 150 m pour le lac Tanganyika ». Pourtant, la plupart des propriétaires des maisons que guette la rivière Ntahangwa auraient, si pas tous, obéi à la règle, même avant la promulgation de dudit code. « La rivière était plutôt au-delà des 25 mètres quand on érigeait nos maisons », renseigne l’une des victimes, ce qui fait que tout le monde soit en norme. Donc, c’est le gouvernement qui a failli à ses responsabilités de les protéger ou bien de ne pas octroyer des parcelles d’une zone à risque.
 
En 2005, lors de l’attribution des parcelles de Kigobe, l’Urbanisme avait promis de protéger les parcelles selon les habitants de ce quartier menacé. « Il (urbanisme) menaçait même de récupérer les parcelles non construites », confient-ils. Aujourd’hui, si leurs maisons s’effondrent, l’Etat devra les dédommager, car ils assurent que leurs parcelles ont été obtenues légalement avec assurance d’une protection contre la rivière.
 
Etonnamment, alors qu’à quelques mètres, les propriétaires des maisons ont été contraints de vider les lieux car l’avenue Mikarakara à Kigobe Sud s’est déjà effondrée, Louis-Marie Nindorera, un des propriétaires des maisons menacées à Kigobe Sud, sur son compte twitter (@Emayi2011), a récemment réagi qu’il est important qu’on fasse « des alertes préventives contre un projet de lotissement résidentiel insensé à quelques mètres en aval, toujours dans Kigobe-Sud ». C’est absurde , on se demande si l’Urbanisme ou les acquéreurs de ces parcelles pensent réellement aux conséquences ou pas ?
 
Que faire pour empêcher cette rivière de continuer de causer de dégâts ?
 
Il y a plusieurs années, la rivière Ntahangwa a été sujet de débats et pressions grâce aux actions de certains activistes de la protection de l’environnement dont l’ACVE (Action Ceinture Verte pour Environnement) présidée par l’Ambassadeur Albert Mbonerane qui ont été aidé par certains médias et certains habitants des quartiers riverains. Par après, un projet de sa protection a été conçu. Des arbres ont été plantés le long de cette rivière et certains travaux d’aménagement ont été effectués, mais ont été inefficaces. Aujourd’hui, ces arbres tombent et sont arrachés par l’eau sans remplacement.
 
Selon un spécialiste, « la construction des murs de soutènement de plusieurs kilomètres est une des solutions efficaces pour la stabilisation des talus et du ravin, la diminution de l’angle d’inclinaison du ravin et le remblaiement du terrain étant un préalable pour la réussite de ce procédé ». Une autre alternative serait le dragage, qui consiste à enlever le sable dans le lit de cette rivière à partir de Mutanga Sud jusqu’à Buyenzi. Mais, le plus important et aussi difficile est la recherche des financements sachant que ces travaux sont très coûteux. Ce problème semble être le moindre souci du régime de Pierre Nkurunziza, il ne veut pas débloquer ce budget pour de trouver une solution durable à ce problème.
 
L’Ambassadeur Albert Mbonerane, un homme avisé dans le domaine de l’environnement, qui aime révéler, dans sa figure de style, des mots que l’eau des rivières lui a dits : « vous vous êtes évertués à crier, vous n’avez abouti à rien. Laissez-moi le soin de faire moi-même ». Et voilà que ça fait des années qu’elle se fait entendre et avec une grande colère, mais l’État fait sourde oreille. Si rien n’est fait dans l’immédiat, plusieurs maisons et infrastructures publiques seront emportées par cette rivière qui a déjà causé pas mal de dégâts.
 
On ne peut pas clore cet article sans signaler également aux services de l’Urbanisme et l’aménagement du territoire urbain que cette question de la rigueur sur politique de l’aménagement territoriale est très pertinente et délicate. D’ailleurs ce n’est pas uniquement Kigobe, il existe d’autres constructions anarchiques aussi à la périphérie de Gasekebuye tout près des ravins de la rivière Muha ou celles de Kinyankonge, Nyabugete, Gasenyi (tout près des carrières sur la RN1), etc. L’État via l’urbanisme devrait établir un plan de prévention des risques, protéger les rives des rivières traversant la capitale. Espérons qu’il va réagir bientôt.
Mais, tout exige d’abord la volonté du gouvernement et la prudence de la population !
 Par Blaise Baconib Nijimbere

Après le déploiement de sa nouvelle stratégie pour booster son commerce vers l’Afrique de l’Est, le Rwanda vient de lancer un nouveau système de suivi électronique du fret sous-régional. Objectif : réduire les coûts du transport des marchandises et limiter l’évasion fiscale. 

Bouchées doubles pour sécuriser la politique visant à doper la force de frappe commerciale du Rwanda. Le gouvernement local vient de lancer un nouveau système de suivi électronique du fret au niveau de la sous-région est-africaine. Baptisé Rects, ce système vise à réduire les coûts de transport des marchandises entre le Rwanda, l'Ouganda et le Kenya. Ces trois pays, d'abord en raison de la densité des échanges, puis pour répondre de l'accord d'e-surveillance des flux continu de marchandises adopté par ces pays en juillet 2014.

Améliorer les recettes fiscales

L'autre objectif ultime de Kigali et ses voisins est de barrer la route aux fraudeurs adeptes de l'évasion fiscale, améliorer les recettes fiscales des trois pays et lutter contre le dumping.

« Ce dispositif est un point de repère visant à améliorer le commerce régional en améliorant la sécurité de la cargaison et en permettant aux opérateurs de surveiller leur cargaison », a appuyé François Kanimba, ministre rwandais du commerce et de l'industrie et les affaires de la Communauté Est-africaine prenant la parole lors d'un événement tenu dans les locaux de la Rwanda Revenue Authority (ARR) autour de ce nouveau dispositif.

Pour le responsable, c'est également un pas de plus en avant dans la politique rwandaise de renforcement du commerce avec la sous-région. Une politique que le président Paul Kagamé et son équipe gouvernementale déroule avec tact. La semaine dernière déjà, le Rwanda annonçait l'état d'avancement de son plan de construction de nouveaux marchés équipés au niveau de frontières avec ses voisins, dans le but de doper les exportations et barrer la route au commerce informel. Des efforts qui pourrait une montée en puissance capable d'améliorer le positionnement de ce pays d'Afrique de l'Est dans le commerce sous-régional, voire même régional (Afrique).

LT

Ces plaintes ont été déposée par le collectif des avocats des victimes et de leurs familles 

Au Burundi, 124 nouvelles plaintes pour violation des droits de l'homme ont été déposées auprès de la Cour Pénale Internationale ( CPI) par le collectif des avocat des victimes.

" Les crimes commis sont imprescriptibles, les personnes qui ont été les commanditaires, auteurs, co-auteurs et complices de ces crimes devront rendre compte devant la justice", indique un communiqué publié lundi soir par le Collectif des avocats des victimes et des parties civiles.

Rapportant que 124 nouvelles plaintes des victimes et de leurs familles ont été déposées à la CPI, le Collectif annonce, avoir commencé, "à recueillir et à transférer les témoignages vidéos des victimes concernant les crimes commis", soulignant que "ces témoignages sont accablants. Ils sont incontournables dans l’histoire du Burundi".

"Les violences faites aux femmes ont été atroces. Les actes de torture ont marqué à vie les victimes. Les références à la qualité de l’ethnie Tutsi de certaines victimes et de leur famille et les propos racistes tenus constituent une flétrissure indélébile", rapporte la même source.

Le collectif des avocats des victimes compte, entre autres Armel Niyongere, avocat au barreau du Burundi et de Bruxelles (grande figure de la société civile burundaise aujourd'hui en exil), Léon Lef Forster, avocat au barreau de Paris et Bernard Maingain, avocat au barreau de Bruxelles très engagé dans de nombreux dossiers politiques au Burundi.

En mars 2016, le même collectif d’avocats avait transmis a la CPI les dossiers de 60 familles de victimes d’exécutions extrajudiciaires.

Le Burundi a plongé dans une grave crise, émaillée de violences, depuis le dépôt de la candidature du président Pierre Nkurunziza en avril 2015 pour un troisième mandat qu'il a obtenu en juillet de la même année, en violation de la Constitution et de l'accord d'Arusha qui a mis fin à la guerre civile de 1993-2006, selon l'opposition, la société civile et une partie de son propre camp.

Ces violences ont fait plus d'un millier de morts et poussé plus de 386 000 personnes à fuir le pays, d'après un rapport de l’Office des Nations unies pour les réfugies(UNHCR) publié en février 2017.

AA/Bujumbura

Les étudiants burundais avaient jusqu’ici bénéficié sans exclusif d’une bourse d’études, attribuée sans conditions. L’augmentation du nombre d’étudiants en plus de la grave crise politique qui secoue le pays depuis deux années ont accentué la conjoncture économique. Du coup, le président burundais, Pierre Nkurunziza, a signé début février dernier un décret qui transforme cette bourse en un prêt remboursable à la fin des études en plus du durcissement des conditions d’obtention. Les étudiants des universités publiques n’attendent pas se laisser faire.

En riposte au décret présidentiel durcissant les conditions d’octroi de la bourse allouée aux étudiants, les 3.000 étudiants de l’Ecole normale supérieure du Burundi ont engagé depuis le vendredi 24 mars dernier, une grève illimitée. Plus de 11.000 étudiants de l’Université du Burundi ne devraient pas tarder à les imiter.

« Cent soixante-dix de leurs délégués ont lancé le même jour un ultimatum au président Pierre Nkurunziza dans une lettre qu’ils ont rendu publique. Ils lui donnent jusqu’au 4 avril pour abroger son décret au risque de suspendre leurs participations aux activités académiques », révèle RFI.

Cette annonce a fait l’effet d’une bombe au Burundi car depuis le début de la grave crise politique que traverse ce pays et le recours à une sanglante répression pour mettre fin à toute opposition au régime en place, les gens ont peur. Le gouvernement ne tolère plus les grèves et n’hésite pas à emprisonner les syndicalistes.

Selon notre source, un représentant général des étudiants désigné par le pouvoir ainsi que le recteur de l’Université se sont dit surpris de voir des étudiants oser lancer un ultimatum au chef de l’Etat et ont mis en garde les délégués des étudiants sur les « conséquences » de leur lettre.

Sous pression, plusieurs dizaines des délégués estudiantins sont entrés en clandestinité tout en restant très actifs pour combattre ce décret qui vise à « éliminer de l’enseignement supérieur les étudiants issus des familles modestes », ont-ils fait entendre dans leur lettre ouverte à Pierre Nkurunziza.

Kouamé L.-Ph. Arnaud KOUAKOU

Gérer l'urbanisation de manière durable implique une refonte des systèmes alimentaires et agricoles de façon à ce que cela profite aux villes et aux campagnes, selon un nouveau rapport présenté lundi par l'Institut international de recherche sur les politiques alimentaires (IFPRI) et l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO).

« Répondre à la demande alimentaire croissante en provenance des zones urbaines peut contribuer à augmenter les revenus des populations pauvres vivant en milieu rural, dont la plupart dépendent de petites exploitations agricoles pour leurs moyens d'existence », a déclaré le Directeur général de la FAO, José Graziano da Silva. « Cela pourrait créer des emplois et des perspectives de développement pour les personnes qui ont choisi de rester en zone rurale, dans les pays en développement, tout en facilitant l'accès à une nourriture saine dans les villes ».

Toutefois, a-t-il noté, la hausse de la demande en provenance des zones urbaines ne va pas automatiquement profiter aux petits exploitants agricoles. « Nous devons trouver des solutions en mesure de créer des opportunités et d'éviter les inconvénients d'une urbanisation croissante », a-t-il ajouté.

Le rapport sur les politiques alimentaires mondiales de l'IFPRI, auquel a contribué la FAO notamment pour le premier chapitre, traite de nombreux problèmes liés à l'urbanisation. La hausse des populations urbaines se manifestera surtout en Afrique, avec une majorité de la population du continent qui vivra dans les villes d'ici à 2030. D'un point de vue mondial, près de 2,5 milliards de personnes supplémentaires habiteront en zone urbaine. L'Afrique et l'Asie représenteront 90% de cette hausse.

« Les populations pauvres vivant en milieu urbain sont plus vulnérables aux variations des prix des produits alimentaires que celles en milieu rural et consacrent une plus grande part de leurs dépenses familiales à l'achat de nourriture que les populations rurales », a expliqué Shenggen Fan, le Directeur général de l'IFPRI, un institut de recherche sans but lucratif.

Rendre les systèmes alimentaires plus efficaces

D'après le rapport, rendre les systèmes alimentaires « plus efficaces et inclusifs » profiterait aux zones urbaines et rurales. « De meilleures routes, un système d'électrification fiable et généralisé, des transports réfrigérés et de meilleurs locaux de stockage sont essentiels afin d'y parvenir», a-t-il précisé, notant par ailleurs qu'une telle transformation conduirait également les agriculteurs à cultiver des produits plus nutritifs et de plus grande valeur, un élément fondamental pour nourrir convenablement les populations urbaines croissantes.

Dans de nombreux pays en développement, les inquiétudes des résidents urbains quant à la qualité de la nourriture produite localement se transforment souvent en un plus grand intérêt porté aux variétés importées. Une meilleure intégration verticale de la chaîne de valeur alimentaire nationale pourrait remédier à cela. De telles démarches contribueraient à la création de nombreux emplois liés au secteur de l'agroalimentaire et renforceraient la capacité d'investissement du secteur alimentaire en vue de stimuler la productivité.

« Les villes intermédiaires peuvent stimuler efficacement le développement rural, elles le font d'ailleurs souvent », a souligné M. Graziano da Silva. Les liens qui unissent les zones urbaines aux zones rurales permettent également aux migrants de conserver de solides liens avec leurs familles, tandis que lorsque ces liens sont brisés, ce sont à la fois les zones urbaines et rurales qui en souffrent. 

Selon le rapport, « une révolution silencieuse » est en marche dans des pays tels que le Bangladesh, la Chine, l'Inde et l'Éthiopie.

Les agriculteurs utilisent de nouveaux intrants et, dans de nombreux cas, préfèrent la qualité à la promesse d'un meilleur rendement afin de répondre à la demande des consommateurs urbains prêts à payer un prix plus élevé.

Cette démarche contribue également au développement de systèmes de crédit locaux et permet aux agriculteurs d'accéder à des semences et des intrants de meilleure qualité et a notamment favorisé l'émergence rapide d'un riz emballé et étiqueté en Chine. En bref, construire de meilleures infrastructures rurales sera avantageux pour les agriculteurs mais également pour les citadins.

unnews

Face à la persistance du blocage pour définir les modalités pratiques de l'application de l'accord politique signé le 31 décembre dernier entre le pouvoir et l’opposition pour faire sortir le pays de la crise qu’il traverse depuis des mois.

La conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO), a annoncé lundi soir, la fin de sa mission en tant que médiateur dans les négociations entre le pouvoir et l’opposition pour une sortie de crise en République démocratique du Congo (RDC).

"Aujourd’hui, les évêques ont décidé de mettre fin à leur mission de bons offices", a déclaré à Anadolu l’abbé Donatien Nshole, secrétaire général de la CENCO, évoquant les "divergences entre camp présidentiel et opposition qui persistent en dépit du temps passé et des pressions de toute part".

La médiation avait annoncé lundi dernier la signature d’un accord sur l’arrangement particulier ce lundi dans la soirée.

Plutôt dans la journée de ce lundi, la majorité présidentielle a dans une conférence de presse nié toute responsabilité dans le blocage des négociations. Elle a également attribué ce blocage au rassemblement des forces politiques et sociales acquises au changement, la plus grande coalition de l’opposition.

Les négociations sur l’arrangement particulier ont été ouvertes début janvier pour définir les modalités pratiques de l'application de l'accord politique signé le 31 décembre dernier entre le pouvoir et l’opposition pour faire sortir le pays de la crise qu’il traverse depuis des mois, à cause de la non tenue des élections dans les délais constitutionnels. Fait qui a consacré le maintien de Joseph kabila au pouvoir au delà de son mandat constitutionnel arrivé à terme le 19 décembre dernier.

AA/Kinshasa

Violette Uwamahoro, l’épouse rwando-britannique d’un opposant exilé au Royaume-Uni

Le tribunal de base de Gasabo à Kigali a ordonné la remise en liberté provisoire de Violette Uwamahoro, l’épouse rwando-britannique d’un opposant exilé au Royaume-Uni.

Mère de deux jeunes enfants et en attente d’un troisième, Violette Uwamahoro reste néanmoins soumis à un contrôle judiciaire dans l'attente de son procès. Son coaccusé le policier Shumbusho Jean Pierre a en revanche été condamné à trente jours de détention préventive.

Rentrée au pays pour prendre part aux funérailles de son père, Violette Uwamahoro(39 ans) a été arrêtée par la police et inculpée pour activités subversives visant à déstabiliser le Président rwandais Paul Kagame et son administration.

Elle a comparu pour la première fois 23 mars devant ses juges, plus de cinq semaines après la Saint Valentin (14 février). C’est ce jour que ses proches au Rwanda et au Royaume-Uni n’ont plus eu de ses nouvelles jusqu’au 3 mars où la police a annoncé qu’elle était en détention préventive.

Violette Uwamahoro est mariée à Faustin Rukundo, militant du Congrès national rwandais, un mouvement d’opposition en exil, composé essentiellement d'anciens membres du parti rwandais au pouvoir et que Kigali qualifie de “terroriste”. Son mari Faustin Rukundo a aussi la double nationalité, rwandaise et britannique.

ARI

Le représentant intérimaire de l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) en RDC, Alexis Bonte, déplore la dégradation importante de la forêt au pays.

Il l’a dit à l’occasion de la journée internationale des forêts célébrée le 21 mars de l'année en cours sous le thème «Forêt et energie».

«L’une des grandes causes de cette dégradation est la production de charbon de bois. Vous savez que 90 % de la population cuit ses aliments avec le charbon. Donc, il y a une pression sur les forêts», indique-t-il.

Par ailleurs, M. Bonte appelle l’humanité toute entière à prendre conscience de l’importance des différents types des forêts et des arbres au profit des générations actuelles et futures.

«La forêt dans le monde est une chose qui est extrêmement importante. Elle fait partie de notre échos système, parce que sans la forêt, il n y aurai pas de vie sur la terre. Pour vivre, nous avons besoin de l’air et de l’eau. Donc, là où il n y a pas d’arbre, la vie est quasiment impossible», ajoute le représentant intérimaire de la FAO en RDC.

RO

A l'occasion du dixième événement mondial intitulé L'Heure de la Terre, l'ONU a éteint samedi soir les lumières de son Siège à New York et de plusieurs de ses installations dans le monde afin de souligner les problèmes de la planète et encourager des millions de personnes à vivre plus durablement.

« Le changement climatique continue de mettre en péril les vies et les moyens de subsistance dans le monde. L'année dernière a été - encore une fois - la plus chaude jamais enregistrée. L'Accord de Paris historique nous donne une occasion sans précédent de limiter l'augmentation de la température mondiale, de promouvoir l'énergie propre pour tous et de créer un avenir durable », a déclaré le Secrétaire général de l'ONU, António Guterres, dans un message vidéo.

Si les gouvernements et les entreprises doivent faire plus en faveur d'une énergie propre, les individus sont également appelés à faire davantage. Construire un avenir durable dépend aujourd'hui de chacun, a déclaré le chef de l'ONU, demandant au monde de se joindre à lui pour éteindre leurs lumières samedi soir à 20h30 (heure locale). « De l'obscurité, nous pouvons créer un monde durable et inclusif pour tous », a-t-il dit.

Organisé par le Fonds mondial pour la nature (WWF), l'Heure de la Terre encourage les individus, les entreprises, les organisations et les gouvernements à éteindre leurs lumières pendant une heure à 20h30, à l'heure locale dans le monde entier, pour attirer l'attention sur les solutions axées sur la protection de la planète et la construction d'un avenir brillant et durable. Lancé pour la première fois en 2007 en Australie, l'Heure de la Terre est devenue un événement annuel, mobilisant la participation de centaines de millions d'individus et représente aujourd'hui le plus grand mouvement de base pour l'environnement.

Selon le WWF, la famille des Nations Unies se joindra aux milliers de maisons, de bureaux, de gratte-ciels et de monuments qui vont entrer dans le noir à l'occasion du dixième anniversaire de l'Heure de la Terre pour mettre les projecteurs sur les problèmes de la planète et inspirer des millions de personnes à vivre plus durablement.

Des centaines de points de repère - de New York à l'Ouganda et de la Suède à la Malaisie - sont confirmés et s'éteindront la nuit de l'Heure de la Terre, y compris des sites emblématiques telle que la Tour Eiffel à Paris, l'Empire State Building à New York ou l'Acropole à Athènes.

Pour inspirer plus de gens à agir, cette année, le mouvement de l'Heure de la Terre invite également les supporters à montrer leur engagement envers la cause sur leurs pages Facebook, au moment où les lumières s'éteignent sur les gratte-ciels. Les gens du monde entier peuvent se connecter sur earthhour.org/climateaction pour faire don de cinq messages Facebook à l'Heure de la Terre et encourager leurs amis à faire partie des efforts climatiques locaux.

Ils peuvent également utiliser une nouvelle image de profil Facebook disponible sur www.facebook.com/earthhour pour célébrer l'Heure de la Terre sur leur propre page personnelle Facebook.

un news

Au Rwanda, près de 200 officiers supérieurs, issus de six des treize pays membres de la Capacité africaine de réponse immédiate aux crises de l'Union africaine (CARIC), sont réunis, pour une semaine, depuis samedi 25 mars, dans le pays pour y mener des exercices de commandement. Nommés « Tranquillité en Afrique » ce sont les troisièmes du genre.

La CARIC a été créée en 2O13 comme dispositif transitoire en attendant que la Force africaine en attente (FAA) soit totalement opérationnelle. Ce dispositif repose sur la base du volontariat. En novembre 2016, l'Union africaine avait estimé que la CARIC était prête à répondre rapidement aux crises sécuritaires et à contribuer aux opérations de soutien à la paix.

C'est l'intervention française au Mali, en 2013, pour enrayer la progression de groupes jihadistes qui a poussé à la création de la CARIC.

« Les solutions aux problèmes africains doivent d'abord venir des Africains au lieu de toujours dépendre de la Communauté internationale ou d'autres partenaires », a expliqué René Ngendahimana, porte-parole de l'armée rwandaise.

Cette force de maintien de la paix est composée de l'Algérie, de l'Angola, du Bénin, du Burkina Faso, du Tchad, de l'Egypte, du Niger, du Rwanda, du Sénégal, de l'Afrique du Sud, du Soudan, de la Tanzanie et de l'Ouganda.

Ils se sont engagés à fournir, en tout, 12.600 soldats, selon Sivuyile Bam, à la tête de la Division des opérations d'appui à la paix de l'Union africaine.

« Les progrès qui ont été faits portent sur ce que l’on peut prévoir en termes de forces disponibles. Nous savons à quoi elles ressemblent et quelles sont leur capacité. Bien-sûr nous avons des défis en matière de financements », a-t-il déclaré.

En effet, ce sont aux pays volontaires de mettre la main à la poche. Malgré tout, Sivuyile Bam l'a martelé, « cette force d'intervention rapide est opérationnelle et les exercices menés au Rwanda visent notamment à s'assurer qu'elle puisse être déployée en sept jours, après décision du Conseil de paix et de sécurité de l'Union africaine ».

Nombre de pays, dont le Nigeria, sont toutefois toujours très réticents à l'égard de la CARIC. Selon Michel Luntumbue, du Groupement de recherche et d'information sur la paix et la sécurité (GRIP), certains pays craignent notamment « une immixtion d'autres Etats » dans leurs crises internes.

APA

Cinquante participants, notamment les membres de la société civile, les professionnels des  médias notamment les membres du Collectif des radios et télévisions communautaires du Nord-Kivu(CORACON) ont échangé samedi 25 mars à Goma sur le « rôle des femmes dans le processus de résolution pacifique des conflits au Nord-Kivu ».

Cette réflexion vise à responsabiliser la femme dans la recherche des solutions aux conflits qui écument le Nord-Kivu.

Selon Karim Bernard Dendé, directeur pays de l’ONG Internews, la femme ne doit pas se limiter seulement à dénoncer les conflits, elle doit devenir actrice dans la recherche de la paix.

« La femme peut prendre le rôle de nouveau leadership, puisqu’on voit que les conflits sont persistants depuis un certain nombre d’années. La femme est la première victime de ces conflits, et en même temps, c’est elle qui est capable de trouver de nouvelles solutions pour faire diminuer ces conflits au Nord-Kivu », affirme Karim Bernard Dendé.

Il fait remarquer que les femmes vont désormais mener des actions de plaidoyers, des discussions avec les autorités locales et les différents chefs des groupes armés.
 

RO

Dangote n’a pas encore fini de bâtir son empire. Il vient de s’offrir la plus grande et massive grue sur chenilles d’Afrique. Fournie par le constructeur chinois numéro un XCMG Construction Machinery, la bête pèse plus de 1200 tonnes.

Le magnat des affaires nigérian, Aliko Dangote s'est offert une grande grue sur chenilles pesant environ 1250 tonnes de la société chinoise de construction, XCMG Construction Machinery Co. Ltd. Assemblée au Nigeria, elle est la plus massive grue jamais acquise en Afrique. Présent dans l'industrie du ciment, du sucre, de la farine, du sel, des pâtes, des boissons, le milliardaire nigérian qui s'est illustré dans la construction d'usines, s'intéresse aussi à l'immobilier. Mais pas seulement. Grâce à ses capacités de productions, le Nigéria est devenu autosuffisant en ciment. Avec une fortune personnelle estimée à 12,2 milliards USD en 2017 par le magazine Forbes, Dangote est le plus grand client de XCMG qui a vendu environ 5.000 unités de différents types de produits à des clients en Afrique l'année dernière.

L'Afrique, un grand marché pour XCMG mais...

En Afrique, les produits de la société XCMG sont très populaires auprès des concessionnaires comme le confirme Hanson Liu président et directeur général adjoint de la société chinoise de construction, « Nous expédions nos machines à travers la Tanzanie et travaillons avec quelques grands clients comme Dangote ». Néanmoins, travailler dans certains pays africains n'est pas chose aisée pour le constructeur chinois. Il doit faire face à de nombreux défis au quotidien. « Dans certains pays, nous ne pouvons pas facilement transférer de l'argent en raison des restrictions financières », a indiqué Monsieur Liu qui souligne des problèmes de sécurité dans certains Etats du continent.

Le Nigéria, un sentier battu pour le géant chinois

Récemment, la chine a octroyé une enveloppe de 40 milliards de dollars au Nigéria, pays d'origine du premier client du géant chinois. Ce financement est destiné à plusieurs projets d'investissement. Une décision qui a d'ailleurs réjoui le président Muhammadu Buhari qui en appelle à plus d'entreprises chinoises dans son pays pour renouer avec le développement économique.

XCMG Construction est détenue à 100% par le gouvernement chinois. Créée en 1943, la société servait d'atelier pendant la guerre contre l'agression japonaise. Elle occupe le cinquième rang mondial de son activité avec plus de 30 000 employés. Elle a également vendu des produits à environ 177 nations. On lui doit aussi le plus grand tracteur au monde, actuellement utilisé Asie.

LT

Le Vice-Premier Ministre belge et Ministre des Affaires Étrangères Didier Reynders a rencontré le Président de la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) Mgr. Marcel Utembi et le Secrétaire Général l'abbé Nshole.

Le chef de la diplomatie belge a ensuite rencontré le Représentant Spécial du Secrétaire Général de l'ONU pour la République Démocratique du Congo (RDC) Maman Sidikou.

Lors des échanges, l’homme d’Etat belge a évoqué la période cruciale qui s'annonce pour la RDC. « Dans les jours à venir, des contacts entre la CENCO, le Président de la République et toutes les autres parties sont indispensables pour parvenir à un accord avant le 27 mars et à la nomination  rapide du Premier Ministre de la transition », indique un communiqué du Ministere belge des Affaires Etrangères.

Le Ministre Reynders soutient la CENCO dans ses efforts de médiation entre congolais et dans son appel à mettre en œuvre fidèlement et sans plus tarder l'accord de la Saint-Sylvestre.

Le Ministre Reynders a souligné l'importance des discussions actuelles au sein du Conseil de Sécurité  sur le nouveau  mandat de la MONUSCO.

Ce mandat doit permettre une meilleure protection des civils, mais aussi un accompagnement du processus électoral de 2017. Dans un contexte sécuritaire préoccupant, la Belgique sera attentive à la mise en œuvre de ce mandat.

APO

(Agence Ecofin) - Les Seychelles arrivent en tête du classement des pays africains dans l’indice du développement humain (IDH) du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) publié le 21 mars à Stockholm. Cet archipel situé dans le nord-ouest de l'océan Indien et rattaché au continent africain, occupe le 63è rang sur les 188 pays étudiés.

Maurice (64è rang mondial) arrive en deuxième position à l’échelle africaine devant l’Algérie (83è rang mondial), la Tunisie (97è) et la Libye (102è).

Ces cinq pays africains se situent dans la catégorie des pays ayant un niveau de développement humain élevé (high human development),

Treize pays africains se situent dans la catégorie des pays ayant un niveau moyen de développement humain (Medium human development) : le Botswana (108è rang mondial), le Gabon (109è), l’Egypte (111è), l’Afrique du Sud (119è), le Cap vert (122è), le Maroc (123è), la Namibie (125è), le Congo (135è), la Guinée Equatoriale (135è), le Ghana (139è), la Zambie (139è), Sao Tomé & Principe (142è) et le Kenya (146è).

Le reste des pays africains se situent dans la catégorie des pays ayant un faible niveau de développement humain (voir le classement de l’ensemble des pays africains étudiés ci-dessous).

L’Indice de développement humain (IDH) est une mesure sommaire du niveau moyen atteint dans des dimensions clés du développement humain : vivre une vie longue et en bonne santé, acquérir des connaissances et jouir d’un niveau de vie décent.

L’IDH est la moyenne géométrique des indices normalisés pour chacune des trois dimensions.

La dimension de la santé/longévité est évaluée selon l’espérance de vie à la naissance ; la dimension de l’éducation est mesurée au moyen du nombre d’années de scolarisation pour les adultes âgés de 25 ans et plus et des années attendues de scolarisation pour les enfants en âge d’entrer à l’école. La dimension du niveau de vie est mesurée par le revenu national brut par habitant. Les résultats pour les trois indices de dimension de l’IDH sont ensuite agrégés pour donner un indice composite obtenu à partir de la moyenne géométrique.

Au niveau mondial, la Norvège arrive en tête du classement suivie de l’Australie, la Suisse, l’Allemagne et le Danemark.

Le bas du classement est occupé par cinq pays africains : le Burundi (184ème), le Burkina Faso (185ème), le Tchad (186ème), le Niger (187ème) et la République centrafricaine (188ème).

Classement des pays africains selon le rapport du Pnud sur l’IDH (2016)

1-Seychelles (63è rang mondial)

2-Maurice (64è)

3-Algérie (83è)

4- Tunisie (97è)

5-Libye (102è)

6- Botswana (108è)

7- Gabon (109è)

8- Egypte (111è)

9- Afrique du Sud (119è)

10- Cap vert (122è)

11- Maroc (123è)

12- Namibie (125è)

13- Congo (135è)

14- Guinée Equatoriale (135è)

15- Ghana (139è)

16- Zambie (139è)

17- Sao Tomé & Principe (142è)

18- Kenya (146è)

19-Swaziland (148è)

20-Angola (150è)

21-Tanzanie (151è)

22-Nigeria (152è)

23-Cameroun (153è)

24-Zimbabwe (154è)

25- Mauritanie (157è)

26-Madagascar (158è)

27-Rwanda (159è)

28-Comores (160è)

29-Lesotho (160è)

30-Sénégal (162è)

31-Ouganda (163è)

32-Soudan (165è)

34-Togo (166è)

35-Bénin (167è)

36-Malawi (170è)

37-Côte d’Ivoire (171è)

38-Djibouti (172è)

39-Gambie (173è)

40-Ethiopie (174è)

41-Mali (175è)

42-RD Congo (176è)

43-Liberia (177è)

44-Guinée-Bissau (178è)

45-Erythrée (179è)

46-Sierra Leone (179è)

47-Mozambique (181è)

48-Soudan du sud (181è)

49-Guinée (183è)

50-Burundi (184è)

51-Burkina Faso (185è)

52-Tchad (186è)

53-Niger (187è)

54-République centrafricaine (188è)

Hors les murs 2 - Film & Animation

Jean Luc Habyarimana

"Parlons Kirundi", un bel ouvrage du Dr Laurent Niyonkuru pour l'apprentissage facile et rapide du Kirundi
 

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